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Dernier tour de piste pour Rothchild

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Rothchild sous la selle de McLain Ward lors des JEM de Caen.

17 ans et puis s’en va. Sauf que chez les chevaux de légende, on ne quitte pas la compétition sur la pointe des sabots mais, par la grande porte, après un hommage qui vient saluer leur talent. En France, le Haras des Coudrettes notamment nous a habitué à ces moments forts en émotions. Il en est naturellement de même de l’autre côté de l’Atlantique. Le 30 septembre dernier, à l’occasion de l’American gold cup, une cérémonie est venue saluer les adieux à la compétition de Rotchild, partenaire « historique » de McLain Ward.

McLain Ward, on ne le présente plus. Trois médailles olympiques au compteur et une qualité d’équitation qui en fait l’un des grands maîtres de la discipline à seulement 42 ans. Sa longévité au plus haut niveau est liée à son talent pur mais également à cette capacité à trouver régulièrement des cracks chevaux : Sapphire, Rothchild et plus récemment HH Azur et Clinta.

Rothchild, propriété de Sagamore Farms, sous la selle de McLain depuis 2007, peut s’enorgueillir d’un très beau palmarès avec notamment une médaille de bronze par équipes et une 5ème place en individuel lors des Jeux Équestres Mondiaux de Caen en 2014, une médaille de bronze, toujours par équipes, aux Jeux Panaméricains de Toronto en 2015.

Rothchild, petit cheval Belge de 1,60m (Artox x Elegant de l’île), surnommé Bongo est un cheval de caractère à l’image de ses petites oreilles souvent pointées vers l’arrière sur les sauts. « Je crois que Rothchild m’a beaucoup appris. Il m’a appris à découvrir un cheval en profondeur. Il m’a appris à croire dans un cheval et à voir ce qu’il cache de meilleur. J’aime beaucoup ce cheval, au-delà de ce qu’il donne en piste. S’il était un humain, je crois que j’irais boire une bière avec lui » résume son cavalier.

« Il arrive à une nouvelle étape de sa vie dans une forme resplendissante, je trouve cela super », s’est réjoui McLain Ward qui a précisé que son partenaire allait désormais couler des jours heureux dans les nouvelles installations pour chevaux retraités de Beezie et John Madden.

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McLain Ward fait flotter la bannière étoilée à Dinard

Photographie Eric KNOLL. Jumping International de Dinard 2018. CSI 5*

McLain Ward en route vers la victoire sur Clinta. Crédit : Eric Knoll / Jumping de Dinard

Il s’est assurément passé quelque chose ce week-end au jumping de Dinard. Ce concours totalement atypique par sa piste, son ambiance, son public et sa parfaite organisation a franchi un nouveau seuil pour son édition 2018. En cumulant avec intelligence un CSI 3* (remporté par Julien Gonin / Well Done) et un 5* mais surtout, en s’attachant par sa coloration particulière (dans tous les sens du terme) l’affection des meilleurs pilotes mondiaux devenus fans des lieux. A commencer par McLain Ward, heureux vainqueur du Grand Prix 5 sur Clinta, extraordinaire jument grise. Henrik Von Eckermann contraint de se contenter de la deuxième place avec sa fidèle et régulière Mary Lou 194 ne devrait pas penser autrement. Pas plus que Nicolas Delmotte, vainqueur l’an dernier avec Ilex VP qui peut être (très) satisfait de sa troisième place.

Photographie Eric KNOLL. Jumping International de Dinard 2018. CSI 5*

Nicolas Delmotte et Ilex VP ont signé la meilleure performance française en prenant la troisième place. Crédit : Eric Knoll / Jumping de Dinard

A Dinard, on est certes loin de Paris mais surtout de ces maudits bacs à sable exigus qui fleurissent sur la planète pour offrir des images aseptisées car standardisées. Dinard c’est un concours à l’ancienne sur un terrain irrégulier, immense, à la forme incertaine. Et bien sûr, … en herbe. Du vrai jumping donc dans un écrin superbe, servi par une organisation du 21ème siècle grâce à la famille Mars. La Maison Rolex, horloger de prestige mais aussi grand argentier de la discipline, ne s’y est pas trompée en labellisant la manifestation. Plus qu’un simple sponsoring, la marque suisse distingue un événement équestre qui sort du lot de la petite centaine de CSI 5* organisés dans le monde. Ce qui est rassurant dans l’évolution de ce sport c’est que les (pétro)-dollars ne peuvent pas tout. Au-delà de la superbe victoire de MacLain Ward, Dinard a remporté la manche face à l’étape Londonienne du Global Champions Tour et son plateau rikiki. Tout espoir n’est donc pas perdu.

