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Scott Brash prophète en son pays

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Scott Brash

C’est une petite cité d’Ecosse typique située à une grosse trentaine de kilomètres au sud d’Edimbourg. A peine plus de 8 000 habitants, à la confluence de la rivière Tweed et de l’Eddleston water. Sur les armoiries de la ville de Peebles trois saumons rappellent que traditionnellement, dans cette contrée aussi sauvage que superbe, la première des célébrités, de réputation mondiale c’est ce roi des poissons. Mais ça, c’était avant. Avant qu’un enfant du pays ne devienne une star planétaire. Un certain Scott Brash (31 ans).

Pour honorer leur champion, qui a fait depuis l’acquisition d’installations près de Londres pour des raisons bien compréhensibles de facilités de transport, les habitants de Peebles lui ont érigé une statue. Le style de celle-ci est un peu particulier. Qu’on apprécie ou pas cette œuvre originale signée Kevin Paxton il est difficile de la rater. Située sur une pelouse en bordure de la route d’Edimbourg elle représente Scott Brash sur Hellos Sanctos en train de sauter un vertical dont les chandeliers portent des chardons, le symbole de l’Ecosse. Haute de 3 mètres, elle a été réalisée avec deux tonnes de vieux fers à chevaux dont quatre ont été portés par la monture olympique de l’ancien numéro 1 mondial. Commandée par le Community group Bonnie Peebles, cette réalisation a été financée par un appel aux dons.

La statue a été dévoilée le 23 décembre en présence d’une foule nombreuse malgré la pluie et bien entendu, du héros local, contraint de dire quelques mots. « Je vis dans le West Sussex depuis deux ans maintenant, et je dois dire que je suis extrêmement fier de venir de Peebles ». « Partout où je vais dans le monde entier, peu importe si je suis dans un taxi ou quoi que ce soit, quand on me demande d’où je viens, je dis toujours Peebles en Ecosse« .

Et c’est vrai. « Je n’oublie pas d’où je viens et je garde les pieds sur terre » déclarait l’Ecossais à au quotidien Le Temps (Suisse) en juin de cette année. Le portrait dressé par la journaliste Julie Conti « Scott Brash, une histoire olympique« , est à relire, ici. Une belle histoire, comme on les aime, marquée par ces rencontres improbables qui font basculer un destin.

Côté belles histoires, nos petits frenchies n’ont pas été en reste à Rio cette année. Eux aussi mériteraient d’être honorés d’une façon un peu moins éphémère que par quelques breloques, réceptions ou pince-fesses aussi sympathiques soient-ils. Un monument commémoratif par exemple sur les installations qui accueilleront les épreuves équestres des Jeux olympiques d’été de 2024 si toutefois la candidature de Paris est retenue.

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Ursula XII meilleur cheval 2016 par les gains

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Ursula XII sous la selle de Scott Brash

Ce diable d’Ecossais de Scott Brash a le don de transformer les barres d’obstacles en or. Selon le classement établi par le site Horsetelex Ursula XII, la jument de 16 ans sous la selle de l’ex numéro 1 mondial depuis octobre 2012, propriété de Lady P Harris & Lady P Kirkham, serait le cheval de CSO qui a remporté le plus de gains en 2016 avec 1 135 699 € de gains sur 44 épreuves. Cette somme cache toutefois de fortes disparités dans les dotations. La cagnotte d’Ursula tient en grande  partie dans sa victoire dans le Grand Prix Rolex de Calgary en septembre (600 000 €) et dans la deuxième place dans le mythique GP d’Aix-la-Chapelle en juillet (200 000 €).

Il y atout juste un an, la perfect princess comme la surnomme les anglo-saxons, avait fait son grand retour à la compétition après presque deux années d’absence. La jument s’était en effet blessée après la finale Coupe du Monde de Lyon en 2014. Fin 2014, la jument revenue trop rapidement en concours s’était de nouveau blessée lors du CSI 3$ de Birmingham. Scott Brash avait alors fait le choix, d’accorder à sa jument tout le temps nécessaire à sa convalescence. Une décision pertinente au final.

