Archives de Catégorie: Maison de retraite

Dernier tour de piste pour Rothchild

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Rothchild sous la selle de McLain Ward lors des JEM de Caen.

17 ans et puis s’en va. Sauf que chez les chevaux de légende, on ne quitte pas la compétition sur la pointe des sabots mais, par la grande porte, après un hommage qui vient saluer leur talent. En France, le Haras des Coudrettes notamment nous a habitué à ces moments forts en émotions. Il en est naturellement de même de l’autre côté de l’Atlantique. Le 30 septembre dernier, à l’occasion de l’American gold cup, une cérémonie est venue saluer les adieux à la compétition de Rotchild, partenaire « historique » de McLain Ward.

McLain Ward, on ne le présente plus. Trois médailles olympiques au compteur et une qualité d’équitation qui en fait l’un des grands maîtres de la discipline à seulement 42 ans. Sa longévité au plus haut niveau est liée à son talent pur mais également à cette capacité à trouver régulièrement des cracks chevaux : Sapphire, Rothchild et plus récemment HH Azur et Clinta.

Rothchild, propriété de Sagamore Farms, sous la selle de McLain depuis 2007, peut s’enorgueillir d’un très beau palmarès avec notamment une médaille de bronze par équipes et une 5ème place en individuel lors des Jeux Équestres Mondiaux de Caen en 2014, une médaille de bronze, toujours par équipes, aux Jeux Panaméricains de Toronto en 2015.

Rothchild, petit cheval Belge de 1,60m (Artox x Elegant de l’île), surnommé Bongo est un cheval de caractère à l’image de ses petites oreilles souvent pointées vers l’arrière sur les sauts. « Je crois que Rothchild m’a beaucoup appris. Il m’a appris à découvrir un cheval en profondeur. Il m’a appris à croire dans un cheval et à voir ce qu’il cache de meilleur. J’aime beaucoup ce cheval, au-delà de ce qu’il donne en piste. S’il était un humain, je crois que j’irais boire une bière avec lui » résume son cavalier.

« Il arrive à une nouvelle étape de sa vie dans une forme resplendissante, je trouve cela super », s’est réjoui McLain Ward qui a précisé que son partenaire allait désormais couler des jours heureux dans les nouvelles installations pour chevaux retraités de Beezie et John Madden.

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Sortie par la petite porte pour Qadillac du Heup

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Qadillac du Heup / Bernard Briand Chevalier

Disons-le franchement, l’histoire ne se termine pas aussi bien que nous l’aurions espéré. Quadillac du Heup raccroche les sabots à seulement 14 ans. Un peu jeune pour un cheval de compétition qui commençait à percer au plus haut niveau et dont on attendait de voir tout le potentiel. L’aventure reste belle mais elle laisse un goût d’inachevé à commencer pour son cavalier, Bernard Briand Chevalier.

Comme souvent, on peut voir le verre à moitié plein ou, à moitié vide. Certes, la jument Selle Français née chez Hubert Groualle aura connu une très belle trajectoire avec notamment de belles prestations en Coupe des Nations, signée, c’est suffisamment rare pour être souligné, avec un seul et unique cavalier, le Breton Bernard Briand Chevalier. Mais, le sens de l’histoire est souvent tragique. L’ascension de Qadillac s’est arrêtée le dimanche 23 juillet 2017. Le couple participe pour la première fois au mythique concours d’Aix-la-Chapelle. Parti en numéro 1 dans le Grand Prix, il fait un mauvais saut sur la rivière. La jument se réceptionne mal. Elle chute avec son cavalier et quitte la piste en mains. On ne la reverra plus à ce niveau. La fille d’Hélios de la Cour revient sur les terrains de concours deux mois plus tard mais, en CSI 3*. La délicate mécanique s’est déréglée. Quelque chose d’insaisissable s’est brisé. La suite logique, c’est la décision en ce début de mois de mettre un terme à la carrière sportive de Qadillac et de lui faire entamer sa deuxième vie, celle de reproductrice.

Papillon Z fait valoir ses droits à la retraite

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Papillon Z en action sous la selle de Jérôme Guery

Un battement d’aile et puis s’en va. Ça finit toujours par arriver, même aux meilleurs. Papillon Z ne foulera plus les terrains de concours. Son sympathique cavalier, Jérôme Guery, a indiqué sur les réseaux sociaux qu’à 16 ans, le  beau gris fils de Perhaps allait désormais gouter une retraite bien méritée. « C’est avec beaucoup d’émotions que la famille Woitrin et moi-même avons décidé d’offrir une retraite bien méritée à notre Papillon.Papillon m’a permis de gagner mes premiers GP 5 étoiles, me faire entrer dans les 30 meilleurs cavaliers mondiaux et nous a également ouvert une place aux Jeux Olympiques de Rio.Papillon est un cheval qui a une place très particulière dans ma carrière mais aussi dans le cœur de tous ceux qui s’en sont occupé ….Aussi, nous sommes tous très heureux de pouvoir lui permettre de vieillir à nos côtés au sein de nos écuries, dans nos prairies… entre la piste dans laquelle il s’est tant de fois entraîné et les prairies où grandissent nos jeunes espoirs… »

