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Grand Prix de consolation pour Julien Epaillard

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Julien Epaillard et Queeletta.

Faute de grives, on mange des merles. Julien Epaillard a fait sien le proverbe ce week-end à Bordeaux. Déçu de sa prestation du samedi soir dans la manche Coupe du monde avec Toupie de la Roque (8 points), le Normand s’est rattrapé le le demain dans le Grand Prix dominical aux commande de Queeletta.

Une victoire qui s’ajoute à celle du vendredi avec la même monture qui lui permettent de terminer meilleur cavalier du concours. Déception toute relative pour Félicie Bertrand, 2ème, qui rate de peu le doublé avec Sultane des Ibis. «Notre victoire l’an passé nous a fait du bien, nous avons gagné en confiance et nous avons eu de bons résultats après. C’était bien de refaire une performance ici, ça montre que ce n’était pas un coup de chance » a précisé avec le sourire la protégée du Haras de Clarbec en référence au GP Land Rover 2019. Consolation toujours relative pour Maikel van der Vleuten. Le Néerlandais qui a du se résoudre dernièrement à mettre à la retraite son crack Verdi prend une 3ème place convaincante avec Dana Blue.

On retiendra également la prestation de Michael Jung (Sportsmann S). L’extra-équestre allemand, roi du concours complet, se voit privé de barrage pour un malheureux point de temps dépassé mais décroche une 5ème place bien méritée.

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Queeletta en action sous la selle de Julien Epaillard

Dans l’immédiat, Julien Epaillard qui connaît de son propre aveu « un début d’année assez incroyable » se focalise sur la finale Coupe du monde de Göteborg où il espère bien briller. Doté d’un solide piquet (Queeletta, Toupie de la Roque et Virtuose Champeix), le cavalier de la Bosquetterie peut envisager avec sérénité les prochains mois et rêver d’une sélection pour Tokyo. Julien Epaillard est finalement comme les bons vins. Avec la maturité, il révèle toute sa qualité.

Le classement complet, ici.

Julien Epaillard, champion précoce, numéro 1 tardif

Julien Epaillard et Virtuose Champeix

A 42 ans, Julien Epaillard est devenu numéro 1 Français au classement mondial permanent reléguant l’inoxydable Kevin Staut, une fois n‘est pas coutume, au rang de numéro 2. Ce « coup d’état » surprise est essentiellement le fruit des résultats du Grand Prix Coupe du monde de Lyon qui a souri à Julien Epaillard (5ème), beaucoup moins à Kévin Staut (16ème). De l’aveu même du nouveau chef de file tricolore, les choses devraient rentrer rapidement dans l’ordre : « au mois de novembre, j’aurais beaucoup de points à perdre. En principe, Kévin devrait vite me repasser devant. Et si tout se passe comme je le pense, je devrais terminer l’année aux alentours de la vingtième place mondiale ». Même si le règne de ce cavalier de la Manche qui n’a rien de manchot devait être bref, il a le mérite de lui offrir une reconnaissance symbolique forte. Comme si trop doué, trop jeune, il avait fallu attendre la maturité pour que la chance revienne de son côté.

Julien Epaillard, c’est au départ une histoire classique. Un fils de propriétaire de centre équestre, baigné dans le milieu, qui a du savoir monter avant de marcher. Ça aide mais, ça ne fait pas tout. Ce gamin-là se révèle doué. Particulièrement doué. Avec un premier titre de champion de France Cadets. Il n’a alors que 12 ans. La suite sera du même acabit : champion d’Europe Junior par équipe, Champion d’Europe Jeune Cavalier en individuels, médaille de bronze par équipe au Championnat d’Europe Jeunes Cavaliers.

Dans le grand bain, sa main ne tremble pas. En 2005, il endosse pour la première fois la veste bleue et termine la saison en remportant Grand Prix 5*de La Corogne (ESP). Par la suite les victoires majeures se font attendre. Lui, l’extra-terrestre dont tout le monde parle n’arrive plus à traduire dans les résultats son talent. Le voilà catalogué cavalier des plus rapides du monde mais pas de ceux susceptibles de remporter un GP 5*.