A Calgary, Scott Brash roi en son jardin

Scott Brash et Ursula XII. ©ROLEX/KIT HOUGHTON

Scott Brash et Ursula XII. ©ROLEX/KIT HOUGHTON

De la pluie et du vent. Rien à dire. Il faisait ce week-end à Calgary (Canada) un temps à mettre un écossais dehors. En toute logique c’est donc Scott Brash sur Ursula XII qui s’impose dans le très richement doté Grand Prix Rolex de ce mythique CSI 5*. Il faut dire qu’à Spruce Meadows, le désormais 9ème au classement mondial est un peu dans son jardin. C’est sur cette pelouse qu’il y a un an, il devenait le premier cavalier à réussir le Grand Chelem Rolex. A savoir remporter successivement les GP de Genève, Aix-la-Chapelle et Calgary; parrainés par la célèbre marque horlogère Suisse.

Pour cette édition 2016 à Calgary, ils étaient 40 cavaliers au départ du Grand Prix. Une épreuve rendue atypique tant par les intempéries que le tracé du chef de piste attitré (depuis 1997) du concours, le Vénézuélien Leopoldo Palacios. La combinaison mise en place par l’homme de l’art, un triple blanc oxer-vertical sur bidet-vertical sur bidet, s’est révélée très délicate. Plus d’un cavalier, même particulièrement expérimenté, s’y est cassé les dents. Au final, quatre concurrents seulement ont su décrypter les pièges du tour et sortir sans pénalités de la première manche. Kevin Staut (For Joy Van’t Zorgvliet*HDC) et Roger-Yves Bost (Qoud’cœur de la Loge) n’en sont pas. Mais, avec seulement 4 points ils décrochent leur sésame pour la deuxième manche réservée aux douze meilleurs compétiteurs.

Au terme de celle-ci, Scott Brash et McLain Ward sont les seuls cavaliers à signer un double parcours sans faute qui ouvre la voie à un barrage au sommet dans lequel Scott Brash réalise un troisième parcours sans faute tandis que McLain Ward et HH Azur sont pénalisés d’une barre. Le podium est complété par l’italien Lorenzo de Luca associé à Ensor de Litrange LXII. Kevin Staut et Roger-Yves Bost terminent respectivement 5ème et 7ème.

A 15 ans, Ursula XII signe un très réussi retour au plus haut niveau après une longue convalescence liée à une blessure contractée en 2014. En conférence de presse, le cavalier originaire de Peebles (petite bourgade au sud de l’Ecosse) est revenu sur le long chemin parcouru avec Ursula. Le trentenaire s’est déclaré très heureux pour sa jument. « Elle a toujours été un cheval incroyable, mais n’a probablement jamais eu la reconnaissance qu’elle mérite » a-t-il tenu à souligner en faisant remarquer qu’elle avait été deuxième de si nombreuses fois.

Scott Brash, le sacrifié

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Scott Brash

C’est ce qui s’appelle rester sur le carreau. Une vérité d’autant plus douloureuse quand on est Ecossais et fan de tartan. Toujours est-il que la non sélection de Scott Brash dans l’équipe britannique de CSO qui disputera les JO, confirmée hier, n’en reste pas moins inexplicable.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. La composition de délégation du Royaume Uni n’a pas vraiment des allures de dream team. Certes, elle abrite deux cavaliers de légende avec Nick Skelton (Big Star) et John Whitaker (Ornellaia) mais elle omet sciemment un centaure qui écrit l’histoire des sports équestres au présent : Scott Brash, accessoirement meilleur cavalier britannique depuis des lustres au classement mondial permanent.

Officiellement ce dernier a été écarté par le sélectionneur national, Di Lampard, au motif que ses deux chevaux de tête (Hello Sanctos et Hello M’Lady) sont blessés ou en convalescence. Certes, mais avec Hello Forever, Scott Brash disposait d’une troisième monture qualiteuse inscrite sur la liste longue pour Rio avec laquelle il remportait au printemps le LGCT de Cannes.

