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Martin Fuchs, un nouveau numéro 1 pour une nouvelle décennie

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Que de chemin parcouru pour Martin Fuchs depuis cette victoire aux Gucci Masters de Paris en 2014

C’est fait. Martin Fuchs est devenu numéro 1 mondial. Un nouveau leader pour une nouvelle décennie qu’il devrait marquer normalement de son empreinte. Une page se tourne mais tout reste à écrire. Ce serait une erreur d’enterrer trop vite Steve Guerdat qui au sommet de son art bénéficie d’une organisation lui assurant sauf accident une longévité au plus haut niveau. Le mode de calcul est ainsi fait qu’il donne une prime aux challenger et c’est très bien. Il ne suffit pas d’accéder au rang suprême, il faut arriver à en conserver la couronne. Les mois qui s’annoncent n’en seront que plus palpitants avec ce qui devrait ressembler à une bataille de Titans. Un duel quasi-fratricide qui pourrait profiter à tous ceux en embuscade. A commencer par le discret Daniel Deusser, actuel 3ème au classement permanent.

Reste à savoir quel n°1 sera Martin Fuchs. Le titre est honorifique mais les responsabilités sont réelles car l’exposition médiatique qui lui est liée offre l’occasion de passer bien des messages. Ce magistère de la parole est d’autant plus important que les sports équestres évoluent vite, très vite sous la pression de plus en plus importante de l’argent. Steve Guerdat a eu à cet égard un comportement exemplaire en se positionnant dans un pas de deux avec Kevin Staut, président de l’IJRC, comme un véritable gardien du temple, soucieux d’éthique et de la préservation de l’âme du sport. Le bilan est mitigé tant la puissance de l’argent ronge le fonctionnement de la FEI mais le Jurassien, avec panache, a tenu la dragée haute aux adeptes d’un mercantilisme à tous crins. Martin Fuchs ne semble pas avoir ses états d’âme. Il serait pourtant important qu’à 27 ans, avec un palmarès tel que le sien, le Zurichois prenne de la voix et n’apparaissent plus comme le seul jouisseur d’un système qui l’a fait roi.

Le classement permanent Longines du mois de janvier, ici.

 

 

Lyon : la consécration pour Martin Fuchs, la confirmation pour Jessica Springsteen

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Intouchables. Clooney 51 et Martin Fuchs ont survolé l’épreuve.

La victoire avait ce week-end le visage de la jeunesse. Martin Fuchs, encore lui, accroche une nouvelle victoire de renom à son déjà long palmarès. Associé à son compagnon d’armes Clooney 51, il ajoute son patronyme à la prestigieuse liste des vainqueurs du Grand Prix Coupe du Monde de Lyon. Sacré dans la capitale des Gaules, le jeune Suisse de 26 ans se voit doté pour l’occasion d’une dauphine de charme. Le sourire de Jessica Springsteen (27 ans) est aussi celui d’une compétitrice tenace qui a trouvé avec RMF Cécilie une monture particulièrement performante qui lui ouvre le chemin des podiums. Sur la troisième marche de celui-ci, le Belge Pieter Devos se glisse très intelligemment avec sa jument Claire Z.

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Le duo plein de charme de Jessica Springsteen et de Martin Fuchs

Grégory Bodo peut dormir tranquille. Le chef de piste tricolore a plus que rempli son contrat. Il sera difficile de trouver un spectateur qui n’ait été emballé par cette troisième étape du circuit Coupe du monde. Le ratio des 13 barragistes pour 39 couples au départ aura été parfait tenant en haleine un public chauffé à blanc.

On aurait aimé voir les Français mieux placés au classement mais les dieux du sport en avait décidé autrement. Julien Epaillard toutefois a créé la surprise en s’adjugeant une 5ème place aux commandes de Queeletta, une nouvelle et prometteuse venue, dans son piquet. A retenir également la performance d’Olivier Perreau (10ème). Le cavalier ligérien, signe une prestation très convaincante (0/4) avec Veniza d’Aiguilly, sa jument de tête, désormais précédée du nom de son nouveau sponsor GL Events. Le Roannais parti le couteau entre les dents avait à coeur de démontrer sa gratitude à Sylvie Robert et à son groupe pour leur confiance. Ceux-ci peuvent être rassurés. Ils ont fait le bon choix, celui d’un cavalier d’avenir.

Le classement complet, ici.