Il s’agit bien d’une vraie retraite pour Papillon qui contrairement à beaucoup de ses homologues ne va pas commencer une seconde carrière comme reproducteur… puisqu’il a été castré durant sa carrière sportive en raison d’un caractère un peu trop marqué. Malgré tout le talent de Grégory Wathelet, c’est sous la selle de son compatriote Jérôme Guery que ce cheval atypique a révélé tout son potentiel. Le courant est immédiatement passé entre les deux, suffisamment bien pour permettre au couple de remporter deux mois seulement après leur association le Grand Prix 5* de Lummen puis dans la foulée celui de Knokke et le CSI 4* de Mons. Cette relation forte et particulière débouchera un peu plus tard sur le rêve de tout cavalier, une qualification pour le Jeux Olympiques. Rio en l’occurence.

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Papillon Z et Jérôme Guery. Un vrai couple.

Papillon quitte la scène internationale sur la pointe des sabots en douceur, sans passer par l’étape déclassement dans les épreuves. « C’est un cheval de Grand Prix » explique Jérôme Guery, pas d’épreuves intermédiaires « au rabais » donc. C’est donc comme tel qu’il aborde son nouveau statut de retraité avec l’immense respect de ses propriétaires et de son cavalier.

« Princesse Pirole » tire sa révérence

Camille Condé-Ferreira / Pirole de la Châtre

Elle est jeune mais elle a déjà tout compris. A seulement 19 ans, Camille Condé-Ferreira a annoncé via les réseaux sociaux la retraite de Pirole de la Châtre sa jument de cœur avec laquelle elle s’est illustrée dans l’hexagone mais aussi en internationaux. En septembre 2017, l’annonce par Catherine Teulières, propriétaire de Pirole, que cette dernière était désormais à vendre ou à louer avait suscité un certain émoi parmi les nombreux fans et supporters de Camille. La belle aventure qui s’est nouée entre la petite jument baie et la jeune cavalière vient de trouver son épilogue. Après une participation, sorte de bouquet final, au CSI 2* de Bercy, en parallèle des finales Coupe du Monde la nouvelle est tombée. Ce sera finalement la retraite à 15 ans.

A l’image des couples star du CSO, Camille avec le naturel qui la caractérise, a pris sa plume pour coucher sur le papier ses sentiments et rendre hommage à sa partenaire qui l’a propulsé au haut-niveau. Le tout agrémenté, comme à son habitude, de nombreux émoticônes.

« Si je devais écrire un livre il aurait ton nom 👑 PIROLE DE LA CHATRE 👑
5 années exceptionnelles a tes côtés.
Cette merveilleuse aventure démarrée en Janvier 2013 grâce à ta propriétaire Cat Hy qui m’a permis de te connaître après ta formation sous la selle de Berenger Oudin.
Ton petit caractère a très vite fait de toi la princesse de mes écuries, MA princesse, ma princesse au grand cœur.
Cœur que tu m’as offert si souvent en piste. Tu m’as toujours tout donné. J’ai pu grâce à toi porter les couleurs de la France. Tu m’as offert 4 podiums européens et pas des moindre.
Nous avons ensemble gravi les échelons, des Children aux Jeunes Cavaliers.
En raflant au passage de belles victoires en équipe avec lesquelles nous avons participé à 11 Coupes des Nations , remporté des Grands Prix CSIO Juniors mais encore nos victoires en 2* quand je n’avais que tout juste 16 ans , cette même année où tu m’offres un double titre de championne de France et d’Europe, je n’oublie pas bien sûr l’année suivante cette médaille d’argent sur ce même championnat d’Europe.
Ensemble nous aurons concouru 5 championnats d’Europe des Children aux Jeunes Cavaliers, remporté 4 médailles européennes et pas moins de 6 championnats de France.
Je oublierai jamais non plus les merveilleux terrains que nous avons foulé ensemble tel que le Saut Hermès, Les Longines Masters de Paris, La Baule et cette année Bercy …

Voilà si je devais tout raconter, tu aurais ton livre Ma Pirole.
J’aurai aimé t’offrir des adieux dignes des grands champions mais j’avoue je me garde égoïstement ce moment où il est temps pour toi d’aller gambader dans les vertes pâtures Normandes.

Voilà enfin cette décision que nous attendions tous pour toi est arrivée. Tu vas d’ici à 1 mois aller faire des bébés qui j’en suis sûre seront à la hauteur de leur maman.
La couverture finale de notre livre se ferme maintenant sur tous ses merveilleux souvenirs.

Merci pour tout ma « Piron D’amour » ❤👑

Tu resteras à jamais dans mon coeur et pas que.