Question prise de risques, la fédération des sports équestres britannique, ne fait pas l’impasse puisqu’elle retient en revanche comme titulaire Ben Maher avec Tic-Tac du Seigneur. Un choix étonnant quand on constate que ce fils de Clinton, ancienne monture de Jérôme Guery est depuis peu sous la selle de Ben Maher (après un passage par Leslie Burr-Howard) et surtout ne dispose pas d’un palmarès éloquent au plus haut niveau. Surprise également pour le choix du réserviste à savoir Jessica Mendoza (Spirit T), cavalière certes prometteuse mais de seulement 20 ans.
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A bien y réfléchir, ce Brashxit pourrait être une sanction déguisée à l’égard d’un cavalier qui a préféré en 2015 tenter de réaliser le grand chelem Rolex à Calgary plutôt que de courir les championnats d’Europe à Aix-la-Chapelle. L’Écossais à certes ramené du Canada une cagnotte record composée de la dotation du GP (338 000 euros) et le bonus Rolex de 1 million d’euros mais il a perdu au passage le respect de sa fédération et le privilège d’arborer l’Union Jack en compétition, au moins pour quelques temps.

Rio : un Brashxit à confirmer

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Scott Brash et Hello Forever remportait en juin dernier le LGCT de Cannes . Crédit Stefano Grasso/LGCT.

Décidément, nous ne sommes pas au bout de nos surprises concernant les JO de Rio. Après Patrice Delaveau, c’est Scott Brash qui devrait voir ses rêves olympiques s’envoler, faute là encore de montures en pleine possessions de leurs moyens. Pas sûr que cette situation atténue la déception du Français qui pourrait pourtant faire sienne la citation de Talleyrand « Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console« .

Heureusement pour les sélectionneurs nationaux que Dieu (ou quelqu’un d’autre) a inventé les longues listes pour les JO. Au rythme où se font les sorties il vaut mieux avoir prévu large au départ. La surprise du jour est Britannique. La déconfiture du royaume continue puisqu’après l’UE, l’Euro de foot, ce sont les chances de succès de l’Union Jack à Rio qui s’amenuisent.

Numéro 1 mondial jusqu’en février de cette année Scott Brash continue sa très relative descente aux enfers après avoir outrageusement dominé de la tête et des épaules le jumping international, il n’est plus « que » 5ème mondial. Les blessures simultanées de ses chevaux de tête, Hello Sanctos et Hello M’Lady pousseraient la sélectionneuse britannique, Di Lampard, à rayer semble-t-il son nom du petit groupe qui constituera l’équipe britannique de CSO.

Si le grand public peut être déçu de cette nouvelle, Di Lampard ne devrait pas être plus affectée que cela. Non pas en raison d’une quelconque animosité à l’égard du cavalier écossais mais, parce que, comme elle l’avouait à l’issue de la victoire de son équipe dans la Coupe des Nations de Rome fin mai : « les bonnes performances de mes quatre couples ici vont me rendre la sélection olympique plus difficile, mais ça me va très bien. Avoir le choix est un problème de riches! ». Or, l’équipe victorieuse Place de Sienne faisait déjà abstraction de Scott Brash. Elle reposait sur Ben Maher, Jessica Mendoza, Michael et John Whitaker.

Scott Brash n’a plus rien à prouver. Di Lampard, a donc logiquement surtout utilisé les différentes Coupes des Nations pour tester de nouveaux couples dont Joe Clee et Utamaro d’Écaussinnes apparus cependant en baisse de forme à Rotterdam.

Di Lampard avec ses faux airs de Margaret Thatcher (jeune) sait sans doute ce qu’elle fait. C’est une ancienne cavalière de haut niveau. Pourtant son choix interroge tant le talent de Scott Brash est immense. Brash, c’est le genre de cavalier dont on se dit en le regardant monter qu’il pourrait passer 1,50 avec un âne, les bras attachés dans le dos. Alors même si le natif d’Edimbourg doit piocher dans des chevaux moins expérimentés, il reste une sacrée cartouche.

Dans ces conditions, le Brashxit est-il définitif ? Pas si sûr. Hello Forever même à seulement 10 ans et avec beaucoup moins d’expérience constitue une belle troisième roue du carrosse. C’est même avec ce fils de For Pleasure que l’Écossais remportait le 12 juin dernier le GP du LGCT Cannes. Quand même !

Festival Scott Brash à Cannes

Scott Brash et Hello Forever. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT.

Scott Brash et Hello Forever. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT.

En équitation, c’est un peu comme en politique tant qu’on est en vie , on n’est jamais fini. Scott Brash l’a démontré samedi soir dans le GP LGCT de Cannes. L’ex numéro 1 mondial a certes reculé dans le classement mondial (5ème) mais son génie n’est en rien altéré comme aurait pu le laisser croire son absence des podiums ces derniers mois. En selle sur Hello Forever (tout un programme), l’Ecossais s’impose dans l’une des étapes les plus courues du Global en signant le barrage le plus rapide devant Edwina Tops-Alexander (Lintea Tequila) et Daniel Deusser (Equita), 3ème.  

