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Kevin Staut imprime sa marque à l’IJRC

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Kevin Staut, Président de l’IJRC

On ne présente plus le Kevin Staut le cavalier. Tout ou presque a été dit sur l’athlète même si dernièrement sa prise d’autonomie du Haras des Coudrettes et sa nouvelle coopération avec les marchand suisse Grégoire Oberson laissent deviner une volonté d’entreprendre qui tranche avec le cocon doré précédemment offert par la famille Perron-Pette. Toutefois, c’est dans un autre registre, celui de président du Club international des cavaliers de saut d’obstacles (IJRC), que le Normand révèle une autre facette de sa personnalité. Le long entretien accordé au site scandinave Worldofshowjumping.com à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de cette association qui regroupe l’élite des cavaliers mondiaux dévoile un Kevin Staut très politique, au sens noble du terme.

Il y a bien sûr la façon dont les Français perçoivent leur champion, forcément subjective, et le regard posé par les extérieurs. Sans trop de surprise, celui-ci est positif. Parce que Kevin Staut c’est un athlète performant, une des stars du système et une vraie personnalité. De là à en faire un bon président de l’IJRC, ce n’était pas si évident. Parce que cette association qui a son rond de serviette à la FEI ne se réduit pas à un club de copains cavaliers qui se réunit de temps en temps autour d’un verre ou d’un bon repas. C’est aussi une structure qui a un rôle important à jouer dans le délicat équilibre à trouver et à maintenir entre instances sportives, organisateurs et athlètes. A titre personnel, Kevin Staut, tout comme son ami Steve Guerdat, y a ajouté une mission à ses yeux essentiels : la défense d’une certaine éthique sportive bousculée depuis quelque temps par une pression financière accrue.

Force est de constater que depuis fin 2017, date de son élection, Kevin Staut a trouvé ses marques tant sur le fond que sur la forme. Selon le site Worldofshowjumping le Français présente un côté gentleman, soit comme le définit le dictionnaire un homme de parfaite éducation, qui fait preuve de réserve et de distinction dans ses manières, allié à un « franc-parler civilisé ». Un bel oxymore pour dire que Kevin Staut a la capacité de dire des vérités crues en respectant les canons de la politesse. En vocabulaire équestre, on parlerait de main de fer dans un gant de velours. Il est incontestable que sous sa présidence l’IJRC a retrouvé des couleurs à un moment délicat pour l’âme des sports équestres que certains sont prêts à sacrifier sur l’autel de l’argent. Les polémiques sur la répartition des invitations dans les CSI ainsi que sur le montant des engagements ont été l’occasion de faire entendre la voix des cavaliers.

Kevin Staut, en homme cultivé et avisé, a bien compris que la première des batailles à mener pour gagner la guerre est celle de la communication. Grâce à sa notoriété, il s’y emploie avec succès. Loin d’être un dogmatique, sa ligne politique en vrai pragmatique à la fois ferme et mesurée, en fait aujourd’hui un acteur écouté et respecté au-delà du cercle des cavaliers. Tout est affaire d’équilibre comme être présent dans les instances de la FEI mais aussi en dehors de celles-ci lorsque les intérêts, pour des raisons multiples, divergent. A ce jeu tout en finesse, Kevin Staut excelle et, ce qui ne gâche rien, semble trouver à l’exercice un réel plaisir. Un grand champion est aussi, il est vrai, un grand stratège.

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Amsterdam : Kevin Staut au pied du podium

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Kevin Staut / For Joy (archives) Cliquer pour agrandir.

Ce n’est pas le bout du monde et pourtant. Et pourtant, seulement deux tricolores s’alignaient ce dimanche dans le Grand Prix Coupe du monde d’Amsterdam (Pays-Bas) : Simon Delestre et Kevin Staut. Après quelques week-ends de vaches maigres ce dernier renoue avec les classements même s’il échoue au pied d’un podium confisqué dans l’ordre par Henrik von Eckerman (Mary Lou), Pius Schwizer (Cortney Cox) et Daniel Deusser (Tobago Z).

Dans ce Grand Prix marqué par la présence de nombreux nouveaux visages, la France était quant à elle représentée par ses valeurs sûres. Simon Delestre, brillant vainqueur la veille de la grosse épreuve aux rênes d’un Hermès Ryan aérien et rapide, avait la sérénité qui colle à un compétiteur convaincu de son retour sur le devant de la scène. Le Lorrain a toutefois pleinement conscience de la fragilité d’une ascension construite sur un seul cheval. Sa préoccupation semble aujourd’hui tournée au-delà du retour à son meilleur niveau de Ryan, à la construction d’un piquet solide et complémentaire… même si ces nouveaux coéquipiers (Ulane Belmaniere et Ucello de Will), 11 ans tous les deux, ont vocation à être de passage puisqu’à commercialiser.  Avec un petit 4 points rageant sur le numéro 1 aux commandes d’Ulane, Simon Delestre a de bonnes raisons pour demeurer optimiste. Il est dans la bonne voie.

Idem Pour Kevin Staut. En délaissant Lorenzo pour For Joy du Haras des Coudrettes, le Normand a repris des couleurs signant une très belle première manche suivie d’un barrage dans lequel il estime avoir raté la deuxième partie. Un petit rien mais qui écarte Kevin Staut du podium. Encourageant tout de même pour le leader du jumping hexagonal.

Le classement complet ici.

Rêveur de Hurtebise, 4 ans après

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Rêveur de Hurtebise HDC et Kevin Staut, il y a 4 ans lors des JEM de Caen

Le Français a la réputation d’être râleur. Nous n’allons pas déroger à la règle en avouant que Tryon rime avec frustration. Les horaires et les canaux de diffusion des Jeux Équestres Mondiaux qui se disputent en Caroline du Nord ne permettent pas de suivre comme on le souhaiterait les épreuves. Quant aux rediffusions ou différés, on ne peut que regretter leur absence. Les Jeux de Caen avaient mis la barre haute. Quatre ans plus tard, le décalage horaire et la disparition d’Equidia ne permettent pas d’atteindre ce niveau. Heureusement, les bons débuts des Français dans le championnat sont comme un rayon de soleil. Tout comme la présence de Rêveur de Hurtebise HDC sous la selle de Kevin Staut. Impensable il y a quelques mois, cette participation s’est pourtant imposée au fil du temps comme une évidence.

Rêveur, tel le Phénix. Avouons-le, c’est le genre d’histoire dont on raffole même si la fin n’est pas encore connue. C’est le site de L’Éperon qui la raconte à travers un entretien avec Emmanuelle Perron-Pette, propriétaire du Haras des Coudrettes et de Rêveur. Donné à 17 ans comme un cheval au bout du rouleau, lessivé et bon pour la retraite à l’issue des finales Coupe du monde de Paris-Bercy, Rêveur a signé par la suite un incroyable retour de forme et engrangé les classements en 5*. Puis vient le CSIO d’Aix-la-Chapelle où Rêveur fait une démonstration dans la Coupe des nations. C’est le déclic. La décision semble naturelle pour le cavalier, les propriétaires et le sélectionneur national. Rêveur est non seulement apte pour Tryon mais le couple particulièrement expérimenté qu’il constitue avec Kevin Staut constituera une pièce maîtresse du dispositif tricolore.

La suite immédiate, c’est l’épreuve de chasse qui vient de se dérouler ce mercredi. Le couple est pénalisé de 4 points sur le dernier obstacle mais signe le meilleur chronomètre. Kevin Staut affirme que la faute lui est imputable et se félicite de la qualité de saut de sa monture. Rien n’est perdu, le championnat sera long. « Quelle que soit sa performance ici, on le respectera et on l’écoutera » a prévenu Emmanuelle Perron-Pette avant d’ajouter « j’espère vraiment qu’il va bien faire pour la France certes, mais surtout pour lui. » Sa résilience est pourtant déjà une victoire, tout autant que la foi de son cavalier et de ses propriétaires en lui. Bon vent Rêveur de Hurtebise !

Démonstration de Rêveur de Hurtebise à Aix-la-Chapelle

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Rêveur de Hurtebise et Kevin Staut, couple magique (archives).

