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Le Grand Saut d’Hermès Ryan

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Hermès Ryan en route vers la victoire sous la selle de Simon Delestre. Cliquer pour agrandir.

C’est un peu sa maison, le Grand Palais. Et les concours à la maison ça donne des ailes même si on s’appelle Ryan à défaut de Pégase. Hermès, dont le bon goût à la Française est universellement reconnu, a incontestablement eu la bonne intuition en redonnant à cet emblématique monument parisien sa vocation première : celle d’accueillir des concours hippiques. La marque au célèbre H porte désormais l’un des CSI5* les plus prisés au monde. Sa deuxième bonne intuition aura été d’associer son nom à un petit bijou, Ryan des Hayettes, rebaptisé pour l’occasion Hermès Ryan. Et c’est à croire que le cheval et son cavalier en ont gardé une infinie reconnaissance. Après l’édition 2018, ils remportent de nouveau le Grand Prix 2019 pour le plus grand plaisir du public parisien… et des organisateurs.

Dire que c’est un dénouement innatendu ne relève pas du mensonge. Depuis l’épisode des Jeux olympiques de Rio, le fils d’Hugo Gesmerayn’a jamais retrouvé tout son éclat, comme si, dans le mystère des boxes du site de Deodoro, un ressort s’était cassé à tout jamais. Mais le grand cœur d’un petit cheval et la détermination de son cavalier font franchir des montagnes. La victoire acquise ce jour, à l’issue d’un interminable barrage à 15 concurrents, est à cette aune. Car comme en sciences, ce qui compte ce n’est pas de réussir une expérience ou un exploit sportif, mais d’être capable de le rééditer. La performance doit donc être saluée pour ce qu’elle est.

« Je suis vraiment fier de Ryan, a confié avec une certaine émotion Simon Delestre à l’issue de l’épreuve.Quel cheval de légende ! Il marque l’histoire du Saut Hermès de la plus belle des manières. Ça n’arrive pas souvent de gagner deux années de suite le même Grand Prix avec deux barrages comme ceux là. Il n’y a pas de mots. C’est beaucoup d’émotions et énormément de plaisir ! ll a encore fait un barrage incroyable ! J’étais tendu jusqu’à la fin du barrage car, en selle, on ne sait jamais vraiment à quelle vitesse on va. Ryan est un cheval rapide, mais ce n’est jamais gagné. Il y avait beaucoup d’excellents cavaliers au barrage. C’est vraiment incroyable ! Je n’ai pas pu partir très vite sur les trois premiers obstacles, pour ne pas lui demander d’efforts démesurés. Sur la suite du parcours, Ryan a été très rapide, notamment dans le tournant pour aborder le mur. Je me suis dit que ça venait comme l’année dernière (rires). J’espérais qu’il ne doute pas de moi ! Heureusement, il a encore répondu présent. C’était magique ! »

Un bonheur n’arrivant jamais seul, le camp français peut se réjouir également des sans faute de Patrice Delaveau (Urcos de Kerglenn *HDC) et plus surprenant de Kevin Staut qui s’est bien sorti d’une piste un peu étroite en largeur pour le grand gabarit d’Edesa’s Cannary. Pénalisés chacun d’une barre au barrage, ils terminent respectivement 11èmeet 10ème.

Notre esprit cocardier ne doit pas nous faire oublier les deux cavaliers présents aux côtés de Simon Delestre sur le podium. En premier lieu Christian Ahlmann dispose désormais avec Dominator d’une nouvelle monture de premier choix. Le nom n’est pas très engageant mais cet étalon noir de 10 ans par Diamant de Sémillyprésente une sacrée mécanique qui devrait faire le bonheur de son pilote dans les mois et années à venir. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar qui semble prendre goût aux accessits puisqu’après sa 3èmeplace dans le Grand Prix Coupe du monde de Bordeaux en février avec Rokfeller de Pléville,il récidive à Paris cette fois avec Seringat.

Et le numéro 1 mondial dans tout ça ? Associé à Alamo, Steve Guerdat a préféré préserver son partenaire en évitant de la mettre dans le rouge au barrage. En Suisse, comme ailleurs, qui veut aller loin ménage sa monture. Le Jurassien a sans doute déjà la tête dans les prochaines finales à Göteborg. Il termine quand même 4ème. Excusez du peu.

