Archives du blog

Paris : Hermès Ryan, le bijou retrouvé

72855cb5-01e9-4b31-95fb-654ba6166394

Hermès Ryan et Simon Delestre. ©Aléa pour EEM

Hermès Ryan, l’éblouissant petit alezan de Simon Delestre a retrouvé tout son lustre et sa superbe après une interminable parenthèse que l’on espérait fermée en mars dernier par sa victoire dans le Saut Hermès. Il fallait toutefois s’en assurer et se rassurer. C’est chose faite. L’ex couple phare de l’équitation hexagonale a livré une prestation exceptionnelle pour le Grand Prix des Masters Longines qui se disputait dans le cadre du salon du cheval de Villepinte. Et comme un bonheur arrive rarement seul, le public parisien a eu droit à un rarissime podium 100% français avec Kevin Staut (For Joy) et Roger-Yves Bost (Sangria du Coty) respectivement second et troisième. Une belle note tricolore dans un océan d’anglophonie.

Cette édition 2019 des Longines Masters avait un avant goût de noël. Sans être cocardier le public parisien à les yeux de Chimène pour les enfants du pays. Mais il lui aura fallu être patient pour qu’ un Français remonte sur la première marche du podium. Le deuxième motif de satisfaction réside dans le fait que le sacre de Simon Delestre est un peu l’arbre qui cache la forêt, en l’espèce une incroyable série de bonnes prestations de ses compatriotes engagés dans l’épreuve. Avec une mention spéciale pour Kevin Staut dont la maestria sur For Joy est tout bonnement hallucinante en précision, efficacité, légèreté, fluidité. On admire souvent, à juste titre, la qualité de l’équitation de Marcus Ehning mais celle du Normand n’a rien à lui envier.

Reste le cas d’Hermès Ryan des Hayettes et ses perspectives d’avenir. Echaudé par l’épisode de Rio, Simon Delestre a indiqué qu’il ne vise pas une sélection pour les Jeux de Tokyo. Le motif avancé est celui de l’âge. Ryan aura 15 ans mais cela doit être apprécié au cas par cas en fonction de l’état physique du cheval, à âge égal, certains étant plus usés ou fragiles que d’autres. Le fils d’Hugo Gesmeray s’inscrit dans cette dernière catégorie : une superbe mécanique mais particulièrement délicate. Le choix se comprend même si se renoncement se paye au prix fort : ne jamais entrer dans la légende olympique. Il faut néanmoins savoir goûter les instants de bonheur quand ils se présentent. Simon Delestre, tout à sa joie, n’a pas manquer de saluer un Ryan « exceptionnel », particulièrement rapide au sol.  « Il est vraiment bien depuis son début de saison indoor et conclut la deuxième meilleure saison de sa carrière » a déclaré le Lorrain.

Le classement complet, ici.

Le Grand Saut d’Hermès Ryan

Ryan2

Hermès Ryan en route vers la victoire sous la selle de Simon Delestre. Cliquer pour agrandir.

C’est un peu sa maison, le Grand Palais. Et les concours à la maison ça donne des ailes même si on s’appelle Ryan à défaut de Pégase. Hermès, dont le bon goût à la Française est universellement reconnu, a incontestablement eu la bonne intuition en redonnant à cet emblématique monument parisien sa vocation première : celle d’accueillir des concours hippiques. La marque au célèbre H porte désormais l’un des CSI5* les plus prisés au monde. Sa deuxième bonne intuition aura été d’associer son nom à un petit bijou, Ryan des Hayettes, rebaptisé pour l’occasion Hermès Ryan. Et c’est à croire que le cheval et son cavalier en ont gardé une infinie reconnaissance. Après l’édition 2018, ils remportent de nouveau le Grand Prix 2019 pour le plus grand plaisir du public parisien… et des organisateurs.

Dire que c’est un dénouement innatendu ne relève pas du mensonge. Depuis l’épisode des Jeux olympiques de Rio, le fils d’Hugo Gesmerayn’a jamais retrouvé tout son éclat, comme si, dans le mystère des boxes du site de Deodoro, un ressort s’était cassé à tout jamais. Mais le grand cœur d’un petit cheval et la détermination de son cavalier font franchir des montagnes. La victoire acquise ce jour, à l’issue d’un interminable barrage à 15 concurrents, est à cette aune. Car comme en sciences, ce qui compte ce n’est pas de réussir une expérience ou un exploit sportif, mais d’être capable de le rééditer. La performance doit donc être saluée pour ce qu’elle est.