Hâte de te revoir avec ta descendance …

Et merci aussi à tous ceux qui nous aurons permis de vivre cette aventure : Cathy, Lionel, Benoît, Damien, Olivier, Thierry, Stéphanie, Pierre Antoine, papa et maman.
Ainsi que tout le personnel d’écurie qui était aux petits soins pour elle. »

La retraite plutôt que la coupe pour Rêveur de Hurtebise

Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise

Kevin Staut était pourtant enjoué, presque pressé d’entamer cette finale Coupe du Monde qu’il avait follement envie d’ajouter à son palmarès et à celui de Rêveur, son cheval olympique. Las, l’équitation est une affaire de couple et quand les sentiments ne sont pas partagés, on peut tomber parfois de haut. C’est le cas du cavalier du Haras des Coudrettes qui a pris un coup au moral jeudi soir pour l’épreuve dite de chasse (un baréme A en fait).

Que Rêveur de Hurtebise ait des jours où il est moins bien, ça arrive. Une ou deux barres au plus. Mais hier soir le score a été lourd, beaucoup plus lourd. « Ça ne lui ressemble pas » expliquera par la suite Kevin Staut au micro d’Elodie Mas (vidéo). D’abord le numéro 1 puis, 4 autres fautes. Au-delà des espoirs de victoire qui s’envolent, Kevin Staut en homme de cheval sait qu’il vient de se passer quelque chose. C’est ce qu’il confie en toute sincérité à la journaliste de L’Eperon en sortie de piste. « On attendait le moment où il allait nous dire qu’il était temps de le mettre à la retraite« , explique-t-il. Celui semble arrivé. Une discussion s’engage dans la foulée avec Emmanuelle et Armand Perron-Pette les propriètaires. La décision tombe très rapidement dans la soirée via un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux (ci-dessous) par le Haras des Coudrettes. Le temps de la retraite est arrivé pour Rêveur de Hurtebise.

« Ce soir Rêveur de Hurtebise *HDC n’ a pas été au rendez-vous mais aucun d’entre nous, aucun d’entre vous, ne peut lui en vouloir. Il a été un partenaire fantastique pour Kevin, un compagnon exceptionnel pour nous et un équipier fidèle qui a tout donné à l’équipe de France en contribuant très activement à toutes les dernières belles médailles françaises. Alors comment aujourd’hui du haut de ses 17 ans ne pas entendre sa voix. Il vient juste de nous dire que cela ne l’amuse plus autant qu’aux JEM de Caen, qu’il ne prend plus autant de plaisir qu’à Rio et qu’il a donné tout son cœur en décembre dernier à Genève en remportant le Top 10. Alors il est temps pour Kevin, Laurence, Armand et moi ainsi que pour toute l’équipe HDC de rendre hommage à notre petit crack en lui laissant tranquillement prendre du recul et tirer sa révérence doucement au rythme qui lui conviendra le mieux au cours de cette dernière année. Nous ne sommes pas tristes car il est en pleine forme et heureux, nous allons donc, comme nous l’avons fait pour Silvana, Orient Express, Ornella et les autres lui offrir encore de bien belles années sous nos fenêtres dans nos paddocks normands. Alors ce soir, Kevin et moi te remercions pour nos plus beaux souvenirs et nos plus belles émotions … tu es toujours là près de nous, plus beau que jamais, c’est le plus important. Il va te falloir veiller sur les petits jeunes des écuries et leur donner tes secrets … ceux d’un champion.
Merci mon p’tit crack ».

 

 

 

 

Castlefield Eclipse, un palmarès et une zone d’ombre

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Castlefield Eclipse sous la selle de Paul Estermann

C’est un pilier à quatre pattes de l’équipe Suisse de saut d’obstacles qui raccroche les sabots. Arturo Fasana, propriétaire de Castlefield Eclipsea annoncé la retraite sportive de sa jument irlandaise de 16 ans qui s’est illustrée au plus haut niveau sous la selle de Paul Estermann. La petite fille de Quick Star va entamer entamer chez le célèbre marchand Belge Axel Verlooy sa seconde vie, consacrée à la reproduction.

De l’aveu même d’Arturo Fasana, ce « choix » revient en fait à la jument elle-même qui avait semble-t-il perdu le goût pour la compétition. « Depuis maintenant une année environ, ma « MILLY » avait, elle, déjà décidé qu’elle ne voulait plus de ça, on a essayé de trouver une explication rationnelle, mais la seule explication c’est qu’elle en avait décidé ainsi » explique ainsi le propriétaire à Alban Poudret pour L’Eperon.

Au-delà du très beau palmarès de la jument reste un mystère ou plutôt, une zone d’ombre. Il y a un an, en mars 2017, Paul Estermann faisait l’objet de graves accusations de maltraitances sur Castlefield Eclipse mais, dans des circonstances troubles de différend entre le cavalier et son ancien groom. La prudence avait alors été de mise pour les autorités judiciaires et équestres suisses (FSSE) qui rappelaient avec justesse que la présomption d’innocence devait prévaloir. Quelques mois plus tard, l’intéressé, sous le coup d’une enquête, indiquait renoncer, « dans l’intérêt de l’équipe », à participer aux championnats d’Europe en Suède à Göteborg.

