Archives de Catégorie: Coupe du Monde

Coupe du Monde de Vérone : revoilà Scott Brash

49044304451_a2ea78e041_c

Scott Brash sur sa jument Hello M’Lady revenue au sommet de sa forme. © FEI / Massimo Argenziano

Cela faisait déjà plusieurs mois que Scott Brash donnait des signes manifestes de retour au premier plan. L’Ecossais avait affiché une forme éblouissante en octobre lors du Hubside Tour sur la Côte d’Azur. On l’attendait à la remise des prix à Lyon, finalement l’ex numéro 1 mondial nous aura fait patienter une semaine pour s’imposer magistralement dans le Grand Prix Coupe du monde de Vérone associé à Hello M’Lady. Présent parmi les 16 barragistes, Simon Delestre sur un Hermès Ryan ragaillardi se classe 11ème.

Les derniers seront les premiers. Casquette verte Rolex vissée sur la tête, doudoune foncée sans manche pour se protéger du froid, Scott Brash, dernier partant à s’élancer dans le Grand Prix aura pris tout son temps pour observer soigneusement le parcours et les prestations de ses concurrents. Visage impassible, on ne sait pas à ce moment-là, quelle idée peut bien traverser sa tête. En digne fils de la fière Ecosse, sa réputation d’aimer les sous n‘est pas surfaite. Mais avant tout il demeure un compétiteur redoutable que la soif de victoire fait courir encore plus vite que sa soif de l’or. Des victoires qui comptent cela fait justement un peu trop longtemps qu’il n’en a pas fait tomber une dans son escarcelle. Ça tombe bien, il est affûté et dispose avec M’Lady d’un cheval d’expérience et rapide. Il convient juste de se qualifier pour le barrage.

A seulement 33 ans, Brash est déjà un vieux renard qui connaît toutes les ficelles et sa jument par coeur. Il a eu tout le temps nécessaire pour décrypter le parcours du chef de piste italien, Uliano Vezzani qui n’a pas eu la main lourde. 15 couples se sont déjà qualifiés pour le barrage. Sans forcer, il devient le 16ème. Les choses sérieuses peuvent commencer.

La concurrence est rude. On pense l’affaire pliée après le passage de Darragh Kenny (Roméo) et de Steve Guerdat (Alamo). L’Irlandais a été plus rapide (36″06) que le Suisse (36″19) qui a préféré aller vite sans toutefois mettre sa monture dans le rouge. Mais Brash est en mode démonstration, tourne encore plus court et galope fort sur le dernier obstacle. La foulée sort, impeccable. Le chronomètre tombe à (35″55). Mission accomplie pour le Britannique. Enjoué celui-ci déclarait après l’épreuve qu’il espère courir les Jeux de Tokyo avec sa jument de 13 ans.

Deux Français avaient fait le déplacement en Vénétie. Pénélope Leprevost (Vancouver de Lanlore) se voit privée de barrage pour une petite faute. Plus chanceux, Simon Delestre se qualifie mais une barre d’Hermès Ryan le relègue à la 11ème place.

Le classement complet, ici.

Lyon : la consécration pour Martin Fuchs, la confirmation pour Jessica Springsteen

B02T3093

Intouchables. Clooney 51 et Martin Fuchs ont survolé l’épreuve.

La victoire avait ce week-end le visage de la jeunesse. Martin Fuchs, encore lui, accroche une nouvelle victoire de renom à son déjà long palmarès. Associé à son compagnon d’armes Clooney 51, il ajoute son patronyme à la prestigieuse liste des vainqueurs du Grand Prix Coupe du Monde de Lyon. Sacré dans la capitale des Gaules, le jeune Suisse de 26 ans se voit doté pour l’occasion d’une dauphine de charme. Le sourire de Jessica Springsteen (27 ans) est aussi celui d’une compétitrice tenace qui a trouvé avec RMF Cécilie une monture particulièrement performante qui lui ouvre le chemin des podiums. Sur la troisième marche de celui-ci, le Belge Pieter Devos se glisse très intelligemment avec sa jument Claire Z.

B02T3172

Le duo plein de charme de Jessica Springsteen et de Martin Fuchs

Grégory Bodo peut dormir tranquille. Le chef de piste tricolore a plus que rempli son contrat. Il sera difficile de trouver un spectateur qui n’ait été emballé par cette troisième étape du circuit Coupe du monde. Le ratio des 13 barragistes pour 39 couples au départ aura été parfait tenant en haleine un public chauffé à blanc.

On aurait aimé voir les Français mieux placés au classement mais les dieux du sport en avait décidé autrement. Julien Epaillard toutefois a créé la surprise en s’adjugeant une 5ème place aux commandes de Queeletta, une nouvelle et prometteuse venue, dans son piquet. A retenir également la performance d’Olivier Perreau (10ème). Le cavalier ligérien, signe une prestation très convaincante (0/4) avec Veniza d’Aiguilly, sa jument de tête, désormais précédée du nom de son nouveau sponsor GL Events. Le Roannais parti le couteau entre les dents avait à coeur de démontrer sa gratitude à Sylvie Robert et à son groupe pour leur confiance. Ceux-ci peuvent être rassurés. Ils ont fait le bon choix, celui d’un cavalier d’avenir.

Le classement complet, ici.

Olivier Robert : « quand on monte Tempo, le sentiment est fantastique »

7I4A8912S’il est un couple à venir admirer ce week-end à Equita’Lyon, c’est incontestablement celui que forme Olivier Robert avec Tempo de Paban. Lors des étapes d’Oslo et d’Helsinki, le cheval a sauté magnifiquement. Tellement fort parfois qu’il a déculassé son cavalier. Il a surtout permis par sa 4ème place à Oslo et sa 8ème à Helsinki de faire tourner le compteur des points en vue d’une qualification pour la finale qui se déroulera en avril à Las Végas. Pour Lyon, Olivier Robert, en accord avec Thierry Pomel, a fait le pari de faire concourir Tempo pour un troisième week-end d’affilé. Avant ce grand moment, le cavalier aquitain a bien voulu se confier à Planète CSO.

Olivier Robert, quel bilan tirez-vous des deux premières étapes de cette nouvelle saison Coupe du monde ?

« J’attendais la nouvelle saison indoor avec beaucoup d’impatience. C’est le sport favori de Tempo je pense. On a très bien démarré en Scandinavie. Oslo s’est très bien déroulée avec une belle 4ème place même si la manière était un peu étonnante par moment mais le cheval bondissait. Il était vraiment fabuleux. Helsinki, je fais un petit 4 points qui nous éloigne du classement mais avec un point pour la Coupe du monde. J’étais déçu car mon cheval était bien, gentil et voulait faire sans faute. Je fais une faute sur la palanque de ma responsabilité alors que le cheval était très bien. Donc c’est mitigé pour le 4 points mais le contenu et la manière étaient bons. Le cheval est en super santé. Je suis vraiment fier de lui. »

Comment abordez-vous Lyon ?

– « Avec confiance. Van Gogh était prévu pour ce week-end mais les événements font qu’on va relancer Tempo parce qu’il va avoir une pause après. Il est vraiment en belle forme. Ça peut paraître un pari étonnant mais on va sauter Tempo un 3ème week-end d’affilé pour essayer de prendre des points car en tant que Français, nous n’avons que deux places cette année. J’aurai une autre Coupe du monde en décembre mais rien avant ».

Tempo est-il un cheval hors normes ?

– « Oui. Je ne me sens pas vraiment amateur mais, s’il avait rencontré un crack cavalier, il aurait été exceptionnel. Je ne suis pas très à l’aise avec lui sur les pistes extérieures. Mes résultats en extérieur sont en dents de scie alors qu’en indoor, il est complètement avec moi. Désormais, il arrive à maturité. Les belles performances nous attendent.

Est-ce lié au fait que c’est un anglo-arabe ?

– « J’en ai monté de très bons pour ne pas dire des cracks comme Quenelle du Py. Mais celui-là a quelque chose de tout à fait sensationnel, il fait quand même soulever la foule. C’est qu’il doit avoir quelque chose d’assez surprenant. Quand on le monte, le sentiment est fantastique. »

Mise à jour le 3 novembre : Finalement Olivier Robert a décidé de courir le GP Coupe du monde avec Vivaldi des Meneaux.

Coupe du monde : Robert Whitaker, dans les pas de son père à Helsinki

Helsinki International Horse Show 2019

Robert Whitaker et Catwalk IV à la remise des prix. © FEI / Satu Pirinen

S’il est un patronyme qui est étroitement associé à la Coupe du monde de saut d’obstacles, c’est bien celui de Whitaker. John et Milton ont écrit l’une des plus belles pages de cette compétition. Aujourd’hui, c’est son fils, Robert (36 ans) qui s’illustre en remportant son premier Grand Prix Coupe du monde à Helsinki (Finlande), associé à Catwalk IV.  L’Espagnol Sergio Alvarez Moya et son jeune et très prometteur Jet Run prennent la deuxième place, tandis que la Belge Céline Schoonbroodt de Azevedo (Cheppetta) monte sur la troisième marche du podium. Kevin Staut seul français au barrage, termine huitième avec For Joy van’t Zorgvliet HDC.

Dites 37. C’est en effet le nombre de couples au départ de ce Grand Prix, disputé…dans une patinoire. Histoire de réchauffer un peu l’ambiance, les organisateurs avaient fait appel au chef de piste brésilien Guilherme Jorge. Et celui-ci s’est fait plaisir en dessinant un parcours comportant, un juge de paix. A savoir un obstacle qui a donné bien du fil à retordre aux compétiteurs. En l’espèce le numéro 10, un mur original, ondulé, bleu mais surtout, judicieusement placé sur une ligne elle-même sinueuse, histoire de corser les difficultés.

Trop facile diront certains. Peut-être. Mais l’homme de l’art a rempli son contrat en signant un tracé qui a sélectionné seulement neuf couples pour le barrage. Ne boudant pas son plaisir, le sud-américain a remis l’obstacle dans un barrage qui se concluait par une haletante galopade sans fin. Le public en a eu pour son argent. Kevin Staut, à défaut d’y perdre son latin y a laissé l’équilibre avec une chute sans gravité sur le fameux mur plus très au goût de For Joy auteur d’un redoutable coup de frein dans la dernière. Le sujet devrait agrémenter les échanges du Français avec son compère Steve Guerdat victime d’un refus d’Alamo sur le même obstacle au premier tour. Le Belge François Mathy Jr pourra également prendre part à la conversation après une grosse incompréhension avec Uno de le Roque sur le même obstacle. Même punition pour Peder Fredricson qui a littéralement traversé le mur au barrage avec Christian K

Olivier Robert de son côté était engagé avec Tempo de Paban. L’Aquitain avait son visage des mauvais jours agacé d’attendre dans le froid que la piste soit prête après une pause pour son entretien. Malgré sa superbe technique, le couple commet une touchette fatale sur une palanque qui le prive de barrage mais pas de points. Ou plutôt juste d’un point glané grâce à sa seizième place.

La légende raconte que chez John Whitaker, dans cette Angleterre profonde du Yorkshire, un cadre est posé sur un commode. Il contient une photo de Robert à ses 3 ans. Le fils de John saute une croix sur un shetland. Le meuble pourra accueillir prochainement un autre cliché, plus récent. Le gamin a pris de l’âge même s’il n’a pas beaucoup grandi et désormais, dans les pas de son père il soulève le trophée du vainqueur d’une étape Coupe du monde.

Les résultats complets, ici.

 

Coupe du monde : Bryan Balsiger confirme son statut d’étoile montante à Oslo

48930207011_3f87eebbc1_c

Bryan Balsiger – Clouzot de Lassus Crédit: FEI/Satu Pirinen

Décidément, la jeunesse suisse a le triomphe insolent. Après Martin Fuchs champion d’Europe de 27 ans habitué des podiums prestigieux, les montagnes de Guillaume Tell nous dévoilent un nouveau talent. Pour sa deuxième participation a une épreuve Coupe du monde, Bryan Balsiger (22 ans) a remporté le Grand Prix d’Oslo, première étape de la saison 2019-2020 devant Luciania Diniz ( Vertigo du Desert) et Geir Gulliksen (Quatro).

Qui est Bryan Balsiger ? Un jeune Neuchâtelois, placé sur une trajectoire ascendante : champion d’Europe des jeunes cavaliers en 2017, champion de Suisse en 2018, membre de l’équipe nationale dont il portait dernièrement les couleurs lors de la finale Coupe des nations de Barcelone.

A 22 ans, on ne se pose pas trop de questions. Il fallait juste être le meilleur des 39 couples engagés dans le Grand Prix et surtout le plus rapide des douze barragistes parmi lesquels quelques grosses gâchettes. A commencer par son compatriote et numéro 1 mondial incontesté, Steve Guerdat.