Kevin Staut a raison. Rêveur de Hurtebise, son cheval de cœur, n’est vraiment pas un cheval comme les autres. Les bons soins et l’affection qui lui sont prodigués au Haras des Coudrettes n’y sont sans doute pas étrangers. Toujours est-il qu’à désormais 17 ans, ce fils de Kashmir Van’t Shuttershof a réalisé une véritable démonstration (vidéos) dans la grosse épreuve de la journée ( Prix de Rhénanie-du-Nord-Westphalie 1m55), ce vendredi, dans la mythique enceinte d’Aix-la-Chapelle. Double sans faute, il termine deuxième derrière Clinta, l’extraordinaire jument de McLain Ward. La prestation de Rêveur est d’autant plus remarquable qu’à aucun moment son cavalier n’a eu à le solliciter particulièrement ou à le porter comme on a pu le voir parfois par le passé. Bien au contraire, c’est un cheval volant, frais et avec de la marge, qui a bouclé ses deux tours avec une facilité déconcertante comme s’il prenait un véritable plaisir à enchaîner les obstacles sur cette grande piste en herbe. Superbe !

Le classement complet, ici

 

Rêveur de Hurtebise, le joker de Kevin Staut pour la finale Coupe du monde

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Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise HDC

Kevin Staut l’a confié à GrandPrix-Replay.com. Le Français abordera la finale Coupe du monde de Paris avec Rêveur de Hurtebise qui a 17 ans est un cheval d’expérience. Silver Deux de Virton viendra toutefois en appui pour prendre si nécessaire le relai en cas de blessure ou de baisse de forme.

Kevin Staut sacré meilleur des meilleurs

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Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise HDC (archives)

Il n’est pas du genre à fendre facilement l’armure. A peine un sourire naissant qui s’esquisse et des yeux qui pétillent un peu plus. Il est comme ça notre Kevin Staut, tout en retenue extérieure même si à l’intérieur, l’ébullition est réelle. A 37 ans, et pour sa huitième participation, le Normand a remporté l’épreuve du Top 10 dans le cadre du CHI de Genève.

L’homme fort du Haras des Coudrettes et taulier indéboulonnable de l’équipe de France n’a plus rien à prouver mais la petite ligne qui vient de s’ajouter ce samedi 9 décembre à un palmarès long comme un hiver sans fin a un goût particulier. Pour trois raisons au moins.

La première c’est que cette victoire récompense une incroyable régularité au plus niveau pour un cavalier jamais bien loin des sommets revenu dernièrement sur la troisième marche du classement mondial. Le compétiteur est donc comblé.

Le bon camarade l’est aussi. La veille ses pairs l’ont, de façon consensuelle, désigné comme leur représentant auprès des instances sportives en l’élisant à la tête du club des cavaliers de saut d’obstacles, l’IJRC. Une vraie reconnaissance de ses qualités humaines et de son éthique.

Enfin, la troisième raison, c’est que sa victoire dans cette édition 2017 du Top 10 a été signée de façon magistrale avec sa monture de coeur, Rêveur de Hurtebise HDC. L’expression apparaît galvaudée mis elle prend tout son sens chez cet homme de cheval qui a toujours cru dans ce hongre SBS dont le coeur n’a jamais été mis en cause mais dont le manque de régularité et d’endurance ont été pointés par le passé.

Le volontarisme et la foi de Kevin Staut auront finalement eu le dessus sur ces handicaps de départ. Rêveur a démontré à bientôt 17 ans une forme étincelante attestée par une absence de pénalités malgré deux tours particulièrement délicats.

Pour ce cheval déjà décoré de l’or olympique, le sacre de son cavalier comme meilleur des meilleurs avait pour lui aussi une saveur particulière. Il suffisait pour s’en rendre compte de regarder son oeil hier soir lors de la remise des prix. Le calme des vieilles troupes et la satisfaction du devoir accompli. Bravo à tous les deux.

Tout le classement, ici.

Kevin Staut, meilleur Français à Stuttgart

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Kevin Staut et Silver Deux de Virton HDC (archives)

Si le Grand Prix du CSI 5* de Stuttgart a été marqué par la victoire de Steve Guerdat sur Hannah, Kevin Staut a une nouvelle fois vaillament défendu les couleurs françaises. Le champion olympique par équipe signe en terres allemandes la meilleure performance française. Un double sans faute avec Silver Deux de Virton HDC, pourtant sous sa selle que depuis 2016,lui permet de se classer à la 7ème place et de glaner des points supplémentaires synonymes de qualification pour la finale Coupe du Monde qui se déroulera en avril prochain au palais omnisports de Paris-Bercy.

Le classement intégral du GP, ici.

La résistance s’organise face à l’impérialisme du Global Champions Tour

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Jan Tops

C’est une menace qui n’a rien de fantôme. Jan Tops, le patron du Global Champions Tour (GCT), a décidé de passer la seconde dans sa conquête des sports équestres en donnant une nouvelle ampleur à son circuit avec 5 nouvelles étapes et un niveau de dotations inégalé (35M€ au total). Sa stratégie, c’est celle de l’édredon. A savoir, asphyxier en toute discrétion la FEI et la contraindre à déréguler les compétitions au profit de son circuit. Autrement dit, substituer à la loi du sport, celle de l’argent.  Mais là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. Des cavaliers talentueux, amoureux de leur discipline, ont fait le choix courageux de s’opposer frontalement aux ambitions de Jan Tops. Une poignée d’hommes et de femmes emmenés par Steve Guerdat et Kevin Staut qui n’entendent pas plier face aux ambitions d’un seul homme. Et qui sait, leur détermination pourrait bien, à la fin, être payante.

Il est fort, très très fort ce Jan Tops. Un sens hors du commun du commerce en particulier et des affaires en général. Marchand de chevaux hors pair aidé par un passé de compétiteur sacré par un titre de champion olympique par équipe (1992), Jan Tops aurait pu se contenter de d’un patrimoine plus que respectable constitué au fil des ans. Allez savoir pourquoi, l’appétit financier de ce fils de boulangers est insatiable. Un soif de l’or qui oscille entre mégalomanie et folie des grandeurs à l’image de son petit royaume de Valkenswaard, avec ses 500 boxes noyés dans une débauche de luxe. A décharge pour l’intéressé, celui-ci n’a jamais caché que son modèle était celui de la Formule 1 avec lui-même dans le rôle de Bernie Ecclestone, le grand argentier tout puissant.

Pour atteindre ce rêve, il fallait pouvoir disposer d’une manne financière quasi-inépuisable. C’est là où les Qataris entrent en jeu. Pourtant, l’importance des flux financiers brassés par le système suscite bien des interrogations. Tout autant que la réussite exponentielle du Hollandais et le manque de transparence qui l’entoure. Son poids est aujourd’hui tel que rares sont ceux qui sont prêts à le contrarier. A commencer par les dirigeants de la FEI qui après avoir perdu une première manche sur le terrain juridique ont totalement retourné leur veste en début d’année 2017 en signant un protocole d’accord  soit-disant « gagnant-gagnant » avec les propriétaires du GCT. En fait, un accord de dupes conclu sur le dos des compétiteurs.

On pensait la partie pliée et les mauvaises têtes, celles qui préfèrent les Coupes des Nations  aux étapes lucratives du Global, au piquet pour un moment. Mais le vent a peut être commencé à tourner. A Lyon notamment. Parce qu’Equita, concours ancré dans le paysage hexagonal et fort d’un public fidèle, a démontré qu’aucune star du 5* n’est irremplaçable et que le vivier de cavaliers talentueux et de chevaux hors-normes ne se limite pas à une poignée de grosses fortunes qui pensent avoir trouvé dans le jumping une distraction pour dépenser leur argent. La qualité du sport délivré est la clé et le public, souvent composé de connaisseurs, ne s’y trompe pas. Cela veut dire que l’accès au plus haut-niveau, les 5*, ne peut se faire pour l’essentiel sur des critères financiers avec une sélection par des droits d’accès payants mais bien, en fonction de résultats sportifs.