Rien depuis n’a filtré et « l’affaire » s’est estompée dans les mémoires. La présomption d’innocence, faute de condamnation,  reste donc d’actualité.

Retraite sportive anticipée pour Qlassic Bois Margot

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Qlassic Bois Margot et Simon Delestre à leur place préférée : la remise des prix

C’est une sortie de scène qui n’est assurément pas à la hauteur de la qualité de l’athlète. Le beau Qlassic Bois Margot, ex monture de tête de Simon Delestre est contraint à une retraite sportive anticipée pour des raisons de santé surprenantes. Victime d’un eczéma tenace, l’étalon selle français de seulement 14 ans doit dire adieu à une discipline dans laquelle il excellait.

Ce fils de L’Arc de Triomphe a enchaîné les performances sous la selle de Simon Delestre aprés avoir fait ses débuts avec Duarte Romao, Marc Dilasser et Benjamin Robert. Il aura fallu tout le talent et la patience du cavalier Lorrain pour  amener l’entier au plus haut niveau et surtout le transformer en véritable machine de guerre. Au-delà des titres, des victoires et des classements, il est un critère incontestable pour juger de la qualité d’un cheval, ce sont ses gains. Or, en 2015 soit trois années après être arrivé dans les écuries de Simon Delestre, Qlassic franchit la barre mythique du million d’euros de gains. Il est à ce jour l’étalon SF le plus riche de tous les temps avec 1,3 millions d’euros de gains cumulés.

Pour comprendre comment un simple problème de peau peut gripper une telle mécanique, il faut se rendre sur le site de GrandPrixreplay.com qui nous livre les explications de Simon Delestre : « Sur le plat, ça allait, mais quand il sautait, la peau craquait, notamment dans le pli du paturon, et ça lui faisait mal. C’était la meilleure chose à faire car on ne s’en sortait pas. On avait tout essayé, contacté les plus grands spécialistes ».

Colosse aux pieds d’argile, Qlassic, le beau noir pangaré, raccroche donc les sabots pour un incroyable problème de peau que la médecine vétérinaire n’aura pas su guérir. Malgré tous les progrès accomplis par la science, certains mystères demeurent et nous rappellent à un peu d’humilité dans nos rapports à la maladie.

Mais il y a bien une vie après la compétition. Qlassic a bien entamé sa carrière de producteur et celle-ci s’annonce déjà prometteuse, à l’image de Dexter Bois Margot.

Mise à jour à 22h00 : Le propriétaire de Qlassic dément la fin de carrière sportive pour son crack. A lire ici.

Taloubet Z’est fini

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Taloubet Z sous la selle de Christian Ahlmann (archives)

Salut l’artiste. Taloubet Z ne foulera plus les pistes de compétition. L’étalon a tiré sa révérence ce week-end, de la plus belle des manières, par une victoire dans le Grand Prix du CSI 5*. Une véritable performance pour un cheval de 18 ans, piloté de main de maître depuis 9 ans par Christian Ahlmann, l’époux de Judy-Ann Melchior, fille de Léon Melchior, le fondateur du studbook Zangersheide, propriétaire du cheval.

A tout seigneur tout honneur. Le fils de Galoubet A a eu droit à une cérémonie d’adieux à la compétition à l’issue du Grand Prix sur ces terres de Leipzig qui lui ont toujours réussi (une finale Coupe du monde remportée en 2011 et donc désormais 3 victoires dans le GP : 2012, 2013 et 2018).

« Je ne voulais vraiment pas me manquer, ne serait-ce que pour lui ! », a du reconnaître Christian Ahlmann. Comme beaucoup de cavaliers de haut niveau, le cavalier du haras Zangersheide de 43 ans a une personnalité plutôt réservée. Mais comme pour tous les cavaliers, la fin de la carrière sportive d’un cheval de tête est toujours un moment sensible où l’armure s’entrouvre subrepticement : « C’était juste un Grand Prix Coupe du monde comme nous en sautons toutes les semaines. Mais celui-ci était particulier car il s’agissait du dernier parcours de Taloubet, où tout le monde pouvait voir qu’il est toujours en très grande forme. Avoir réussi à boucler un tour parfait avec tant de pression me rend très heureux. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux jours de ma vie, pas à cause des points, ni à cause de la dotation, mais parce que ce cheval est toujours aussi puissant malgré son âge et termine sa carrière de la plus belle des manières, sur une belle victoire ! »

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Taloubet Z en action (archives)

Comme disait Confucius, « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. » Adieu le compétiteur, bonjour le reproducteur. C’est bien une nouvelle vie qui s’ouvre pour Taloubet Z, chez lui à Zangersheide.