Conscient de la concurrence Bryan Balsiger a pris tous les risques, surpris lui-même que ça passe. Ce succès, il le partage avec Clouzot de Lassus, un hongre gris de onze ans, fils d’ Ugano Sitte auquel il a spontanément rendu hommage :  « Il se donne à 200% sur chaque concours. Ensemble nous avons gagné l’or aux championnat d’Europe et aux championnats de Suisse, mais cela représente la plus belle de notre carrière. Clouzot est vraiment brave, il y met tout son cœur à chaque fois !« 

Du côté des tricolores, seuls deux cavaliers avaient fait le déplacement : Olivier Robert (Tempo de Paban) et Kévin Staut (Viking d’la Rousserie). Bien leur en a pris. Les compères repartent de Scandinavie avec de précieux points dans leurs besaces. Olivier Robert tout d’abord, aux commande d’un Tempo de Paban éblouissant tellement bondissant qu’il aura sorti de la selle et mis son cavalier en position délicate son cavalier par deux fois. Les abducteurs de l’Aquitain devraient tirer un peu ce matin après avoir sauté sans étriers le dernier obstacle du barrage. Mais Olivier Robert est un artiste dont la perdition ne peut être que momentanée. Il signe une belle performance en se classant 4ème. Plus classique, Kevin Staut dispose avec Viking d’la Rousserie d’une monture performante mais à la facilité trompeuse. Pénalisés d’une barre au barrage, ils terminent 8èmes de la compétition.

Le classement complet, ici.

Steve Guerdat sur le toit du monde à Göteborg

40591280693_4bd97f4167_z

Tour d’honneur pour Steve Guerdat et Alamo. Crédit photo : FEI/Liz Gregg

Numéro 1 mondial en titre, Steve Guerdat a remporté ce dimanche, face à une concurrence féroce, la finale Coupe du monde à Göteborg attestant ainsi sa domination de la tête et des épaules de la discipline. Bravo aux organisateurs et aux compétiteurs qui nous ont fait vivre un grand moment de sport, riche en rebondissements et en émotions. Ce résultat loin d’être acquis au départ doit être mis en (grande) partie au crédit du chef de piste Espagnol Santiago Varela qui, en véritable metteur en scène, aura su mettre les acteurs en valeur et écrire un scénario d’une rare intensité. Le sacre du Jurassien, le troisième pour une finale Coupe du monde, ne doit pas éclipser ceux qui le suivent de près. A commencer par son jeune compatriote, Martin Fuchs (Clooney 51), deuxième, et celui qui aurait tant aimé s’imposer devant son public, le Suédois Peder Fredricson (Catch me not S).

Il serait tout aussi injuste de faire abstraction des performances réalisées pendant ces quelques jours par d’autres cavaliers. On pense ainsi à Daniel Deusser (Tobago Z) et à Beezie Madden (Breitling LS) pour la fluidité et la précision de leur monte mais aussi à Olivier Philippaerts qui après les 11 points de pénalité en première manche avec Legend of Love a redressé la barre pour signer un superbe sans faute en deuxième partie. Comment également ne pas saluer la trajectoire d’Eduardo Alvarez Aznar (Rokfeller de Pléville Bois Margot) surprenant leader d’un jour (vendredi) dont la régularité dans son ascension dans la hiérarchie mondiale ne peut qu’enjouer la péninsule ibérique. Il termine cette édition 2019 à la huitième place. Autre élément notable, la bonne tenue des  jeunes pousses américaines (Eve Jobs et Kelli Cruciotti) mais surtout, la révélation polonaise, Jaroslaw Skrzyczynski (41 ans). Attention, à l’Est, il y a du nouveau.

Enfin, il faut bien parler de nos Tricolores même si le pluriel est presque de trop puisque Kevin Staut a préféré jeter l’éponge en cours de route, Edesa’s Canary n’étant pas des plus à l’aise sur la piste du Scandinavian stadium. Restait donc seul en lice Olivier Robert qui aura acquis une expérience importante pour la suite. Certes l’Aquitain termine à la 13èmeplace mais Tempo de Paban aura marqué les esprits par la qualité de ses parcours. Après une première manche ratée, peut-être trop de fébrilité de la part du cavalier, Olivier Robert a retrouvé les boutons et signé une deuxième manche convaincante avec son fils de Jarnac de 12 ans. Assurément, ce cheval est à suivre de très prés.

or

Olivier Robert et l’incroyable Tempo de Paban (archives)

Reste le cas de l’homme du jour, Steve Guerdat. Déterminé, méticuleux dans sa préparation des grandes échéances, le Jurassien confirme son statut à part dans la planète équestre. Aujourd’hui il est entré dans le petit cercle des triples vainqueurs de la Coupe du monde. A 36 ans seulement le Jurassien endosse un statut particulier entre légende vivante et Federer du jumping. S’il continue sur cette lancée il sera l’un des favoris pour les JO de Tokyo 2020 pour lesquels il est déjà qualifié et où il retrouvera comme chef de piste, un certain Santiago Varela. Un brin dépité malgré sa troisième placeau classement final, le Suédois Peder Fredricson, partageait ce soir à propos du vainqueur un étonnant sentiment mélange de respect et d’impuissance. « Quand Steve monte ainsi, les autres n’ont pas grand-chose à espérer. » Venant du champion d’Europe 2017, la remarque doit être méditée.

Le classement complet, ici.

Steve Guerdat prend la main dans une finale Coupe du monde en demi-teinte

32594696477_4dfec28730_z

Steve Guerdat et Alamo. Crédit photo : FEI/Liz Gregg.

Ça commence bien pour Steve Guerdat. A l’issue d’un tour rapide et sans pénalités le Jurassien, associé pour l’épreuve de chasse à Alamo, a pris la tête de la finale Coupe du monde qui se déroule à Göteborg (Suède). Le numéro un mondial est talonné par un infernal trio belge composé de Pieter Devos (Apart), Olivier Philippaerts (Legend of Love) et François Mathy junior (Casanova de l’Herse). Ça commence moins bien pour les deux seuls tricolores engagés Kevin Staut (Edesa’s Cannary) et Olivier Robert (Eros) respectivement 13èmeet 15ème.

Il y a le sport et puis il y a l’écrin dans lequel il se déroule. Et disons-le franchement, pour sa 41èmeédition les installations mythiques du Scandinavium de Göteborg avec sa forme ovale et surtout ses dimensions restreintes apparaissent comme surannées, inadaptées à un sport desservi par des configurations de bac à sable. Le faible nombre de participants, seulement 33, interpelle sur l’attractivité d’une finale qui aujourd’hui a perdu tout son lustre. Le niveau hétérogène des prestations de ce jour confirment le sentiment de malaise lié à des modes de sélection plus favorables à une représentation géographique mondiale qu’à une sélection des meilleurs. Le chef de piste, l’Espagnol Santiago Varela a bien fait tout ce qu’il pouvait en montant un tour très technique mais, outre le fait de ne pas mettre en valeur les chevaux, des dimensions aussi réduites n’offrent pas la possibilité de multiplier les options et donc d’offrir un spectacle sportif susceptible de faire vibrer les spectateurs.

Demain soir vendredi, également à 18h, la compétition se poursuivra par une épreuve au barème A avec barrage. Après une journée de repos samedi, les hostilités reprendront dimanche pour une finale en deux manches avec seulement 30 cavaliers dans la première à 14h puis la deuxième à 16h réservée aux 20 meilleurs.

Les résultats de la la chasse, ici.

Le classement provisoire, là.

Amsterdam : Kevin Staut au pied du podium

for

Kevin Staut / For Joy (archives) Cliquer pour agrandir.

Ce n’est pas le bout du monde et pourtant. Et pourtant, seulement deux tricolores s’alignaient ce dimanche dans le Grand Prix Coupe du monde d’Amsterdam (Pays-Bas) : Simon Delestre et Kevin Staut. Après quelques week-ends de vaches maigres ce dernier renoue avec les classements même s’il échoue au pied d’un podium confisqué dans l’ordre par Henrik von Eckerman (Mary Lou), Pius Schwizer (Cortney Cox) et Daniel Deusser (Tobago Z).

Dans ce Grand Prix marqué par la présence de nombreux nouveaux visages, la France était quant à elle représentée par ses valeurs sûres. Simon Delestre, brillant vainqueur la veille de la grosse épreuve aux rênes d’un Hermès Ryan aérien et rapide, avait la sérénité qui colle à un compétiteur convaincu de son retour sur le devant de la scène. Le Lorrain a toutefois pleinement conscience de la fragilité d’une ascension construite sur un seul cheval. Sa préoccupation semble aujourd’hui tournée au-delà du retour à son meilleur niveau de Ryan, à la construction d’un piquet solide et complémentaire… même si ces nouveaux coéquipiers (Ulane Belmaniere et Ucello de Will), 11 ans tous les deux, ont vocation à être de passage puisqu’à commercialiser.  Avec un petit 4 points rageant sur le numéro 1 aux commandes d’Ulane, Simon Delestre a de bonnes raisons pour demeurer optimiste. Il est dans la bonne voie.

Idem Pour Kevin Staut. En délaissant Lorenzo pour For Joy du Haras des Coudrettes, le Normand a repris des couleurs signant une très belle première manche suivie d’un barrage dans lequel il estime avoir raté la deuxième partie. Un petit rien mais qui écarte Kevin Staut du podium. Encourageant tout de même pour le leader du jumping hexagonal.

Le classement complet ici.

Leipzig sourit à Christian Ahlmann

ahl

Christian Ahlmann – Caribis Z Longines FEI Jumping World Cup 2019 © FEI / Leanjo de Koster

Après Malines (Bel) il y a trois semaines, Christian Ahlmann a récidivé en remportant le Grand Prix Coupe du monde de Leipzig (All) en selle cette fois sur un autre étalon gris, Caribis Z, reconnaissable entre tous par son troublant œil vairon. L’Allemand de 44 ans s’impose dans un barrage à sept dont deux autres concurrents seulement terminent l’épreuve sans pénalités. Le Belge François Mathy jr deuxième associé à Uno de la Roque et l’Italien Lorenzo de Luca, troisième, avec le toujours aussi démonstratif Armitages Boy.

A propos de Caribis Z, 12 ans, Christian Ahlmann, centaure en chef du Zangersheid, déclarait à l’issue de l’épreuve : « Il a toujours été un peu dans l’ombre de Taloubet et de Codex mais il a énormément progressé au cours de la dernière saison. Il est prêt pour faire de grandes choses maintenant ». Le fils de Caritano engagé dans les GP 5* seulement depuis septembre dernier sera donc à suivre de près le reste de la saison.

Côté tricolore seuls deux cavaliers figuraient parmi les 40 partants. Malheureusement pénalisé d’un point de temps dépassé avec Tempo de Paban, Olivier Robert s’est trouvé privé de barrage mais se classe huitième de l’épreuve ce qui devrait lui permettre de concourir à la finale de Göteborg. En revanche Kevin Staut et Lorenzo ont eu moins de succès avec trois fautes qui ont renvoyé le couple en fond de classement (30ème).

Le classement complet, ici.

Martin Fuchs s’embâle

fuchs

Martin Fuchs et Clooney (archives). Cliquer pour agrandir.

A chacun son jardin. Pour Martin Fuchs ce sera le CSI 5* de Bâle. Le jeune Zurichois de 26 ans vient d’y réaliser un superbe doublé en remportant deux années de suite le Grand Prix sur Clooney 51, son fidèle hongre gris westphalien de 11 ans. A l’issue d’un barrage à trois le digne fils de Thomas Fuchs devancele Néerlandais Marc Houtzager (Calimero) et le Belge Pieter Devos (Apart).

Rien ne semble plus arrêter Martin Fuchs déjà auréolé de nombreuses victoires (136) malgré son jeune âge. En septembre il décrochait la médaille d’argent lors des championnats du monde 2018 de Tryon. En novembre c’est le réputé Grand Prix d’Equita’Lyon qui tombait dans son escarcelle. Pour la dixième édition les organisateurs du CSI de Bâle avaient mis les petits plats dans les grands avec une labellisation étape Coupe du Monde. Dans ce contexte la victoire du quasi-enfant du pays, a eu un petit goût de cerise sur le gâteau.

On ne cherchera pas de Français au tableau d’honneur. Malheureusement. Deux fautes en première manche pour Philippe Rozier (Cristallo) et Simon Delestre (Ulane Belmanière). Quatre fautes pour Kevin Staut et Lorenzo.

Le classement complet, ici.

 

 

 

 

 

Martin Fuchs met Lyon à l’heure Suisse

Fuchs

Martin Fuchs et Clooney 51

Equita Lyon, rebaptisé cette année Equita Longines, a tenu une nouvelle fois toutes ses promesses en offrant à son public fidèle un Grand Prix Coupe du monde de haute tenue. Un très beau spectacle, haletant où la crème mondial du jumping s’est battue pour remporter un titre convoité. Venue en voisine, la Suisse a trusté le podium comme elle l’avait fait en septembre dernier aux Jeux Équestres Mondiaux de Tryon. Martin Fuchs (Clooney 51) ajoute son nom à la liste des vainqueurs de l’étape Coupe du monde de la capitale des Gaules. Steve Guerdat (Bianca) monte sur la troisième marche du podium. Lorenzo de Luca (Ensor de Litrange) se glisse entre les deux, offrant au passage un nouvel accessit aux écuries Stephex. Côté Français, Kevin Staut (For Joy) signe une nouvelle fois la meilleure performance (5ème).

Ses trois poils en menton destinés à le vieillir un peu ne trompent personne. Malgré un palmarès déjà fourni, Martin Fuchs a seulement 26 ans. Dans son cas on ne parlera donc pas d’une génération montante, elle est bien arrivée au sommet de la hiérarchie mondiale. Car il fallait une bonne dose de maturité et de maîtrise technique pour sortir premier d’un tel plateau de cavaliers. Mais voilà, le jeune helvète avait une autre corde à son arc, celle de la confiance en soi, déterminante dans le sport. Cet atout psychologique décisif qui a l’inverse du doute permet de se transcender et de prendre avec succès tous les risques qu’on appelle la spirale de la gagne.