Ça tombe bien. L’association des cavaliers internationaux de saut d’obstacles (IJRC) qui est seule détentrice des droits techniques du classement mondial de saut d’obstacles rappelle qu’elle ne jouera pas les potiches. Steve Guerdat qui en est l’un des représentants les plus éminents a précisé clairement la position de l’IJRC : « Notre but est d’attribuer des points aux rankings uniquement lors de concours offrant du bon sport et pas à des manifestations ouvertes aux cavaliers ayant les moyens d’acheter leur participation. Nous devons trouver le meilleur système pour atteindre notre but et protéger le vrai sport ».

L’IJRC ne fait pourtant que demander le respect des règles votées lors de l’Assemblée générale de la FEI en 2016 selon lesquelles la clé de répartition de l’accès au CSI 5* devrait être la suivante : 60% des cavaliers inscrits au concours, selon le classement mondial, 20% pour la fédération nationale du pays hôte, 20% pour le comité d’organisation. Or le système commercial porté par Jan Tops s’affranchit de cette ventilation pour retenir la suivante : 30% de cavaliers issus du classement mondial, 10% de cavaliers du pays hôte et 60% de cavaliers inscrits dans une équipe pour lesquelles le droit d’entrée est de 2 M€ ! Tout le scandale actuel, c’est que dans ces conditions, les épreuves du GCT qui ne respectent pas les règles ne devraient pas attribuer de points pour le classement mondial or, c’est bien le cas. Ce qui favorise de fait les cavaliers les plus fortunés capables de s’engager dans le GCT.

La position de l’IJRC sera-t-elle déterminante ou n’est-elle qu’un coup d’épée dans l’eau face au rouleau compresseur du GCT ? Difficile à dire pour l’instant mais quelques grands propriétaires de chevaux entrent à leur tour dans la danse pour soutenir la position des cavaliers. Le combat à des allures de David contre Goliath mais on sait depuis 2007 et la crise des subprimes que dans le milieu de la finance, le too big to fail est un leurre. Il suffirait d’ailleurs que les fédérations nationales imposent la participation  en Coupe des Nations pour être sélectionnable dans les grands rendez-vous (Jeux Équestres Mondiaux, championnats d’Europe, Jeux Olympiques) pour enlever de l’attractivité au GCT. De là à dire que l’organisation de Jan Tops est un colosse aux pieds d’argile, il y a un pas qu’il serait imprudent de franchir.

Kevin Staut en lice pour le Top 10 Rolex-IJRC

Kevin Staut et For Joy van’t Zorgvliet HDC

Rendez-vous à Palexpo. Kevin Staut sera le seul Français à disputer le Top 10 Rolex qui se déroulera le 9 décembre prochain dans le cadre du CHI de Genève. Pour la seizième année consécutive, cette épreuve créée  par l’Association Internationale des Cavaliers de saut d’obstacles (IJRC) sacrera le roi des rois.

Les 10 cavaliers présents sont ceux qui chevauchent en tête de la ranking list de novembre, le classement permanent mondial, à l’exception de Steve Guerdat, 11ème, qui bénéficier du forfait de McLain Ward (2ème mondial). Pas de problème de ticket d’entrée pour Kevin Staut, numéro 3 mondial, qui a son rond de serviette à Palexpo. Le Normand s’apprête à disputer sa septième participation au Top 10 depuis 2009, témoignage de sa constance au plus haut niveau.

Modeste, Kevin Staut n’explique pas cet exploit par ses qualités de cavaliers mais par les conditions de travail dont il bénéficie ainsi que par sa passion pour la compétition.

C’est ce qu’il avait expliqué dans les colonnes du Figaro.fr en juin de cette année : « Aujourd’hui, si vous prenez les 200 meilleurs mondiaux, je ne pense pas que ce soit la technique pure qui fasse la différence. Il y a bien sûr le facteur mental, qui est essentiel. Mais, au-delà des capacités à résister à la pression, il faut avoir l’esprit d’un champion de haut niveau. C’est un sacrifice énorme et beaucoup de très bons cavaliers se rendent compte qu’ils ne sont plus prêts à partir en compétition chaque semaine, loin de leur famille, et qu’ils ont envie d’autre chose. Moi, j’adore monter à cheval et je suis dingue de compétition ! J’ai la chance d’avoir une organisation optimale autour de moi qui me permet de me concentrer totalement sur mon sport. Et, bien sûr, il faut être soutenu par des propriétaires tels qu’Armand et Emmanuèle Perron-Pette qui croient en vous et investissent de leur temps et de leur argent pour vous confier de très bons chevaux. Même si vous êtes le meilleur cavalier d’un point de vue technique, pratique et mental, vous ne pouvez pas vous maintenir au plus haut niveau sans cela. J’ai aussi une situation familiale propice puisque je ne suis pas marié et que je n’ai pas d’enfants ».

Ça commence fort pour Kevin Staut en Coupe du Monde

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Kevin Staut et For Joy van’t Zorgvliet HDC (archives)

Le mois d’octobre semble sourire à Kevin Staut. Tout a bien commencé avec un classement mondial qui l’a placé de nouveau au 3ème rang mondial. Ce week-end à Oslo (Norvège), le Français en selle sur son hongre de 12 ans For Joy van’t Zorgvliet HDC, rate de peu la victoire dans le Grand Prix Coupe du Monde. L’Allemand Daniel Deusser associé à Cornet 39 lui souffle la victoire de 13 petits centièmes dans un barrage à 7 concurrents.

Difficile de mieux débuter le circuit des treize étapes de la Coupe du monde de saut d’obstacles dont le dénouement se déroulera en avril 2018, à l’AccorHôtels Arena de Paris-Bercy.

For Joy van’t Zorgvliet, un fils de For Pleasure par Heartbreaker évolue sous la selle de Kevin Staut depuis la fin 2012 après un passage par les écuries Stephex.

Le classement du GP ici.

Kevin Staut, numéro 3 mondial

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Kevin Staut, pilier de l’équipe de France et meilleur cavalier tricolore au classement mondial.

C’est une très bonne nouvelle à quelques semaines des championnats d’Europe de Göteborg. Kevin Saut débute le mois d’août en accédant à la troisième place du classement permanent mondial (Longines ranking list). La régularité du cavalier tricolore porte ses fruits toute autant que la qualité de son équitation, remarquable, à l’image de ses derniers tours en Coupe des Nations, à Hickstead notamment.

Le leader du Haras des Coudrettes le reconnaissait début juillet, il est sur une bonne dynamique depuis les JO où son cheval de tête et de coeur, Rêveur de Hurtebise, semble avoir pris une nouvelle dimension attestée par le double sans faute dans la Coupe des Nations de La Baule en début de saison. C’est d’ailleurs avec cette monture que Kevin Saut devrait concourir à Göteborg pour les championnats d’Europe. A 16 ans, Rêveur disputera là son dernier grand rendez-vous. Un choix partagé par Philippe Guerdat qui permet de préserver et de préparer For Joy van’t Zorgvliet*HDC, dans la perspective des Jeux mondiaux et des prochains Jeux olympiques.

Source de satisfaction, le bon classement de Kevin Staut derrière les américains Kent Karrington et McLain Ward ne doit pas faire oublier pour autant le recul des autres vestes bleues. Simon Delestre peine à retrouver son efficacité d’il y a un an. Le Lorrain perd une place et sort du top 10 (11ème). Même punition pour Pénélope Leprevost. La championne olympique pointe au 29ème rang mondial laissant toujours à Laura Kraut (19ème) le statut de meilleur cavalière planétaire. Chez les autres olympiques on retrouve Bosty en 22ème position et Philippe Rozier à la 76ème . Tout en discrétion, Harold Boisset continue son bonhomme de chemin, pointant aux portes du Top 100 (101ème) alors qu’on retrouve un certain Eric Navet à la 125ème.

Tout le classement mondial : ici.