En 2017 pourtant, par deux fois il déjoue les pronostics en s’imposant à Bordeaux où il gagne sa première épreuve Coupe du monde avec Quatrin de la Roque et à Paris dans le très convoité Longines Paris Eiffel associé à Usual suspect d’Auge qui disputait alors son premier 5 étoiles… En 2019, nouveau doublé. Une victoire en début d’année toujours avec Usual suspect d’Auge au LGCT de Doha et, il y a quelques jours en Coupe du monde à Lyon avec Queeletta. Les choses seraient-elles en train de tourner ? L’avenir le dira. Car les victoires permettent d’engranger de la confiance et de laisser mûrir les projets.

Le cavalier du pays d’Auge ne s’emballe pas. Il commence à y penser les matins en se rasant. Tokyo, les JO, 2020. Pourquoi pas ? Pas question pour autant de prendre la grosse tête. « Les chevaux, c’est l’école de l’humilité » aime-t-il à rappeler. « Dès qu’on croît être arrivé, on prend une baffe ».

Londres : Roque around the clock pour Julien Epaillard

London International Horse Show Olympia 2017

crédit photo : Kit Houghton /Horsepower

Il ne suffit pas de démarrer l’année en fanfare. Il faut savoir aussi la conclure en beauté. C’est chose faite pour Julien Epaillard. Vainqueur surprise de l’étape Coupe du Monde de Bordeaux en février, sensation du Paris Eiffel jumping en juillet, le Normand de 40 ans a récidivé de façon magistrale dans la so british enceinte de l’Olympia de Londres ce week-end. L’enfant terrible de l’équitation française douche les rêves de doublé de Scott Brash pour s’imposer avec facilité aux commandes de Toupie de la Roque dans un barrage à 4 participants. Kevin Staut (Silver Deux de Virton), plus rapide des 4 points prend la 5ème place.

L’image était magique. La Marseillaise et le beau sourire de Julien Epaillard avaient des allures de Noël avant l’heure. Mais avant d’en arriver là, il a fallu batailler un peu, beaucoup. D’autant plus que le chef de piste brésilien Guillaume Jorge n’a pas brillé par son génie. Le parcours réservé aux 36 engagés a vite tourné à l’exercice de déforestation sauvage. A croire que l’hiver s’annonce rude outre-manche tant le bruit du bois aura été incessant tout au long de l’épreuve.

Quatre couples ont néanmoins réussi trouvé les clés pour arriver à bon port sans pénalité. Un quatuor de choix avec Scott Brash (Ursula XII), Edwina Tops Alexander (Inca Boy van T Vianahof) et Peder Fredricson (Christian K). Parmi eux le frenchie avait des allures de vilain petit canard avec son palmarès moins étoffé et une jument sous sa selle seulement depuis le mois de mai. Le barrage tant attendu pouvait commencer.

Acte I : Peder Fredricson ouvre le bal

Le champion d’Europe en titre, premier à s’élancer boucle son barrage sans faute mais sans prendre tous les risques, pas vraiment décidé à mettre sa monture dans le rouge. Les choses sérieuses débutent.

Acte II : Edwina met la barre un peu plus haut. L’Australienne a du métier et un cheval comme elle les aime : une boule de muscles, compacte et terriblement bondissante. Sans surprise, Mme Tops améliore le chronomètre et met la pression sur les suivants.

Acte III : le favori entre en scène. Chouchou du public et un peu trop sûr de lui, Scott Brash voyait l’affaire pliée. Avec une Ursula en pleine forme et un art des tracés courts et rapides, le vainqueur de l’édition précédente pense déjà au chèque qu’il trouvera au pied du sapin. L’Écossais met donc les gaz et améliore le chronomètre… de 3 secondes. Au suivant.

Acte IV : Julien Epaillard entre en scène

Le Français est devancé par sa réputation de cavalier très rapide mais aussi par une malchance qui a tendance à lui coller comme le sparadrap aux doigts du capitaine Haddock. Mais la place d’outsider est parfois la meilleure. Julien Epaillard signe un barrage fluide et très rapide servi par une jument de très grande classe. Scott Brash serre les dents. Le Normand lui a volé « sa » victoire. Beau joueur, le public londonien salue la performance. C’est seulement la deuxième fois qu’un Français s’impose dans une étape Coupe du Monde à l’Olympia.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

Jumping de Bordeaux : Epaillard, enfin !

