Archives du blog

Molly raccroche, Bertam alone

JEM1A 142

Molly Malone V sous la selle de Bertram Allen. Cmiquer pour agrandir.

Il y a Molly Malone, le personnage fictif issu d’une chanson populaire qui raconte l’histoire d’une belle poissonnière qui exerçait son métier dans les rues de Dublin, mais qui est morte de la fièvre alors qu’elle était encore jeune. Et puis il y a l’autre. Molly Malone V, la jument grise de Bertram Allen. Cette fille de Kannan d’aujourd’hui 15 ans, après avoir porté le jeune Bertram au sommet de l’équitation se retire sur la pointe des sabots pour entamer une nouvelle vie de poulinière.

L’année 2014 aura été la leur : une première victoire au CSIO 5* de Lummen, une prestation remarquée aux Jeux Equestre Mondiaux de Caen avec une 7ème place au classement individuel, et une troisième place lors de la finale Coupe du monde 2014-2015 de Las Vegas. Les années qui suivent ne sont pas du même acabit avec des parcours avec moins de brillant ou de chance.

Le dernier grand succès remonte à 2015 et l’exceptionnelle victoire signée dans le prestigieux Grand Prix de Dinard. Le kid (20 ans à l’époque) avait alors eu cette expression restée dans les annales pour décrire la prestation de sa jument : « Molly a sauté par-dessus la lune ». Une belle formule qui résumait si bien la sensation d’extra-terrestre dégagée par ce couple si léger et fluide aux allures de feu follet.

Les belles histoires se terminent toutes un jour. Après avoir tout donné, la belle Molly quitte la scène sportive droite sur ses pattes par la grande porte, pas la sortie de secours réservée aux accidentés et c’est tant mieux pour se consacrer à la reproduction. A seulement 24 ans, Bertram Allen à la vie devant lui et le temps d’attendre. Ça tombe bien. A 15 ans Molly a le temps de faire de jolis poulains qualiteux qui feront la joie de son ancien cavalier.

Les confessions tardives de Bertram Allen

B02T2898

Cela fait partie des blessures intimes qui laissent des traces. Longtemps. Très longtemps. Jeune, doué et bien équipé, Bertram Allen offrait en 2016 par ses résultats une place à l’Irlande en individuel pour les Jeux Olympiques de Rio. A la surprise générale, le sélectionneur national de l’époque, Robert Splaine, dévoilait en juillet 2016 que ce sésame était attribué par la fédération équestre irlandaise à un autre cavalier : Greg Broderick associé à MHS Going Global. Dans un entretien accordé au site irlandais Independant.ie, le très réservé Bertram Allen revient sur cet épisode douloureux pour mieux en tourner la page et tresser des louanges au nouveau sélectionneur national. Un certain Rodrigo Pessoa.

Il s’en rappelle bien le gamin (20 ans à l’époque). C’était en juin 2016. Le téléphone sonne. C’est Robert Splaine au bout du fil qui lui annonce abruptement qu’il n’ira pas à Rio. Comment a-t-il réagi ? Par un silence sans doute. Car pour lui, ce n’est pas vraiment une surprise même si la déception est énorme. Le jeune pilote n’en dira pas plus. Sa revanche il va la prendre sur les terrains de concours. Deux jours plus tard, il remporte une épreuve dans le Global Champions Tour de Cannes. « Il s’agissait de ne pas baisser la tête, de continuer et de leur montrer qu’ils avaient pris la mauvaise décision » confie le jeune prodige.

Contraint à regarder les JO sur depuis son salon sur la TV Bertram Allen a beaucoup ressassé avec une question obsédante : comment se fait-il qu’une nation comme l’Irlande, forte de cavaliers de premier plan n’ait pas réussi à qualifier une équipe pour Rio ? Sans livrer son analyse, Bertram Allen note surtout que l’arrivée de Rodrigo Pessoa comme nouveau sélectionneur a tout changé. A commencer par l’émergence d’une émulation saine et d’un esprit d’équipe, celui qui fait déplacer des montagnes et gagner des titres. A l’image de cette médaille d’or par équipe aux championnats d’Europe en août 2017 à Göteborg.

Ce week-end, devant leur public, à Dublin, les fils de la verte Irlande auront à cœur de bien figurer dans la Coupe des Nations, Bertram Allen le premier. A 23 ans seulement, l’avenir est devant lui.