« Clooney prend de l’âge, il a maintenant 12 ans et va de mieux en mieux, même s’il était difficile au début . Mais avec le temps, nous avons appris à travailler très bien ensemble, et maintenant nous pouvons tout faire ! » a commenté son cavalier.

Si les lauriers de la victoire sont revenus à Martin Fuchs, ce n’est vraiment que d’un cheveu. 53 centièmes le séparent de Lorenzo de Luca et 64 centièmes de Steve Guerdat. Autant dire que tout s’est joué dans un mouchoir de poche et que dans cette discipline, ce sont des cheveux d’ange qui séparent les présents sur le podium.

Si la Marseillaise n’a pas retenti pour cette édition 2018, on ne peut pas parler globalement de déception pour le camp français, hormis pour Simon Delestre et Hermès Ryan qui peinent à retrouver leur niveau d’antan. A l’inverse, Pénélope Leprevost qui s’avouait contrariée en sortie de tour pour sont point de dépassement de temps a des raisons d’être satisfaite. Vancouver de Lanlore est désormais pleinement opérationnel. Encore quelques petits réglages et le fils de Toulon entrera dans le temps imposé. Outre Kevin Staut, trois autres cavaliers tricolores étaient présents au barrage dont Guillaume Foutrier (Valdocco des Caps) et Nicolas Deseuzes (Carriage 5) pour qui c’était la première participation à une manche de coupe du monde. Ils terminent respectivement 7éme et 9éme. Malchance en revanche pour Olivier Robert auteur d’un superbe premier tour sur Tempo de Paban, contraint à l’abandon au barrage suite à une incompréhension sur un oxer au barrage.

Le classement complet, ici.

Daniel Deusser s’impose à Vérone

Longines FEI World Cup™ Jumping Verona

And the winner is … Daniel Deusser. Crédit photo : Massimo Argenziano/FEI

Les amoureux du jumping en ont eu pour leur argent. Si l’Allemagne s’est imposée dans le Grand Prix Coupe du monde grâce à Daniel Deusser (Calisto Blue), le public de la cité italienne a vibré pour les nombreux Azzurri engagés dans l’épreuve dont le meilleur représentant, Luca Marziani / Tokyo du Soleil, termine 5ème. A l’issue d’un barrage à 14 concurrents, Niels Bruynseels (Gancia de Muze) prend la deuxième place. Le Belge coiffe sur le poteau Martin Fuchs 3ème associé à Clooney 51 alors que Bertram Allen avec une Molly Mallone en pleine forme malgré ses 19 ans termine au pied du podium.

Longines FEI World Cup™ Jumping Verona

Luca Marziani témoin du réveil de l’équitation transalpine signe la meilleure performance italienne. Crédit photo : Massimo Argenziano/FEI

A l’image de nombreuses autres têtes d’affiches (Ehning, Guerdat, Eckermann, Smoders…) Kevin Staut (For Joy), auteur de deux fautes au barrage a vu s’échapper les places d’honneur. 12Ème au classement final, il peut néanmoins se consoler avec les 5 points tombés dans son escarcelle. Simon Delestre ne peut malheureusement en dire autant avec un Chesall Zimequest sur le frein, obligeant son cavalier à le stimuler d’un coup de cravache sur l’arrière-main sur tous les oxers. Mais quand le coeur n’y est pas, il n’y est pas. Le fils de Casall arrêté dans le milieu du triple a contraint son cavalier à l’abandon.

Sensible également, Calisto Blue l’est assurément. C’est ce qu’à indiqué a posteriori Daniel Deusser. Le cavalier des écuries Stephex qui monte ce hongre de 11 ans, préalablement sous la selle de Michael Whitaker, seulement depuis le mois de juillet semble toutefois avoir trouvé les boutons.

Le classement complet, ici.

Bercy : Beezie Madden, reine d’un deuxième soir

BM

Beezie Madden et Breitling LS

On connaissait un Américain à Bercy de Georges Gershwin, il faut désormais rajouter une Américaine à Bercy, en référence à la prestation de Beezie Madden dans l’AccordHotels Arena. La reine Beezie persiste et signe, conservant le leadership à l’issue de la deuxième journée de compétition, toujours sur la même monture, Breitling LS, son étalon de douze ans. On ne change pas, il est vrai, une équipe qui gagne.

Quand elle perd, en revanche, des modifications s’imposent. A commencer par Harrie Smolders. Le choix d’Emerald en lieu et place de Zinius s’est trouvé pertinent puisqu’il permet au Batave de monter sur la deuxième marche du podium.  Les changements de monture de Kevin Staut et Simon Delestre ont également porté leurs fruits. Les deux français se sont qualifiés de belle manière pour le barrage avec respectivement Silver Deux de Virton et Chesall Zimequest où ils ont retrouvé Bosty toujours associé à Sangria du Coty. « Pas mal cette petite Beezie » s’amusait goguenard comme à son habitude le cavalier de Barbizon venu présenter ses félicitations au vainqueur de la soirée. Un Bosty satisfait car son petit point de dépassement de temps sur le tour initial lui permet de progresser de quelques places au classement général, de la 12ème à la 10ème soit, à trois barres de Beezie Madden et à moins de deux du podium. Idem pour Simon Delestre, après sa 9ème place du jour acquise… à la cravache.

Avec un barrage à 9 marqué plus par de grandes galopades que de véritables options, le droit à l’erreur n’existait pas. Kevin Staut après la déception d’hier a signé un double sans faute mais pas suffisamment rapide pour être sur le podium. Il doit se contenter d’une cinquième place qui constitue toutefois la meilleure performance française et normalement son billet d’entrée pour la finale de la finale dimanche. Encore sous le choc de sa prestation de la veille avec Rêveur le cavalier du Haras des Coudrettes a précisé son état d’esprit du moment : « Hier ce fut difficile pour moi, pas seulement sportivement mais surtout sentimentalement puisque Rêveur de Hurtebise HDC m’a montré qu’il n’avait plus trop envie de tout donner. Avec les propriétaires, nous nous sommes toujours promis que nous serions à l’écoute de nos chevaux, Rêveur va donc progressivement prendre sa retraite. Mais la très belle performance de Silver Deux de Virton HDC aujourd’hui me montre aussi qu’il y a un avenir. J’ai en lui une bonne relève et c’est rassurant. Tout cela est la beauté de notre sport : on passe de la nuit au jour ».

La grosse surprise est venue du camp allemand dont les deux piliers ont vacillé. Marcus Ehning (Cornado NRW) et Daniel Deusser (Cornet d’Amour) ont failli avec respectivement 12 et 14 points de pénalités. On ne verra pas donc pas Daniel Deusser dimanche, pourtant 2èmehier.

BM2

Beezie Madden

La suite, c’est un peu Beezie Madden qui l’a esquissé : « Aujourd’hui mon cheval était fabuleux, je peux toujours compter sur lui. J’ai d’excellentes sensations avec lui, c’est un étalon qui se comporte très bien et qui a très bon caractère. Maintenant, il s’agit d’être aussi performant dimanche. On est seulement à la moitié du championnat car il nous reste encore deux, voire trois parcours ». Rendez-vous dimanche après-midi pour la suite.

Le classement de l’épreuve, ici.

La retraite plutôt que la coupe pour Rêveur de Hurtebise

Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise

Kevin Staut était pourtant enjoué, presque pressé d’entamer cette finale Coupe du Monde qu’il avait follement envie d’ajouter à son palmarès et à celui de Rêveur, son cheval olympique. Las, l’équitation est une affaire de couple et quand les sentiments ne sont pas partagés, on peut tomber parfois de haut. C’est le cas du cavalier du Haras des Coudrettes qui a pris un coup au moral jeudi soir pour l’épreuve dite de chasse (un baréme A en fait).

Que Rêveur de Hurtebise ait des jours où il est moins bien, ça arrive. Une ou deux barres au plus. Mais hier soir le score a été lourd, beaucoup plus lourd. « Ça ne lui ressemble pas » expliquera par la suite Kevin Staut au micro d’Elodie Mas (vidéo). D’abord le numéro 1 puis, 4 autres fautes. Au-delà des espoirs de victoire qui s’envolent, Kevin Staut en homme de cheval sait qu’il vient de se passer quelque chose. C’est ce qu’il confie en toute sincérité à la journaliste de L’Eperon en sortie de piste. « On attendait le moment où il allait nous dire qu’il était temps de le mettre à la retraite« , explique-t-il. Celui semble arrivé. Une discussion s’engage dans la foulée avec Emmanuelle et Armand Perron-Pette les propriètaires. La décision tombe très rapidement dans la soirée via un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux (ci-dessous) par le Haras des Coudrettes. Le temps de la retraite est arrivé pour Rêveur de Hurtebise.

« Ce soir Rêveur de Hurtebise *HDC n’ a pas été au rendez-vous mais aucun d’entre nous, aucun d’entre vous, ne peut lui en vouloir. Il a été un partenaire fantastique pour Kevin, un compagnon exceptionnel pour nous et un équipier fidèle qui a tout donné à l’équipe de France en contribuant très activement à toutes les dernières belles médailles françaises. Alors comment aujourd’hui du haut de ses 17 ans ne pas entendre sa voix. Il vient juste de nous dire que cela ne l’amuse plus autant qu’aux JEM de Caen, qu’il ne prend plus autant de plaisir qu’à Rio et qu’il a donné tout son cœur en décembre dernier à Genève en remportant le Top 10. Alors il est temps pour Kevin, Laurence, Armand et moi ainsi que pour toute l’équipe HDC de rendre hommage à notre petit crack en lui laissant tranquillement prendre du recul et tirer sa révérence doucement au rythme qui lui conviendra le mieux au cours de cette dernière année. Nous ne sommes pas tristes car il est en pleine forme et heureux, nous allons donc, comme nous l’avons fait pour Silvana, Orient Express, Ornella et les autres lui offrir encore de bien belles années sous nos fenêtres dans nos paddocks normands. Alors ce soir, Kevin et moi te remercions pour nos plus beaux souvenirs et nos plus belles émotions … tu es toujours là près de nous, plus beau que jamais, c’est le plus important. Il va te falloir veiller sur les petits jeunes des écuries et leur donner tes secrets … ceux d’un champion.
Merci mon p’tit crack ».

 

 

 

 

Beezie Madden et Breitling donnent le tempo à Bercy

Beezie

Beezie Madden et Breitling LS

Première journée et première déception pour le camp français pour l’épreuve d’ouverture des finales Coupe du monde de Bercy.  Une vraie douche froide à l’image de la météo à l’extérieur de l’AccordHotels Arena.

Bosty meilleur tricolore pointe seulement à la douzième place, pénalisé d’une barre avec une Sangria du Coty néanmoins en forme de l’avis de son cavalier. Les américains, venus en nombre, réalisent en revanche une belle opération. L’inoxydable Beezie Madden prend la tête de la compétition avec Breitling LS, un étalon de 12 ans très en forme ces dernières semaines a-t-elle précisé en conférence de presse.

Daniel Deusser, deuxième avec Cornet d’Amour, le même cheval avec lequel il remportait la finale il y a quatre ans à Lyon, se retrouve à une place stratégique. A l’affût sans avoir à supporter la pression du leader.

Troisième, et c’est un peu la surprise, on retrouve un deuxième américain quasi-inconnu sur le vieux continent mais compétiteur rôdé aux Etats-Unis. Devin Ryan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, associé à Eddie Blue, un hongre de seulement 9 ans, fils de Zirocco Blue, tiendra-t-il son rang les prochains jours ? Réponse demain vendredi à 20h30 pour une épreuve avec barrage d’1m60.

Le classement de l’épreuve ici.

Rêveur de Hurtebise, le joker de Kevin Staut pour la finale Coupe du monde

Reveur

Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise HDC

Kevin Staut l’a confié à GrandPrix-Replay.com. Le Français abordera la finale Coupe du monde de Paris avec Rêveur de Hurtebise qui a 17 ans est un cheval d’expérience. Silver Deux de Virton viendra toutefois en appui pour prendre si nécessaire le relai en cas de blessure ou de baisse de forme.

Aldrick Cheronnet : « surtout ne pas se prendre la tête et la grosse tête »

Aldrick Cheronnet et Tanael des Bonnes (archives)

Installé à Saint Nicolas de la Grave, entre Agen et Montauban, Aldrick Cheronnet se revendique comme un cavalier du Sud-Ouest bien qu’aucun accent ne vienne colorer sa voix. Son « pays » peut néanmoins être fier de lui. A Göteborg, dans les lointaines terres suédoises, Aldrick a signé la meilleure performance française dans la très disputée dernière étape du circuit Coupe du Monde. A défaut d’arracher sa qualification pour les finales Coupe du Monde de Paris ce cavalier pas tout à fait comme les autres méritait bien d’être passé sous un feu roulant de questions.

Aldrick Cheronnet, vous n’êtes pas un nouveau venu dans le milieu du saut d’obstacles. Ca fait une trentaine d’année que vous écumez les terrains de concours avec une participation régulière dans les internationaux jusqu’en 4*. Le 5* c’est vraiment différent ?

Oui, c’est tout à fait différent. Déjà le 4* c’est un palier, c’est une évidence par rapport au 3*. Au niveau de la concurrence ce sont des épreuves qui se courent beaucoup plus vite avec des cavaliers qui sont vraiment expérimentés.