Euro : Martin Fuchs étanche sa soif de l’or

FEI European Championships In Rotterdam - Day Seven

La prime à la jeunesse. De gauche à droite : Ben Maher, Martin Fuchs et Jos Verlooy. Photo : Dean Mouhtaropoulos/Getty Images for FEI

Plus vraiment un gamin malgré son visage juvénile, pas encore un vieux renard endurci à voir son émotion sur le podium, Martin Fuchs à seulement 27 ans est devenu le nouveau champion d’Europe des cavaliers de saut d’obstacles.

Les spectateurs ont eu du nez. Peu présents pour les épreuves par équipe dont l’essentiel du suspense était lié à la complexe artithmétique des qualifications pour Tokyo, ils étaient en revanche en masse pour la dernière journée et le sacre du nouveau champion d’Europe. Une épreuve palpitante qui s’est conclue par un podium (cf photo) dominé par la jeunesse et le talent.

Au centre, Martin Fuchs a pu enfin savourer le goût si particulier d’un titre continental. Une apothéose pour ce jeune Suisse aux mains en or qui forme avec Clooney 51 le miraculé un couple redoutable. A sa droite, Ben Maher (37 ans), le revenant. En équitation, c’est un peu comme en politique, on n’est jamais mort. L’ex numéro 1 mondial après une longue période d’effacement revient sur le devant de la scène internationale grâce à un cheval exceptionnel, le bien nommé Explosion W. A la gauche du nouveau champion d’Europe, la Belgique, décidément incontournable à Rotterdam, est à l’honneur avec l’un de ses fils que l’on n’attendait pas vraiment. Jos Verlooy (23 ans) et sa monte un peu brouillonne associé à Igor, un cheval peu expérimenté ont fait des étincelles.

Martin qui rit, Steve qui pleure. Heureux camp Suisse, terre de champions et de contrastes. Du côté des mauvaises nouvelles on retiendra surtout la mauvaise prestation de Lord Pepsi qui a conduit Paul Estermann à jeter l’éponge dans l’épreuve par équipe mais aussi la guigne qui a accompagné Steve Guerdat. Privé de toute chance de médaille, le numéro 1 mondial pénalisé de 8 points en première manche,  a préféré renoncer à repartir afin de préserver sa délicate Bianca.

Le temps des remerciements. Martin Fuchs n ‘a pas manqué de saluer son mécène, Luigi Baleri qui s’était vu décerner quelques jours plus tôt (le 23 août), comme un signe prémonitoire, le titre de « propriétaire de l’année 2018 » par le Jumping Owners Club, l’association internationale des propriétaires de chevaux de saut d’obstacles (JOC) présidée par le français Dominique Mégret. « C’est toujours un grand soutien et c’est comme un deuxième père » a déclaré le jeune Zurichois à propos de Luigi Baleri, également propriétaire de Chaplin, qui le soutien fidèlement depuis l’âge de ses 13 ans.

Martin Fuchs et Luigi Baleri devant le trophée du propriétaire de l’année. Une longue collaboration marquée par une affection mutuelle. Crédit : Claire Simler/JOC.

Pas de propriétaire, pas de chevaux. Luigi Baleri à l’occasion de sa remise de récompense par le JOC était revenu sur les circonstances de l’acquisition de Clooney en 20017 quand celui-ci allait être vendu aux Etats-Unis. Cet homme d’affaires discret (propriétaire de garage automobile), cavalier lui-même, avait fait le nécessaire pour que son protégé conserve son meilleur cheval. Un investissement permis par la force et la solidité des relations qu’il entretient avec la famille Fuchs. Une décision source de bonheur à l’écouter :« Dès que je suis devenu propriétaire de Clooney, le sentiment était tout simplement merveilleux (..) Tous mes chevaux sont spéciaux et formidables! Mais oui évidemment Clooney est celui qui réussit le plus à ce jour en saut d’obstacles. Il a un mental très fort. C’est une grande chance pour nous, sans quoi il n’aurait pas performé aussi bien et avec certitude, il ne se serait pas remis aussi vite de sa maladie. Son rétablissement était vraiment spécial à observer. Avec la médaille d’argent à Tryon, il a montré au monde entier combien il était mentalement fort »

La prestation remarquable de Clooney à Rotterdam confirme la pertinence du jugement de son propriétaire .

Et maintenant, place à la fête. Le nouveau champion d’Europe était impatiemment attendu dimanche soir par ses supporters à l’aéroport de Zurich pour son arrivée prévue à 21h30.

Le classement individuel, ici.