Jeu de massacre sous la verrière du Grand Palais

HR_BRICOT_Edwina TOPS-ALEXANDER riding California

Chapeau bas à Edwina TOPS-ALEXANDER et à California Le couple remporte l’édition 2017 du GP Saut Hermès- Photo Christophe Bricot / Saut Hermès

Comme à son habitude Hermès avait mis les petits plats dans les grands à l’occasion de son rendez-vous annuel sous la verrière du Grand Palais. L’organisation, appuyée pour la partie technique par la très professionnelle équipe de Sylvie Robert de GL Events, était une nouvelle fois « parfaite » à écouter spectateurs et participants. Le Grand Prix dominical, point d’orgue de ce CSI 5* considéré comme l’un des plus prestigieux de la planète, s’annonçait donc sous les meilleurs auspices. Mais un grain de sable nommé Rothenberger est venu gripper la belle mécanique.

Avec 400 000 € de dotation et 47 engagés triés sur le volet, toutes les conditions étaient réunies pour un beau moment de sport mais le beau scénario couché sur le papier a tourné en eau de boudin. Très vite, les scores accumulés par les premiers participants ont laissé comprendre que le chef de piste avait eu la main un peu lourde. Multiplication des abandons, lancé de barres, mauvaises fautes …le spectacle a tourné à la boucherie pour les délicates montures mises à l’épreuve à contrecœur par leurs pilotes.

« Pénible à monter, pénible à regarder » lâchera Kevin Staut au micro d’Equidia. Une formule assassine peu habituelle dans la bouche du champion français mais qui résume bien le ressenti des cavaliers marqué par une colère froide. Mâchoires serrées et sourcils froncés, et Philippe Guerdat enfonce le clou « ce que je n’aime pas, c’est quand on joue sur les moyens des chevaux« . Moins rugueux, Simon Delestre évoque un triple « vraiment limite« . Trop sélectif, trop corsé tout simplement trop dur, le constat est vite partagé côté paddock et côté tribunes.

Loin de faire son mea culpa Franck Rothenberger, homme de l’art sympathique au demeurant, s’enferme dans le déni reconnaissant juste du bout des lèvres avoir accumulé trop de difficultés sur un seul obstacle, l’oxer sur bidet de sortie de ligne. Fidèle à la locution latine  Errare humanum est, sed perseverare diabolicum (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique) l’homme de l’art s’enferre. Dommage.  Le chef de piste n’est pas un perdreau de l’année et jouit d’une bonne réputation mais sa conception des parcours manque peut être du raffinement qui avait marqué les pistes montées par Frédéric Cottier lors des JEM de Caen en 2014. C’était il est vrai en extérieur, avec vraie piste.

Dura lex, sed lex (la loi est dure, mais c’est la loi). Ce qui est formidable avec les chevaux, c’est qu’il s’en trouve toujours quelques uns pour vous faire mentir. Parcours infaisable ? Pas du tout, trois couples déjoueront avec une étonnante facilité (cf vidéo 2) les chausse-trappes et offriront un barrage à des spectateurs en partie dépités. Trois sans faute, une situation confortable pour des heureux élus assurés d’une place sur le podium. Et c’est un peu de façons surprenante  Mme Tops (California) qui remporte la mise, plus rapide de 8 petits centièmes que Pénélope Leprevost en selle sur son fidèle Vagabond de la Pomme. Bertram Allen (Molly Malone), pénalisé d’une barre complète le podium. Même sanglante, la bataille du Grand Palais peut s’achever sur un sourire.

Le classement complet du GP ici.

HR_BRICOT_2017CH0210451

Après l’effort, le réconfort et le temps du sourire pour Edwina Tops-Alexander – Photo Christophe Bricot / Saut Hermès.


Bertram Allen tourne la page Romanov

emptyname-2

Bertram Allen et Romanov

C’est un bien beau nom pour un cheval. Romanov est avant tout le patronyme de la dynastie qui a régné sur la Russie un peu plus de trois siècles avant de disparaître dans le tourbillon de la révolution de 1917, il y a tous justes cent ans. Moins dramatique mais tout aussi marqué par des moments de gloire, Bertram Allen a indiqué, à l’occasion du CSI 5* de Doha, la fin de la carrière sportive de Romanov, son étalon KWPN de 19 ans (Heartbreaker x Fedor).