 

Taloubet Z bientôt à la retraite

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Taloubet Z sous la selle de Christian Ahlmann

A désormais 18 ans, avec des gains totaux s’élevant à 2 000 000 €, 105 participations en concours 5*, 45 épreuves Coupe du monde, 26 victoires internationales, 9 championnats, des médailles olympiques, des championnats d’Europe et finales Coupe du monde… Taloubet Z a bien mérité sa retraite sportive. Celle-ci sera effective en avril 2018.

L’étalon bai fils de Galoubet A qui avait fait ses premiers pas sur la scène internationale fin 2008 sous la selle de la Belge Judy-Ann Melchior, avait rapidement échoué sous la selle de son compagnon, Christian Alhmann avec lequel il forme encore un duo redoutable.

Taloubet Z se consacrera donc entièrement au printemps prochain à sa carrière de reproducteur.

Simon raccroche les crampons

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Simon sous la selle de Beezie Madden

Beezie Madden, l’icone américaine du saut d’obstacles, a annoncé ce jour via les réseaux sociaux  la fin de la carrière sportive, à 18 ans, de Simon qui fût longtemps l’un de ses chevaux de tête.

Débuté par Jeroen Dubbeldam, ce fils de Mister Blue est acquis en novembre 2011 par Abigail Wexner, le principal mécène de Beezie Madden. Les succès s’enchaînent vite avec notamment une victoire dans la finale de Coupe du monde en 2013, à Göteborg, l’un de ses plus beaux titres.

Simon quitte la scène en pleine possession de ses moyens, après une exceptionnelle longévité au plus haut niveau.

Fin de compétition pour Showgirl

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Yann Candele et Showgirl lors des JEM 2014

Showgirl, l’ancienne jument de tête de Yann Candele est officiellement en retraite depuis le 18 mars où elle a pris part à sa dernière compétition dans le cadre du Winter Equestrian Festival à Wellington, en Floride. Elle devrait désormais se consacrer à la reproduction.

Showgirl (17 ans) et Yann Candele (46 ans) sont tous les deux nés en France. Showgirl, est une jument de Selle Francaise (Gold de Becourt x Vedette Normande) née Manureva la Guimorais. Yann Candele de son côté voit le jour en Picardie qu’il quittera pour s’installer en Normandie.

Lors d’une édition du Winter Equestrian Festival, il y a près de 20 ans, il fait la connaissance d’Eric Lamaze avec lequel il travaille une dizaine d’année et devient ami. Par la suite Yann Candele fait le choix de s’installer à Toronto et prend la nationalité canadienne en 2008. Ce changement de drapeau lui permet de courir les Coupes des Nations pour le Canada.

Eric Lamaze soucieux de constituer une équipe nationale performante organise un tour de table avec des investisseurs en 2013 pour acquérir Showgirl et la confier à Yann Candele. La même année, ce jeune couple est consacré champion du Canada. En 2014, le duo dispute les Jeux Equestres Mondiaux de Caen. En 2015, il contribue à la médaille d’or de l’équipe du Canada aux Jeux Panaméricains garantissant ainsi la participation du pays à la feuille d’érable aux Jeux Olympiques de 2016 à Rio. Des Jeux auxquels Yann et Showgirl participent comme titulaires de l’équipe nationale.

Bertram Allen tourne la page Romanov

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Bertram Allen et Romanov

C’est un bien beau nom pour un cheval. Romanov est avant tout le patronyme de la dynastie qui a régné sur la Russie un peu plus de trois siècles avant de disparaître dans le tourbillon de la révolution de 1917, il y a tous justes cent ans. Moins dramatique mais tout aussi marqué par des moments de gloire, Bertram Allen a indiqué, à l’occasion du CSI 5* de Doha, la fin de la carrière sportive de Romanov, son étalon KWPN de 19 ans (Heartbreaker x Fedor).

Cette annonce n’est pas une surprise au regard de l’âge du cheval dont la longévité au plus haut niveau doit être saluée. Elle constitue une parenthèse qui se ferme pour le jeune Bertram Allen (21 ans) dont la précocité au plus haut niveau a été en partie permise par ce cheval d’exception, confirmant au passage l’adage « à jeune cavalier, vieux cheval ». Mentor de Bertram Allen, Billy Twomey, ancien cavalier et toujours propriétaire de Romanov en a passé les rênes à Bertram en 2013. Le frêle génie irlandais avait alors juste 17 ans. La suite est marquée de performances sportives.

Nino des Buissonnets-Steve Guerdat : l’adieu aux larmes

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets. Le couple est désormais entré dans la légende des sports équestres. Cliquer pour agrandir.

Il a les épaules larges et solides, la démarche assurée et, n’est pas du genre à tergiverser pour prendre une décision. Steve Guerdat est un un grand champion. Un champion olympique. Un demi-dieu donc. Autant dire que lorsqu’on voit des larmes couler sur les joues d’un gaillard de cette trempe, c’est que l’émotion est bien là. Qu’elle est réelle et en aucun cas surjouée. Oui mais voilà, si amour rime parfois avec toujours, tout à une fin à commencer par la carrière des chevaux de CSO, cracks compris.