For Joy, pour le plaisir de Kevin Staut

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Kevin Staut et For Joy van’t Zorgvliet*HDC (archives)

Il y aurait beaucoup à dire de l’atypique étape monégasque du Global Champions Tour, notamment sur ce bac à sable de luxe qualifié de terrain de concours. Mais ils sont forts nos champions. Et notamment Kevin Staut, troisième du Grand Prix associé à For Joy van’t Zorgvliet*HDC. Le Normand signe sa meilleure performance de la saison avec ce fils de For Pleasure qui effectuait son premier Grand Prix 5* depuis 6 mois.

Le classement de l’épreuve ici.

FEI-GCT : la loi du fric plus forte que la loi du sport ?

Jan Tops, le fondateur du Global Champions Tour

Après de longs mois de bataille juridique les dirigeants de la FEI et du Global Champions Tour ont finalement trouvé un accord et enterré la hache de guerre. Comme dit le proverbe, les loups ne se mangent pas entre eux. Le coup de dent, en l’espèce, est pour les cavaliers, victimes collatérales d’un incroyable dénouement dans lequel, après quelques pudibonderies de jeune vierge, la FEI retourne sa veste pour embrasser une vision américano-hollandaise du sport où la norme supérieure est l’argent.

De quoi s’agit-il ? Le combat initial qui a opposé le GCT à la FEI n’est pas propre à l’équitation. La structuration du sport repose depuis environ un siècle sur un monopole légal, celui des fédérations nationales et internationales sur leurs licenciés et sur l’organisation des compétitions auxquels ceux-ci participent. Ca, comme dirait la pub, c’était avant. Avant notamment que la télévision et ses annonceurs fassent couler l’argent à flots et aiguisent bien des appétits.

Dans la situation actuelle nous avons tous une part de responsabilité même si celle-ci relève plus de la naïveté. Naïveté de penser que le système mis en place par Jan Tops était bon pour le sport. C’était en fait ouvrir, avec un grand sourire, la porte de la bergerie au loup. Le GCT n’a rien d’une œuvre caritative et ceux qui savaient, à commencer par les dirigeants de la FEI, se sont bien gardés de pointer un système basé dès le départ sur une sélection par l’argent. Souvent copié depuis quelques années par différents organisateurs mais jamais égalé dans son sens du détail, le système repose sur un droit d’entrée maquillé derrière la réservation de tables.

L’arrivée de Franck McCourt aurait dû faire redoubler notre vigilance. Après avoir ouvert la porte, nous avons proposé une chaise et offert le couvert au nouvel entrant. Financier sans scrupules (c’est un oxymore), l’américain en rachetant la moitié des parts du GCT est surtout venu faire un coup dans un secteur qui ne l’intéresse que par son potentiel de rentabilité.

Partant du constat que l’Europe est un marché saturé, l’Américain a en ligne de mire les marchés émergents Asie, Amérique du sud et Etats-Unis, leurs téléspectateurs (via des accords de retransmission d’épreuves) mais aussi ces ultra-riches en peine pour dépenser leurs fortunes. Rien de neuf finalement sous le soleil si ce n’est reproduire le système de la formule 1 où pour avoir un volant le portefeuille (ou les sponsors) compte autant sinon plus que le talent.

Il ne s’agit pas pourtant d’avoir une vision nostalgique ou manichéenne mais de rechercher une situation équilibrée entre règles et éthique sportives d’une part et enjeux financiers de l’autre. Le problème posé par le protocole d’accord signé dernièrement entre la FEI et le GCT, c’est le désagréable sentiment qu’il donne. Cette sensation qu’Ingmar de Vos « s’est couché » devant Jan Tops et Franck McCourt. Une bien étrange défaite en vérité. Loin d’être un faux pas isolé, cette décision doit être replacée dans un contexte plus large où, dans un court laps de temps, des petits cailloux blancs ont été régulièrement semés pour dessiner au final une trajectoire plus favorable au business qu’au sport (modifications successives des formats des Jeux Equestres Mondiaux, des Coupes des Nations, manque de combativité face au CIO pour défendre la place de l’équitation aux Jeux Olympiques…)

« La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires » disait Clémenceau. Actualisée, la formule pourrait être « le sport de haut niveau est une activité trop importante pour être laissée aux seules griffes des financiers ». Le communiqué diffusé par les propriétaires du GCT à l’issue de la signature du protocole d’accord avec la FEI doit être replacé dans ce contexte. « Nous remercions toutes les personnes impliquées pour leurs efforts. Nous sommes ravis de travailler avec la FEI à l’avenir afin de construire un futur fort et profitable à notre sport et à tous ses acteurs dans un environnement moderne » se félicitent ainsi le duo Tops-McCourt. Décrypté on ne peut que s’interroger sur la « modernité » revendiquée ainsi que sur les bénéficiaires de ce « futur fort et profitable » qu’ils entrevoient.

Beaucoup d’acteurs du haut niveau se déclarent aujourd’hui, de façon publique, inquiets sur l’avenir du saut d’obstacles mondial. Depuis l’avènement d’Ingmar de Vos à la tête de la FEI en 2014, le sentiment qui domine est celui d’un emballement de la mutation des sports équestres dans une direction où beaucoup ne se retrouvent pas. La volonté de la Fédération équestre internationale « d’harmoniser » les engagements (à la hausse en fixant le prix des engagements sont fixés en fonction de la dotation d’une épreuve ou de la compétition) entre l’Europe et les Etats-Unis en constitue le dernier avatar.

Interrogé par Elodie Mas de L’Eperon, très en pointe sur ce sujet brulant, Kevin Staut développe une vision particulièrement lucide de la situation « Jan Tops a proposé une bonne formule, il a un très bon produit et c’est normal qu’il avance de son côté, mais le problème c’est que la FEI ne joue pas son rôle d’arbitre. Le Global va devenir de plus en plus sectaire, il sera de plus en plus difficile de rentrer dedans. La sélection ne sera plus en fonction de la performance : aujourd’hui on passe déjà des 30 aux 15 meilleurs mondiaux, et à terme, ça risque d’être uniquement ceux qui font partie des équipes qui pourront y participer. Jan a fait avancer le sport, il a mis les choses en compétition, mais la FEI ne protège pas le sport !« 

Alors, si la FEI ne protège pas le sport, à quoi sert-elle et que font les fédérations européennes à commencer par la FFE ? La balle est assurément dans le camp des cavaliers de haut-niveau dont la passivité interpelle. Toujours dans cet incontournable entretien accordé à l’Eperon Kevin Staut tape une nouvelle fois juste : »Steve et moi, on fait partie des rares à se positionner. J’ai peur qu’on devienne les seuls à lutter. L’intérêt est d’essayer de s’unir, on doit rassembler des voix derrière nous. Le problème c’est que les gens ne sont pas assez au courant de ce qui se passe. Nous les premiers ! »

Il sera difficile désormais de dire qu’on ne savait pas.

NB : A lire également, toujours sur l’Eperon, l’éclairant article d’Emmanuelle de Monléon « Une conférence embarrassante… »

Göteborg : Kevin Saut et Ayade de Septon*HDC en mode démonstration

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kevin Staut et Ayade de Septon HDC (archives).

Décidément l’air de Göteborg (Gothembourg en français) réussi plutôt bien à Kevin Staut. Le Français qui a fait le déplacement en terres suédoises doit être content de son choix. Vainqueur jeudi soir de la grosse épreuve (1,50m) de ce CSI-W avec Unna de Kerglenn HDC a récidivé le lendemain sur la petite mais bondissante Ayade de Septon  HDC dans une épreuve au chronomètre. Un véritable tour d’anthologie réalisé dans une très grande fluidité (cf vidéo).

A noter la nouvelle belle performance du cavalier du Tarn et Garonne Aldrick Cheronnet, heureux septième de l’épreuve avec Tanael des Bonnes, son cheval de tête avec laquelle il avait pris la sixième place dans le GP Coupe du Monde de Bordeaux.

Madrid : Ehning en vainqueur, Staut en leader

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Marcus Ehning

Point d’orgue du Madrid Horse Week, le Grand Prix, 6ème étape Coupe du Monde a tenu toutes ses promesses et signé le grand retour des têtes d’affiches Ehning, Staut et Brash respectivement 1er, 2ème et 3ème.  Un podium de choix à l’issue d’un barrage restreint à 9 participants dans lequel me Maestro allemand et le pilier de l’équipe de France n’ont été départagés que par une poussière de seconde (4 dixièmes).