« Je suis vraiment fier de Ryan, a confié avec une certaine émotion Simon Delestre à l’issue de l’épreuve.Quel cheval de légende ! Il marque l’histoire du Saut Hermès de la plus belle des manières. Ça n’arrive pas souvent de gagner deux années de suite le même Grand Prix avec deux barrages comme ceux là. Il n’y a pas de mots. C’est beaucoup d’émotions et énormément de plaisir ! ll a encore fait un barrage incroyable ! J’étais tendu jusqu’à la fin du barrage car, en selle, on ne sait jamais vraiment à quelle vitesse on va. Ryan est un cheval rapide, mais ce n’est jamais gagné. Il y avait beaucoup d’excellents cavaliers au barrage. C’est vraiment incroyable ! Je n’ai pas pu partir très vite sur les trois premiers obstacles, pour ne pas lui demander d’efforts démesurés. Sur la suite du parcours, Ryan a été très rapide, notamment dans le tournant pour aborder le mur. Je me suis dit que ça venait comme l’année dernière (rires). J’espérais qu’il ne doute pas de moi ! Heureusement, il a encore répondu présent. C’était magique ! »

Un bonheur n’arrivant jamais seul, le camp français peut se réjouir également des sans faute de Patrice Delaveau (Urcos de Kerglenn *HDC) et plus surprenant de Kevin Staut qui s’est bien sorti d’une piste un peu étroite en largeur pour le grand gabarit d’Edesa’s Cannary. Pénalisés chacun d’une barre au barrage, ils terminent respectivement 11èmeet 10ème.

Notre esprit cocardier ne doit pas nous faire oublier les deux cavaliers présents aux côtés de Simon Delestre sur le podium. En premier lieu Christian Ahlmann dispose désormais avec Dominator d’une nouvelle monture de premier choix. Le nom n’est pas très engageant mais cet étalon noir de 10 ans par Diamant de Sémillyprésente une sacrée mécanique qui devrait faire le bonheur de son pilote dans les mois et années à venir. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar qui semble prendre goût aux accessits puisqu’après sa 3èmeplace dans le Grand Prix Coupe du monde de Bordeaux en février avec Rokfeller de Pléville,il récidive à Paris cette fois avec Seringat.

Et le numéro 1 mondial dans tout ça ? Associé à Alamo, Steve Guerdat a préféré préserver son partenaire en évitant de la mettre dans le rouge au barrage. En Suisse, comme ailleurs, qui veut aller loin ménage sa monture. Le Jurassien a sans doute déjà la tête dans les prochaines finales à Göteborg. Il termine quand même 4ème. Excusez du peu.

Le classement complet, ici.

Revivez l’intégralité du Grand Prix ci-dessous :

Le Grand Prix du Saut Hermès pour Ryan et Simon Delestre

L’extra-ordinaire Hermès Ryan sous la selle de Simon Delestre

La Maison Hermès peut être fier d’elle. La neuvième édition de son Saut Hermès organisée depuis le départ dans l’écrin du Grand Palais restera dans les annales. Comme si des tribunes archi-combles, une organisation au cordeau et un plateau de concurrents de rêve ne suffisaient pas, un bonheur n’arrivant jamais seul, le Grand Prix dominical doté de 400 000 € (dont 132 000 € au vainqueur) est revenu au couple à ses couleurs, Hermès Ryan et Simon Delestre.

Le Français s’est imposé au terme d’un barrage à 13 concurrents en signant  un parcours extrêmement rapide (34’’54) et d’une grande audace, porté par un public totalement acquis à sa cause. Il devance le Belge Niels Bruynseels (Gancia de Muze) et l’Allemand Marcus Ehning (Cornado NRW) dont la célérité constitue la carte de visite. Contraint de prendre tous les risques pour tenter de déloger son compatriote de la place de leader, Patrice Delaveau (Aquila HDC) faute sur le mur Hermès et voit la couronne de vainqueur lui échapper. Il doit se contenter de la 7ème place, celle du 4 points le plus rapide.