Le classement complet, ici.

Revivez l’intégralité du Grand Prix ci-dessous :

Le Grand Prix du Saut Hermès pour Ryan et Simon Delestre

L’extra-ordinaire Hermès Ryan sous la selle de Simon Delestre

La Maison Hermès peut être fier d’elle. La neuvième édition de son Saut Hermès organisée depuis le départ dans l’écrin du Grand Palais restera dans les annales. Comme si des tribunes archi-combles, une organisation au cordeau et un plateau de concurrents de rêve ne suffisaient pas, un bonheur n’arrivant jamais seul, le Grand Prix dominical doté de 400 000 € (dont 132 000 € au vainqueur) est revenu au couple à ses couleurs, Hermès Ryan et Simon Delestre.

Le Français s’est imposé au terme d’un barrage à 13 concurrents en signant  un parcours extrêmement rapide (34’’54) et d’une grande audace, porté par un public totalement acquis à sa cause. Il devance le Belge Niels Bruynseels (Gancia de Muze) et l’Allemand Marcus Ehning (Cornado NRW) dont la célérité constitue la carte de visite. Contraint de prendre tous les risques pour tenter de déloger son compatriote de la place de leader, Patrice Delaveau (Aquila HDC) faute sur le mur Hermès et voit la couronne de vainqueur lui échapper. Il doit se contenter de la 7ème place, celle du 4 points le plus rapide.

Modeste, Simon Delestre a souligné au micro de L’Eperon les qualités exceptionnelles, pour ne pas dire le génie de Ryan mais aussi sa volonté de le préserver au maximum conscient de posséder l’un des meilleurs chevaux au monde du moment.

Le classement complet du GP, ici.

L’intégralité du GP en vidéo ci-dessous.

Saut Hermès : Coup double pour Patrice Delaveau

Vestale de Mazure HDC sous la selle de Patrice Delaveau

Ils étaient quelques uns, essentiellement des tricolores, à avoir fait le choix de disputer l’épreuve nocturne avec joker avec le même cheval que la vitesse de milieu de journée. A cette stratégie là, Patrice Delaveau est sorti gagnant. A croire que le deuxième place acquise avec Vestale de Mazure HDC dans la 150 ne constituait qu’une simple mise en jambes, le Normand s’est adjugé l’épreuve à difficultés progressives d’une façon nette et sans bavures.

Pilote expérimenté et rapide, Patrice Delaveau s’est donné les moyens de la victoire en utilisant astucieusement son numéro de quatrième sur la liste de départ pour galoper vite et prendre toutes les options et ainsi mettre la pression sur les cavaliers suivants, contraints à se mettre dans le rouge pour tenter d’améliorer son chronomètre. Toutefois comme dit le bon sens équestre, « tant que le dernier concurrent n’est pas passé, l’épreuve n’est pas gagnée ». C’est d’autant plus vrai quand le plateau comme samedi soir sous la verrière du Grand Palais est constitué de la crème du saut d’obstacles international.

Patrice Delaveau n’aura toutefois pas attendu pour rien dans sa chaude doudoune sous le froid glacial qui était tombé sur le Grand Palais puisque même le très véloce Allemand Felix Hassmann n’aura pas réussi à faire mieux que le Français.

C’est donc sourire aux lèvres et avec un peu d’empressement que celui-ci est allé cherché son trophée suivi de Philipp Weshaupt (Belo Horizonte) et Philippe Rozier (Rêveur de Kergane).

Le classement complet de l’épreuve, ici.

Jeu de massacre sous la verrière du Grand Palais

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Chapeau bas à Edwina TOPS-ALEXANDER et à California Le couple remporte l’édition 2017 du GP Saut Hermès- Photo Christophe Bricot / Saut Hermès

Comme à son habitude Hermès avait mis les petits plats dans les grands à l’occasion de son rendez-vous annuel sous la verrière du Grand Palais. L’organisation, appuyée pour la partie technique par la très professionnelle équipe de Sylvie Robert de GL Events, était une nouvelle fois « parfaite » à écouter spectateurs et participants. Le Grand Prix dominical, point d’orgue de ce CSI 5* considéré comme l’un des plus prestigieux de la planète, s’annonçait donc sous les meilleurs auspices. Mais un grain de sable nommé Rothenberger est venu gripper la belle mécanique.