Honneur au vainqueur. Marcus Ehning sur son étalon Comme il faut nous a offert, une nouvelle fois, une leçon d’équitation, superbe mélange de fluidité et d’efficacité. « Vous devez toujours avoir un plan A, mais aujourd’hui, j’ai dû utiliser le plan B! » s’amusait à l’issue de l’épreuve le centaure en référence à l’option improvisée qu’il a été le seul à prendre au barrage.

Toujours très attendue, une victoire de l’Allemand n’est jamais une vraie surprise. La semaine dernière déjà, le couple s’imposait dans le CSI4* de Munich. La vraie (bonne) surprise, c’est Kevin Staut. Non pas que le talent du pilote tricolore soit en cause mais simplement parce que sa monture du jour, Aran manque un peu de références et demeure peu connue du grand public. Demeurait devrait-on dire. Arrivé début 2016 dans les écuries du champion olympique, cet un hongre KWPN de 11 ans par Manhattan, propriété d’Alexandre Malaspina et jusqu’alors associé à la Luxembourgeoise Charlotte Bettendorf, semble en avoir sous le sabot.

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Kevin Staut

Cette belle deuxième place permet au Français de s’emparer de la tête du classement général de la ligue d’Europe de l’Ouest grâce aux points glanés avec Rêveur de Hurtebise à Stuttgart, Lyon et Vérone.

A noter également le retour sur les podiums après une longue absence de Scott Brash. L’Écossais s’est montré  pour le moins convaincant sur Hello M’Lady ce qui, pour le sport et pour ses aficionados, constitue une bonne nouvelle.

Le classement intégral du GP ici.

La force Staut

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Rêveur de Hurtebise sous la selle de Kevin Staut lors de la Coupe des Nations de La Baule 2016

Et si à Rio, la surprise c’était lui ? Alors que Simon Delestre gère son statut de favori parmi les Tricolores, Kevin Staut, par la force de son mental et ses capacités de dépassement maintes fois démontrées, ne doit pas être sous-estimé.

Certes, Rêveur de Hurtebise n’a pas la flamboyance de Ryan des Hayettes ou de Flora de Mariposa. Mais c’est le cheval de coeur de Kevin Staut et ce dernier a par lui une affection que les échecs sportifs n’ont pas entamé. C’est un vrai couple qui s’est construit parfois dans la déception mais que les épreuves n’ont fait que consolider. Son cavalier a toujours cru en lui et il a bénéficié de la meilleure préparation possible avec une saison gérée au mieux.

L’expérience est aujourd’hui le point fort du couple. Comme Simon Delestre, Kevin Staut a tiré toutes les conclusions de l’échec des Jeux de Londres. A désormais 15 ans, Rêveur de son côté a notamment dans les pattes et dans la tête les Jeux Equestres de Normandie et les championnats d’Europe.

Soulagé d’avoir décroché sa sélection pour Rio, Kevin Staut est désormais totalement tourné vers Rio. Dernièrement, au micro de Solène Lavenu de Leperon.fr. le cavalier du team HDC s’est déclaré « motivé et impatient d’en découdre rapidement ». Et de prévenir : « La différence se fera en piste ».

A suivre …

Kevin Staut décu de son concours à Barcelone

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Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise – CSIO de Barcelone – Cliquer pour agrandir.

Même s’il a assuré la meilleure prestation française dans le cadre de la finale de la Coupe de Nations du CSIO de Barcelone, Kevin Staut confie être rentré déçu de la capitale de la Catalogne.

« Je suis déçu de mon concours à Barcelone, pour moi, mais également pour l’équipe. Nous avions pour but de ne pas reproduire nos erreurs de l’an dernier et nous avons échoué. Nous n’avons pas été capables de boucler un seul parcours sans-faute lors de la première manche et nous nous retrouvons une nouvelle fois à disputer la consolante. Pour moi, c’est un échec même si nous prenons la 2ème place dans la Challenge Cup (consolante), vendredi soir. Le parcours de jeudi n’était pas insurmontable. Il était le même pour tout le monde et des couples ont réussi à s’en sortir sans pénalité. Notre équipe était prête à disputer cette échéance. Nous étions tous surmotivés après notre contre-performance en équipe aux Championnats d’Europe d’Aachen, en août dernier, mais nous n’avons pas été bons » confie le champion français sur son site.

Kevin Staut conclut toutefois son analyse par une note positive : « Vendredi, lors de la consolante, je voulais absolument réaliser ce parcours sans-faute. C’était indispensable pour moi, pour l’équipe. Rêveur a été formidable et a offert le parcours dont nous avions tant besoin et, par la même occasion, la 2ème place de la Challenge Cup qui est venue quelque peu atténuer notre déception collective »… «  J’espère que nous allons tirer des enseignements de cette contre-performance et que nous en tiendrons compte pour les prochaines échéances par équipes qui se dérouleront désormais en 2016 ».

3ème place pour Kevin Statut et Silvana HDC au GCT de Vienne

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Kevin Staut et Silvana HDC. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT

La très austère ville de Vienne avait pris quelques couleurs ce week-end avec l’étape du Global Champions Tour. A défaut d’école espagnole, c’est l’école portugaise qui a assuré le spectacle. A l’issue d’un barrage à trois, Luciana Diniz en selle sur Winningmood s’est révélée la meilleure avec un sans faute plus rapide que celui d’Harrie Smolders Harrie associé à Don VHP Z. Premiers à s’élancer et donc contraints à prendre tous les risques, Kevin Staut et Silvana HDC, pénalisés de deux barres montent sur la troisième marche du podium.

Concours pluvieux, concours heureux. Malgré une pluie froide et insistante cette étape autrichienne aura fait beaucoup d’heureux, notamment dans le trio de tête. A son habitude, Luciana Diniz est sortie de piste avec un grand sourire et en envoyant des baisers à la volée à un public peu habitué à l’exubérance latine mais aussi à Édouard de Rothschild, heureux propriétaire de l’étalon fils de Darco.

Kevin Staut avait également la tête des bons jours. Au four et au moulin pour marquer les points nécessaires pour rester dans le top 20 des meilleurs cavaliers mondiaux, l’ex numéro 1 français a réalisé son objectif. Le résultat est acquis qui plus est grâce à sa jument fétiche qui semble aujourd’hui avoir renoué avec la plénitude de ses moyens.

Le classement intégral du GP ici.

Kevin Staut, le mental avant tout

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/Rêveur de Huretbise monté par un Kevin Staut déterminé lors des JEM de Caen. Cliquer pour agrandir.

20/08/2015 – Si le très expérimenté Ludger Beerbaum a marqué cette deuxième journée des championnats d’Europe par sa maîtrise technique, le cavalier du jour est incontestablement Français. Kevin Staut a donné une véritable leçon de sport. Arc-bouté sur une volonté extrême, l’ex numéro 1 hexagonal a réédité son exploit réalisé à Caen, il y a pratiquement un an. Avec Rêveur de Hurtebise, son cheval de cœur, Kevin Staut, habité par la recherche d’une performance collective, avait « porté » son cheval vers un sans faute salvateur pour l’équipe nationale. Le génie de Kevin Staut c’est d’avoir aujourd’hui répété cet exploit et ainsi contribué à ce que l’équipe de France détrône l’Allemagne en tête du classement provisoire. Chapeau l’artiste.

Ses coéquipiers n’ont pas démérité. On annonçait une grande équipe de France, elle est au rendez-vous. Pénélope Leprevost, bien sûr qui conserve sa place de leader au provisoire, mais aussi Simon Delestre dont on préssent tout le potentiel au classement individuel sans oublier Jérôme Hurel, pénalisé peut être aujourd’hui par un souci de trop bien faire.