Bosty confirme sa régularité en réalisant la meilleure performance tricolore (0+0+0) sur Sangria du Coty (4ème). Privé de barrage, Kevin Staut (For Joy HDC) n’est pas bien loin. Il prend la 7ème place. Petite contreperformance pour Simon Delestre sanctionné de 8 points dans la première manche sur Chesall alors que Fabrice Dumartin confirme le potentiel de Cannavaro et sa place en CSI 5* avec un petit 4 points, toujours en première manche.

Le classement complet ici.

Ursula XII de retour sur les terrains de concours

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Ursula XII sous la selle de Scott Brash lors de la finale Coupe du Monde de Lyon. Cliquer pour agrandir.

Ursula XII, la jument de race écossaise de 15 ans avec laquelle Scott Brash avait remporté la médaille de bronze lors de la finale Coupe du Monde de Lyon en 2014 est de retour sur les terrains de concours. Blessée à la suite de cette performance, cette jument talentueuse est restée assez longuement privée de compétition. En octobre dernier, son cavalier l’avait ressorti lors du CSI 3* de Birmingham, où malheureusement elle s’était blessée de nouveau. Interrogé par la suite par le site Equnews.com, Scott Brash avait déclaré « J’espère qu’elle fera son retour dans un futur proche mais je veux vraiment prendre le temps qu’il lui faut car c’est une jument à laquelle je tiens beaucoup ».

Le moment est donc venu pour Ursula de revenir au premier plan. Elle disputera ce week-end le CSI 2* d’Oliva Nova (Mediterranean Equestrian Tour) en Espagne. Ses naisseurs écossais, Mary et John Turnbull n’en manqueront pas une miette.

Happy birthday Mister Brash

day1 428Scott Brash fête aujourd’hui ses 30 ans. Joyeux anniversaire à notre indéboulonnable numéro 1 mondial.

Scott Brash intègre la famille Rolex

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Scott Brash en action

Carnet rose du côté de Rolex. On apprenait aujourd’hui via le site NoelleFloyd.com que la prestigieuse marque horlogère Suisse avait élargi le cercle très fermé des cavaliers de cso bénéficiant d’un partenariat privilégié avec la marque : Eric Lamaze, Rodrigo Pessoa, Kevin Staut, Steve Guerdat, Kent Farrington et Meredith Michaels Beerbaum.

Tout naturellement c’est Scott Brash, l’actuel numéro 1 mondial, premier et unique vainqueur du Grand Slam Rolex qui fait son entrée.

Et Dieu créa Scott Brash

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Scott Brash vainqueur du GP de Calgary et du Grand Chelem Rolex. ©ROLEX/KIT HOUGHTON

In the pocket. Il y a ceux façon Jeroen Dubbeldam qui se focalisent sur un événement, les Championnats, et qui l’emportent. Et puis, il y a l’autre. Scott Brash, un vrai ramasse-tout, un glouton insatiable, qui domine outrageusement le jumping mondial. A défaut d’étoiles dans les yeux, l’Ecossais repart de Calgary avec des dollars dans les poches : la dotation du GP (338 000 euros) et le bonus de 1 million d’euros offert par Rolex au vainqueur de son grand chelem (Genève, Aix-la-Chapelle, Calgary). Chapeau l’artiste.

Si Scott Brash était coté en bourse, il cavalerait en tête du CAC 40. Pas encore une marque mais déjà un #Brashtag, le sujet de sa gracieuse majesté est une véritable machine à cash. Une petite entreprise qui tourne à plein, en grande partie grâce à Hello Sanctos dont les seuls gains sur l’année 2015 avoisinent le million €. La force de Scott Brash c’est toutefois de ne pas apparaître comme le cavalier d’un seul cheval mais comme un centaure capable de sortir du chapeau des montures moins connues et de gagner avec.

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Scott Brash sur Ursula XII (archives). Cliquer pour agrandir.