Avec 400 000 € de dotation et 47 engagés triés sur le volet, toutes les conditions étaient réunies pour un beau moment de sport mais le beau scénario couché sur le papier a tourné en eau de boudin. Très vite, les scores accumulés par les premiers participants ont laissé comprendre que le chef de piste avait eu la main un peu lourde. Multiplication des abandons, lancé de barres, mauvaises fautes …le spectacle a tourné à la boucherie pour les délicates montures mises à l’épreuve à contrecœur par leurs pilotes.

« Pénible à monter, pénible à regarder » lâchera Kevin Staut au micro d’Equidia. Une formule assassine peu habituelle dans la bouche du champion français mais qui résume bien le ressenti des cavaliers marqué par une colère froide. Mâchoires serrées et sourcils froncés, et Philippe Guerdat enfonce le clou « ce que je n’aime pas, c’est quand on joue sur les moyens des chevaux« . Moins rugueux, Simon Delestre évoque un triple « vraiment limite« . Trop sélectif, trop corsé tout simplement trop dur, le constat est vite partagé côté paddock et côté tribunes.

Loin de faire son mea culpa Franck Rothenberger, homme de l’art sympathique au demeurant, s’enferme dans le déni reconnaissant juste du bout des lèvres avoir accumulé trop de difficultés sur un seul obstacle, l’oxer sur bidet de sortie de ligne. Fidèle à la locution latine  Errare humanum est, sed perseverare diabolicum (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique) l’homme de l’art s’enferre. Dommage.  Le chef de piste n’est pas un perdreau de l’année et jouit d’une bonne réputation mais sa conception des parcours manque peut être du raffinement qui avait marqué les pistes montées par Frédéric Cottier lors des JEM de Caen en 2014. C’était il est vrai en extérieur, avec vraie piste.

Dura lex, sed lex (la loi est dure, mais c’est la loi). Ce qui est formidable avec les chevaux, c’est qu’il s’en trouve toujours quelques uns pour vous faire mentir. Parcours infaisable ? Pas du tout, trois couples déjoueront avec une étonnante facilité (cf vidéo 2) les chausse-trappes et offriront un barrage à des spectateurs en partie dépités. Trois sans faute, une situation confortable pour des heureux élus assurés d’une place sur le podium. Et c’est un peu de façons surprenante  Mme Tops (California) qui remporte la mise, plus rapide de 8 petits centièmes que Pénélope Leprevost en selle sur son fidèle Vagabond de la Pomme. Bertram Allen (Molly Malone), pénalisé d’une barre complète le podium. Même sanglante, la bataille du Grand Palais peut s’achever sur un sourire.

Le classement complet du GP ici.

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Après l’effort, le réconfort et le temps du sourire pour Edwina Tops-Alexander – Photo Christophe Bricot / Saut Hermès.


Atomic Kebir

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Abdelkebir Ouaddar et Quickly de Kreisker dans le GP de Vichy (CSI 3*) en juillet 2013. Un des premiers succès qui a révélé le couple avant qu’il ne perce en CSI 5*.

Il a assurément l’un des sourires les plus communicatifs du circuit. « Il », c’est bien évidemment Abdelkebir Ouaddar. A 53 ans le marocain, 44ème mondial, associé à son fabuleux Quickly de Kreisker, continue son ascension vers les sommets. Ce week-end, il a mis dans sa besace, avec l’art et la manière, le Grand Prix du Saut Hermès. Un exploit que résume parfaitement le quotidien L’Equipe, lorsqu’il évoque un cavalier qui « a atomisé toute la concurrence ».

Il y a chez « Kebir », un style parfois un peu agité mais surtout une volonté et un plaisir à monter les épreuves qui en font un cavalier vraiment atypique. Si on y ajoute l’expressivité et le génie du fils de Diamant de Semilly, le couple qui s’est imposé hier sous la verrière du Grand Palais a décidément tout pour réussir. On les savait bons et rapides mais ce dimanche ils sont apparus imbattables. Là où les victoires se jouent d’habitude sur une poignée de centièmes, Kebir et Quickly ont littéralement pulvérisé le chronomètre, se payant le luxe d’améliorer le temps de Scott Brash de 2,38 secondes ! Inimaginable. Aucun bookmaker n’aurait pu envisager un tel scénario. C’est quand l’histoire n’est pas écrite à l’avance qu’elle est la plus belle. L’édition 2016 du Saut Hermès restera à ce titre dans les annales.