Le classement intégral, ici.

 

Aix-la-Chapelle : Azur et McLain Ward font sensation

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HH Azur sous la selle de McLain Ward (archives)

Waouh. La prestation de McLain Ward et de HH Azur n’est pas passée inaperçue ce mercredi dans le prix Turkish Airlines, une épreuve à 1m55 qualificative pour le Grand Prix dominical. La jument, donnée comme l’une des meilleures au monde, a survolé l’épreuve avec une facilité déconcertante et trompeuse. Ils sont simplement 11 sur les 57 partants à sortir sans pénalités d’un parcours massif, délicat et long. Sans faute également au barrage, le couple doit se contenter de la deuxième place dans la même seconde qu’Henrick von Eckermann. Le Suédois remporte l’épreuve associé à Castello 194.

Le classement complet, ici.

Défait à Paris, McLain Ward prend sa revanche à New York

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McLain Ward

Ward. McLain Ward. Le patronyme claque comme une bulle de chewing-gum qui vous explose au visage. Américain jusqu’au bout des ongles, ce fils de l’Oncle Sam de 42 ans qui réside à Brewster dans l’Etat de New York constitue avec Beezie Madden les deux piliers de l’équipe nationale. Leur longévité et leur expérience en font des valeurs sûres. Suffisamment pour en faire des prétendants sérieux pour la finale Coupe du Monde de Bercy. Dans ce balai de deux, c’est la dame qui s’est imposée à Paris. Moins chanceux, son compatriote a dû se contenter de la 4èmeplace. La contre-performance est toute relative mais chez les vrais compétiteurs, une seule place compte, la première. C’est ainsi, la victoire est aux cavaliers ce que le goût du sang est au prédateur. Et ce goût-là ne quitte pas McLain Ward encore habité par sa victoire dans l’édition 2017 des finales Coupe du Monde à Omaha (USA) avec une jument considérée, à juste titre, comme l’une des meilleures du monde : HH Azur.

L’étape des Longines Masters à Big Apple constituait donc une sorte de revanche pour McLain amené à défendre ses couleurs dans son quasi jardin puisque le concours s’est déroulé à une petite heure de ses écuries. Certes seuls 30 couples étaient engagés dans le Grand Prix mais le prestige de la compétition et son alléchante dotation ont permis d’avoir un plateau relevé. Avec quatorze qualifiés pour le barrage, tout restait à faire.

La vraie surprise est venue de MacLain Ward et de Clinta, une jument de 11 ans sous sa selle depuis un mois. Pour son premier Grand Prix 1,60m cette fille de Clinton a fait une véritable démonstration de force, de respect et de style, le tout sous des apparences trompeuses de facilité, car plus le cheval est sensible et respectueux et plus la précision dans la monte doit être grande.

« Je l’avais repérée à Aix-la-Chapelle l’an dernier, elle était montée par Philip Rüping. Je la voulais tellement, mais j’ai mis sept mois pour la négocier et j’ai pu enfin l’acheter en début d’année grâce à un groupe d’amis. Elle a 11 ans, je la connais peu, mais c’est une jument en qui j’ai pourtant confiance, elle est très rapide et surtout très respectueuse » a indiqué McLain Ward à l’issue de la compétition. Voilà le New-Yorkais sacrément équipé. Son appétit de victoires en sort renforcé.

Le classement du GP, ici.

McLain Ward, la force tranquille

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McLain Ward (archives)

L’éloignement géographique et son corollaire, le décalage horaire, ne doivent pas minorer la performance. Ce qu’a réalisé McLain Ward au cours de la finale Coupe du monde 2017 d’Omaha peut être qualifié d’exploit sportif. L’américain de 41 ans a véritablement marché sur l’eau puisqu’il termine la compétition sans la moindre pénalité. Cinq tours et cinq sans faute. Rarement un cavalier aura tant dominé son sujet et ses adversaires.

Donald Trump avait prévenu : America first. C’est justement du cœur cette Amérique profonde en proie au doute, des plaines centrales du Midwest et de la petite ville d’Omaha (400 000 habitants mais dans une aire urbaine avoisinant le million) sur la rive droite du Missouri, que la bannière étoilée a repris des couleurs. Et quelles couleurs. Porté par un public acquis à sa cause, le cavalier d’Azur HH a survolé la compétition. Calme, précision, beauté de l’équitation et veste rouge, le cavalier de l’Etat de New York aurait presque réussi à nous faire croire qu’il participait pendant ces trois jours à des épreuves de hunter.