« Je pense que « Nino » est devenu une légende, non seulement en raison de sa médaille d’or olympique, mais également grâce à son doublé dans le Majeur de Genève. Il a également été classé, entre autres, deuxième à deux reprises en finale de Coupe du monde. Il n’a pas fait beaucoup de concours mais presqu’à chaque fois, ses sorties se sont soldées par un gros résultat. Et aujourd’hui, il est toujours en superbe condition. Il n’a pas été seulement mon meilleur cheval, mais certainement aussi l’un des meilleurs chevaux de l’histoire » confie non sans fierté Steve Guerdat.

Deux fortes personnalités, hors normes et, beaucoup d’affection sans doute réciproque. « La relation entre un cavalier et sa monture est une histoire d’amour. Elle se construit jour après jour » avoue Steve Guerdat. Etrange bonhomme que cet athlète si réservé, à l’image de son père, et qui n’hésite pas pour autant à avouer au grand jour devant des milliers de personnes son attachement et sa reconnaissance à « Flying Nino ».

Dimanche, à Palexpo (Genève), chez lui, devant son public, le Jurassien a fendu l’armure, pour son Nino. Si les chevaux de haut niveau sont d’étranges animaux, mélange de puissance et d’une très grande fragilité, les cavaliers finissent par leur ressembler. Eux si froids dans leur tête, au mental d’acier sont capables de fondre en larmes et d’avouer leurs sentiments profonds. C’est ça aussi la beauté du sport. Derrière toute belle mécanique humaine ou animale, il y a un petit coeur qui bat. Alors bonne retraite Nino et bonne continuation M. Guerdat. Vous venez de signer votre dernier sans faute. Le plus beau et le plus émouvant.

Casall prendra sa retraite en 2017

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Casall et Rolf-Göran Bengtsson, une image qui appartiendra bientôt au passé.

Casall Ask, la monture de tête de Rolf-Göran Bengtsson, prendra sa retraite sportive en 2017, il aura alors 18 ans. Propriété de la fédération allemande du Holsteiner, l’étalon fils de Caretono et Lavall I a  remporté cette année les CSI 5* de Paris et de Valkenswaard, deux étapes du Longines Global Champions Tour, un championnat qui est également tombé dans son escarcelle cette saison.

D’ici sa retraite les sorties seront limitées : le CHI de Genève en décembre, puis le CSI de Bâle avant une dernière prestation devant le public suédois à l’occasion de l’étape Coupe du Monde de Göteborg, fin février. Enfin, le crack fera ses adieux à la compétition lors de l’étape du LGCT à Hambourg, courant mai.

 

 

 

Nino des Buissonets tire sa révérence

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Flying Nino et Steve Guerdat en action.

L’opération « déstockage » continue dans l’élite des écuries de saut d’obstacles. Après Patrice Delaveau et le Haras des Coudrettes, c’est au tour de Steve Guerdat de mettre un terme à la carrière sportive de l’un de ces cracks. En l’espèce son partenaire olympique de 2012 : Nino des Buissonnets. « Flying Nino » comme il a été rebaptisé quittera la scène sportive par la grande porte. Il raccrochera ses fers au porte-manteau à Palexpo, en terres suisses, le 11 décembre prochain, une semaine après Ornella et Orient Express. « C’est le moment et l’endroit pour arrêter » confie son cavalier.

Un dernier petit tour dans le Grand Prix Rolex puis s’en va. Conformément à ce que souhaite Steve Guerdat, Nino arrêtera sa carrière sportive au meilleur de sa forme, sans connaître la décadence physique, sans être un champion diminué. Une attention délicate permise par Urs E. Schwarzenbach, le discret propriétaire  du hongre de bientôt 16 ans.

Nino des Buissonnets sous la selle de Steve Guerdat

Nino des Buissonnets sous la selle de Steve Guerdat

Fin de carrière sportive anticipée pour Orient Express et Ornella Mail

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Orient Express et Patrice Delaveau lors des JEM de Caen

Orient Express HDC et Ornella Mail HDC feront leurs adieux à la compétition début décembre, à l’occasion des Longines Masters de Paris. Le Haras des Coudrettes, propriétaire de ces deux chevaux avec lesquels s’est illustré Patrice Delaveau a annoncé la nouvelle lundi 7 novembre.

Ce n’est pas un plan de départ à la retraite (anticipée) mais ça y ressemble bien un peu. A 14 ans seulement les deux cracks du Haras des Coudrettes tournent la page de la compétition, laissant un sentiment de vide dans le piquet du vice-champion du Monde. La décision est mûrement réfléchie du côté du couple Perron-Pette qui a anticipé ces départs par l’acquisition ces derniers mois de Leontine Z, et Aquila.