Le grand public vous découvre essentiellement depuis un an, grâce notamment à vos participations dans le circuit Coupe du Monde et à la forte médiatisation de celui-ci. Est-ce que cette nouvelle notoriété à des incidences sur votre vie professionnelle ? Les regards qui se posent sur vous sont-ils aujourd’hui différents ? Est-ce que cela vous ouvre de nouvelles portes ?

Je ne me rends pas vraiment compte si le regard des gens a changé. Moi, je sais d’où je viens. C’est quelque chose d’assez difficile aujourd’hui. Tout est compliqué. Il suffit de la perte d’un cheval pour revenir dans un sport différent dans de la re-préparation et ainsi de suite. Je suis bien conscient de ces choses pour avoir eu moi-même des passages où l’on fait de beaux concours et après être revenu en arrière. Donc voilà, je continue mon chemin en préparant des chevaux pour essayer de rester au plus haut-niveau. Mais au niveau des retombées, ce n’est pas très simple. Je pense qu’elles se font lorsqu’on intègre les 50 meilleurs mondiaux. Aujourd’hui même lorsqu’on est dans un classement qui est bien il faut continuer à se battre pour essayer d’avoir des sponsors et séduire des partenaires pour améliorer son écurie.

La dernière étape qui vient de se courir à Göteborg ce week-end marque la fin d’un cycle. Ce rendez-vous historique du circuit Coupe du Monde semble vous porter chance. Il y a un an vous y avez signé votre première victoire en 5* dans le Grand Prix de la ville de Göteborg  Tout au long de l’année 2017 vous avez connu une formidable ascension au sein du classement mondial. Vous êtes ainsi passé du 292ème rang mondial au 99ème en fin d’année. A ce jour vous pointez à la 95ème place. Quel regard portez-vous sur cette année écoulée ?

C’était un peu mon objectif en 2017 d’intégrer les 100 meilleurs mondiaux. Je suis assez fier d’y avoir accédé. Maintenant j’ai pu arriver à rentrer dans ce classement et je suis satisfait parce que mes chevaux physiquement sont vraiment au top. Ce n’est pas toujours le cas quand on n’a pas une grosse écurie, un gros piquet de chevaux pour prendre des points pour la ranking. Jusque là, j’ai pu emmener mes chevaux dans ce classement avec des chevaux dans une très bonne santé et un âge qui est plutôt chouette et assez jeune par rapport à d’autres écuries.

Ça va être difficile d’améliorer le classement cette année, c’est évident. Il faut bien choisir les concours. D’une année sur l’autre il ya des points à perdre. Ca devient la course aux points. Il faut donc avoir une bonne stratégie car ça peut devenir « mortel ». Je ne voudrais pas que les chevaux subissent des problèmes de santé. C’est donc à moi de bien gérer tout ça pour pouvoir accéder à un meilleur classement.

Avez-vous amélioré des choses dans votre organisation ou la préparation de vos chevaux ?

Oui, j’ai changé beaucoup de choses. J’ai été un peu dur dans mon choix de chevaux. J’avais beaucoup de chevaux assez jeunes qui sautaient des épreuves 140-145.  Il a fallu que je prenne des décisions et que j’en vende pas mal dans l’incertitude qu’ils puissent faire des grosses épreuves. J’ai préféré les vendre de façon à avoir une trésorerie qui me permette de me consacrer un peu plus à mes chevaux de tête, à tort ou à raison. On va voir si ça va payer. J’en gardé quand même un par génération afin de me constituer une relève. Maintenant j’ai la chance d’avoir comme propriétaire Guy Belooussof, les écuries du Herrin, avec un réservoir assez important de jeunes chevaux. Je m’occupe aussi de Valentine, la fille de Guy, qui commence à accéder à un très bon niveau qu’il faut donc aussi fournir en chevaux. Je suis donc toujours à la recherche de propriétaires, de nouveaux chevaux.

Vous ratez de très peu votre qualification pour les finales Coupes du Monde de Paris mais de belle manière en décrochant une superbe 5ème place. Vous n’êtes pas trop déçu ?

On peut toujours être déçu, et me dire il manque un point ! C’est un petit 4 points ici ou là. Je me dis que c’est bien dommage. Maintenant je suis extrêmement satisfait de la saison que le cheval m’a procuré. C’est la première fois que je cours ce circuit. J’ai beaucoup de chance que Philippe Guerdat m’ait mis dans ces Coupes du Monde et m’ait fait confiance. J’ai pris de beaucoup d’expérience. Je ne perds pas espoir d’une finale. Il peu y avoir des rebondissements. Je me dis aussi tu as fait des fautes qu’à ce niveau on ne doit pas se permettre. Il faut arriver à être un peu plus serein dès le premier jour. Des petites choses. Si je n’y suis pas c’est parce que c’était un peu trop tôt. Aujourd’hui, je n’en tire que du positif.

Aldrick Cheronnet et Tanael des Bonnes (archives)

A bientôt 48 ans (son anniversaire est le 14 mars) vous êtes un homme et un cavalier mûr. Après un mini passage à vide de 2-3 concours vous avez rectifié le tir en décrochant un classement sans céder à la pression liée aux enjeux de qualification, sans prendre tous les risques notamment de mettre Tanael dans le rouge. Avec le recul vous pensez avoir fait le bon choix ?

Non, pas de regrets. Le premier jour j’avais mis le cheval dans une petite épreuve et il a très bien sauté. Le lendemain je l’avais mis dans la qualificative. Je ne sais pas trop l’expliquer, est-ce que c’est lui est-ce que c’est nous deux, il était assez chaud, à la limite trop dans la puissance, assez dur dans la bouche. Assez compliqué et pas assez dans la concentration. J’ai préféré m’arrêter et faire deux fois une volte. Beaucoup de personnes ont dit c’est fini, trop de pression, mais en sortant de piste j’ai dit à Philippe Guerdat « dimanche ça va aller, je le sens, ça va aller« . J’avais un gros pressentiment à ce niveau là mais je connais bien mon cheval. Je suis content parce qu’il a démontré que ce n’était pas une contre-performance, qu’il est en forme et qu’il est là. Il fallait rentrer dans les 5, je n’ai pas pris tous les risques. Ça n’a pas marché. Il me manque un point pour être qualifié mais je préfère être double sans faute que d’avoir fait 4 points. Là, pour le coût, j’aurais eu beaucoup de regrets.

L’anecdote rapporte que Tanael hennit souvent avant de rentrer en piste et que c’est plutôt bon signe. Il l’a fait à Göteborg ce week-end ?

Il ne l’a pas fait le premier jour, pas plus le deuxième. Il ne l’a pas fait pas non plus en entrant en piste pour le premier parcours Coupe du Monde donc je l’ai monté avec beaucoup de détermination (vidéo 1). Il l’a senti et était très à l’écoute même s’il a fallu que je le mette à l’effort deux ou trois fois pour le rendre vigilant. Par contre pour le barrage, en entrant, il s’est mis de nouveau à hennir et à je me suis dit, « on est au vert« . Et quand on regarde la vidéo du barrage, il a beaucoup mieux sauté car on s’est retrouvé complètement. C’était beaucoup plus fluide et moins à l’effort.

Parlez-nous de ce fils de Watch me Hoy. Il du genre facile ou compliqué ?

C’est un cheval qui est facile d’une certaine manière mais qui a besoin de se sentir en confiance avec son cavalier. Il a besoin de travailler dans la gaieté. On est tous les deux du genre instinctifs. On a nos codes. On est un petit peu du sud tous les deux puisqu’il a un courant de sang anglo dans la mère. On s’est un peu fabriqué comme ça. Mes autres chevaux ne fonctionnent pas du tout de la même manière. C’est notre sauce à nous deux.

Votre piquet de tête est également constitué d’Uris de la Roque et d’Atlantis. Ils se situent comment par rapport à Tanael ?

Valentine m’a confié Ioriot car elle a beaucoup de chevaux en ce moment. Un cheval remarquable avec beaucoup de potentiel mais un peu délicat. Il se rajoute à mon piquet pour une période de formation. Donc j’ai 4 chevaux plus ma jument Ciska (Van Paemel Z) qui va reprendre la compétition dans un mois et demi. Donc quand la saison extérieure va réellement débuter je vais faire deux lots de chevaux de façon à pouvoir faire des rotations sans les fatiguer.

Que faut-il vous souhaitez pour cette année 2018 ? Quel est votre objectif ?

L’objectif, c’est le plus haut ! Continuer à avancer, à rester humble et dans la normalité, surtout ne pas se prendre la tête et la grosse tête. Je reste de mon tracé où j’essaie de profiter au maximum de ce qui se présente, de mes chevaux, des beaux concours. De démontrer aussi qu’on a tous notre chance et qu’au travers de mes résultats il y a beaucoup de personnes qui peuvent s’identifier, se dire « il l’a fait à sa manière et on peut le faire aussi ». On a la chance d’avoir un sélectionneur qui ouvre énormément et qui donne sa chance à beaucoup de cavaliers donc il faut savoir la saisir et continuer à avancer.

Propos recueillis par Henry Moreigne

Bordeaux : Pieter Devos, homme pressé, cavalier comblé

apid

Pieter Devos et Espoir

Sa nervosité tranche avec le calme olympien des Staut ou Guerdat. A peine apparente, bien contenue. Pieter Devos est un homme pressé sur la piste ou lorsqu’il accorde un entretien à un journaliste. Mais c’est avant tout un professionnel impeccable aussi bien dans les affaires que dans le milieu professionnel du jumping. L’homme a du sang mais toujours maîtrisé. Une vraie qualité donc, de celles qui permettent de s’imposer dans un barrage d’étape Coupe du Monde. Samedi soir à Bordeaux, le Belge associé à Espoir était le meilleur et surtout le plus rapide à l’issue d’une galopade de folie dans une interminable ligne droite conduisant sur le dernier obstacle (photo). Au final, Pieter Devos s’est imposé dans un barrage à neuf devant le Maître Marcus Ehning (Cornado NRW) et la surprise du week-end, l’Espagnol Manuel Fernandez Saro (Carnavaro 9), 107e mondial…

aPietD

Pieter Devos, heureux vainqueur de l’étape CdM de Bordeaux

Malgré un important contingent, les forces française de l’équitation sont passées à côté de l’épreuve. Roger-Yves Bost a néanmoins sauvé l’honneur en décrochant une belle 7ème place dans une osmose parfaite avec la belle Sydney Une Prince. Les choses se cont beaucoup moins bien passées pour les autres tricolores. Pas de contre-performance pour Kevin Staut (4 points avec Rêveur de Hurtebise) mais 8 pour Simon Delestre (Teavanta) et Pénélope Leprevost (Vagabond de la Pomme) et une Quenelle du Py beaucoup trop délicate même dans les mains expérimentées d’Olivier Robert pour permettre à ce dernier d’exceller sur ses terres.

bosty

Flying Bosty sur Sydney Une Prince a signé la meilleure performance française

Le Grand Prix dominical devrait néanmoins offrir aux déçus du samedi soir de repartir avec le sourire aux lèvres. Ou pas.

Le classement de l’épreuve ici.

Martin Fuchs et Clooney, c’est de la Bâle

fuchs

Martin Fuchs et Clooney 51 (archives)

A tout seigneur, tout honneur. Les Suisses sont restés maitres chez eux pour ce premier Grand Prix 5* de l’année en terres helvétiques. Une première. A 25 ans, Martin Fuchs devient le premier premier (petit) Suisse de l’Histoire à s’imposer dans son jardin à Bâle avec Clooney 51. Cerise sur le gâteau c’est un autre compatriote qui prend la seconde place (Werner Muff / Daimler), reléguant notre Simon Delestre national associé à Chesall à la troisième marche du podium.

Le classement intégral du GP, ici.

Londres : Roque around the clock pour Julien Epaillard

London International Horse Show Olympia 2017

crédit photo : Kit Houghton /Horsepower

Il ne suffit pas de démarrer l’année en fanfare. Il faut savoir aussi la conclure en beauté. C’est chose faite pour Julien Epaillard. Vainqueur surprise de l’étape Coupe du Monde de Bordeaux en février, sensation du Paris Eiffel jumping en juillet, le Normand de 40 ans a récidivé de façon magistrale dans la so british enceinte de l’Olympia de Londres ce week-end. L’enfant terrible de l’équitation française douche les rêves de doublé de Scott Brash pour s’imposer avec facilité aux commandes de Toupie de la Roque dans un barrage à 4 participants. Kevin Staut (Silver Deux de Virton), plus rapide des 4 points prend la 5ème place.

L’image était magique. La Marseillaise et le beau sourire de Julien Epaillard avaient des allures de Noël avant l’heure. Mais avant d’en arriver là, il a fallu batailler un peu, beaucoup. D’autant plus que le chef de piste brésilien Guillaume Jorge n’a pas brillé par son génie. Le parcours réservé aux 36 engagés a vite tourné à l’exercice de déforestation sauvage. A croire que l’hiver s’annonce rude outre-manche tant le bruit du bois aura été incessant tout au long de l’épreuve.

Quatre couples ont néanmoins réussi trouvé les clés pour arriver à bon port sans pénalité. Un quatuor de choix avec Scott Brash (Ursula XII), Edwina Tops Alexander (Inca Boy van T Vianahof) et Peder Fredricson (Christian K). Parmi eux le frenchie avait des allures de vilain petit canard avec son palmarès moins étoffé et une jument sous sa selle seulement depuis le mois de mai. Le barrage tant attendu pouvait commencer.