« Mon cheval m’avait déjà donné un magnifique cadeau en me permettant de me qualifier pour les Jeux Olympiques. Là, il me donne encore beaucoup en remportant ce Grand Prix Hermès. En plus devant ce public qui me soutient beaucoup ! Je remercie aujourd’hui infiniment le public français et le Roi du Maroc, c’est grâce à lui que je fais le plus beau sport du monde.  Il y avait 16 barragistes et beaucoup de très bons cavaliers ! Je suis vraiment content, ça prouve que mon cheval est capable de tout, même d’une médaille aux Jeux Olympiques, pourquoi pas ! » s’est enflammé Abdelkebir Ouaddar à l’issue de l’épreuve.

Le marocain nous a mis en appétit. Sa qualification pour les de Jeux de Rio (historique pour le Maroc) est une promesse de suspense et de beau sport. Kebir et Quickly, par leur parcours, ont le profile pour être les dignes successeurs de Jappeloup et de Pierre Durand.

Kebir, c’est la belle histoire d’un gosse marocain issu d’une famille modeste pris sous l’aile protectrice d’une princesse. Lalla Fatima Zohra, fille de Hassan II (roi du Maroc) le traitera comme l’un de ses propres enfants lui offrant la possibilité de monter à cheval. En raison des ses aptitudes il sera même envoyé à 14 ans en stage chez Nelson Pessoa quand le sorcier brésilien était basé à Chantilly. Et puis, les années, les décennies, passent. Jusqu’au jour où, fin 2012, le nouveau roi du Maroc (Mohammed VI) fait l’acquisition à prix d’or de l’étalon Quickly de Kreisker auprès du cavalier breton Benjamin Robert. Peu importe. Le souverain est riche, très très très riche et Kebir a eu un vrai coup de foudre pour le cheval. Il ne s’est pas trompé.

L’affaire conclue, les choses vont s’enchainer. Vite, très vite. Le couple connaît une ascension fulgurante. Après des succès en CSI 3*, le duo remporte en novembre 2013, à la surprise générale, le Masters de Stuttgart. L’année suivante, Kebir devient le premier Marocain de l’histoire à décrocher son ticket pour des Jeux Équestres Mondiaux. On connaît la suite.

Beaucoup à sa place auraient été grisés par le succès et pris la grosse tête. Ce n’est pas son cas. Abdelkebir Ouaddar a la modestie et le sourire des grands. Personnalité attachante, il constitue un très beau trait d’union entre la France et le Maroc. Fidèle à son pays de naissance il est également reconnaissant à son pays d’adoption. Marié à une française, et installé chez Marcel Rozier, son entraîneur, il bénéficie de la double nationalité. Autant de raisons qui contribuent à en faire l’un des chouchous du public hexagonal.

De Paris à Doha : à la fin c’est toujours un Allemand qui gagne

Bordeaux W 293Le programme de la FEI était particulièrement chargé ce week-end. Le chic à la française contre le choc des pétrodollars mais aussi, un énième Grand Prix à Wellington en Floride. La fine fleur du jumping avait l’embarras du choix pour cette date du calendrier.

Cette concurrence aura privé le public parisien d’un plateau exceptionnel. Et c’est dommage. Parce qu’Hermès avait mis les petits plats dans les grands. Mais pas assez. Même si le Grand Palais a confirmé qu’il est un extraordinaire écrin pour les sports équestres, l’appel des dotations a été le plus fort pour une bonne part de l’élite des cavaliers mondiaux qui a fait le choix de la modernité et de la dotation Qatarie. Quand le Grand Prix parisien de ce dimanche était doté de 400.000 euros, Doha en mettait  650.000 sur la table pour son épreuve-phare. Cette course folle aux dotations n’est pas sans rappeler le football, discipline dans laquelle les hommes des sables ont également un chéquier d’avance.