Il y a une vie après la compétition puisque ces deux cracks à l’origine de l’aventure HDC entameront une nouvelle vie consacrée à la reproduction. Orient Express notamment débutera sa nouvelle carrière d’étalon au Haras de la Forge.

L’actualité est parfois cruelle puisque cette annonce intervient quelques jours seulement après la victoire, à 17 ans, de Casall, l’étalon de  Rolf-Göran Bengtsson, dans le Grand Prix CSI 5* de Doha. Mais c’est ainsi. Les chevaux comme les humains sont inégaux devant les questions de santé. Il est surtout bien incertain de voir revenir au plus haut niveau à la suite d’une blessure un cheval mature. Orient Express en est malheureusement la parfaite illustration.

Blessé fin 2015, le fils de Quick Star n’est jamais revenu au mieux de sa forme. Malgré un début de saison 2016 encourageant, l’étalon a vu s’envoler les rêves olympiques de ses propriétaires et de son cavalier suite un épisode viral en mai dont s’est mal remis le petit crack. Comme si quelque chose s’était cassé dans cette belle mais délicate mécanique. Qui mieux que son cavalier pour le savoir ? « Je sens que le haut niveau ne l’amuse plus autant’, a confié avec résignation Patrice Delaveau.

Sur son mur Facebook, le champion Normand a livré, avec la sobriété toujours empreinte d’émotion qui le caractérise, son sentiment sur ce moment particulier de sa carrière. « Il est temps pour ces deux chevaux d’exception de profiter d’une retraite sportive amplement méritée. Tous ceux qui ont croisé la route d’Ornella Mail et Orient Express*HDC savent à quel point ils sont uniques mais aussi à quel point ils ont compté pour moi. Ils m’ont permis durant de nombreuses années de briller au plus haut niveau.
Je retiens d’Orient, sa générosité, son respect, son explosivité et son tempérament hors norme. Il m’a offert des moments d’une incroyable intensité, il m’a donné des émotions magnifiques. Ils sont gravés à jamais dans mon coeur. D’Ornella, cette coquine, je retiens ce tempérament volcanique de mama napolitaine, cette insoumission et ce génie. Mais aussi cette incroyable faculté de se retrouver dans des situations improbables et de nous en sortir comme par magie…
A bientôt quinze ans, ils vont profiter sereinement de leur nouvelle vie pendant que leurs collègues d’écuries vont prendre la relève comme Aquila qui sera du voyage pour le CSI 5* de Paris, là où vous pourrez saluer une dernière fois Ornella et Orient ».

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Ornella Mail, « la coquine », sous la selle de Patrice Delaveau lors du Longines Paris Eiffel 2016

Fin de carrière sportive pour Paille de la Roque

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Paille de la Roque sous la selle de Steve Guerdat

On ne verra plus Paille de la Roque en compétition. Ni sous la selle de Steve Guerdat si sous la selle d’aucun autre. Après avoir remporté la Coupe du Monde à Las Vegas en 2015 avec le champion olympique Suisse, cette fille de Kannan est restée éloignée des terrains de concours en raison d’une blessure. La décision a donc été communément prise entre le cavalier et le propriétaire d’accorder à la jument désormais âgée de 13 ans une retraite sportive bien méritée et de la consacrer à l’élevage.

La jument avait été placée en convalescence à l’élevage du Thot en début d’année pour préparer son retour à la compétition au printemps. L’air de la Manche et la thalassothérapie ne semblent toutefois pas avoir suffi à ramener Paille à son meilleur niveau. Révélée sous la selle de Stéphane Frey qui l’a emmené sur des épreuves Pro 1, Paille rejoint les écuries de la Suissesse Alexandra Fricker en 2011. En 2015 soit moins d’un an après l’avoir récupéré Steve Guerdat remportait avec cette jument SF la Coupe du Monde de CSO de Las Vegas.

 

Gotha FRH fait valoir ses droits à la retraite

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Gotha FRH sous la selle d’Henrik von Ackermann

A seulement 15 ans, Gotha FRH (Goldfever x Prestige Pilot) l’ancienne jument de Ludger Beerbaum puis d’Henrik von Ackermann va gouter une retraite bien méritée. Les classements se faisaient plus rares depuis quelques mois et la décision de mettre un terme à la carrière sportive de la belle alezane devenait donc une évidence. La jument a notamment à son palmarès un titre de Championne d’Europe par équipe à Madrid avec Ludger Beerbaum, puis une médaille de bronze toujours par équipe aux championnats d’Europe de Herning mais sous la selle d’Henrik von Ackermann. Plus récemment elle avait remporté avec son cavalier suédois les Longines Hong-Kong Masters en 2014.

La page se tourne pour Nino des Buissonnets

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets (archives)

Guerdat père et fils. Le premier, peut être satisfait. Il a plus qu’atteint son objectif. Il repart de Rio auréolé du titre olympique par équipe décroché par l’équipe de France. Une joie amoindrie par la déception du fils, champion olympique sortant qui échoue au pied du podium, à la plus mauvaise place, la 4ème.