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Kevin STAUT et Rêveur de Hurtebise H D C en route pour le sans faute à Aix-la-Chapelle. Crédit photo : ROLEX/Kit Houghton

Sans présager des lendemains à venir, nos Tricolores ont déjà rempli leur part du contrat. Nous offrir sur un plateau bien des joies et du bonheur. Tout ce qui reste à venir sera naturellement le bienvenu en n’oubliant jamais, que l’histoire ne retient malheureusement que les vainqueurs. Comme l’écrit, Pascal Boutreau sur Equidia life, nos petits Français sont aujourd’hui « aux portes de l’histoire ». Ne reste plus qu’à franchir le seuil. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Le classement provisoire individuel, c’est ici.

Le classement provisoire par équipe, c’est là.

Les ambitions affichées de Kevin Staut

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Le regard de Kevin Staut, déterminé, sur Rêveur de Hurtebise. Cliquer pour agrandir.

12/08/2015. Mais quelle mouche a donc piqué Kevin Staut ? Le chef de file du jumping français a des fourmis dans les jambes et des étoiles plein la tête. Et pour une fois, il ne s’en cache pas. La motivation de l’ex numéro 1 mondial (juillet 2010-avril 2011) est quasi palpable. Il en veut. Un appétit légitime à la taille de ce redoutable compétiteur, présent sans discontinuer depuis six ans dans le cercle très fermé des 12 meilleurs cavaliers mondiaux. Il ne faut pas s’y tromper, le léger recul enregistré au classement mondial (15ème place) pour ce mois d’Août est voué à n’être qu’une simple parenthèse. Comme un vague, ce retrait pourrait cacher un fort ressac et de belles surprises.

Kevin Staut a plus que jamais en tête cette journée du dimanche 30 Août 2009. A Windsor (Grande-Bretagne), haut-lieu de la monarchie Britannique, Kevin Staut associé à Kraque Boom était couronné Champion d’Europe. Si depuis d’autres médailles sont venues enrichir son palmarès long comme un jour sans fin, ce titre reste à part, unique.

Deux Championnats d’Europe sont passés. Maintenant le Centaure a un rendez-vous (du 19ème au 23 Août), pas n’importe où, pas avec n’importe qui. Avec l’histoire peut être, dans le temple de l’équitation Allemande, à Aix-la-Chapelle, l’ancienne capitale de l’empereur Charlemagne. Tout un symbole.

Kevin Staut ne va pas à la guerre la fleur au fusil. Sa meilleur arme a un nom : Rêveur de Hurtebise * HDC, un hongre alezan de 14 ans doté désormais d’une bonne expérience. Mais Rêveur, c’est beaucoup plus que ça. C’est son atout, son partenaire. Son cheval de cœur. C’est avec lui qu’il a signé un parcours d’anthologie dans le Stade d’Ornano à Caen lors des Jeux Équestres Mondiaux de 2014. Le couteau entre les dents, avec une technique parfaite et des nerfs d’acier le Centaure offrait un podium par équipe à la France.

Ce sens de l’équipe et du collectif, ce goût du drapeau sans être cocardier contribuent au côté attachant de ce cavalier qui, dans un sport individuel; sait employer le « nous ». « L’année dernière en Caen nous a prouvé tout le potentiel de notre équipe. Nous allons à Aix-la-Chapelle avec presque les mêmes couples, pour essayer d’obtenir une nouvelle médaille. Nos chevaux ont montré par leurs récentes performances qu’ils sont en forme. Toutes les conditions sont en place pour défendre nos chances de médailles. En outre, nous allons concourir sans la pression d’avoir à se qualifier pour les Jeux Olympiques de 2016 et nous serons entièrement focalisés sur cette compétition européenne « .

« Je pense que c’est l’année de Kevin et Rêveur. Ils sont en excellente forme et ont toutes leurs chances à Aix » confirmait dernièrement, en observateur privilégié, Emmanuèle Perron-Pette, la propriétaire du Haras des Coudrettes (HDC). La préparation, il est vrai a été soignée.

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Affûté. Rêveur de Hurtebise aborde les Championnats d’Europe sous la selle de Kevin Staut à l’issue d’une préparation soignée.

« Rêveur a progressé depuis les JEM » explique Kevin Staut. « Dans ma préparation, j’ai prêté attention à travailler sur ses faiblesses comme l’endurance. En fait, le cheval était fatigué lors de la finale individuelle des JEM. Pour préserver sa fraîcheur tout le long de la prochaine Coupe d’Europe, nous avons alterné travail technique sur les obstacles avec un travail physique pour augmenter son endurance, notamment grâce à des séances de piscine. Sa préparation a été conçue pour lui permettre d’être compétitif jusqu’à la fin du championnat avec toutes ses capacités. « 

Si Kevin Staut entend contribuer à un nouveau succès de l’équipe de France, il compte également fermement défendre ses chances dans la compétition individuelle. « Mon premier objectif est d’offrir une médaille d’équipe à la France, mais je dois admettre que vivre à nouveau le frisson de mon titre européen en 2009 serait une consécration. En tout cas, le format des Championnats d’Europe de la FEI implique d’atteindre nécessairement une bonne performance en compétition de l’équipe à être en lice pour une médaille individuelle. « 

Que dire ? Bon vent M. Staut et, « Allez la France » !

Avec communiqué.

Silvana*HDC et Kevin Staut ouvrent le bal au Global de Londres

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Kevin Staut et Silvana HDC (archives)

Kevin Staut sur sa fidèle Silvana*HDC s’est imposé ce vendredi dans la grosse épreuve de la journée (1,50m) de l’étape londonienne du Global Champions Tour (CSI 5*). Sous une pluie battante très britannique le Français a signé le chrono le plus rapide des 12 barragistes sur les 47 partants. Voir flotter les couleurs tricolores dans la capitale anglaise est toujours un plaisir. Merci à la belle grise et à son pilote. Patrice Delaveau également en forme prend la 3ème marche du podium avec Carinjo HDC alors que Pénélope Leprevost se classe 10ème associée à Nice Stéphanie.

Le classement complet de l’épreuve ici.

Kevin Staut, la régularité avant tout

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Kevin Staut et Silvana HDC (archives). Cliquer pour agrandir.

Toujours aussi régulier, Kevin Staut repart de Göteborg, 12ème et dernière étape de la ligue d’Europe de l’Ouest qualificative pour la finale de la Coupe du Monde de Las Vegas, avec un nouveau classement et des points supplémentaires.

Si la victoire est revenue à Steve Guerdat sur Albfuehren’s Paille (ex-Paille de la Roque), douze autres couples ont également disputé le barrage dont Kevin Staut avec Silvana HDC. Dernier à s’élancer, le numéro 1 français auteur d’un bon chrono mais pénalisé d’une barre se trouve relégué la 7ème place.

Seul cavalier à avoir participé à toutes les épreuves qualificatives de la Coupe du monde pour la ligue d’Europe de l’Ouest, Kevin Staut après avoir marqué des points sur 11 des 12 étapes termine celles-ci 3ème derrière Bertram Allen 2ème et Steve Guerdat, 1er.

Le classement complet du GP ici.

Le classement final de la Ligue Ouest Européenne ici.

Silvana HDC confirme son grand retour

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Kevin Staut et Silvana HDC (Archives). Cliquer pour agrandir.

La politesse des grandes dames. Silvana HDC a concédé la victoire dans le Grand Prix Land Rover du jumping de Bordeaux ce dimanche à Daniel Deusser et Espyrante pour un centième de seconde soit, 7 centimètres sur les 280 mètres du barrage.  La jument emblématique du Haras des Coudrettes n’a plus rien à prouver (son palmarès parle pour elle) hormis qu’à désormais 16 ans, elle reste une remarquable athlète. A cet égard, le pari est pleinement réussi.

« Ces 7 centimètres, c’est surtout de la chance », reconnaissait Daniel Deusser. « De savoir que ce centième ne représente que 7 centimètres m’agace encore plus », pestait à l’inverse Kevin Staut. « Je ne sais pas où je les ai perdus. J’étais vert en sortant de piste, mais je suis maintenant surtout heureux d’avoir retrouvé une Silvana*HDC performante, c’est une bonne nouvelle car elle va m’être encore très utile au cours de cette saison qui s’annonce dense » a déclaré le numéro 1 français. A suivre donc …

Le classement complet du GP Land Rover ici.