Mal connu du public européen en raison de sa discrétion et du fait qu’il vient rarement sur le vieux continent, McLain est en revanche une référence aux Etats-Unis. A 14 ans, il devient le plus jeune cavalier à remporter l’USET Medal et l’USET Talent Derby. Neuf ans plus tard, à 23 ans il est le plus jeune cavalier à passer la barre du million de dollars de gains. La marque de fabrique de McLain est là. C’est son extraordinaire régularité avec une présence ininterrompue au plus haut niveau et un palmarès long comme un jour sans fin. L’or olympique, il y avait déjà gouté deux fois par équipe mais la finale Coupe du monde lui avait toujours échappé malgré 17 participations. Cette case là est aujourd’hui enfin cochée.

Après Sapphire, McLain ward a retrouvé une jument à la hauteur de son talent. Considérée comme l’une des plus prometteuses du circuit, Azur HH de son vrai nom Azur du Garden (Thunder vd Zuuthoeve x Sir Lui vd Zuuthoeve) mais surnommée « Annie » dessine, à seulement 11 ans, un avenir radieux au pilote américain.

Des américains gonflés à bloc

Beezie

Aucun doute. La patronne de l’équipe US, c’est bien elle : Beezie Madden (archives)

Si en jumping il y a une équipe qui ne doute pas, c’est assurément celle des Etats-Unis d’Amérique. Il faut bien avouer que sur le papier, elle a de la gueule et même une sacrée belle gueule . Une alliance parfaite entre les expérimentés McLain Ward (41 ans) et Beezie Madden (53 ans), quatre olympiades chacun derrière eux assorties de médailles et, de l’autre ceux qui découvrent les Jeux. Le bouillonnant Kent Farrington (36 ans) et la benjamine, la discrète mais efficace Californienne, Lucy Davis (24 ans).  Si on ajoute à ce beau tableau des montures d’exception respectivement Cortes C, Azur HH, Voyeur et Barron, force est de constater que les USA n’ont pas envoyé dans la baie de Rio un simple destroyer mais l’équivalent de leur Vème flotte.

Ce qui est plaisant chez les Américains, c’est certes leur professionnalisme mais aussi leur caractère franc et direct à dire les choses. Conscients de leur puissance de feu, ils ont d’ores et déjà annoncé la couleur. Hors de question de répéter l’échec de Londres est de terminer au pied du podium. Ces Jeux en terres américaines, même du Sud, sont dans leur zone d’influence. Et dans un pays où la bible est omniprésente, du fermier du Kansas au Président qui prend ses fonctions en jurant fidélité à la Constitution dessus, la présence du Christ surplombant Rio constitue un signe divin. Beezie Madden a ainsi été amenée à déclarer qu’après la déception des Jeux de Londres, ceux de Rio devaient être ceux de la rédemption. Un objectif clair établi après un constat qui l’est tout autant : « Sur le papier nous avons l’équipe la plus forte avec les cavaliers les plus forts« . Et McLain Ward d’enfoncer le clou et d’annoncer la couleur : « Nous sommes ici pour l’or« .

Miami : la victoire pour Edwina, l’espoir pour McLain Ward

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Edwina Tops-Alexander et Lintea Tequila. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT

Décalage horaire oblige, il fallait être patient et motivé samedi soir pour suivre en direct l’étape américaine du Longines Global Champions Tour. Le cadre exceptionnel de l’événement, la plage et le soleil de Miami, il est vrai incitaient à un petit effort. Au-delà de l’exotisme de la destination et de la victoire d’Edwina Tops Alexander, on retiendra surtout la prestation de HH Azur, la jument de McLain Ward (2ème) et la régularité de Christian Ahlmann encore et toujours au prix (3ème), cette fois associé à Epleasure.

N’attendez pas d’Edwina Tops-Alexander qu’elle regrette les dimensions étriquées de la piste. Non seulement elle est l’épouse de l’organisateur mais ce format a parfaitement réussi à Lintea Tequila, sa jument de 12 ans avec laquelle elle aura été l’auteur du plus rapide des six double sans faute.

Il faut dire que l’Australienne en soif de victoire n’a pas ménagé sa peine. Elle réussit à devancer Mclain Ward qui pensait bien avoir mis le Grand Prix dans sa poche après un superbe barrage sur HH Azur. L’Américain peut toutefois garder le sourire. Il a sous sa selle une jument exceptionnelle susceptible de l’emmener très, très loin.