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Quatrin de la Roque et Julien Epaillard, heureux vainqueurs

Check. A 39 ans, Julien Epaillard a remporté samedi soir à Bordeaux son premier Grand Prix Coupe du Monde associé à Quatrin de la Roque-LM. A l’issue d’un barrage pléthorique (19 qualifiés), le Normand, pied au plancher, n’a laissé aucune chance à ses concurrents en signant un temps canon. Leopold van Asten (Zidane NOP), pratiquement deux secondes derrière prend la deuxième place alors que sur la troisième marche du podium on retrouve un jeune allemand de 21 ans, quasi inconnu en France mais ô combien prometteur, Guiddo Klatte (Qinghai).

Il aura mis du temps. Lui cavalier si doué et précoce qui portait les espoirs de toute une génération s’est longtemps contenté de regarder les ténors tricolores remporter les uns après les autres des épreuves coupe du monde ou des titres majeurs. Comme si un plafond de verre était là au-dessus de sa tête. Mais si la valeur n’attend pas le nombre des années, les années n’effacent pas la valeur. Le Normand a-t-il jeté une poignée de gros sel par dessus son épaule droite avant Bordeaux ? Lui seul le sait. Mais le résultat est là. Julien Epaillard n’est plus seulement un cavalier redoutable et redouté pour sa célérité. Compétiteur désormais mature, il voit à l’aube de sa 40ème année se dessiner un avenir dans les sommets grâce à Quatrin de la Roque et à ses fidèles soutiens, les propriétaires de la Laiterie de Montaigu (LM).

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Quatrin de la Roque et Julien Epaillard en route vers la victoire

La première fois a une saveur inégalée. C’est donc un Julien Epaillard « tout chose » qui a vécu une drôle de soirée Bordelaise. Cette première victoire Coupe du Monde a été longuement savourée. Avec cette remise des prix égayée par un public bordelais aux anges et à la joie communicative. Puis cette conférence de presse où il a assumé avec bonne grâce le premier rôle.

« Ca s’est bien goupillé » lâche le champion serein, un brin malicieux quand il avoue ne pas être du genre sage au barrage. Julien Epaillard  garde la tête froide pour la suite conscient qu’il a franchi une étape et qu’il ne faut rien bousculer.

Le classement complet du GP ici.

Le bon mois d’avril de Julien Epaillard

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Julien Epaillard est un habitué des remises des prix

Et remportant ce samedi, sur Cristallo A  LM, la grosse épreuve du jour (1m50) du CSI 3* de Maubeuge,  Julien Epaillard conclut en beauté le mois d’avril 2016. Le normand aura signé sur la période une belle série de six victoires internationales dont deux notamment en Grand Prix. L’une au CSI 2* du Mans (Safari d’Auge) l’autre au CSI 3* de Lummen (Quatrin de la Roque LM).

Julien Epaillard remporte le CSI 3* de Lummen

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Quatrin de la Roque et Julien Epaillard (archives). Cliquer pour agrandir.

La moisson continue pour Quatrin de la Roque devenu depuis août dernier le cheval de tête de Julien Epaillard. Après notamment une victoire dans le Grand Prix du CSI*** de Paderborn (Allemagne) en septembre et une 6ème place dans le GP de Bordeaux CSI 5* en février de cette année, le couple renoue avec la victoire à l’occasion du CSI 3* de Lummen (Belgique).

Quatrin de la Roque s’était illustré précédemment avec Michel Hécart. Le fils de Quick Star avait offert en 2012 à ce dernier la couronne de champion de France Pro Elite. La Laiterie de Montaigu n’avait pas hésité longtemps a acheté le cheval confié dans un premier temps par Michel Hécart à Julien Epaillard dans le but d’être valorisé.

Le classement intégral de l’épreuve ici.