Kevin Staut, meilleur Français, commence l’année au 5ème rang mondial

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Kevin Staut, médaillé d’argent par équipe lors des JEM de Normandie. Cliquer pour agrandir.

Pas de révolution dans le classement mondial des cavaliers de saut d’obstacles de ce début d’année, tout au plus des confirmations. A commencer par le règne sans partage de Scott Brash décidément indétrônable. Adéfaut d’avoir des chardons dans les poches, l’Écossais a de l’or dans les mains. Si les Allemands sont en embuscade (Beerbaum, Deusser, Ehning) et confirment une longévité digne des berlines d’outre-Rhin, les Français n’ont pas à rougir. Kevin Staut confirme son statut de chef de file incontesté de l’équitation hexagonale avec une belle 5ème place. Patrice Delaveau, 9ème reste stable ne devançant que d’un rang Pénélope Leprévost, seule cavalière du top 10.

Pour l’intégralité du classement mondial au 31 janvier 2015, cliquez ici.

Silvana HDC de retour sur les terrains

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Kevin Staut et Silvana HDC

On apprenait fin juillet que Silvana HDC, la jument grise de Kevin Staut, s’était blessée dans son box en se relevant (fêlure d’un métacarpien à un antérieur). Il avait été rapidement annoncé serait indisponible jusqu’à la saison hivernale.

Agée désormais de 16 ans, la fille de Corland qui en 2014 avait remporté sur le Champ de Mars la prestigieuse étape du Global Champions Tour de Paris (Paris Eiffel jumping) signe ce week-end son retour au CSI5* de Bâle.

Best of 2014 : Kevin Staut – Oh d’Eole

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Kevin Staut et Oh d’Eole. CSI3* Lyon. Cliquer pour agrandir.

Confiée par le Haras de Hus à Kevin Staut fin 2013 à la suite de la retraite de Michel Robert, Oh d’Eole porte bien son nom puisque c’est un véritable courant d’air au regard des nombreux cavaliers qui l’on eut à un moment sous leur selle ou dans leur écurie (Yoann Levot, Pénélope Leprevost, François Mathy, MacLain Ward, Marc Bettinger).

Avec le numéro 1 Français, cette belle jument noire pangarée s’est régulièrement classée en 2014 dans les épreuves internationales du circuit 5* et a notamment remporté le petit Grand Prix du CSI 5* de Shanghai particulièrement bien doté (90 153 €). Au final, sur 2014, cette fille de Kannan et Eole des Bruyeres aura accumulé 182 781 € de gains.

Fin octobre on apprenait la fin de la collaboration entre Kevin Staut et le Haras de Hus. Le Belge Grégory Wathelet est le nouveau cavalier de cette jument âgée désormais de 13 ans. Pour un temps seulement puisque l’objectif fixé par Xavier Marie, le prorriétaire du Haras de Hus, est sa commercialisation.

Rêveur de Hurtebise, cheval de coeur de Kevin Staut

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Rêveur de Hurtebise et Kevin Staut – GP du CSI5*W de Lyon.

Élu cheval de l’année 2011, Rêveur de Hurtebise est un hongre de 11 ans par Kashmir Van’t Schuttershof et Laika du Radoux (Capricieux des Six Censes). Jusqu’en en avril 2012, date de son arrivée au Haras des Coudrettes, il évoluait sous la selle de la Suédoise Malin Baryard-Johnsson avec laquelle il a obtenu de nombreux classements dans les plus grandes épreuves internationales.

« Rêveur est un cheval qui m’a toujours plu et que je regarde avec attention depuis ses débuts avec Malin (Rêveur est arrivé à l’âge de 4 ans chez la cavalière suédoise). Quand je l’ai essayé, j’ai tout de suite eu un excellent sentiment : frappe, respect, sang et surtout une intelligence rare de la barre. C’est un formidable cheval de concours, moderne  » dit de lui son cavalier Kevin Staut.

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Kevin Staut et Rêveur de Hurtebises lors des JEM. Cliquer sur la photo pour l’agrandir.

Dans un superbe reportage  de Canal + qui lui est consacré (Centaure) et que l’on peut voir ici, l’ex numéro 1 mondial n’hésite pas à se livrer. « Je l’aime profondément » confie sans détour Kevin Staut à propos de Rêveur avec qui il a été sacré Vice-Champion du monde par équipe aux Jeux Equestres Mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie.

Et la belle histoire continue. Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise*HDC ont particulièrement bien débuté la saison indoor avec une belle cinquième place lors de la première étape coupe du monde 2014 à Oslo courant octobre.

Les 4 vérités de Kevin Staut

7I4A9574Kevin Staut, ex numéro 1 mondial en CSO, est un grand cavalier qui présente le paradoxe d’être à la fois une célébrité mondiale et un homme discret. Et c’est bien dommage car l’élégant ambassadeur Rolex, celui qui après avoir prêté sa silhouette la maison Gucci est aujourd’hui engagé avec  Smugler a des choses (intéressantes) à dire. Paris Turf lui ouvrait dimanche dernier ses colonnes afin d’avoir le regard d’un cavalier de CSO sur le monde des courses. Au final c’est microcosme du jumping qui sort égratigné.

En quelques lignes, Kevin Staut évoque sa fascination pour le milieu des courses, son modèle économique, sa capacité à sélectionner les chevaux mais aussi en filigrane sa capacité à éduquer les hommes et à transmettre une culture du cheval.

Parallèlement l’homme de CSO confie ses inquiétudes pour l’évolution de sa discipline. « Pour caricaturer, nous pouvons dire que dans le saut d’obstacles, nous avons beaucoup de « gosses de riches » qui ne savent pas préparer un cheval, ni même le brosser. A peine savent-ils si un cheval boit de l’eau ou autre chose. Mais ils arrivent quand même à être d’excellents cavaliers. Alors que dans les courses, un jeune est obligé de partir du bas de l’échelle, de savoir faire un box, de s’occuper de son cheval, de voir s’il est droit ou pas, s’il boite et pourquoi. Ce manque de culture dans la nouvelle génération du saut d’obstacles me fait très peur. Le rapport homme/cheval se perd dans le monde des sports équestres et il faut que nous arrivions à l’intégrer de nouveau. Le monde des courses a su sauvegarder ses traditions et ceci malgré le pouvoir de l’argent dans le sport. Les professionnels sont restés des hommes de chevaux ».

Le constat de Kevin Staut est hélas fondé. L’équitation et notamment le saut d’obstacles est devenu un produit de consommation courante. Le modèle de l’équitation à poney n’y est pas étranger. La massification qu’il a entraîné avec son côté mobylette a eu pour corollaire la perte de la transmission d’un savoir cheval (non rentable) au profit de la vente d’heures de poney « bankable » transformant, pour être caricatural et provocateur, certains établissements en garderie-usines à fric.

Cette évolution est-elle rattrapable ? Sans doute même si cela semble difficile. Il conviendrait pour commencer de ne pas considérer les diplômes qui sanctionnent la progression des cavaliers comme de simples images Panini, livrés en récompense d’un volume d’heures de monte. Il faudrait au contraire rendre aux galops leur vocation à savoir, au-delà de l’acquisition progressive d’une technique équestre,  la reconnaissance d’un indispensable savoir équin et d’un savoir-vivre équestre.

Henry Moreigne

maj le 23/07 à 15h00

La double vie de Kevin Staut

Séance photo avec Kevin Staut

Séance photo avec Kevin Staut

On connait tous le Kevin Staut, cavalier international de saut d’obstacles, ex numéro 1 mondial, abonné au Top 10 mondial, pilier de l’équipe de France, champion d’Europe 2009, vice-champion du Monde par équipe en 2010 et vice-champion d’Europe par équipe en 2011. Plus récemment est apparu le communicant disposant de son propre site internet engagé dans l’humanitaire comme ambassadeur de l’ONG Just World International mais aussi, l’homme d’affaires avec sa gamme de produits. Il y a désormais Kevin le magnifique, le modèle longiligne au regard énigmatique qui prend plaisir visiblement aux séances photos pour magazines à papier glacé ou pour des publicitaires.