Cette annonce n’est pas une surprise au regard de l’âge du cheval dont la longévité au plus haut niveau doit être saluée. Elle constitue une parenthèse qui se ferme pour le jeune Bertram Allen (21 ans) dont la précocité au plus haut niveau a été en partie permise par ce cheval d’exception, confirmant au passage l’adage « à jeune cavalier, vieux cheval ». Mentor de Bertram Allen, Billy Twomey, ancien cavalier et toujours propriétaire de Romanov en a passé les rênes à Bertram en 2013. Le frêle génie irlandais avait alors juste 17 ans. La suite est marquée de performances sportives.

Bertram Allen, le retour

dino

Bertram Allen et Dino W (archives)

Il est de retour, enfin. Bertram Allen, a connu ces derniers mois un véritable passage à vide qui l’avait fait disparaître des écrans radar et « relégué » au 17ème rang mondial. Aux Masters de Stuttgart le prodige irlandais repeinte toutefois le bout de son nez. En selle sur Dino W (Berlin x l’Amour Z), son gris de huit ans, le jeune cavalier de 21 ans a fait parler la poudre en s’imposant dans le barrage à 15 de la grosse épreuve (1m 50) de samedi soir. La meilleure performance française est signée par Pénélope Leprevost, 5ème, associée à Ratina d’la Rousserie. Bertram Allen défendra ses chances dans le GP Coupe du Monde avec Hector van d’Abdijhoeve.

Le classement de l’épreuve ici.

JO : l’incompréhensible choix du sélectionneur irlandais

Bertram

Harry Allen (en arrière-plan) n’aura pas la joie de voir son grand frère Bertram participer aux Jeux Olympiques de Rio.

Mouais. Il faut bien l’avouer, le choix de Greg Broderick pour défendre en individuel les couleurs irlandaises à Rio laisse un goût amer dans la bouche. Exit Bertram Allen (Molly Mallone V), Cian O’Connor (Good Luck) et Denis Lynch (All Star). Robert Splaine a sorti du chapeau un 4ème larron. Plus qu’un jugement de Salomon cette décision rappelle l’attitude d’Alexandre le Grand face au problème inextricable du noeud gordien et sa résolution par une action brutale.

Soyons francs. Les propos avancés pour « vendre » la sélection de Greg Broderick ne sont pas très convaincants. Certes le cavalier de MHS Going Global a signé a activement participé à la victoire irlandaise en Coupe des Nations à Saint Gall et à quelques autres mais qu’on le veuille ou non, il ne joue pas dans la même catégorie que les Allen, O’Connor et même Denis Lynch, particulièrement expérimentés, omniprésents sur le circuits 5* et dotés d’un mental d’acier.

Au lieu de cela, c’est un cavalier « sans saveur » qui est retenu. Sauf que les JO ne sont pas une échéance quelconque. C’est souvent le rendez-vous d’une vie pour un athlète censé y penser tous les matins en se rasant et tous les soirs en se brossant les dents. Ce qui est loin d’être le cas pour Greg Broderick, premier surpris de voir son nom retenu alors que de leur côté O’Connor et Allen ont placé le rendez-vous de Rio au coeur de leur programme de compétition avec une préparation entièrement tournée vers cette échéance.

Et puis, il faut le rappeler si l’Irlande dispose aujourd’hui d’une place en individuel pour les Jeux, elle le doit aux performances de Bertram Allen. Certains avancent, comme Greg Broderick (31 ans), que Bertram Allen (20 ans) représentera sans doute l’Irlande dans de nombreux autres jeux olympiques. Drôle d’argument et drôle de vision du sport où la précocité et le génie devraient être appréhendés comme des éléments pénalisants.

Les JO à 21 ans pour Bertram Allen

Ballen

Bertram Allen

Let’s go to Rio. Parmi la liste des quinze heureux bénéficiaires d’une qualification individuelle pour les Jeux Olympiques de Rio, on retiendra notamment celle de Bertram Allen. « Le rêve devient réalité » a sobrement posté Bertram Allen sur les réseaux sociaux. A seulement 20 ans il est déjà 9ème mondial alors, pourquoi pas médaillé olympique à 21 ?

A Rio, le kid irlandais aura à peine soufflé (le 1er août) les bougies de son 21ème anniversaire, âge de toutes les audaces pour un surdoué qui devrait s’appuyer sur sa fantastique jument fille de Kannan, Molly Malone V.