« Je rêvais depuis quatre ans de défendre mon titre avec Nino et j’ai tout fait pour lui offrir une sortie grandiose. Il a sauté de façon si magnifique les deux tours, il ne méritait pas cette petite faute au barrage et de finir 4ème, un tel cheval d’exception c’est dur » a expliqué le Jurassien qui n’a pu retenir ses larmes au moment de faire part de ses confidences à la Radio-Télevision Suisse (RTS).

« Le but était de gagner une médaille. C’est toujours beau de gagner, et c’est toujours dur de perdre » a expliqué Steve Guerdat qui avait pourtant consacré à son hongre selle Français une préparation très affûtée. Philosophe malgré lui, le cavalier de Nino a reconnu que, « Tout se joue à des détails à ce niveau-là. Mais c’est la vie ». Le détail, en l’espèce, ce sont les 99 centièmes qui le séparent d’Eric Lamaze (Fine Lady 5) heureux récipiendaire de la médaille de bronze.

C’est incontestablement une parenthèse qui se ferme pour le champion olympique de Londres. Non au regard de son avenir sportif qui demeure prometteur mais par rapport au couple qu’il forme avec Nino. A 15 ans, ce fils de Kannan et Hermine du Prelet – né en France, chez Caroline et Nicolas Deroubaix – s’achemine doucement vers sa retraite sportive. Une transition délicate à gérer pour son cavalier qui entretient avec lui une relation très forte. A grand cheval, sortie par la grande porte. Celle des Jeux Olympiques s’étant refermée, il faudra, sans précipitation mais avec lucidité, en trouver une autre. On peut faire confiance à Steve Guerdat et à son entourage – sans oublier Urs Schwarzenbach le milliardaire Suisse propriétaire de Nino et mécène de Steve – pour faire bien les choses.

Bye bye Nayana

Nayana sous la selle de Pénélope Leprevost

Nayana sous la selle de Pénélope Leprevost

 » C’est notre jument de cœur. Elle nous a fait découvrir le haut niveau, les plus beaux concours au monde et nous a offert nos premières victoires en CSI5* et CSIO. Elle a été à l’origine en 2011 de notre collaboration avec Pénélope Leprévost dont elle était devenue la jument de tête et que nous remercions du fond du cœur pour toutes les belles performances qu’elles ont effectuées ensemble. […] Mais nous avons décidé qu’à 15 ans, il était désormais temps pour Nayana de se consacrer à l’élevage et de couler une retraite heureuse dans nos prés« . C’est par ces mots extraits d’un long communiqué que le Haras de Clarbec  de Geneviève Mégret a annoncé la retraite sportive de Nayana. Cette fille de Royal Feu va désormais se consacrer à la reproduction et donc à la transmission de ses nombreuses qualités.

Retraite anticipée pour Padock du Plessis*HN

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Padock du Plessis sous la selle de Timothée Anciaume

A 13 ans seulement Padock du Plessis*HN quitte la scène de la compétition internationale pour se consacrer à la reproduction. Pour la saison 2016, il sera stationné au Haras de Circée en normandie. La nouvelle annoncée maladroitement par le groupe France Etalons le premier avril n’est malheureusement pas un poisson d’avril pour son cavalier Timothée Anciaume qui a disputé avec lui des Coupes des Nations et des CSI 5*.

La retraite à 19 ans pour Tinka’s Serenade

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Billy Twomey et Tinka’s Serenade

Fin de parcours pour Billy Twomey et sa jument de tête,  Tinka’s Serenade. Après 10 années d’étroite complicité, le couple se sépare pour le meilleur. La fille de Tinka’s Boy quitte le haut niveau pour entamer une deuxième vie dans l’élevage après avoir concouru dans les plus grandes compétitions (Championnats d’Europe, Championnats du Monde, Jeux Olympiques, Coupes du Monde, Coupes des Nations, sans oublier les CSI5*). Tinka’s Serenade était facilement reconnaissable sur les parcours en raison de son geste particulier d’extension des antérieurs au-dessus des oxers (cf photo). Tous ses résultats ici.

 

 

Retraite bien méritée pour Abbervail van het Dingeshof

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Abbervail van het Dingeshof sous la selle de David Lynch

Après de bons et loyaux services, Abbervail van het Dingeshof cheval de tête Denis Lynch a gagné le droit à sa retraite sportive. Le cavalier Irlandais a bien fait les choses. Sa main n’a pas tremblé pour mener à la victoire ce puissant hongre BWP de 16 ans, fils de Non Stop, et Jus de Pomme par la mère, dans le Prix du Grand Hôtel des Trois Rois vendredi lors du CSI 5* de Bâle. Une victoire qui a sans doute mis du baume au cœur de Thomas Straumann, propriétaire d’Abbervail et partenaire de très longue date de David Lynch.