Jusqu’à quand et jusqu’où sont les questions qui viennent aux lèvres quand on pense au numéro 1 mondial. On ne voit pas effectivement ce que Scott Brash peut attendre de plus dans sa carrière à part le titre de champion olympique à Rio en 2016. A son apogée sportive, l’Ecossais doit prendre le temps de se retourner et de savourer l’instant. Une domination aussi outrageuse n’a pas vocation à durer. Ses petits camarades le savent bien. Ils attendent plus ou moins patiemment leur tour.

Scott Brash privilégie le jackpot Rolex au titre européen

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Hello Sanctos sous la selle de Scott Brash. Cliquer pour agrandir.

Hello Sanctos ne devrait, selon toute vraisemblance, pas participer aux championnats d’Europe qui se dérouleront à Aix-la-Chapelle en Allemagne du 11 au 23 août. Officiellement, le numéro 1 mondial indique vouloir préserver sa monture de tête pour les Jeux olympiques de Rio en 2016. Officieusement c’est bien l’appât du gain qui semble motiver ce choix.

Fidèle à la réputation des Écossais, un brin pingre et toujours près de leurs sous, Scott Brash qui a déjà remporté les Grands Prix CSI 5* de Genève et Aix-la-Chapelle, étapes du Rolex Grand Slam, viserait à empocher le copieux bonus d’un million d’euros s’il venait à remporter le Grand Prix de Calgary, ultime étape du circuit qui se disputera en septembre. Véritable cash-machine Hello Sanctos constitue la meilleure garantie de victoire pour le sujet Britannique.

Scot Brash devrait donc être toutefois présent à Aix-la-Chapelle, mais avec une monture dite de « second rang » mais pourtant très compétitive. Les noms de Hello M’Lady ou de Hello Forever sont avancés. Depuis le début 2015, Hello Sanctos totalise déjà sur cette seule année plus de 700 000 € de gains …

CHI de Genève : Scott Brash, impérial, s’impose devant un Bosty en pleine ascension

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Scott Brash et Hello Sanctos Gucci Paris Masters. Cliquer pour agrandir.

Le CHI de Genève a une fois de plus tenu toutes ses promesses. L’étape helvétique de la Coupe du Monde a consacré le règne sans partage de Scott Brash sur la planète du CSO depuis un an mais aussi confirmé l’irrésistible ascension du couple Bosty- Quoud’Cœur de la Loge, qui, auteur d’une très belle deuxième place un mois seulement après s’être imposé dans le GP de Lyon.

Sacré week-end en effet pour l’Écossais sans doute à l’apogée de sa gloire qui en un week-end aura réussi à s’imposer dans la finale très prisée du Top 10 Rolex et dans le Grand Prix. Brash, un extra-équestre ? Peut-être. La suprématie du sujet Britannique est à ce jour réelle. Pour autant Bosty qui a trouvé dans Qoud’Cœur une digne relève à Myrtille Paulois s’affirme au fil des concours comme un redoutable concurrent.

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Roger-Yves Bost et Qoud’Coeur de la Loge Photo : © Rolex/Kit Houghton

Avec 40 partants et 13 barragistes, le chef de piste Belge Luc Musette confirme tout le bien qu’on dit de lui. Et ce ne sont pas les Français qui en diront du mal puisque, outre la deuxième place de Bosty, Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise HDC se classent 4ème quand Pénélope Leprévost et son étalon Vagabond de la Pomme se classent cinquièmes.

Tout le classement ici.

Scott Brash remporte in extremis l’édition 2014 du Global Champions Tour

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Scott Brash, heureux vainqueur du circuit LGCT 2014 – (Photo: Stefano Grasso/LGCT)

A égalité de points avec Rolf-Göran Bengtsson (242) Sott Brash a été déclaré vainqueur de l’édition 2014 du LGCT par son nombre de victoires sur le circuit. Troisième, Ludger Beerbaum, n’est séparé du duo de tête que d’un seul petit point. Autant dire que tout s’est joué dans un mouchoir.

Si l’Écossais et numéro 1 mondial fait main basse sur la cagnotte de 294 500 euros, celui qui aura marqué les esprits par sa performance et sa trajectoire ascendante, c’est incontestablement Rolf-Göran Bengtsson sur son fidèle Casall As . On disait le couple en forme, ils l’ont prouvé de la plus belle des manières en remportant haut la main le très relevé Grand Prix de Doha (le classement complet ici) à l’issue d’un triple sans faute en terres Qataries.