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McLain Ward et HH Azur. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT

Médaillé d’or par équipe aux Jeux Olympiques de 2004 et 2008, McLain Ward, pense à juste titre avoir enfin trouvé, avec HH Azur, une digne héritière à Sapphire. Rothchild lui a permis de rester au plus haut-niveau et d’engranger de beaux résultats (dont une 5ème place aux JEM de Normandie) mais le hongre à 15 ans est désormais sur une pente descendante. En mai 2015 McLain fait l’acquisition d’Azur Garden’s Horse. La jument belge de 9 ans à l’époque née chez Nathalie Beaufort est rebaptisée HH Azur, la signature de son sponsor, Hunter Harrison, le propriétaire de Double H Farm. En toute logique HH Azur et McLain Ward devraient défendre les couleurs américaines à Rio avec l’espoir avoué de ramener une médaille.

Du côté des Tricolores, seuls deux d’entre eux avaient fait le déplacement pour la Floride. Kevin Staut, pénalisé d’une barre dans la première manche sur Elky van het Indihof HDC,une jument de 12 ans par Toulon, rectifie le tir de belle et convaincante manière dans la deuxième. Son sans faute aussi propre que très rapide lui permet d’accéder à la 7ème place. Jour sans en revanche pour Roger-Yves Bost et Qoud’Coeur de la Loge sanctionnés de 13 points dans la première manche.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

La photo du jour : Mclain Ward

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Mclain Ward et Rothchild (archives)

Et de deux. McLain Ward associé à son fidèle Rothchild a remporté dimanche 20 mars son deuxième Grand Prix 5*de l’année. Après Wellington il y a un mois, le couple a mis dans son escarcelle le Grand Prix du HITS Thermal doté d’un million de dollars soit, une dotation au vainqueur de 350 000 $.

McLain Ward et Rothchild toujours au top

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McLain Ward et Rothchild (archives).

Le cavalier américain McLain Ward a remporté, sur son fidèle Rothchild, samedi 13 février le Grand Prix du CSI5* de Wellington (Floride). Le multi-médaillé olympique devance au barrage l’Allemande Meredith Michaels-Beerrbaum (Comanche 28) et le Colombien Mark Bluman (Califa LS).  A 15 ans, Rothchild a démontré sa grande forme physique. Ce cheval belge (Artos x Elegant de l’Ile) qui participait pour la huitième année au Winter Equestrian Festival s’est même révélé extrêmement chaud et délicat à gérer. Pour autant McLain Ward, qui devrait porter les couleurs de la bannière étoilée aux JO de Rio,  a indiqué qu’il devrait s’appuyer normalement sur une autre monture plus jeune, HH Azur, à cette occasion.

Une nouvelle monture prometteuse pour McLain Ward

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McLain Ward et Rothchild (archives)

A 40 ans, le cavalier américain McLain Ward a remporté, devant les yeux de sa fille de 9 mois Lilly, l’étape Coupe du Monde de la Ligue Nord-Américaine qui se déroulait mercredi 11 novembre à Toronto au Canada. Le double médaillé olympique par équipe (2004 et 2008) et actuel n°8 mondial signe cette victoire avec HH Azur, une jument belge de huit ans, particulièrement prometteuse, arrivée depuis peu dans son piquet.

« Elle serait le cheval de la vie si je n’avais eu Sapphire avant elle » a déclaré McLain Ward qui, au regard de la qualité de la jument, envisage de faire les Jeux Olympiques de Rio avec elle.

A noter, la belle 4ème place du jeune cavalier Belge Nicola Philippaerts sur H&M Forever D’Arco ter Linden.

Longines FEI World Cupª Jumping North American league, Toronto (11 November 2015), winner McLean Ward (USA) riding HH Azur is presented with Longines watch by Ian Charbonneau (Longines brand manager Canada) Pic Peter Llewellyn

McLain Ward et HH Azur à la remise des prix à Toronto. Crédit FEI/ Peter Llewellyn

Le classement intégral ici.

McLain Ward médaille d’or aux Jeux panaméricains de Toronto

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Pour McLain Ward, Rothchild est « un cheval atypique au grand coeur ». Multimédaillé d’or par équipe aux JO, le cavalier américain de 39 ans est attaché à ce cheval, le dernier acheté par son père, Barney Ward, ancien grand cavalier et marchand de chevaux, décédé en 2012.

La ville canadienne de Toronto accueillait du 16 au 20 juillet les Jeux panaméricains. McLain Ward, numéro 5 au classement mondial permanent Longines-FEI, a remporté la médaille d’or sur son fidèle Rothchild, un hongre SBS de 12 ans. Le podium est complété par le très remarqué Vénézuélien Andres Rodriguez (2ème avec sur Darlon van Groenhove) et Lauren Hough (3ème) bien connue du public européen sur sa petite jument Ohlala.