Acte I : Peder Fredricson ouvre le bal

Le champion d’Europe en titre, premier à s’élancer boucle son barrage sans faute mais sans prendre tous les risques, pas vraiment décidé à mettre sa monture dans le rouge. Les choses sérieuses débutent.

Acte II : Edwina met la barre un peu plus haut. L’Australienne a du métier et un cheval comme elle les aime : une boule de muscles, compacte et terriblement bondissante. Sans surprise, Mme Tops améliore le chronomètre et met la pression sur les suivants.

Acte III : le favori entre en scène. Chouchou du public et un peu trop sûr de lui, Scott Brash voyait l’affaire pliée. Avec une Ursula en pleine forme et un art des tracés courts et rapides, le vainqueur de l’édition précédente pense déjà au chèque qu’il trouvera au pied du sapin. L’Écossais met donc les gaz et améliore le chronomètre… de 3 secondes. Au suivant.

Acte IV : Julien Epaillard entre en scène

Le Français est devancé par sa réputation de cavalier très rapide mais aussi par une malchance qui a tendance à lui coller comme le sparadrap aux doigts du capitaine Haddock. Mais la place d’outsider est parfois la meilleure. Julien Epaillard signe un barrage fluide et très rapide servi par une jument de très grande classe. Scott Brash serre les dents. Le Normand lui a volé « sa » victoire. Beau joueur, le public londonien salue la performance. C’est seulement la deuxième fois qu’un Français s’impose dans une étape Coupe du Monde à l’Olympia.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

Victoire sur le fil de Daniel Deusser aux Longines Masters de Paris

aDD.JPG

Daniel Deusser et Cornet d’Amour (archives)

Il flottait ce week-end à Paris Nord-Villepinte comme un petit air de belgitude. L’armada EEM de Christophe Ameeuw avait planté sa caravane dans la capitale Française. Pas de baraque à frites mais beaucoup du strass et des paillettes et une coloration people savamment recherchée.  Côté paddock, les organisateurs ont pu faire prévaloir un très beau plateau de compétiteurs même si finalement le Grand Prix ne s’est couru qu’avec 35 partants.

La victoire est revenue à un couple expérimenté. Daniel Deusser s’impose dans un barrage à 12 participants sur son fidèle Cornet d’Amour. C’est avec ce  hongre westphalien désormais âgé de 14 ans que le cavalier de tête des écuries Stephex (toujours des Belges) avait épinglé en 2014 la finale Coupe du Monde à Lyon. Autant dire que la complicité dans le couple est totale. Il fallait bien ça pour arriver à devancer d’un cheveu, 13/100es,   l’autre couple ultra-performant du moment : Simon Delestre et Hermès Ryan. Le fils surdoué d’Hugo Gesmeray a, une nouvelle fois, démontré son incroyable régularité. « Ryan n’a pas loupe un seul Grand Prix depuis six mois » a confié tout heureux son cavalier lorrain au micro de l’Eperon.

De passage à Paris la veille, Barack Obama a rappelé dans un discours très attendu que les américains adorent la France. Ce n’est pas Lauren Hough qui dira le contraire. En selle sur sa frêle Ohlala, la fille de l’Oncle Sam clôture le podium à la troisième place, juste devant Pénélope Leprevost également sans faute au barrage avec Vagabond de la Pomme.

Le classement complet du GP ici.

Roger-Yves Bost remporte le GP Coupe du Monde de Madrid

aryb

Roger-Yves Bost et Sydney Une Prince (archives)

Notre Bosty national est au jumping ce qu’Ayrton Senna était à la Formule 1 : toujours pied au plancher. Et quand ça passe, le Barbizonnais est tout simplement imbattable. Le champion olympique par équipe en a fait une nouvelle fois la démonstration samedi soir dans le Grand Prix 5* du Mardi Horse Week. Le Français en selle sur Sydney Une Prince devance le Belge Niels Bruynseels deuxième sur Cas de Liberté et l’Irlandais Mark McAuley, révélation de cette fin d’année, troisième, associé à Miebello.

Avec 18 qualifiés pour le barrage (sur 40 partants), le droit à l’erreur n’existait pas. Ça tombe bien,  la main de Bosty n’a pas tremblé. Le Français signe un parcours intelligent sans mettre pour autant sa jument olympique dans le rouge. Idem pour son compatriote Aldrick Cheronnet (Tanael des Bonnes) qui malgré une expérience moins importante à ce niveau réalise un barrage de grande qualité qui lui donne accès, en dépit d’une concurrence féroce, à une belle sixième place.

Le classement intégral du GP ici.

Kevin Staut, meilleur Français à Stuttgart

aks

Kevin Staut et Silver Deux de Virton HDC (archives)

Si le Grand Prix du CSI 5* de Stuttgart a été marqué par la victoire de Steve Guerdat sur Hannah, Kevin Staut a une nouvelle fois vaillament défendu les couleurs françaises. Le champion olympique par équipe signe en terres allemandes la meilleure performance française. Un double sans faute avec Silver Deux de Virton HDC, pourtant sous sa selle que depuis 2016,lui permet de se classer à la 7ème place et de glaner des points supplémentaires synonymes de qualification pour la finale Coupe du Monde qui se déroulera en avril prochain au palais omnisports de Paris-Bercy.

Le classement intégral du GP, ici.

Equita’Lyon : Hermès Ryan, tel le phénix…

SDa

Les lauriers du succès pour Simon Delestre et Hermès Ryan

On a connu des Grand Prix d’Equita’Lyon avec des plateaux légèrement plus relevés mais, l’édition 2017, même restreinte à 40 engagés, n’était en aucun cas au rabais. La victoire de Simon Delestre associé à un Hermès Ryan revenu au top de sa forme doit être saluée. Tant sur le fond avec un cavalier qui a su intelligemment prendre le temps de préserver et de ramener son « petit bijou » au plus haut niveau que sur la forme avec un barrage somptueux porteur de beaucoup d’espoirs pour un couple qui a tout pour devenir mythique.

Il est des articles aux allures prémonitoires. A l’image de celui consacré ce dimanche même dans les colonnes du Progrès de Lyon. Benjamin Steen, le journaliste e eu du nez en signant un entretien avec le cavalier lorrain. L’ancien numéro mondial confie que son petit crack est revenu à 100% mais surtout fend avec sincérité l’armure pour parler de Ryan : « C’est un cheval différent parce qu’il est petit mais hyper généreux et respectueux. Il ne lui manque que la parole. Il est intelligent comme peu de chevaux. En fait, il est au-dessus à tous les niveaux. Il comprend tout, il analyse tout, il anticipe tout. C’est mon petit bijou. Peut-être que je ne recroiserai jamais un tel cheval dans toute ma carrière. Je l’ai depuis qu’il a cinq ans. C’est forcément très spécial. Je veux le meilleur pour lui. Il le mérite et il me le rend puissance dix. »

A Eurexpo, Ryan a été encore au-delà de ce que pouvait attendre de lui son cavalier. Pied au plancher celui-ci a conduit avec détermination et précision sa monture vers la victoire. Rapide, très rapide, le duo a réussi à faire descendre encore un petit peu un chronomètre déjà sérieusement raboté par des barragistes contraints par le nombre (11) à prendre tous les risques. Du beau sport qui se traduit par un podium sur lequel Simon Delestre laisse la deuxième place à Henrik von Eckermann (Mary Lou) et relègue le très affuté Steve Guerdat sur sa délicate Bianca sur la troisième marche du podium.

Ryan

Simon Delestre peut se réjouir d’avoir retrouvé un Hermès Ryan à 100% de ses possibilités

Hermès Ryan sera-t-il l’artisan d’une remontée spectaculaire de Simon Delestre (actuellement 18ème mondial) vers le sommet ? C’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter. Les prochaines échéances n’en seront, en tout cas, que plus palpitantes.

Le classement complet ici.

Vérone : Maikel Van der Vleuten s’impose, Simon Delestre satisfait

B02T0096

Maikel Van der Vleuten et Verdi (archives)

Vérone (Italie) accueillait ce week-end la troisième étape du circuit Coupe du monde de la zone Europe de l’Ouest. La victoire est revenue à Maikel Van der Vleuten en selle sur son inaltérable Verdi (VDL Groep Verdi TN). Le Néerlandais souffle la victoire  au barrage à l’Italien Alberto Zordi (Fair Light van T Heike) alors que le Belge Pieter Devos (Apart) prend la 3ème place.

Les Français peuvent néanmoins être satisfaits. Malgré son mauvais résultat avec Rêveur de Hurtebise (12 points, 30ème), Kevin Staut conserve la tête du classement général, devançant d’un petit point le vainqueur de Vérone. De son côté, Simon Delestre confirme son retour au meilleur de sa forme. Le Lorrain se classe 6ème du Grand Prix  (avec une faute) associé à Hermès Ryan après avoir remporté deux autres épreuves dans le week-end. Toujours là, Pénélope Leprevost sur son fidèle Vagabond de la Pomme suit au classement (7ème), également pénalisé par une barre dans un barrage à dix concurrents.

Autant dire que le clan tricolore sera très attendu pour l’incontournable rendez-vous lyonnais et son Grand Prix Coupe du Monde le 5 novembre prochain.

Le classement de l’étape de Vérone, ici.

 

Ça commence fort pour Kevin Staut en Coupe du Monde

aks

Kevin Staut et For Joy van’t Zorgvliet HDC (archives)

Le mois d’octobre semble sourire à Kevin Staut. Tout a bien commencé avec un classement mondial qui l’a placé de nouveau au 3ème rang mondial. Ce week-end à Oslo (Norvège), le Français en selle sur son hongre de 12 ans For Joy van’t Zorgvliet HDC, rate de peu la victoire dans le Grand Prix Coupe du Monde. L’Allemand Daniel Deusser associé à Cornet 39 lui souffle la victoire de 13 petits centièmes dans un barrage à 7 concurrents.

Difficile de mieux débuter le circuit des treize étapes de la Coupe du monde de saut d’obstacles dont le dénouement se déroulera en avril 2018, à l’AccorHôtels Arena de Paris-Bercy.

For Joy van’t Zorgvliet, un fils de For Pleasure par Heartbreaker évolue sous la selle de Kevin Staut depuis la fin 2012 après un passage par les écuries Stephex.

Le classement du GP ici.

McLain Ward, la force tranquille

McLain

McLain Ward (archives)

L’éloignement géographique et son corollaire, le décalage horaire, ne doivent pas minorer la performance. Ce qu’a réalisé McLain Ward au cours de la finale Coupe du monde 2017 d’Omaha peut être qualifié d’exploit sportif. L’américain de 41 ans a véritablement marché sur l’eau puisqu’il termine la compétition sans la moindre pénalité. Cinq tours et cinq sans faute. Rarement un cavalier aura tant dominé son sujet et ses adversaires.

Donald Trump avait prévenu : America first. C’est justement du cœur cette Amérique profonde en proie au doute, des plaines centrales du Midwest et de la petite ville d’Omaha (400 000 habitants mais dans une aire urbaine avoisinant le million) sur la rive droite du Missouri, que la bannière étoilée a repris des couleurs. Et quelles couleurs. Porté par un public acquis à sa cause, le cavalier d’Azur HH a survolé la compétition. Calme, précision, beauté de l’équitation et veste rouge, le cavalier de l’Etat de New York aurait presque réussi à nous faire croire qu’il participait pendant ces trois jours à des épreuves de hunter.

Mal connu du public européen en raison de sa discrétion et du fait qu’il vient rarement sur le vieux continent, McLain est en revanche une référence aux Etats-Unis. A 14 ans, il devient le plus jeune cavalier à remporter l’USET Medal et l’USET Talent Derby. Neuf ans plus tard, à 23 ans il est le plus jeune cavalier à passer la barre du million de dollars de gains. La marque de fabrique de McLain est là. C’est son extraordinaire régularité avec une présence ininterrompue au plus haut niveau et un palmarès long comme un jour sans fin. L’or olympique, il y avait déjà gouté deux fois par équipe mais la finale Coupe du monde lui avait toujours échappé malgré 17 participations. Cette case là est aujourd’hui enfin cochée.

Après Sapphire, McLain ward a retrouvé une jument à la hauteur de son talent. Considérée comme l’une des plus prometteuses du circuit, Azur HH de son vrai nom Azur du Garden (Thunder vd Zuuthoeve x Sir Lui vd Zuuthoeve) mais surnommée « Annie » dessine, à seulement 11 ans, un avenir radieux au pilote américain.

Olivier Robert arrache arrache in extremis sa qualification pour Omaha

arob

Olivier Robert et Quenelle du Py (archives)

Göteborg constituait l’étape de la dernière chance pour marquer les points nécessaires pour être qualifié pour la finale Coupe du Monde qui se déroulera à Omaha (USA) du 29 mars au 4 avril. A la traîne, Olivier Robert a su trouver les ressources intérieures pour s’offrir son rêve américain. Etroitement épaulé par Philippe Guerdat, le Bordelais signe avec sa fidèle Quenelle du Py un double sans faute synonyme de 4ème place du Grand Prix. « Fabuleux » déclarait en boucle Olivier Robert à la fin de l’épreuve à la chaine Equidia.