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Actuel 13ème au classement mondial permanent, Rolf-Göran Bengtsson est sans conteste l’homme fort de la fin de saison 2014

Dans cette épreuve ô combien sélective deux chevaux ont fait sensation. Fit For Fun 13 d’une part, l’agile et bondissante de la Portugaise Luciana Diniz, a révélé des qualités qu’on ne soupçonnait pas et qui laisse présager d’un bel avenir. 

Qoud’Coeur de la Loge, d’autre part, sous la selle de Bosty a confirmé que sa victoire dans le GP Coupe du Monde de Lyon n’était pas un accident et que l’étalon pourrait bien constituer une digne relève de Myrtille Paulois. Avec un parcours sans pénalité dans la première manche et une petite barre dans la seconde, le couple s’empare de la 9ème place et signe la meilleur performance tricolore.

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Bosty et Qoud’Coeur de la Loge (Photo: Stefano Grasso/LGCT)

Les JEM marquent-ils la fin de domination Britannique en CSO ?

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Scott Brash et Hello Sanctos

Après le forfait du désormais 7ème mondial, Ben Maher, la British Show Jumping a annoncé dans un communiqué le retrait de la compétition de Scott Brash. Un télescopage d’annonce au moment où l’écossais entame son dixième mois consécutif en tête de la ranking list. Alors que l’équitation Britannique domine depuis des mois les disciplines olympiques de complet, dressage et CSO, voilà que dans cette dernière, la délégation d’Outre-manche s’effondre contre toute attente. Outre la compétition en individuel, le classement par équipe est encore plus décevant avec une 18ème place.

Autant dire que les nombreux sujets de sa Gracieuse Majesté présents à Caen vont pouvoir ranger leur Union Jack pour les derniers jours des Jeux Equestres Mondiaux  sauf à se rabattre sur les représentants des anciennes colonies. La faute au mauvais sort sans doute. La blessure de Cella au mauvais moment, l’intoxication alimentaire de Scott Brash en début de semaine ont porté des coups durs à l’équipe anglaise. A ce niveau de compétition cavaliers et montures doivent être à 100% de leurs moyens ce qui n’était pas le cas de Scott Brash ni d’Hello Sanctos. En accord avec les propriétaires du crack et le chef d’équipe, le choix a été fait de préserver Hello Sanctos et de quitter la compétition.

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Scott Brash en grande discussion avecc Rob Hoekstra, son chef d’équipe lors de la reconnaissance de mardi

Deux questions restent en suspens. L’une dont on n’aura jamais la réponse : qu’aurait fait Scott Brash s’il avait été dans la finale à 4 alors qu’il a déclaré qu’il ne prêterait pas son cheval ? La deuxième enfin, pour laquelle nous aurons la réponse dans quelques mois : les Jeux de Normandie marquent-ils un tournant et la fin de la domination Britannique en CSO ?

JEM : Scott Brash ou le handicap du favori

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Et une victoire de plus. L’Écossais Scott Brash, en selle sur Hello Sanctos, a remporté ce week-end le Grand Prix (classement intégral ici) de la 11e étape du circuit du Global Champions Tour, à Londres, dernière répétition avant les Jeux Équestres Mondiaux. Le numéro 1 mondial devance Ludger Beerbaum (Zinedine), et le Néerlandais Maikel Van der Vleuten (VDL Groep Verdi).

Ce nouveau succès confirme l’insolent leadership du Britannique sur le circuit mondial. Revers de la médaille, il en fait aussi « l’homme à battre ». Sur le papier, Scott Brash, va boucler ses valises pour la Normandie avec l’étiquette de favori, un statut lourd à porter mais aussi, trompeur.

Tout d’abord, parce que statistiquement, l’inespérée balade à la place de premier mondial est vouée à se terminer un jour. Et rien ne dit que la première semaine de septembre constituera l’apogée de l’exceptionnel parcours du cavalier d’Édimbourg.