Martin Fuchs met Lyon à l’heure Suisse

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Martin Fuchs et Clooney 51

Equita Lyon, rebaptisé cette année Equita Longines, a tenu une nouvelle fois toutes ses promesses en offrant à son public fidèle un Grand Prix Coupe du monde de haute tenue. Un très beau spectacle, haletant où la crème mondial du jumping s’est battue pour remporter un titre convoité. Venue en voisine, la Suisse a trusté le podium comme elle l’avait fait en septembre dernier aux Jeux Équestres Mondiaux de Tryon. Martin Fuchs (Clooney 51) ajoute son nom à la liste des vainqueurs de l’étape Coupe du monde de la capitale des Gaules. Steve Guerdat (Bianca) monte sur la troisième marche du podium. Lorenzo de Luca (Ensor de Litrange) se glisse entre les deux, offrant au passage un nouvel accessit aux écuries Stephex. Côté Français, Kevin Staut (For Joy) signe une nouvelle fois la meilleure performance (5ème).

Ses trois poils en menton destinés à le vieillir un peu ne trompent personne. Malgré un palmarès déjà fourni, Martin Fuchs a seulement 26 ans. Dans son cas on ne parlera donc pas d’une génération montante, elle est bien arrivée au sommet de la hiérarchie mondiale. Car il fallait une bonne dose de maturité et de maîtrise technique pour sortir premier d’un tel plateau de cavaliers. Mais voilà, le jeune helvète avait une autre corde à son arc, celle de la confiance en soi, déterminante dans le sport. Cet atout psychologique décisif qui a l’inverse du doute permet de se transcender et de prendre avec succès tous les risques qu’on appelle la spirale de la gagne.

« Clooney prend de l’âge, il a maintenant 12 ans et va de mieux en mieux, même s’il était difficile au début . Mais avec le temps, nous avons appris à travailler très bien ensemble, et maintenant nous pouvons tout faire ! » a commenté son cavalier.

Si les lauriers de la victoire sont revenus à Martin Fuchs, ce n’est vraiment que d’un cheveu. 53 centièmes le séparent de Lorenzo de Luca et 64 centièmes de Steve Guerdat. Autant dire que tout s’est joué dans un mouchoir de poche et que dans cette discipline, ce sont des cheveux d’ange qui séparent les présents sur le podium.

Si la Marseillaise n’a pas retenti pour cette édition 2018, on ne peut pas parler globalement de déception pour le camp français, hormis pour Simon Delestre et Hermès Ryan qui peinent à retrouver leur niveau d’antan. A l’inverse, Pénélope Leprevost qui s’avouait contrariée en sortie de tour pour sont point de dépassement de temps a des raisons d’être satisfaite. Vancouver de Lanlore est désormais pleinement opérationnel. Encore quelques petits réglages et le fils de Toulon entrera dans le temps imposé. Outre Kevin Staut, trois autres cavaliers tricolores étaient présents au barrage dont Guillaume Foutrier (Valdocco des Caps) et Nicolas Deseuzes (Carriage 5) pour qui c’était la première participation à une manche de coupe du monde. Ils terminent respectivement 7éme et 9éme. Malchance en revanche pour Olivier Robert auteur d’un superbe premier tour sur Tempo de Paban, contraint à l’abandon au barrage suite à une incompréhension sur un oxer au barrage.

Le classement complet, ici.

Martin Fuchs et Clooney, c’est de la Bâle

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Martin Fuchs et Clooney 51 (archives)

A tout seigneur, tout honneur. Les Suisses sont restés maitres chez eux pour ce premier Grand Prix 5* de l’année en terres helvétiques. Une première. A 25 ans, Martin Fuchs devient le premier premier (petit) Suisse de l’Histoire à s’imposer dans son jardin à Bâle avec Clooney 51. Cerise sur le gâteau c’est un autre compatriote qui prend la seconde place (Werner Muff / Daimler), reléguant notre Simon Delestre national associé à Chesall à la troisième marche du podium.

Le classement intégral du GP, ici.

LGCT Mexico : Martin Fuchs s’impose à l’issue d’une formule peu convaincante

Champagne célébration

Martin Fuchs, célèbre sa victoire. Crédit Stefano Grasso/LGCT

Certes. Il y a bien eu du beau sport sur l’immense pelouse de Mexico mais, il faut bien reconnaître que la victoire de Martin Fuchs dans le Grand Prix laisse sur sa faim. Non que les acteurs n’aient pas été bons mais parce que le scénario (le nouveau format du lGCT) dans lequel ils ont déroulé leur prestation était tortueux et presque ennuyeux.

Jan Tops aurait-il abusé des stupéfiants dont son pays a légalisé l’usage ? A moins qu’il n’ait forcé sur le champagne lorsqu’il a fêté son pacte contre-nature signé à la FEI ?? Toujours est-il que le patron du LGCT se permet bien des libertés avec les règles traditionnelles du sport et que cela peut être parfois contre-productif.