Les Jeux panaméricains représentent le troisième plus important événement multisport d’envergure internationale après les Jeux olympiques (d’été) et les Jeux asiatiques qui les dépassent en taille et en portée. Ils se déroulent tous les 4 ans et regroupent 41 nations. Les épreuves de jumping, en individuel, se sont déroulées du 21 au 25 juillet sur la très belle pelouse du parc équestre de Caledon, situé à 65 kilomètres de Toronto.

Les résultats complets ici.

Andres Rodriguez (VEN), Mclain Ward (USA) and Lauren Hough (USA) ,individual medalists for Show Jumping on the podium at the OLG Caledon Pan Am Equestrian Park during the Toronto 2015 Pan American Games in Caledon, Ontario, Canada.

De gauche à droite : Andres Rodriguez (VEN), Mclain Ward (USA) et Lauren Hough (USA). Crédit photo : FEI.

McLain Ward remporte le Grand Prix de Spruce Meadows pour la deuxième année consécutive

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McLain Ward et Rothchild (archives). Cliquer pour agrandir.

Le Grand Prix de Spruce Meadows (à Calgary au Canada) a été remporté ce week-end par McLain Ward sur son fidèle Rothchild, un hongre Belge de 14 ans reconnaissable entre tous par sa qualité de saut et des oreilles toujours orientés vers l’arrière. Le numéro 6 mondial au classement permanent Longines- FEI devance deux autres américains, Todd Minikus (Babalou 41) et Richard Spooner (Chivas Z).

Quarante-huit cavaliers étaient au départ de ce Grand Prix à 1m60 (CSI 5*) dont le tracé avait été confié au chef de piste Anthony d’Ambrosio (USA). Onze d’entre eux ont accédé au barrage d’où seuls cinq couples sont sortis avec un score vierge.

A noter la belle sixième place de la jeune américaine désormais installée au Pays-Bas, Reed Kessler sur Cylana. Eric Lamaze, dans son jardin, prend la huitième place sur Coco Bongo. Aucun Français n’était engagé dans l’épreuve.

Le classement intégral ici.

Rétrospective 2014 (2): McLain Ward : il y a une vie après Sapphire

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McLain Ward et Rothchild (JEM 2014). Cliquer pour agrandir.

 

Mal connu du grand public européen, McLain Ward est pourtant à 39 ans, l’un des cavaliers américains les plus accomplis. McLain, c’est un palmarès long comme le bras avec au sommet deux médailles d’or par équipe aux Jeux Olympiques d’Athènes (2004) et de Pékin (2008) et un cheval de légende considéré comme l’un des meilleurs du siècle, la fameuse Sapphire partie à la retraite en 2012 et emportée par des coliques en juin de cette année, à l’âge de 19 ans. Privé de sa jument de tête et de cœur, McLain figure néanmoins toujours parmi l’élite mondiale. En avril 2014, il remportait avec Rothchild le Grand Prix LGCT d’Anvers en juin celui de Spruce Meadows (Calgary). En septembre, toujours avec le même cheval il remportait la médaille de bronze par équipe aux JEM et terminait à la 5ème place en individuel.

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McLain Ward et Rothchild médaille de bronze par équipe à Caen.

Cavalier émérite depuis l’âge de 14 ans, année où il remporte le titre United States Equestrian Federation (USEF) Show Jumping Derby, McLain Ward est installé depuis ses débuts dans l’état de New York. Pour l’anecdote, il avouait dernièrement son plaisir après avoir remporté une grosse épreuve est d’être assis dans un bain avec trois Heineken d’alignées sur le côté.

La déception de Mclain Ward, resté aux portes de la finale à 4

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La présence de Beezie Madden dans le dernier carré en compétition pour le titre mondial a presque fait oublier le parcours d’un autre fils de l’Oncle Sam : McLain Ward.

Si le score était serré entre les trois premiers, Patrice Delaveau (4,08), Beezie Madden (4,16) et Rolf-Göran Begtsson (4,34), il l’était encore plus entre l’américain, 5ème avec 6,56 points de pénalité et, un certain… Jeroen Dubbledam, 4ème à 6,25 points. Tout autant que terminer au pied du podium pour le Suédois, voir s’échapper la participation à la finale a été un moment difficile.

Et pourtant, le cavalier de l’extraordinaire Rothchild , n’a pas à rougir d’une semaine marquée par trois sans faute et un quatre points. Cette situation souligne une fois de plus l’importance de la chasse du premier jour.

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Le style inimitable de Rothchild, avec les oreilles toujours en arrière