Ensuite, parce qu’en focalisant le feu des projecteurs, Brash occulte d’autres compétiteurs particulièrement bien affûtés. A ce titre, l’étape Londonienne est riche d’enseignements. A commencer, par la trajectoire ascendante de l’inoxydable Ludger Beerbaum, véritable machine à sans faute, qui se classe deuxième sur un Zinedine pourtant pas au top mais, crédité à l’issue du GP de trois tours sans pénalités. Cavalier particulièrement expérimenté, il y a fort à parier que l’Allemand ira à Caen, le couteau entre les dents, déterminé à revenir avec la couronne de Champion du Monde.

Enfin, parce que les outsiders, sur des chevaux de très grande qualité sont légions. La timide Katie Dinan en a fait toute la démonstration à Londres. La jeune américaine ne fait pas partie de la sélection US pour les JEM mais, elle a démontré sur son extraordinaire Nougat du Vallet, malgré sa chute au barrage,  que des surprises sont toujours possibles. Attention également à ne pas sous estimer les Français, peut être moins bien équipés, mais qui, à quelques kilomètres seulement de leur foyer pour certains, auront à cœur de briller. A commencer par Pénélope Leprevost et sa surprenante Flora de Mariposa, qui devrait, selon toute vraisemblance, faire partie de la sélection Tricolore.

Scott Brash, l’indétrônable

Crédit photo : Stéfano Grasso / Longines Global Champions Tour

Crédit photo : Stéfano Grasso / Longines Global Champions Tour

Discret, mais toujours là. Scott Brash est le numéro 1 mondial incontesté depuis décembre 2013. Sa victoire ce week-end sur son fidèle Hellos Sanctos dans le GP d’Estoril, étape Portugaise du Global Champions Tour, constitue une piqûre de rappel à ceux qui l’avaient oublié, notamment dans la perspective des Jeux Équestres Mondiaux.

Le classement intégral ici

Tapis rouge pour Scott Brash au Grand Prix de Cannes

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Scott Brash, sa groom et Hello Sanctos à Cannes Crédit photo : Stefano Grasso/Longines Global Champions Tour

Scott Brash, numéro 1 mondial, a remporté samedi soir sur son fidèle Hello Sanctos le Grand Prix de l’étape Cannoise du Longines Global Champions Tour (CSI5*). Luciana Diniz s’empare de la deuxième place avec sa jument de 9 ans, Fit for Fun. La bonne nouvelle est venue de Kevin Staut qui accède à la troisième place du podium avec Silvana HDC.

Trois manches (dont 9 participants sur la dernière), un orage qui cesse au bon moment et un public participatif, le Grand Prix dessiné par Uliano Vezzani qui s’est couru au Stade des Hespérides aura été d’une belle facture.

Présent à Cannes, Lord Harris, mécène de Scott Brash et co-propriétaire d’Hello Sanctos, très enjoué a salué la performance de son cavalier mais aussi de son cheval qui a signé sur la Riviéra Française son 24ème tour sans faute sur 25…

Avec sa 5ème place Ewina Tops-Alexander conforte sa place de leader au classement général du LGCT. A noter, le très beau résultat de Nicolas Delmotte qui se classe 8ème avec Number One d’Iso*Un Prince.

Les résultats complets ici.

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Outre Hello Sanctos, Scott Brash dispose d’un piquet de chevaux très performants avec notamment Bon ami, Hello Annie et Ursula XII (photo)

Scott Brash toujours n°1 mondial

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Une victoire de plus en GP5*à Wellington ce week end, 165 000 $ de plus sur le compte bancaire et une centaine de points en plus au classement permanent de la FEI, Scott Brash est toujours n°1 mondial pour le quatrième mois consécutif !

La très attendue 159ème Longines Ranking List est sortie ce 1er avril. Le classement reste inchangé pour le top 5. Grâce à sa victoire à Wellington, l’écossais Scott Brash a donc réussi à maintenir son avance sur son ami anglais Ben Maher qui le talonne désormais à seulement 152 petits points dans un passionnant et sympathique mano à mano. Les Allemands en embuscade suivent avec Ludger Beerbaum (3ème) et Marcus Ehning (4ème). Steve Guerdat est à la 5ème place.

Premier Français, Kevin Staut gagne deux place et se classe 6ème. Patrice Delaveau est stable à la 9ème place, Bosty gagne une place (13ème) suivi de Simon Delestre qui en gagne deux (14ème). Pénélope Leprevost ferme la marche pour les tricolores au 18ème rang (+3).

Le classement complet c’est ici.