Modeste, Simon Delestre a souligné au micro de L’Eperon les qualités exceptionnelles, pour ne pas dire le génie de Ryan mais aussi sa volonté de le préserver au maximum conscient de posséder l’un des meilleurs chevaux au monde du moment.

Le classement complet du GP, ici.

L’intégralité du GP en vidéo ci-dessous.

Hermès Ryan, sacré cheval de l’année 2017 pour le CSO

aHR1

Hermès Ryan et Simon Delestre

La petite histoire dit de lui que c’est un amateur de bananes. La grande retiendra les qualités hors normes d’Hermès Ryan, ce petit cheval de 1,59m né en 2005, fils de Hugo Gesmeray et de Ryonne des Hayettes Z.

A cheval de qualité, cavalier de talent. Parce que l’équitation c’est une histoire de couples. En l’espèce Ryan est acheté à 3 ans par Simon Delestre et Philippe Berthol à un certain… Eric Lamaze. Un choix incertain à l’époque mais que les années suivantes révéleront comme judicieux.

Cheval de tête et de coeur décrit par Simon Delestre comme « exceptionnel », il offre à ce dernier une incroyable ascension dans la hiérarchie mondiale dont la place convoitée de leader de la ranking list. Ce statut éphémère en avait fait l’un des couples favoris des JO de Rio de 2016. Las, le sort en avait décidé autrement. Victime d’une micro-fracture dans son boxe,  l’alezan au grand coeur voit s’envoler les espoirs de graver son nom sur les tablettes des montures olympiques.

aHR2

Peur de rien. Des barres ras les oreilles n’effraient pas Hermès Ryan.

Après 6 mois d’absence et autant de patience de la part de son cavalier, Hermès Ryan signe enfin son retour dans la cour des grands. Mais celui-ci ne pouvait être qu’effectif sur une victoire prestigieuse. Ce fût chose faite à Equita Lyon à l’issue d’un barrage d’anthologie. Cette victoire avant tout sur le mauvais sort et témoignage de la volonté et de la foi de Simon Delestre dans « le cheval de sa vie » tout autant que dans l’incroyable qualité de Ryan.

Cela  valait bien le titre de cheval de l’année en catégorie saut d’obstacles. Les internautes ne s’y sont pas trompés en profitant de ce titre (en chocolat) décerné par le magazine l’Eperon pour signifier leur attachement à un cheval petit par la taille mais si grand par le talent.

Equita’Lyon : Hermès Ryan, tel le phénix…

SDa

Les lauriers du succès pour Simon Delestre et Hermès Ryan

On a connu des Grand Prix d’Equita’Lyon avec des plateaux légèrement plus relevés mais, l’édition 2017, même restreinte à 40 engagés, n’était en aucun cas au rabais. La victoire de Simon Delestre associé à un Hermès Ryan revenu au top de sa forme doit être saluée. Tant sur le fond avec un cavalier qui a su intelligemment prendre le temps de préserver et de ramener son « petit bijou » au plus haut niveau que sur la forme avec un barrage somptueux porteur de beaucoup d’espoirs pour un couple qui a tout pour devenir mythique.

Il est des articles aux allures prémonitoires. A l’image de celui consacré ce dimanche même dans les colonnes du Progrès de Lyon. Benjamin Steen, le journaliste e eu du nez en signant un entretien avec le cavalier lorrain. L’ancien numéro mondial confie que son petit crack est revenu à 100% mais surtout fend avec sincérité l’armure pour parler de Ryan : « C’est un cheval différent parce qu’il est petit mais hyper généreux et respectueux. Il ne lui manque que la parole. Il est intelligent comme peu de chevaux. En fait, il est au-dessus à tous les niveaux. Il comprend tout, il analyse tout, il anticipe tout. C’est mon petit bijou. Peut-être que je ne recroiserai jamais un tel cheval dans toute ma carrière. Je l’ai depuis qu’il a cinq ans. C’est forcément très spécial. Je veux le meilleur pour lui. Il le mérite et il me le rend puissance dix. »