Broken Allen

B02T2898

Ne vous fiez pas à son aspect juvénile. A seulement 20 ans, Bertram Allen est déjà numéro 5 mondial . Même retardée, son ascension dans la hiérarchie mondiale , paraît inéluctable.

Comme un avion sans aile. Après Beezie Madden en mai 2014 puis, Meredith Michaels-Beerbaum, en juin de cette année, c’est au tour d’un autre grand  champion d’être victime d’une fracture de la clavicule. Génial assurément mais pas incassable, Bertram Allen, vingt ans à peine, en selle sur en selle sur Hector Van D’Abdijhoeve a été victime d’une chute lors du CSI5* de Treffen, chez le milliardaire Gaston Glock en Autriche. Traumatisme assez fréquent, une fracture de la clavicule nécessite une immobilisation de l’épaule de 3 à 6 semaines. On devrait donc retrouver le kid volant, n°5 mondial, en compétition courant octobre.

La Baule : Bertram Allen transforme le Derby en bal(l)ade irlandaise

labauleD2A 153

Bertram Allen en route vers la victoire, cravate au vent sur Wild Thing L. Cliquer pour agrandir.

L’extra-équestre Bertram Allen a encore frappé pour sa première participation au CSIO de La Baule. Au 3ème jour de compétition le jeune Irlandais a engrangé une 3ème victoire. Pas n’importe laquelle puisqu’il remporte le redoutable et très réputé Derby de l’Officiel de France. Sans donner l’impression de forcer son génie, le Kid, en selle sur Wild Thing L, une jument KWPN de 12 ans, a bouclé le tour sans faute, s’offrant même le luxe de reléguer le second, William Whitaker (Glenavadra Brilliant), 16 secondes derrière lui. Steve Guerdat victime d’une Nasa réfractaire au contrebas décroche la 3ème place. Plus rapides que l’Irlandais, mais pénalisés par des fautes, Patrice Delaveau et Kevin Staut terminent respectivement 4ème et 5ème sur Ornella Mail et Quismy des Vaux*HDC.

Le classement intégral du Derby ici.

B02T2858

Un souvenir de plus pour Bertram Allen qui ne rapartira pas de La Baule les mains vides. Cliquer pour agrandir.

Bertram Allen, younger and faster

JEM2a 177

Bertram Allen ey Molly Malone V (archives) Cliquer pour agrandir.

Bis repetita. Bertram Allen a pris la tête de la finale de la Coupe du monde à Las Vegas en remportant la première épreuve, la chasse. Le jeune Irlandais de 19 ans en selle sur sa fidèle Molly Malone V reproduit le scénario des jeux Equestres Mondiaux de Caen où il s’était imposé lors de la première journée avant de terminer la compétition à la 7ème place au classement individuel. Rien n’est évidemment joué et Patrice Delaveau avec une belle 3ème place ex-aequo sur Orient Express HDC commence on ne peut mieux la compétition avec seulement 3 points de retard sur le leader. Deux autres journées de compétition restent à courir. avec une pause le samedi. Seuls les 30 meilleurs couples pourront participer au Grand Prix de dimanche.

La France dispose de deux autres « cartouches » avec Pénélope Leprevost 6ème associée à Vagabond de la Pomme, alors que Kevin Staut et Silvana HDC occupent la quatorzième place provisoire.

Le classement intégral ici.

Bordeaux : un barrage à perdre Allen

JEM4C 004

Bertram Allen (JEM)

Tel le souffle du Zéphir, Bertram Allen en selle sur Romanov, a survolé le barrage du Grand Prix Coupe du Monde de Bordeaux et remporté samedi soir l’épreuve avec une aisance déconcertante, coiffant au poteau les très expérimentés Ludger Beerbaum et Marcus Ehning.