Passons sur les tenues vestimentaires imposées, les couleurs criardes, les vestes recoupées et leur surprenants cols mao sans oublier les noms d’équipe digne des animations du camping de Palavas-les-flots. Mais les règles de la compétition… quand même. Quel étonnant contre-sens de la part d’un homme d’affaires d’ordinaire si avisé. Que le LGCT veuille faire de l’argent, c’est son droit (même si le système des pay cards est interdit par l’article 115 du règlement de la FEI) mais, les actionnaires de ce circuit pensent-ils vraiment qu’ils vont faire de l’audience avec un règlement incompréhensible mêlant un pâle ersatz de Coupe des Nations à des qualificatives pour le Grand Prix ? Hallucinante conception où le respect des chevaux est secondaire face au nombre de tours à boucler ? Et que dire d’un Grand Prix où entre deux manches on peut changer de cheval comme l’a fait Simon Delestre, passant d’Hermès Ryan à Cheesall Zimequest ?

Non décidément cette première à Mexico, pays de contrastes entre ultra-riches et méga-pauvres, avait des allures d’extrencités de millionnaires. Il est temps de revenir au sport, le vrai. Avec un peu moins de paillettes et beaucoup plus de simplicité et de sérieux.

Le classement du GP, ici.

Martin Fuchs sacré champion de Suisse

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Martin Fuchs

Les championnats de Suisse de saut d’obstacles se déroulaient ce week-end à Sion. Pour la deuxième année consécutive, le titre de la catégorie la plus élevée (Elite) est revenu à Martin Fuchs. Le Zurichois de 24 ans s’est imposé avec un nouveau cheval prometteur, Chaplin (ex Cerberus W) un étalon KWPN de 9 ans acquis seulement en juin de cette année au CSIO de Rotterdam. Martin Fuchs devance Niklaus Rutschi, 2ème sur Windsor XV et Fabbio Crotta associé à Tess de Jalesnes.

Un magniFuchs Gucci Masters

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En rêver et réussir à le faire. Martin Fuchs vainqueur heureux du Gucci Masters 2014. Cliquer pour agrandir.

Coup de jeune sur le vieux continent écrivions-nous dans ces colonnes dernièrement en référence aux victoires dans l’ordre de Jos Verlooy (19 ans) à Los Angeles Masters, de Bertram Allen (19 ans) à Vérone puis de William Whitaker (25 ans) à Stuttgart. Pour le Gucci Masters de Paris, le vent du renouveau est venu de Suisse avec une époustouflante victoire de Martin Fuchs (22 ans) sur le bien nommé PSG Future. Le digne fils de Thomas et neveu de Markus Fuch, avec culot et intelligence a su griller la politesse au vieux renard Ludger Beerbaum sur Zinédine (2ème) alors que le benjamin Constant Van Paesschen, 3ème, à seulement 20 ans, sur Citizenguard Toscan de Sainte Hermelle, complète le podium.

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Un podium qui mélange expérience et jeunesse : Ludger Beerbaum, Martin Fuchs, Constant Van Paesschen

C’est une très belle édition du Gucci Masters qui s’est couru ce week-end à Paris-Villepinte, sans doute l’un des plus beaux Grands Prix de la saison. Le chef de piste, le Belge Luc Musette avait du pain sur la planche pour faire le tri parmi un plateau très relevé composé de 44 des meilleurs cavaliers mondiaux. Mais sa main n’a pas tremblé pour dessiner un tracé technique donné comme ardu par les cavaliers à la reconnaissance. Leurs craintes étaient fondées puisque seuls 12 couples se sont retrouvés au barrage.

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Martin Fuchs et PSG Future

Douze couples dont trois Français : Pénélope Leprevost, Kevin Staut et Philippe Rozier. Premier à s’élancer Philippe Rozier  sur un Rahotep de Toscane très à l’aise signe le seul barrage sans penalité pour le camp Tricolore. Une performance qui lui permet de décrocher une belle sixième place.

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Philippe Rozier sur Rahotep de Toscane en route vers la 6ème place du GP

Deuxième à partir sur le barrage, Martin Fuchs réalise un temps de référence qu’aucun de ses concurrents ne réussira à battre sans commettre de faute. Pas même le Kaiser Beerbaum sur son facétieux Zinédine. Du très beau sport somme toute et une victoire à un cavalier salué par tous pour sa fraîcheur, son bon état d’esprit et son talent. Côté Suisse, à noter également la quatrième place de Steve Guerdat (0+0), qui va contribuer à renforcer la position du champion olympique dans le classement mondial (14ème).

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Tour d’honneur et sourire de circonstance pour Martin Fuchs

Le classement intégral ici