Ben Maher marque de son empreinte le WEF 2014

7I4A9851Avec 5 victoires en Grand Prix et près d’un million de dollars de gains sur le Winter Equestrian Festival (WEF), Ben Maher actuel n°2 mondial a signé au cours de son séjour aux USA une très grande performance sportive. Le patron à Wellington c’était bien lui-même si son insolente domination ne s’est pas confirmée dans le Grand Prix 5* de clôture où une faute avec Cella sur l’avant dernier obstacle l’aura privé d’entrer dans la légende de l’équitation.

Tout a une fin même le Winter Equestrian Festival. Le WEF, c’est vraiment unique au monde : douze semaines de compétition à Wellington (comté de Palm Beach) en Floride dont un Grand Prix Coupe du monde, un Grand Prix 4* et en bouquet final, un Grand Prix 5* doté de 500 000$.

Programmée le samedi en soirée, l’épreuve a dû être reportée au dimanche en début d’après-midi en raison des très mauvaises conditions météorologiques dont le climat de Floride a parfois le secret.

Cet imprévu a contribué à faire monter un suspense déjà important en raison de la qualité des 39 cavaliers engagés dont l’élite de l’équitation américaine (Audrey Coulter, Jessica Springsteen, Beezie Madden, Laura Kraut, Kent Farrington …), l’équipe canadienne au grand complet (Éric Lamaze, Tiffany Foster, Ian Millar, Ben Asselin et Yann Candele), les redoutables sud-américains Rodrigo Pessoa et Alvaro de Miranda, sans oublier les fines cravaches européenne (Scott Brash n°1 mondial, Ben Maher n°2 mondial, Daniel Deusser, Meredith Michaels-Beerbaum).

Tous les regards étaient tournés vers Ben Maher qui avait l’avantage de partir en 33ème position mais une simple barre a écarté le favori d’un barrage restreint à 7 participants dont, bonne surprise, une Française, Marie Hécart sur Myself de Brève malheureusement pénalisée par la suite de 2 barres qui la relègueront à la 7ème place.

Au final la logique du classement mondial aura été respectée. Scott Brash (Hellos Sanctos) remporte le GP devant Richie Moloney et Jessica Sprinsteen. (Tout le classement ici). Ce qui faisait dire à Mark Bellissimo sur le ton de la plaisanterie « qu’en raison de Scott et de Ben, il n’y a plus qu’à rebaptiser le WEF en British Equestrian Festival (BEF) »

 

Classement FEI : Scott Brash toujours numéro 1

Barcelone2 032Pour le troisième mois consécutif Scott Brash conserve sa place de leader au classement mondial de la de la FEI en catégorie jumping. Avec un total de 3062 points, l’écossais maintient une courte avance (202 points) sur son poursuivant, l’anglais Ben Maher (2910 points).  Un mano a mano britannique passionnant qui oppose deux brillants cavaliers, certes de la même génération (2 ans de différence) mais aux personnalités très différentes.

L’image très policée de l’anglais, consacré champion olympique en individuel à Londres a été sévèrement écornée fin 2013 par des accusations de malversations financières lancée par ses anciens sponsors. Pas de faits divers à la Une en revanche pour le discret écossais.

Qualifié de prodige made in Scotland, Scott Brash plus naturel et décontracté semble continuer dans la lancée d’une saison 2013 exceptionnelle où tout a semblé lui réussir. Au micro de Mehdi Jedraoui, il confiait à l’occasion du Gucci Masters de Paris qu’il ne croyait pas pouvoir se maintenir très longtemps numéro 1 mondial parce que cela nécessiterait de courir beaucoup de compétitions alors que pour sa part, il préfère préserver ses chevaux.

Le génie écossais peut compter sur deux montures de très haut niveau. Le SBS Hello Sanctos qu’il qualifie de « cheval de sa vie », « de presque humain » à qui il souhaite assurer une longue carrière et Ursula XII, une jument « fantastique ».

Au micro toujours de Tour d’honneur , Scott Brash, tout en reconnaissant qu’il a eu beaucoup de chances en 2013, dévoilait avec franchises et simplicité ses ambitions pour 2014. « Je suis très gourmand, je veux tout gagner » notamment la finale coupe du monde de Lyon et les JEM. Avec sa médaille d’or par équipe glané à Londres, ce serait avouait-il, « historique ».