C’est ainsi, au jeu du plus riche, on trouve parfois plus fort que soi. La leçon devra être méditée pour les organisateurs français un peu trop sûrs parfois de leur fait. Le plateau de l’édition 2014 du Saut Hermès aura été objectivement un cran en dessous de 2013.

Des américains absents (à l’exception notable de Reed Kessler), Steve Guerdat et Ludger Beerbaum partis cette année dans le Golfe et un Ben Maher demeuré une semaine de plus aux USA… ça fait un trou parmi les stars.

Fait rarissime tous ces cavaliers ont fait un choix qui s’est révélé pertinent.  Steve Guerdat a remporté deux épreuves à Doha où c’est Ludger Berbaum qui fait main basse sur le Grand Prix et l’énorme cagnotte (214 500 €). Ben Maher  de son côté s’adjuge le GP CSI3* de Wellington. Reed Kessler n’aura pas fait non plus le déplacement pour rien dans la capitale Française puisqu’elle se classe 5ème du Saut Hermès. Un GP dont le vainqueur n’est autre que l’Allemand du moment : Marcus Ehning qui semble enfin avoir trouvé avec Cornado une arme de guerre à la mesure de son génie.

Ne manquent dans ce tableau d’honneur aux allures d’école des fans que les Français. Ils sont bien là. A Bordeaux Marcus avait devancé de 2 centièmes Bosty, à Paris il refait le coup (cf vidéo) pour 3 centièmes à un Patrice Delaveau (Lacrimoso) pas du tout rancunier. Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise, pénalisés d’une faute, terminent sixième. Roger-Yves Bost absent du GP aura néanmoins réjoui son public en remportant le matin le prix de la ville de Paris alors que dans l’épreuve mixte du samedi, c’est le couple franco-allemand Leprevost-Kutcher qui s’est imposé.

Heureux comme Dieu en France, Marcus Ehning  s’est montré taquin en déclarant après sa victoire « Je suis désolé si quelques bons cavaliers ont choisi d’aller à Doha ce week-end, c’est de ma faute : c’est parce qu’ils savaient que je venais ici et qu’ils n’avaient aucune chance. »  Désormais sur une trajectoire ascendante, il sera l’homme à surveiller lors de la finale Coupe du Monde à Lyon en avril. Il est à parier que, piqués au vif, ses petits camarades  lui donneront bien du fil à retordre. Du beau sport en perspective.

Photo : Marcus Ehning et Cornado au Jumping de Bordeaux 2014

Le Saut Hermès de l’arrogance

ImageLe Saut Hermès est assurément une très belle manifestation équestre. De celles qui font rêver. Pour autant, la gestion presse de l’événement n’est pas à la hauteur de l’événement. La société Hermès ce n’est plus seulement la qualité et l’élégance.  Elle peut désormais ajouter comme troisième caractéristique une capacité à l’arrogance et la désinvolture malheureusement très française. Retour sur une désagréable expérience.

Ce n’est pas la première fois que je suis amené à couvrir un concours hippique de très haut-niveau notamment pour le magazine américain Élite Equestrian Magazine. La procédure est classique. On envoie une demande d’accréditation assortie parfois, pour les photos, d’un engagement du support à consacrer un article à la manifestation couverte.

Ce fût le cas pour le saut Hermès. Une demande est partie en bonne et due forme dans les délais sans autre accusé de réception qu’une demande d’informations complémentaires sur EEM, émanant du bureau Hermès de New-York.

Jusqu’ici tout semblait aller bien même si contrairement aux usages, aucune confirmation de l’accord pour l’accréditation ne m’était jamais parvenue. A force d’insistance celle-ci finit par arriver, une semaine avant l’événement, mais mentionnant la date du vendredi. Sans plus. Confiant, me voilà débarquant le samedi au Grand Palais où l’on m’indique gentiment que l’accréditation ne courait que pour le vendredi. Une erreur sans doute ? Pas du tout. Le vendredi me dit-on était une journée ouverte à la presse. Après, on ne délivre plus rien… Stupéfaction de ma part. C’est LE Saut Hermès me fait-on comprendre ! Donc tri sur le volet, circulez… refaites une demande pour l’an prochain.  Sympathique.