Mission également remplie pour Simon Delestre, 7ème de l’épreuve avec Chesall Zimequest. Moins de chance en revanche pour Bosty (4 points première manche avec Sydney Une Prince) qui devra compter sur des défections et d’un repêchage pour espérer être du voyage. A noter la nouvelle bonne performance d’Aldrick Cheronnet, pénalisé d’un simple 4 points avec Tanaël des Bonnes.

Le classement intégral du GP ici.

Le printemps avant l’heure d’Aldrick Cheronnet

alc

Aldrick Cheronnet et Tanaël des Bonnes (archives)

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, l’occasion fait le larron. Heureux bénéficiaire via Philippe Guerdat d’une très convoitée place au CSI-W de Göteborg suite à sa sixième place dans le GP Coupe du Monde de Bordeaux, Aldrick Cheronnet, avant même la fin du concours, a déjà plus que rempli son contrat.  Septième dans la vitesse de vendredi soir, le cavalier de St Nicolas de la Grave, dans le Tarn-et-Garonne, s‘est adjugé la grosse épreuve de samedi soir, le Gothenburg Trophy, toujours associé à Tanael des Bonnes.

On retrouvera le couple dans le Grand Prix Coupe du Monde de dimanche. Sur sa lancée, il tentera de réussir la passe de trois. Tanaël des Bonnes, est un Selle Français de 10 ans, fils de Watch Me*Hoy et d’une mère par Don Pierre. « Je monte Tanael depuis début 2014 et, de suite, j’ai eu des sensations incroyables, il a un style parfait, un gros cœur, un mental de guerrier, bref tous les ingrédients pour le haut niveau ! » confiait Aldrick Cheronnet à Grand Prix Replay à l’issue de sa performance à Bordeaux en début de mois.

Jumping de Bordeaux : Epaillard, enfin !

aje

Quatrin de la Roque et Julien Epaillard, heureux vainqueurs

Check. A 39 ans, Julien Epaillard a remporté samedi soir à Bordeaux son premier Grand Prix Coupe du Monde associé à Quatrin de la Roque-LM. A l’issue d’un barrage pléthorique (19 qualifiés), le Normand, pied au plancher, n’a laissé aucune chance à ses concurrents en signant un temps canon. Leopold van Asten (Zidane NOP), pratiquement deux secondes derrière prend la deuxième place alors que sur la troisième marche du podium on retrouve un jeune allemand de 21 ans, quasi inconnu en France mais ô combien prometteur, Guiddo Klatte (Qinghai).

Il aura mis du temps. Lui cavalier si doué et précoce qui portait les espoirs de toute une génération s’est longtemps contenté de regarder les ténors tricolores remporter les uns après les autres des épreuves coupe du monde ou des titres majeurs. Comme si un plafond de verre était là au-dessus de sa tête. Mais si la valeur n’attend pas le nombre des années, les années n’effacent pas la valeur. Le Normand a-t-il jeté une poignée de gros sel par dessus son épaule droite avant Bordeaux ? Lui seul le sait. Mais le résultat est là. Julien Epaillard n’est plus seulement un cavalier redoutable et redouté pour sa célérité. Compétiteur désormais mature, il voit à l’aube de sa 40ème année se dessiner un avenir dans les sommets grâce à Quatrin de la Roque et à ses fidèles soutiens, les propriétaires de la Laiterie de Montaigu (LM).

aqr

Quatrin de la Roque et Julien Epaillard en route vers la victoire

La première fois a une saveur inégalée. C’est donc un Julien Epaillard « tout chose » qui a vécu une drôle de soirée Bordelaise. Cette première victoire Coupe du Monde a été longuement savourée. Avec cette remise des prix égayée par un public bordelais aux anges et à la joie communicative. Puis cette conférence de presse où il a assumé avec bonne grâce le premier rôle.

« Ca s’est bien goupillé » lâche le champion serein, un brin malicieux quand il avoue ne pas être du genre sage au barrage. Julien Epaillard  garde la tête froide pour la suite conscient qu’il a franchi une étape et qu’il ne faut rien bousculer.

Le classement complet du GP ici.

Sydney Une Prince fait sa Maline(s)

Roger Yves Bost et Sydney Une Princes (archives). Cliquer pour agrandir.

Roger Yves Bost et Sydney Une Princes (archives). Cliquer pour agrandir.

Du grand Roger-Yves Bost. Le champion olympique termine 2016 de la plus belle des façons en faisant retentir la Marseillaise comme clap de fin de l’ultime Grand Prix Coupe du Monde de l’année qui se disputait vendredi après-midi à Malines (Mechelen en Flamand). Une performance réalisée avec Sydney Une Prince, sa monture de Rio. Le Barbizonnais, dernier à s’élancer, se révèle le meilleur des 12 barragistes. Il prive de la joie de la victoire Jos Verlooy (Caracas), local de l’étape, qui pensait bien être irrattrapable. Un terme qui ne doit pas exister dans le vocabulaire de Bosty qui s’offre le luxe d’améliorer le temps du jeune Belge de 85 centièmes. Inconnu en France, Holger Wulschner (BSC Skipper),  monte sur la troisième marche du podium après avoir remporté la grosse épreuve de la veille. Il faudra garder cet Allemand à l’oeil.

Moins de succès en revanche du côté des autres Tricolores. Kevin Saut était parti pour (très) bien faire au barrage mais une incompréhension sur un oxer avec Ayade de Septon HDC a fait mordre la poussière au leader au classement général de la Ligue Ouest Européenne. Surpris dans le parcours, Vagabond de la Pomme est l’auteur d’une inhabituel refus qui prive Pénélope Leprevost de barrage. Simon Delestre de son côté, sur son fidèle Qlassic Bois Margot, est pénalisé de 4 points sur le triple alors que Mathieu Billot, plus à la peine avec Radja des Fontaines, sort de piste avec 13 points au compteur.

Le classement intégral ici.

Coupe du Monde : Olivier Robert à la chasse aux points

orobert_hdr

Olivier Robert et Quenelle du Py (archives)

« Je vis de ma passion aujourd’hui, je suis un homme comblé et je fais le plus beau métier du monde »
confiait déjà en juin 2014 Olivier Robert au bi-mensuel Le Cheval. En cette fin d’année, le père Noël, n’a pas oublié le cavalier girondin qui patiemment gravit tous les échelons. L’homme de Pompignac repart de Londres avec la plaque de huitième du Grand Prix Coupe du Monde et le meilleur résultat pour le camp tricolore. Une nouvelle performance réalisée avec Quenelle du Py qui confirme ainsi son nouveau degré de maturité et de compétitivité.

Il peut se pincer jusqu’au sang. Olivier Robert est définitivement passé dans la cour des grands. Si Scott Brash (Hello M’lady) a profité du décor féérique et mythique de l’Olympia de Londres pour se rappeler au bon souvenir de ses petits camarades, on retiendra surtout depuis la France la prestation d’Olivier Robert et de sa jument de tête.

Jamais deux sans trois aime-t-on dire. Le dicton s’est une nouvelle fois confirmé puisqu’après une 12ème et une 5ème place respectivement dans les Grands Prix Coupe du Monde d’Helsinki et de Lyon, l’ancien élève de Dominque Bentejac a récidivé dans la huitième étape du circuit Coupe du Monde et glané de nouveaux précieux points en vue d’une qualification pour la finale à Omaha aux États-Unis fin mars, début avril 2017. Il pointe désormais au 16ème rang avec 26 points. Autant dire que juste après Leipzig, l’étape Bordelaise qui se déroulera début février sur ses terres sera déterminante pour la suite.

Le classement,nt intégral du GP de Londres, ici.

Madrid : Ehning en vainqueur, Staut en leader

ehning_picc

Marcus Ehning

Point d’orgue du Madrid Horse Week, le Grand Prix, 6ème étape Coupe du Monde a tenu toutes ses promesses et signé le grand retour des têtes d’affiches Ehning, Staut et Brash respectivement 1er, 2ème et 3ème.  Un podium de choix à l’issue d’un barrage restreint à 9 participants dans lequel me Maestro allemand et le pilier de l’équipe de France n’ont été départagés que par une poussière de seconde (4 dixièmes).

Honneur au vainqueur. Marcus Ehning sur son étalon Comme il faut nous a offert, une nouvelle fois, une leçon d’équitation, superbe mélange de fluidité et d’efficacité. « Vous devez toujours avoir un plan A, mais aujourd’hui, j’ai dû utiliser le plan B! » s’amusait à l’issue de l’épreuve le centaure en référence à l’option improvisée qu’il a été le seul à prendre au barrage.

Toujours très attendue, une victoire de l’Allemand n’est jamais une vraie surprise. La semaine dernière déjà, le couple s’imposait dans le CSI4* de Munich. La vraie (bonne) surprise, c’est Kevin Staut. Non pas que le talent du pilote tricolore soit en cause mais simplement parce que sa monture du jour, Aran manque un peu de références et demeure peu connue du grand public. Demeurait devrait-on dire. Arrivé début 2016 dans les écuries du champion olympique, cet un hongre KWPN de 11 ans par Manhattan, propriété d’Alexandre Malaspina et jusqu’alors associé à la Luxembourgeoise Charlotte Bettendorf, semble en avoir sous le sabot.

staut_picc

Kevin Staut

Cette belle deuxième place permet au Français de s’emparer de la tête du classement général de la ligue d’Europe de l’Ouest grâce aux points glanés avec Rêveur de Hurtebise à Stuttgart, Lyon et Vérone.

A noter également le retour sur les podiums après une longue absence de Scott Brash. L’Écossais s’est montré  pour le moins convaincant sur Hello M’Lady ce qui, pour le sport et pour ses aficionados, constitue une bonne nouvelle.

Le classement intégral du GP ici.

Stuttgart : Christian Ahlmann et les autres

talou_picc

Malgré sa fraîcheur, Taloubet Z (16 ans) ne participera pas à la finale Coupe du Monde a annoncé son cavalier, Christian Ahlmannn. (archives)

Christian Ahlmannn n’a pas failli à sa réputation. « Aucun autre cavalier n’est aussi fort que lui face à un chronomètre, ni en Allemagne, ni nulle part ailleurs dans le monde ». Le propos de Ludger Beerbaum s’est révélé une nouvelle fois pertinent. Le numéro 1 mondial, associé à Taloubet Z, a mis dans sa poche le Grand Prix de Stuttgart, l’un des plus réputés et difficiles au monde. Une épreuve qu’il remportait l’an dernier sur Codex One

 Avec 12 cavaliers allemands sur 40 au départ du Grand Prix de Stuttgart, la 5ème étape de la Coupe du Monde pour l’Europe de l’Ouest semblait promise à un cavalier d’Outre-Rhin. La logique statistique a été respectée. Non sans peine. La faute en partie au chef de piste Belge, Luc Musette, auteur d’un parcours bien construit, progressif, mais peut-être pas assez sélectif au regard de la qualité du plateau présent. Pour les 19 heureux barragistes, tout restait donc à faire à l’issue de la première manche. Tout, surtout un nouveau sans faute pour espérer décrocher un classement. Aussi rapide que possible pour espérer un podium.

A ce petit jeu là, le duo Suisse Martin Fuchs et Steve Guerdat n’a pas donné sa part aux chiens. Impressionnant de doigté sur une jument aussi qualiteuse que délicate (Bianca), le champion olympique de Londres pensait avoir fait le plus dur. Mais c’était sans compter sur le couple de haute précision Ahlmannn-Taloubet. Un vieux couple, expérimenté et redoutable. Le pilote, 41 ans, a réalisé le tracé parfait, le plus à l’intérieur possible et Taloubet Z à la fois totalement soumis et complice a exécuté. Chapeau l’artiste. En cavalier rapide, Cian O’Connor (Good Luck) un temps en tête et soudain relégué sur la troisième marche du podium n’a pu qu’apprécier apprécié la prestation aux allures de démonstration. Il est comme ça Christian Ahlmannn déterminé comme lorsqu’il déclare « je pratique ce sport pour gagner pas pour être classé« .

Au final, derrière Christian Ahlmannn, Steve Guerdat (2ème) et Cian O’Connor (3ème) complètent le podium. Mais tout juste derrière il faudra garder à l’œil des couples en pleine ascension avec dans l’ordre : Martin Fuchs (Clooney 51), Janne Friederike Meyer (Goja), Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise) et  Lorenzo de Luca sur un époustouflant Armitages Boy.

Le classement intégral ici.

Kent Farrington creuse l’écart

akent_picc

Kent Farrington et Voyeur (archives).

Si en Europe tous les regards seront tournés ce week-end vers Verone, qui accueille la 4ème étape de la Coupe du Monde pour la ligue d’Europe de l’Ouest, de l’autre côté de l’atlantique l’actualité du saut d’obstacle c’est Toronto. La mégalopole canadienne vit du 4 au 13 novembre au rythme du Royal Agriculture Winter Fair qui abrite une étape de la Coupe du Monde, cette fois pour la ligue Nord-Américaine.

Si le Grand Prix qui s’est disputé mercredi soir a été remporté par McLain Ward sur sa formidable jument HH Azur, Kent Farrington, victorieux la semaine précédente à Lexington sur Voyeur, conforte sa place de leader au classement provisoire de la ligue Nord-Américaine en se classant deuxième, associé cette fois à Creedance. Nick Skelton n’aura pas fait le long voyage pour rien. Sur Big Star, sa monture olympique, le cavalier britannique s’est emparé de la 3ème place à l’issue d’un barrage à 5.