A Eurexpo, Ryan a été encore au-delà de ce que pouvait attendre de lui son cavalier. Pied au plancher celui-ci a conduit avec détermination et précision sa monture vers la victoire. Rapide, très rapide, le duo a réussi à faire descendre encore un petit peu un chronomètre déjà sérieusement raboté par des barragistes contraints par le nombre (11) à prendre tous les risques. Du beau sport qui se traduit par un podium sur lequel Simon Delestre laisse la deuxième place à Henrik von Eckermann (Mary Lou) et relègue le très affuté Steve Guerdat sur sa délicate Bianca sur la troisième marche du podium.

Ryan

Simon Delestre peut se réjouir d’avoir retrouvé un Hermès Ryan à 100% de ses possibilités

Hermès Ryan sera-t-il l’artisan d’une remontée spectaculaire de Simon Delestre (actuellement 18ème mondial) vers le sommet ? C’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter. Les prochaines échéances n’en seront, en tout cas, que plus palpitantes.

Le classement complet ici.

Simon Delestre, le retour ?

Hermès Ryan

Simon Delestre et Hermès Ryan (archives)

Ce n’est pas encore la première marche du podium mais ça en a bien un petit avant-goût. Simon Delestre, sur Hermes Ryan, a signé ce week-end l’une des meilleures performances de sa saison terminant à la deuxième place du Grand Prix du CSI 5* de Bruxelles, à 52 centièmes du vainqueur, le Belge Niels Bruynseels, sur Gancia de Muze. Un résultat plus qu’encourageant pour le cavalier Lorrain qui doit être apprécié à l’aune du très beau plateau de cavaliers (48) qui s’alignaient au départ de ce Grand Prix très relevé. Deuxième volet des Stephex Masters après le CSI 5* de Knokke en juillet dernier, l’étape Bruxelloise s’est disputée en présence de six des dix meilleurs mondiaux et de 15 des 25 meilleurs.

Alors certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais la rage du Français à gagner alliée à une réussite retrouvée pourrait bien laisser entrevoir un retour au plus haut niveau pour le couple Simon Delestre- Hermès Ryan.

Retour à la compétition réussi pour Hermès Ryan

aryan

Hermès Ryan et Simon Delestre. Cliquer pour agrandir.

Retour reporté mais retour réussi pour Hermès Ryan. Annoncé au début à Zurich, le joyau du piquet de Simon Delestre a finalement fait son retour à la compétition une semaine plus tard au Jumping de Bordeaux.

Il l’avoue ouvertement, Simon Delestre était anxieux à l’approche de ce rendez-vous décisif. « Ce sera pour moi un temps fort, une séquence émotion » prévenait-il à J-1.Toutes les précautions avaient été prises pour que les choses se passent bien. Bandes de polo bordeaux aux postérieurs le fils d’Hugo Gesmeray s‘est baladé dans les épreuves intermédiaires dans lesquelles il était engagé, sautant « magnifiquement » de la bouche même de son pilote.

Rassuré son cavalier a indiqué que le crack renouera prochainement avec les grosses épreuves à Göteborg notamment. Pas d’affolement. Dans un entretien accordé à l’Equipe le 4 février dernier, le Lorrain a précisé la nature de la blessure qui a éloigné l’alezan des terrains pendant plusieurs mois. « Aux Jeux, on avait d’abord cru à une micro fracture de la pointe du jarret , mais on n’avait pas assez d’imageries et d’examens à Rio. En fait, c’était un peu plus haut, au niveau de la cuisse, du trochanter (protubérance de la tête du fémur). Il avait déjà eu ça à Miami, il était parti un peu fort à la longe, et il était tombé, et s’était fait une micro-fracture. Et qui s’était bien remise en un mois. On pense qu’aux Jeux, il est retombé ou s’est remis un choc au même endroit. Ce n’est pas quelque chose de très grave, en soi mais c’est très douloureux. Le côté positif de cet incident, c’est que ce n’est pas une partie du corps qui est soumis à l’effort pendant le saut. On ne va pas repartir sur les barres en se disant que ça va être un risque ».