D’habitude pour les loupés ou les imprévisibles le service de presse délivre toujours des accréditations sur place, de dernière minute… sauf chez Hermès. J’avance que quand même, je viens de loin, que des frais ont été engagés et que je suis sur place. On m’envoie (dès fois que je sois un américain lourdaud) la chargée de relations publiques USA qui me dit avec un grand sourire et un anglais parfaitement articulé qu’elle ne peut rien faire, sans me proposer pour autant la moindre solution alternative. La grande classe quoi.

Certes j’aurais pu recourir au système D, acheter un billet au noir (plus aucun n’étant en vente) et attraper quelques images au vol mais j’ai préféré tourner les talons. Vous m’excuserez mais ce sera un week-end sans photo.

Chez Hermès, ils savent sans doute faire des selles, des foulards et beaucoup d’argent mais questions relations presse et courtoisie je pense qu’ils sont largement dépassés par n’importe quel petit atelier moyen-oriental ou asiatique. A défaut de voir l’intérieur, je me suis attardé sur l’extérieur. Installer des boxes démontables sur un bout d’herbe à 25 mètres des Champs-Elysées, avenue pour le moins circulante, sans paroi anti bruit temporaire a de quoi laisser pantois. Bruit et pollution pour accueillir une partie de l’élite des chevaux mondiaux c’est loin de l’image d’excellence que souhaite véhiculer la maison Hermès et très loin du respect que méritent ces montures.

Henry Moreigne

Jumping virtuel avec Dassault Systèmes et Eurosport à l’occasion du Saut Hermès

eurosportEurosport et Dassault Systèmes, leader mondial la 3D, présenteront à l’occasion de la retransmission en direct du Saut Hermès les 15 et 16 mars une époustouflante animation 3D destinée à expliquer aux téléspectateurs toutes les subtilités techniques du saut d’obstacles.

Développé sur mesure par Dassault Systèmes le logiciel vise à la fois les amateurs avertis et les néophytes.

L’objectif pour Eurosport est d’offrir en direct les clés de compréhension des principales difficultés de chaque obstacle et de passer en détail les options stratégiques disponibles (tracé, nombre de foulées…).

Cette innovation importante vise à élargir l’audience de la discipline à de nouveaux publics séduits par l’esthétique mais rebutés par l’hermétisme  de la technique. Un peu comme Canal+ avait en son temps révolutionné la retransmission des matchs de football par le recours à des caméras dynamiques.

Une telle application n’aurait pu être développée sans le concours d’un expert du CSO. Il a naturellement été fait appel à Michel Robert, déjà conseiller technique du Saut Hermès. Le jeune retraité de la compétition troquera donc pour l’occasion bombe et cravache contre le micro d’Eurosport et les manettes de la console de Dassault Systèmes.

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Saut Hermès : cinquième édition à cinq étoiles du 14 au 16 mars

ImageLa nef du Grand Palais, lieu prestigieux d’excellence et de culture, accueillera au cœur de Paris, du 14 au 16 mars prochain la cinquième édition du Saut Hermès. Ce CSI particulièrement prisé est l’un des plus beaux événements équestres mondiaux en raison du cadre exceptionnel dans lequel il se déroulera puisque c’est le seul jumping intérieur au monde à bénéficier d’une lumière naturelle grâce aux verrières du Grand Palais.

Les trente-cinq meilleurs cavaliers mondiaux se retrouveront pour un CSI cinq étoiles soit, la catégorie la plus élevée de la classification de la Fédération Équestre Internationale.  L’élite du jumping mondial pour une manifestation populaire puisque 4000 spectateurs sont attendus quotidiennement avec une journée à entrée gratuite, le vendredi, pour les licenciés de la FFE qui ont retiré des e-tickets.

Très attachée à la perfection, la Maison Hermès fera une nouvelle fois appel pour l’organisation aux précieux conseils de Michel Robert désormais jeune retraité de la compétition ainsi qu’à Frank Rothenberger l’un des chefs de piste les plus réputés au monde.

La manifestation est organisée avec le soutien de GL events, acteur  historiquement investi dans l’organisation d’événements équestres, en particulier d’Equita’Lyon et des Finales Coupe du monde FEI de jumping et de dressage qui se dérouleront à Lyon du 17 au 21 avril 2014. Sylvie Robert, directeur des événements équestres au sein du groupe est également la présidented’Equita’Lyon.

Vidéo : reportage Equidia – 2013-