A l’issue de cette cinquième étape, Kent Farrington creuse l’écart au classement provisoire de la Ligue avec 72 points devant McLain Ward, 45 points, et Audrey Coulter, 44 points.

Le classement du GP de Toronto, ici.

Le rêve américain d’Olivier Robert

Olivier Robert et Quenelle du Py à l'assaut du GP d'Equita'Lyon

Olivier Robert et Quenelle du Py à l’assaut du GP d’Equita’Lyon

On ne présente plus Olivier Robert. Il y a belle lurette que le cavalier girondin s’est fait un prénom. Il n’est pas facile de pousser à l’ombre des grands arbres mais, le cavalier de Pompignac est du genre travailleur et tenace. La cinquième place acquise dans le Grand Prix Coupe du Monde Lyon avec Quenelle du Py en est la meilleur preuve. Elle constitue à la fois un aboutissement dans les réglages mais aussi, le début peut être d’une très belle aventure de ce couple au plus haut niveau.

On prête à Théocrite la formule « En persévérant on arrive à tout ». La formule colle à la peau du cavalier du Sud Ouest qui a toujours cru dans sa jument alezane de 12 ans. Une relation fusionnelle et une modestie dans le savoir sont les clés de la performance de ce dimanche à Equita’Lyon. Un très beau résultat puisqu’il constitue la meilleure performance française dans le Grand Prix.

Equita, c’est un peu une affaire de Robert même si le patronyme cache une absence de parenté. Il y a Sylvie l’organisatrice mais aussi Michel (67 ans) la légende vivante et Olivier (40 ans), désormais le challenger.

En équitation comme dans la vie, mieux vaut s’attacher à la trajectoire qu’à l’instant présent. A cette égard, celle dessinée par Olivier Robert et Quenelle du Py est incontestablement ascendante même si cette progression n’est pas toujours aussi rapide que le souhaiterait son cavalier. En début d’année le rêve d’Olivier c’était de participer aux JO, même en cinquième homme. Mais, tirer sur les plantes ne les fait pas pousser plus vite. Il faut laisser du temps au temps et savoir attendre les chevaux.

Ce n’est pas du côté de Bordeaux qu’on dira le contraire. Avant de déguster un bon cru, il faut travailler la vigne. C’est ingrat mais ça finit par payer. Singulièrement, c’est vers un ascète que s’est tourné pour progresser Olivier Robert. Michel Robert, c’est un puits de science alliée à une hygiène et une philosophie de vie. Pas un gourou mais un mentor au bon sens du terme qui su donner les clés pour permettre à Quenelle et à son pilote d’atteindre l’osmose et la performance.

Bon garçon mais aussi bon soldat toujours appliqué dans le respect des consignes, Olivier Robert à l’issue du Grand Prix n’a pas manqué de faire part de sa reconnaissance à l’égard du « sorcier Rhône-Alpin » mais aussi de Philippe Guerdat, le sélectionneur national, qui lui a donné sa chance sur le circuit Coupe du Monde.

Même aux anges du fait de son résultat, le petit Robert (par la taille) garde les pieds sur terre et avoue spontanément que le plus dur reste à faire : confirmer.

Debriefer, analyser, travailler… les prochaines semaines s’annoncent courtes mais bien remplies dans l’objectif de l’étape Coupe du Monde de Stuttgart (16-20 novembre). Ce rendez-vous s’annonce déterminant pour la suite. Notamment pour continuer sur le circuit dans la perspective de décrocher son ticket pour la finale qui se disputera du 29 avril au 3 mars à Omaha, aux Etats-Unis. Ce n’est pas Rio mais c’est quand même l’Amérique.

Premier podium en 5* pour Mathieu Billot

billot2_picc

Mathieu Billot et Shiva d’Amaury lors du GP de Bagatelle (LGCT)

Pour cette deuxième étape de la Coupe du Monde de la Ligue d’Europe de l’Ouest, rendez-vous était donné après Olslo la semaine dernière à Helsinki. Dans ce concours au bout du monde Mathieu Billot en vaillant Normand a su saisir sa chance. Le cavalier de Saint Gatien des Bois réalise son premier podium en 5* associé à Shiva d’Amaury. Une superbe deuxième place derrière le Suisse Romain Duguet (Quorida de Trého) mais devant Meredith Michaels-Beerbaum (Comanche).

On peut tout faire en Finlande avec une enceinte de hockey sur glace. Même du jumping de très haut niveau sur une toute petite piste. Pour réussir cet exercice délicat, les organisateurs du Helsinki Horse Show avait fait appel au chef de piste brésilien Guilherme Jorge, celui-là même qui officiait aux JO de Rio. Excusez du peu. Malgré cette impressionnante carte de visite, l’homme de l’art n’a guère mieux réussi que son homologue néerlandais Louis Konicks. 20 barragistes à Oslo, 15 à Helsinki sur 35 partants, des progrès restent à faire pour la suite… notamment la semaine prochaine à Lyon.

Considéré comme l’étoile montante du saut d’obstacles tricolore Mathieu Billot avait bien volontiers saisi l’opportunité offerte par Philippe Guerdat de disputer les premières étapes de la Coupe du Monde en Scandinavie. Une offre gagnant-gagnant pour le sélectionneur national et de nouvelles têtes à la recherche d’expérience au plus haut niveau, à l’image d’Olivier Robert.

A l’issue de sa sixième place cet été déjà avec Shiva lors de l’étape parisienne du Global Champions Tour, Mathieu Billot confiait alors son souhait de faire quelques Coupes du Monde cet hiver. Vœu exaucé et objectif pleinement atteint. Après un sans faute convaincant, le Normand, amateur de polo, a réalisé le barrage parfait, rapide et précis, sans jamais mettre Shiva dans le rouge. Certes, Romain Duguet améliore le chronomètre de 2 secondes mais, au prix de quelques  prises de risques et efforts pour l’atypique Quorida de Trého.

Et comme les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules, Kevin Staut et sa nouvelle monture Aran ainsi qu’Olivier Robert sur sa fidèle Quenelle du Py se classent respectivement 10 et 12ème, pénalisés par une barre au barrage.

Le classement intégral ici.

Alberto Zorzi : l’homme qu’on n’attendait pas

zorzi

Alberto Zorzi et Fair Light van T Heike (archives)

Pour le lancement de cette nouvelle saison du circuit Coupe du Monde, on aurait pu avoir mieux. Beaucoup mieux. Des tribunes particulièrement clairsemées, une ambiance digne du grand Nord et une épreuve ennuyeuse… bref l’étape Coupe du Monde d’Oslo, première étape de la ligue européenne, aurait eu vocation à s’effacer des mémoires si elle n’avait été remportée, à la surprise générale, par un italien. Alberto Zorzi aura été la sauce piquante d’un plat sans saveur et peut être aussi le signe tangible du réveil de l’équitation transalpine.

40 partants dans le Grand Prix et, … 20 barragistes. Louis Konicks, le chef de piste néerlandais est passé totalement à côté de son concours. Dommage pour les organisateurs qui étaient légitimement en droit d’attendre plus étincelant pour le 25ème anniversaire du Oslo Horse Show. L’homme de l’art aurait pu se rattraper par un barrage intelligent et haletant mais un oxer mal positionné a joué les juges de paix au détriment des chevaux injustement mis à l’effort sur cet obstacle aux allures de punition.

Sept cavaliers toutefois auront réussi à trouver la voie du sans faute. A commencer par Alberto Zorzi. Premier à s’élancer, Alberto Zorzi, 27 ans, 109e mondial, signe un parcours rapide et sans pénalité sur Fair Light van T Heike. On pense alors que les sans faute seront légion et que le temps est largement amendable. « L’Italie est en tête mais, c’est très provisoire » s’avance Kamel Boudra. Beau joueur le présentateur vedette d’Equidia est contraint de faire un peu plus tard son mea culpa. Tous se casseront les dents sur ce qui restera le temps de référence. Y compris Marcus Ehning, auteur du barrage le plus fluide sur Funky Fred, contraint de se contenter de la deuxième place. S’appuyant sur toute la puissance de  Dream of India Greenfield, le Belge Pieter Devos monte sur la troisième marche du podium.

Au pied de ce dernier, on retrouve un autre Italien, Piergiorgio Bucci, sur Casallo Z (avec lequel il était le vainqueur surprise du GCT d’Estoril en juillet), heureux 4ème alors que son compatriote Lorenzo De Luca sur son très démonstratif Limestone Grey est relégué à la 11ème place en raison d’une petite faute soit, juste devant Simon Delestre et Chesall Zimequest, meilleur couple tricolore dans l’épreuve.

Le classement intégral du Grand Prix ici.

Pénélope ouvre le bal à Göteborg

pnlp

Pénélope Leprevost et Vagabond de la Pomme (archives)

Dans le bras de fer qui se joue à Göteborg entre la France et l’Allemagne, c’est la première qui a pris l’avantage à l’issue de la première épreuve, la chasse qui se courait en fin d’après-midi. Trois Tricolores dans les six premiers, c’est ce qu’on appelle un tir groupé. Avec une mention spéciale pour Pénélope Leprevost qui sur son impassible Vagabond de la Pomme a pris la tête devant le numéro 1 mondial, Simon Delestre en selle sur Qlassic Bois Margot.

Fort de ses expériences précédentes en finale Coupe du monde Patrice Delaveau après en avoir discuté avec Jean-Maurice Bonneau a préféré assurer le sans-faute en levant (légèrement) le pied. Sa sixième place est idéale. Elle permet de garder de la ressource à Lacrimoso pour la suite de la compétition tout en étant très bien placé. Une stratégie que n’a pas suivi Kevin Staut qui a préféré lâcher les chiens. Parti dans un train soutenu le cavalier de For Joy van’t Zorgvliet*HDC se retrouve 12ème en raison d’une faute. Rien n’est donc perdu.

Attention toutefois à ne pas faire cocorico trop tôt. Les jeux restent largement ouvert avec une rude concurrence. On pense notamment à Daniel Deusser 3ème sur Cornet d’Amour et bien sûr à Marcus Ehning en embuscade à la 8ème place avec Cornado. Il faudra également surveiller de très près Steve Guerdat (4ème sur Corbinian) mais aussi la révélation de ces derniers mois, Niklas Krieg. Sans complexes, le jeune allemand pointe à la huitième place associé à sa jument de 12 ans Carella.

Suite des opérations demain samedi avec une épreuve au barème A au chronomètre (suivie d’un barrage) avec un ordre de départ inverse au classement.

Le classement provisoire ici.

Pius Schwizer conjugue le Future au présent

Pius

Après une mauvaise année 2015, Pius Schwizer signe son retour vers le futur. En 2014, il avait déjà remporté le GP de Zurich. C’était alors associé à Toulago, un cheval avec lequel il a beaucoup gagné.

Pius Schwizer a remporté ce dimanche le Grand Prix coupe du monde de Zurich avec PSG Future (ex monture de tête de Martin Fuchs) devant Denis Lynch sur son puissant All Star 5. Edwina Alexander monte sur la troisième place du podium avec Caretina de Joter une jument montée jusqu’en 2015 par …Pius Schwizer.

Les chevaux tournent mais les grands pilotes restent. Le Suisse, actuellement au 32ème rang de la ranking list l’a une nouvelle fois démontré. Ce n’est pas Michael Whitaker qui dira le contraire. Le vieux renard britannique sur son fidèle Viking a raccroché les wagons en prenant la 4ème place. Pour autant, si l’expérience a parlé, la jeunesse n’a pas démérité. Notamment Niklas Krieg qui en signant une très belle cinquième place a confirmé sur sa jument Carella son statut de révélation de ce début d’année après sa victoire à Leipzig, à seulement 18 ans.

Privés de barrage, les Français sont passés à côté de cette manche Coupe du Monde. Devant leur public, à Bordeaux, ils auront à cœur de rectifier le tir. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Le classement complet ici.

FEI Longines World Cup™ Qualifier Zurich 31/1/16

Pius Schwizer en route vers la victoire à Zurich sur PSG Future. Crédit photo : FEI/Tomas Holcbecher

 

Gaudiano fait son show à l’Olympia de Londres

Barcaconsol15 078

E. Gaudiano sur Admara (archives)

Ce n’est pas une équitation des plus fines, mais force est de reconnaître que la détermination à la mettre en œuvre a fini par payer. Emanuele Gaudiano a remporté dimanche à l’Olympia de Londres son premier GP Coupe du monde devant 4 Britanniques (Ben Maher/Diva, Michael Whitaker/Viking, Scott Brash/Hello M’Lady et Guy Williams/Titus) incapables d’aller plus vite que la Ferrari italienne.

Autant le dire, cette victoire à l’issue d’un barrage à 17 concurrents, n’a pas soulevé l’enthousiasme. La victoire surprise de l’Italien est plus liée à la qualité de sa monture, Admara un hongre KWPN de 10 par Padinus qu’à ses talents de pilote dont le style s’apparente parfois à de la moto de circuit, poignée en coin, aiguille dans le rouge.

Feu de paille ou de plus longue durée ? Sur le papier, Emanuele Gaudiano à 29 ans signe cette saison une belle et régulière progression. Actuellement 25ème au classement mondial beaucoup d’observateurs s’interrogent sur sa capacité à durer tant il demande beaucoup à ses chevaux, une attitude qu’on est plus habitué à voir à des niveaux inférieurs. A suivre donc, avec intérêt.