Le péril jeune. Après Vérone en novembre dernier, le jeune prodige irlandais de 19 ans remporte sa deuxième étape Coupe du Monde. Avec un culot à la hauteur de son talent Bertram Allen connaît une ascension continue et irrésistible. Les vieux renards du circuit n’ont qu’à bien se tenir car la réussite du teenager irlandais n’est pas liée à un cheval hors normes. Certes avec Molly Malone V « le gamin » est bien équipé mais en l’espèce, la victoire remportée à Bordeaux l’a été avec Romanov, un étalon de 17 ans qui n’avait jamais gagné une épreuve de ce niveau (1,60m).

longines-fei-world-cup-tm-jumping

Bertram Allen et Romanov Crédit photo : ©Christophe Bricot – CEB

Côté français, on retiendra la belle performance de Timothée Anciaume au pied du podium avec Olympique Libellule, devant Kevin Staut 5ème (Rêveur de Hurtebise DHC) et Pénélope Leprévost (Flora de Mariposa) 6ème qui décroche au passage sa qualification pour la finale de Las Vegas.

Le classement intégral ici.

Bertram Allen et Molly Malone V en route vers les sommets

JEM1A 144

Bertram Allen sur Molly Malone V aux JEM

Un visage juvénile mais déjà une équitation mature et performante, Bertram Allen est un extra-terrestre dans le monde du CSO. A seulement 19 ans, il est le plus jeune membre du club très fermé des 50 meilleurs cavaliers mondiaux. Exception qui confirme la règle « jeune cavalier, vieux cheval », c’est sur sa formidable jument de seulement 10 ans, fille de Kannan,  Molly Malone V, que le kid irlandais engrange les succès.

Jem3b 002

Promis au plus bel avenir, il laisse son empreinte sur les JEM de Normandie, par une victoire le premier jour dans l’épreuve de chasse et, une 7ème place au classement final individuel.

CSIO de Dublin : la victoire pour Allen et une belle 3ème place ex-aequo pour Hurel et Anciaume

tim

Padock du Plessis HN et Timothée Anciaume, couple Français décidément en grande forme ces dernières semaines (ici au LGCT de Chantilly)

L’Irlande aux Irlandais et le Grand Prix de Dublin à Bertram Allen. Le jeune prodige de tout juste 19 ans s’est imposé ce week-end sur la pelouse de la Royal Dublin Society (RDS) sur sa fidèle jument grise, Molly Malone V, fille de Kannan. Il devance un autre kid, de Chicago celui-là, le très rapide Kent Farrington. Timothée Anciaume et Jérôme Hurel, inséparables, prennent la troisième place du podium.

Fier comme un Irlandais. De la pluie et un sol collant, pas de doute on était bien en Irlande ce week-end. Si certains cavaliers ont préféré ne pas prendre le départ, ces conditions météorologiques n’ont pas perturbé le fils de la douce Irlande dont la victoire a fait gonfler d’orgueil tout un peuple viscéralement attaché à l’équitation et qui s’est enfin trouvé un digne successeur au légendaire Eddie Macken.

Certes le plateau n’était pas aussi relevé que beaucoup de GP du Longines Global Champions Tour, certes, Bertram est basé en Allemagne mais, ce fût quand même un très beau moment de sport, salué par un public en extase.

Sur la trentaine de partants, seuls huit ont réussi à boucler la première manche sans pénalités et se sont donc retrouvé au barrage. Timothée Anciaume (Padock du Plessis HN) et Jérôme Hurel (Quartz Rouge) terminent en beauté leur excellent week-end en s’offrant une 3ème place (42,59′), fruit surtout de deux parcours sans faute. On pensait l’affaire conclue après le passage en 40,97 secondes de la fusée Farrington (Uceko) mais Bertram Allen passé juste après a pris tous les risques pour au final réussi améliorer le temps de plus d’une seconde (39.67′) et remporter son deuxième GP 5* de la saison après Lummen. En fin connaisseur, Kent Farrington a salué la performance du benjamin de l’épreuve : « Je déteste être deuxième, mais être battu par un tour comme ça, c’est du grand sport « .

Enfant d’un pays où l’extradition est ancestrale, Bertram a choisi, comme la plupart des jeunes cavaliers aujourd’hui en pointe, mais lui de façon définitive, l’Allemagne. Installé à à Hünxe, près de Dusseldorf dans les anciennes infrastructures de Jessica Kurten, il bénéficie des conseils de Marcus Ehning, sa référence. Celui dont le surnom flatteur est Beerbam connaît une progression fulgurante qui n’en finit pas d’étonner. Champion d’Europe poney en  2010, le jour de ses 15 ans, vainqueur du Championnat du monde des chevaux de 6 ans à Lanaken avec  Barnike, il est passé en une seule année du niveau CSI 2* à CSI 5*.

Le classement intégral, ici