Smuggler, la marque 100% made in France de prêt-à-porter masculine a ainsi annoncé aujourd’hui avoir choisi Kevin Staut pour incarner ses prochaines collections et sa campagne publicitaire.
Pour lancer cette collection, Smuggler s’est entouré du photographe Xavier Arias (Walter films) et de la styliste Yasmine Eslami. Tous deux ont accompagné Smuggler pour le choix des silhouettes, la réalisation du shooting, du look-book et de la campagne de publicité.

« Cette collaboration s’est naturellement imposée car Kevin Staut incarne l’homme Smuggler : élégant et décontracté. Au-delà des valeurs que sont le dépassement de soi-même et la quête de perfection qui nous unissent, il était important que Kevin se sente bien en Smuggler » précise Gilles Attaf, PDG Smuggler

Avec communiqué

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Élégant à pied, Kevin Staut l’est également à cheval comme ici avec sa fidèle Silvana HDC avec laquelle il forme un couple désormais mythique.

Kevin Staut déçu de sa contre-performance à la Finale de la Coupe du Monde

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Kevin Staut et Silvana*HDC disputaient, le week-end dernier, leur 5ème finale Coupe du Monde FEI. Le résultat attendu ne fut pas au rendez-vous et le cavalier en a tiré lui-même toutes les conclusions qui peuvent se résumer en deux mots « déception » et  » contre-performance ».

Dura lex, sed lex. La loi est dure, notamment celle du sport. A froid, l’ancien numéro 1 mondial analyse son échec. « J’avais fait le choix stratégique d’emmener Silvana à Lyon car elle a toujours prouvé que l’indoor était son domaine ».

Kevin Staut rappelle que sa jument de tête courait à Lyon sa 5ème participation en finale Coupe du Monde avec à chaque fois des résultats en progression et une troisième place en 2013 à Göteborg juste derrière Steve Guerdat (2ème) et Beezie Madden (1ère). « J’espèrais réitérer une aussi bonne performance devant notre public. Silvana était en très bonne condition, a effectué une parfaite préparation et est arrivée à Lyon dans une forme optimale. Nous avons joué un peu de malchance le premier jour et, cette faute dans la Chasse nous a coûté très cher ».

« 17ème à l’issue de cette première épreuve, je me devais de prendre tous les risques possibles pour espérer me qualifier pour la grande finale et monter sur le podium » explique Kevin Staut. « Lors de cette deuxième épreuve, qui se courait au barrage, Silvana a effectué un premier parcours exceptionnel. Elle était décontractée, dans son épreuve à 200 %. Je pensais vraiment que nous avions une chance à défendre. Beaucoup de couples (21) se sont qualifiés pour le barrage, ce qui a mis, à chacun des cavaliers qualifiés, une petite pression supplémentaire. Je ne pensais pas que le barrage allait se courir aussi vite donc, quand je suis rentré en piste, je me suis dit que je devais tout donner. J’en ai peut-être demandé un peu trop à Silvana, elle a forcé sur l’entrée de double et sur le verticale suivant, nous avons eu une petite incompréhension et elle s’est arrêtée. J’ai achevé notre barrage de façon plus tranquille, afin de la remettre en confiance car il restait l’épreuve du lundi, l’ultime épreuve, pour laquelle nous étions qualifiés ».

Las, lors de la finale du lundi, le couple est pénalisé de deux fautes dans la 1ère manche. « J’ai choisi de ne pas repartir pour le second tour. Ca ne servait à rien, nous n’avions aucune chance de figurer au classement et nous n’avions plus la même motivation, Silvana et moi. J’ai préféré ne pas la solliciter pour un parcours supplémentaire, mais plutôt privilégier son bien-être et la suite de la saison ».

Préserver son cheval était décidément un souci partagé ce week-end par les cavaliers du Haras des Coudrettes vraiment pas à la fête après le forfait de Patrice Delaveau. Son compagnon d’infortune a précisé que « Silvana va prendre quelques semaines de repos bien méritées et sera de retour sur les terrains de concours courant juin, pour le GCT de Cannes ou celui de Monaco ». A 15 ans, la belle grise termine 21ème de la finale Coupe du Monde FEI 2013-2014.

 

Avec communiqué

Kevin Staut refait flotter les couleurs françaises à Bois-le-Duc (CSI 5*)

7I4A9869A défaut de figurer dans le circuit Coupe du Monde, le CSI de Bois-le-Duc (s’Hertogenbosch en néerlandais) s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour l’élite du jumping mondial en 2014 en raison de sa place particulière dans le calendrier de la FEI. 45 cavaliers issus de 14 nations, dont une belle délégation française, avaient fait le déplacement pour peaufiner les derniers réglages avant la finale de Lyon.

Ne dites pas ‘s-Hertogenbosch, appellation de la FEI, mais Bois-le-Duc.  Ce chef-lieu du Brabant-Septentrional au cœur des Pays-Bas partage des liens historiques avec la France puisqu’elle fut la préfecture de l’ancien département français des Bouches-du-Rhin lors de l’annexion par le Premier Empire du royaume de Hollande, sous Napoléon Ier en 1810.

Beaucoup plus pacifiquement, les cavaliers français au premier rang desquels les heureux possesseurs d’un billet pour la finale de Lyon, Roger-Yves Bost, Kevin Staut et Patrice Delaveau étaient venus affuter une dernière fois leurs montures de tête respectives (Castle Forbes Myrtille Paulois, Silvana HDC et Lacrimoso HDC). Avec moins de pression, Pénélope Leprévost (Flora de Mariposa et Nayana) et Simon Delestre (Napoli du Ry et Qlassic Bois Margot) complétaient la délégation mais avec la ferme volonté de ne pas faire de la figuration. Associé à Napoli du Ry le Lorrain remportait ainsi l’épreuve phare du samedi (1m55). On attendait Pénélope le dimanche, elle a répondu présente.

Deux français figuraient ce dimanche parmi les cinq concurrents qualifiés ce dimanche pour le barrage. Au final,  Kevin Staut, en selle sur Silvana, s’impose d’un centième devant Marco Kutscher et Cornet’s Cristallo.  Pénélope Leprévost se classe troisième avec Nice Stephanie. Déception en revanche pour Simon Delestre (8 pts avec Quaprice bois Margot) et Patrice Delaveau (9 pts avec Lacrimoso HDC) qui terminent respectivement  21ème  et 25ème .

Auteurs de barrages à quatre et huit points, Joe Clee et Bertram Allen ont dû se contenter des quatrième et cinquième places de l’épreuve.

Photo : Kevin Staut et Silvana Gucci Masters de Paris

Kevin Staut salue « la formidable expérience » du Hong Kong Masters

KSQuand un ancien numéro 1 mondial (aujourd’hui 9ème de la ranking list) porte un jugement sur une manifestation équestre, ses paroles ont du poids. Les organisateurs du CSI5* de Hong Kong peuvent souffler.

Kevin Staut a été élogieux sur l’événement :  » Ce fut à nouveau une formidable expérience que de participer à cette deuxième édition du Hong Kong Masters. Comme nous pouvions nous y attendre, ce fut un évènement grandiose, avec un public chaleureux et très accueillant ».

Kevin Staut est reparti d’Asie avec un bon bilan. Une victoire dans le Speed Challenge (épreuve de vitesse à 1,45 m) avec Quismy des Vaux*HDC et surtout, une 7ème place dans le Grand Prix, 1,60 m avec For Joy van’t Zorgvliet*HDC (cf vidéo) qui a enchanté son cavalier. « For Joy a réalisé deux parcours magistraux. C’est un « grand » cheval. Il a seulement 9 ans mais je lui prédis un avenir des plus prometteurs. Il est prêt pour disputer de beaux Grand Prix« .

« Cette saison 2014 s’annonce sous de beaux auspices ! Je reviens donc de Hong Kong avec de très bons souvenirs en tête, dépaysé et ravis de mes deux chevaux. J’ai désormais hâte d’être au mois de mai pour disputer une nouvelle échéance en Chine, à l’occasion du Beijing Masters » a déclaré Kevin Staut qui en attendant sera présent à l’étape Coupe du monde de Göteborg.