London International Horse Show- Olympia 2015

Remise des prix à l’Olympia pour Emanuele GAUDIANO ( ITA ). Crédit photo : Kit Houghton/Hpower.

Peu de cavaliers français avaient fait le déplacement. C’est Olivier Robert sur sa fidèle Quenelle du Py qui signe le meilleur résultat avec une 14ème place. Kevin Staut sur Rêveur de Hurtebise offre une leçon d’équitation mais la faute commise sur le numéro 1 relègue le couple à la 20ème place. Simon Delestre sur Chesall et Philippe Léoni sur Carrière, sanctionnés par deux fautes, terminent dans les profondeurs du classement.

Le classement complet ici.

Taloubet Z et Christian Ahlmann s’imposent à Madrid avec une pensée pour Léon Melchior

Taloubet Z sous la selle de Christian Ahlmann (archives).

Taloubet Z sous la selle de Christian Ahlmann (archives).

« A 15 ans, il est toujours un très bon cheval, il a sauté fantastique » confiait Christian Ahlmann à l’issue de sa deuxième victoire de la saison en Coupe du Monde signée ce week-end à Madrid avec Taloubet Z. Une victoire d’autant plus belle qu’elle intervient quelques semaines seulement après la disparition de Léon Melchior, le fondateur du Haras Zangersheide et père de Judy-Ann, la compagne de Christian Ahlmann. « Aujourd’hui était une journée particulière car je pensais et j’espérais que M. Melchior nous observait d’en haut et regardait gagner Taloubet en éprouvant une nouvelle fois un sentiment de fierté » ajoutait le cavalier allemand, visiblement ému.

Taloubet Z est un fils de l’étalon français Galoubet A. Acheté à l’âge de six ans par Léon Melchior, il est débuté par de Judy-Ann. En 2009 Christian Ahlmann récupère le cheval au départ provisoirement pour régler quelques difficultés. Il ne le quittera plus et acquiert avec lui un palmarès exceptionnel (Calgary, Rotterdam, Oslo, Genève, Rio de Janeiro, Vérone, Malines, Göteborg, Paris, Helsinki, Leipzig, …) dont une victoire en finale Coupe du Monde en 2011.

Taloubet Z était la propriété conjointe de Léon Melchior, de Judy-Ann et de Christian Ahlmann.

A Stuttgart, le boss c’est Christian Ahlmann

Codex onez

Christian Ahlmann et Codex One (archives)

Vainqueur vendredi soir du Mercedes German Master (1m55) avec Colorit, Christian Ahlmann (40 ans) a enfoncé le clou en remportant le Grand Prix Coupe du Monde de ce dimanche en selle cette fois sur l’étalon de 13 ans, Codex One. L’Allemand s’impose au terme d’un barrage à 5 concurrents devant le jeune Suédois Douglas Lidelöw (Casello) décidément très compétitif ces derniers temps et son compatriote Patrick Stühlmeyer (Lacan).

L’Irlandais Cameron Hanley (Z Accodate DDL) confirme son ascension dans la hiérarchie mondiale en prenant la 4ème place. Très redouté en raison de son expérience et de la qualité de son premier tour avec Lacrimoso 3*HDC, Patrice Delaveau, seul Français au barrage voit toutes ses chances de victoires partir en fumée à la suite d’une grosse faute spectaculaire sur un mur, plus traversé que sauté. Le Tricolore termine cinquième ce qui lui permet de glaner de précieux points pour la finale Coupe du Monde de Goteborg.

Le classement complet ici.

Une nouvelle monture prometteuse pour McLain Ward

JEM4B 039

McLain Ward et Rothchild (archives)

A 40 ans, le cavalier américain McLain Ward a remporté, devant les yeux de sa fille de 9 mois Lilly, l’étape Coupe du Monde de la Ligue Nord-Américaine qui se déroulait mercredi 11 novembre à Toronto au Canada. Le double médaillé olympique par équipe (2004 et 2008) et actuel n°8 mondial signe cette victoire avec HH Azur, une jument belge de huit ans, particulièrement prometteuse, arrivée depuis peu dans son piquet.

« Elle serait le cheval de la vie si je n’avais eu Sapphire avant elle » a déclaré McLain Ward qui, au regard de la qualité de la jument, envisage de faire les Jeux Olympiques de Rio avec elle.

A noter, la belle 4ème place du jeune cavalier Belge Nicola Philippaerts sur H&M Forever D’Arco ter Linden.

Longines FEI World Cupª Jumping North American league, Toronto (11 November 2015), winner McLean Ward (USA) riding HH Azur is presented with Longines watch by Ian Charbonneau (Longines brand manager Canada) Pic Peter Llewellyn

McLain Ward et HH Azur à la remise des prix à Toronto. Crédit FEI/ Peter Llewellyn

Le classement intégral ici.

CSI de Vérone : la victoire en Ryan de Simon Delestre

LabauleD1B 151

Simon Delestre et Ryan des Hayettes (archives).

Après Pénélope Leprevost à Oslo et à Lyon, c’est Simon Delestre qui a fait résonner la Marseillaise ce week-end en Coupe du Monde. Une performance signée avec le bondissant Ryan des Hayettes, rebaptisé depuis peu Hermès Ryan, qui permet au Français d’être d’ores et déjà qualifié pour la finale de Göteborg en Mars prochain. C’était d’ailleurs l’un des objectifs que s’était assigné le cavalier français au micro d’Equidia Life avant que ne débute l’épreuve : se qualifier rapidement pour avoir le plus d’air pour la suite. La suite ce sont bien sûr les Jeux Olympiques de Rio en 2016. Une échéance majeure qui devra être abordée avec des chevaux soigneusement préparés, au top de leur forme sans être pour autant entamés physiquement. Tout un challenge.

A noter que les points de la victoire à Vérone additionnés à ceux recueillis à Oslo et à Lyon permettent au cavalier Lorrain de prendre la tête du classement provisoire de la Ligue d’Europe de l’Ouest devant sa compatriote Pénélope Leprevost. La bagarre pour le titre de numéro 1 français est lancée. Pour notre plus grand plaisir.

Le classement de l’épreuve ici.

Kent Farrington s’impose à Lexington

Samedi 102

Kent Farrington et Voyeur (archives)

Pendant que Pénélope Leprevost faisait chavirer le cœur du public d’Equita Lyon et des Français en général, une autre manche de la Coupe du Monde se déroulait à Lexington aux USA, pour la Ligue Nord Américaine. Dans cette épreuve, il faut l’avouer moins relevée (CSI4*) que celles se disputant sur le théâtre européen, c’est Kent Farrington qui s’est imposé sur son fidèle Voyeur après avoir remporté le Grand Prix de la veille sur Willow. Le cavalier de Chicago devance au barrage sa compatriote Laura Kraut associée à Deauville S (un fils de Diamant de Semilly par Lux) et le belge Olivier Philipaerts sur H&M Challenge vd Begijnakker.

Kent Farrington n’a pas manqué de remercier la famille Nusz, propriétaire de Willow et de Voyeur. « Je leur suis très reconnaissant d’avoir des chevaux de ce calibre » a-t-il notamment déclaré. Voyeur est un hongre de 13 ans (Tolano van’t Riethof x Goodwill), avec beaucoup de sang et donc au tempérament délicat mais, extrêmement rapide.

A noter que la troisième place obtenue par Olivier Philippaerts à deux centièmes seulement derrière Laura Kraut en selle sur une ancienne monture de Nick Skelton, l’a été avec un cheval de venu borgne à la suite d’un accident il y a quelques années. Un handicap qui ne semble pas affecter H&M Challenge vd Begijnakker totalement en confiance aujourd’hui avec son cavalier.

Tout le classement ici.

Pénélope Leprevost signe une nouvelle victoire en Coupe du Monde

B02T9123

Une victoire de plus pour Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa. Cliquer pour agrandir.

Au-delà de l’exploit sportif réalisé par Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa, ce week-end à Lyon, s’il est une image qui restera dans les annales, c’est le sourire arboré par de la cavalière française. Un sourire profond, solaire, témoin d’un pur instant de bonheur partagé par un public Lyonnais qui s’est surpris lui-même à entonner la Marseillaise en honneur à sa championne.

Tout aujourd’hui semble réussir à la Normande qui en moins d’un mois a mis dans son escarcelle deux victoires en Coupe du Monde. Le doute a cédé la place à une soif énorme de gagner et à une joie communicative.

Cette édition 2015 à Equita Lyon était incontestablement un très grand cru mais plus que cela. Elle consacre un couple dont on pressent qu’il peut, s’il continue sur sa lancée, écrire de belles pages dans la légende des sports équestres. A quelques mois des Jeux Olympiques de Rio, on ne pouvait espérer plus beau cadeau.

Tout le classement du GP, ici.

Romain Duguet tout schuss à Helsinki

RD

Romain Duguet et Otello du soleil

Romain Duguet a remporté dimanche 25 octobre la deuxième étape de la Coupe du Monde (Ligue d’Europe de l’Ouest) qui avait posé ce week-end ses valises à Helsinki, la capitale Finlandaise. L’ex-Français et néo-Suisse associé à Quorida de Trého, s’est imposé à l’issue d’un barrage à 13 protagonistes devant la cavalière britannique Jessica Mendoza (Spirit T) et l’Allemand Daniel Deusser (Cornet d’Amour). Avec 4 points et une 17ème place Kevin Staut (Silvana HDC) réalise la meilleure performance française.

Romain Duguet continue son ascension dans l’élite mondiale, propulsé par les qualités de Quorida de Treho, sa toute bonne jument SF de 11 ans fille de Kannan, après s’être fait remarquer avec Otello du Soleil. En avril de cette année, il signait à 34 ans, sous la nef du Grand Palais la première grande victoire de sa carrière, en remportant le prestigieux Grand Prix du Saut Hermès. Une victoire en appelant une autre, quelques mois plus tard, en juin Romain Duguet mettait dans son escarcelle le Grand Prix 5* de Saint-Gall, au nez et à la barbe de son ami Steve Guerdat, contraint de se contenter de la deuxième place. En août, il repartait des championnats d’Europe avec une médaille de bronze autour du cou, obtenue de haute lutte avec l’équipe nationale Suisse.

Naturalisé Suisse en 2012, ce Normand d’origine et désormais Bernois d’adoption est un redoutable compétiteur, subtile mélange de vélocité française de précision horlogère suisse. Actuellement 42ème au classement permanent, cet exilé sportif rêve comme beaucoup de congénère d’une participation aux Jeux Olympiques de Rio, l’an prochain. Un pas en ce sens a été accompli à Helsinki ce week-end. Les prochaines échéances n’en seront que plus déterminantes.

Winner Romain Duguet riding

Remise des prix à Helsinki pour Romain Duguet sur Quorida de Treho. Crédit photo FEI/ Satu Pirinen

Les résultats du GP d’Helsinki, c’est ici.

Delaveau, Carinjo, Oslo : histoires d’O

LB2DF 013

Patrice Delaveau en selle sur Carinjo 9 HDC (archives). Cliquer pour agrandir.

Duo de choc. Patrice Delaveau sur son étalon de 14 ans, Carinjo 9 HDC, a remporté ce samedi le Grand-Prix Rikstoto (1m50-1m60) dans le cadre de l’étape Coupe du Monde d’Oslo (Norvège).

Les résultats complets ici.

Beezie Madden, Jessica Springsteen et Hannah Selleck mobilisées pour le lancement des épreuves Coupe du Monde de la ligue Nord-Américaine

Jessica Springsteen

Jessica Springsteen (FEI/Mark Serota/AP)

Le 17 mars dernier, sous le soleil et les palmiers de Miami, a été dévoilé le calendrier des étapes Coupe du Monde de jumping pour la ligue Nord-Américaine placées sous le patronage de la marque horlogère Suisse Longines. Un rien macho, nos amis d’outre-Atlantique avaient fait appel à trois stars féminines du saut d’obstacles en produit d’appel des 14 rendez-vous qui rythmeront à partir d’aout 2015 le nouveau continent avec des épreuves qui se dérouleront aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Hannah Selleck, Beezie Madden

Hannah Selleck, Beezie Madden (FEI/Mark Serota/AP)

Beezie Madden, est la plus décorée des athlètes équestres féminines de tous les temps est actuellement (depuis la sortie de Pénélope Leprevost) la seule cavalière présente parmi les 10 meilleurs cavaliers mondiaux du classement permanent FEI. Jessica Springsteen (fille du Boss), et Hannah Selleck, 25 ans (fille de l’acteur), aidées par des patronymes célèbres sont, outre leur plastique, de redoutables concurrentes.

Le calendrier :

Côte Est

Août 2015
Bromont, QC (CAN) – International Bromont

Septembre 2015
New York, North Salem (USA)

Octobre 2015
Washington, DC (USA) – Washington International Horse Afficher
Lexington, KY (USA) – National Horse Show

Novembre 2015
Toronto, ON (CAN) – Royal Agricultural Winter Fair

Février 2016
Wellington, en Floride (USA)
Ocala, Floride (USA) – Live Oak International

Côte Ouest

Août 2015
Langley, BC (CAN) – Thunderbird

Septembre 2015
Rancho Murieta, CA (USA) – Sacramento International Horse Afficher

Octobre 2015
Del Mar, CA (USA) – Del Mar international
Calgary, AB (CAN)

Novembre 2015
Las Vegas, NV (USA) – Las Vegas National

Février 2016
Valle de Bravo (MEX)
Thermique, CA (USA) -HITS thermique