Archives de Catégorie: Coupe des Nations

Barcelone : la Belgique s’impose, la France deuxième

Longines FEI Jumping Nations Cup Final equestrain event in Barcelona

Les diables rouges, heureux vainqueurs de l’édition 2018. De gauche à droite :

Quel suspense. A l’issue d’une finale folle, la Belgique a remporté dimanche 7 octobre la finale mondiale des Coupe des nations 2018. Qualifiée in extremis le vendredi, la France monte sur la deuxième marche du podium. L’Irlande complète le podium.

Certes les Jeux Équestres Mondiaux ont considérablement rebattu la composition des équipes présentes à Barcelone mais au final, c’est le concept même de cette finale des Coupes des nations qui ressort comme le grand vainqueur de ce week-end. Une organisation parfaite, un chef de piste intelligent dans ses constructions et respectueux des chevaux sans oublier des cavaliers motivés, l’édition 2018 restera comme un grand cru d’une compétition considérée à tort comme moribonde il y a encore peu. Reste pour la France un sérieux caillou dans la chaussure à savoir une couverture médiatique défaillante. A cet égard le deuil d’Equidia est lourd à porter malgré les efforts de Kamel Boudra de faire subsister l’esprit et la communauté de la chaîne sur la confidentielle RMC Sport3. Une nouvelle fois la FFE démontre son incapacité à porter les équipes de France auprès du grand public. Or, comme dans tout sport, l’absence de communication sur le haut-niveau et son cortège, l’incapacité pour les plus jeunes à se projeter sur des visages d’athlètes vus à la tv, a on le sait des conséquences lourdes à court terme sur le maintien des effectifs de licenciés.

Mais revenons-en au sport. Huit équipes s’alignaient dimanche et si trois d’entre elles paraissaient en position de force (Pays-Bas, Belgique et Irlande), l’Italie et l’Autriche, belles surprises du vendredi, endossaient les habits d’outsider. Quant à la France, son habitude des résultats en yoyo et sa qualification sur le fil du vendredi laissaient interrogatifs plus d’un observateur avisé.

Parti en ouvreur de la compétition, Kevin Staut confirme vite ce sentiment. Le cavalier du Haras des Coudrettes signe un superbe tour sur For Joy Van’t Zorgvliet HDC… mais pénalisé de 4 points sur la rivière. On pense la messe presque dite mais les autres compétiteurs de cette première rotation, avec peu de sans faute et parfois des scores lourds, permettent de garder espoir. Même punition pour Cédric Angot sur Saxo de la Cour auteurs d’une superbe prestation entachée d’une barre en fin de tour. La France est toujours dans le coup. Arrive la troisième rotation. Mathieu Billot et Quel Filou 13 s’élancent. Le cheval porte bien son nom. Avec 17 points au compteur, les Tricolores viennent de griller leur joker. Quatrième et dernière rotation. Olivier Robert remplace au pied levé Pénélope Leprevost dont la monture, Vancouver de Lanlore, a péché par son manque d’expérience à ce niveau vendredi. Olivier et Eros ont signé de belles performances en Coupe des nations cette année mais cette fois un poids énorme se retrouve sur les épaules du Bordelais. La pression est trop forte sur la fin de tour. Le couple concède deux fautes. La balle est désormais dans le camp des adversaires.

FEI Longines Nations Cup equestrain event in Barcelona

Kevin Staut et For Joy lors de la qualificative du vendredi. Photo FEI/Jim Hollander

La Belgique se détache avec au total 12 points de pénalité. Derrière, 4 équipes sont à égalité à 16 points : la France, l’Irlande , l’Italie et les Pays-Bas. Il faut donc sortir la calculette pour additionner les temps. Comme vendredi, la France tire son épingle du jeu. Elle est deuxième et la magnifique équipe italienne reléguée à la 4ème place. Les Tricolores peuvent être satisfaits. Ils repartent de Barcelone avec le sentiment du devoir accompli et 251 000 € à se répartir. Un bel encouragement pour ces cavaliers amoureux de leur drapeau qui ont fait le choix de privilégier ce beau circuit, cette vieille mais distinguée dame qu’est la Coupe des Nations.

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Alexis Deroubaix crée la surprise à Dublin

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Alexis Deroubaix et Timon d’Aure (archives)

Après la révolution sud-américaine de vendredi où le Mexique, contre toute attente, a remporté la Coupe des nations, l’autre (bonne) surprise du week-end est venue d’Alexis Deroubaix. Le Tricolore associé à Timon d’Aure s’est hissé sur la deuxième marche du podium du Grand Prix dominical, juste derrière le jeune Néerlandais Kevin Jochems (Captain Cooper) et devant l’expérimenté Lorenzo de Luca (Irenice Horta). Pénalisé de 4 points au barrage sur son fidèle Rêveur de Hurtebise, Kevin Staut prend la sixième place.

Plus qu’un simple CSIO, le Dublin Horse Show, c’est une institution. Une vieille dame de 144 ans qui ne s’en laisse pas compter et qui mélange allégrement modernité et bonnes manières. Comme le respect des règles sportives internationales qui font de l’anglais et du français les deux langues officielles des compétitions équestres. Entendre des annonces dans la langue de Molière en zone d’influence britannique est suffisamment rare pour être souligné.

L’anecdote aura sans doute échappé à Alexis Deroubaix trop concentré à bien faire. Le cavalier du Haras du Plessis chez André et Annick Chenu, a définitivement gagné ses galons en 5*. Impeccable en Coupe des Nations, le Nordiste de 31 ans continue son ascension. Courant juin on parlait de son « incroyable performance » dans le Grand Prix du CHIO de Rotterdam (6ème) alors là, avec une deuxième place à Dublin, c’est un peu l’histoire de la petite bête qui monte, qui monte.

Dans le vivier contrasté des cavaliers français, c’est une bonne nouvelle. Le sang neuf, enfin, fait parler de lui. Cela n’enlève rien au talent et au mérite des anciens à commencer par Kevin Staut dont la longévité au plus haut niveau est juste remarquable. Mais les plus belles forêts sont celles qui assurent la cohabitation des vieux chênes et des jeunes pousses. Poussés par Philippe Guerdat Alexis Deroubaix mais aussi Alexandra Paillot (5 points avec Tonio la Goutelle dans le GP) et Alexandra Francart (dans la Coupe des Nations) ont confirmé leur potentiel. C’est d’autant plus important que de nouvelles générations émergent dans les nations concurrentes. A commencer par ces redoutables Pays-Bas à l’image de Frank Schuttert (25 ans) et Kevin Jochems (23 ans) vainqueurs respectifs dans le même week-end à Valkenswaard et Dublin.

La suite désormais, ce sont les Jeux Équestres Mondiaux de Tryon. A charge d’ici là pour Philippe Guerdat de sortir sa liste de cavaliers sélectionnés avec comme toujours peu d’élus et beaucoup de déçus.

Le classement complet du GP, ici.

Les contours de l’équipe de France peinent à se dessiner

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Philippe Guerdat

Difficile métier que celui de sélectionneur national. Rien n’est jamais acquis et une échéance succède toujours à une autre. L’objectif Tryon est aujourd’hui dans toutes les têtes. La France en sera mais, avec quels couples et dans quelle configuration ? Ce n’est pas la Coupe des nations d’Aix-la-Chapelle qui aidera le sélectionneur à avoir les idées plus claires. L’équipe de France composée de Kevin Staut (Silver Deux de Virton*HDC), Nicolas Delmotte (Ilex VP), Olivier Robert (Eros) et Mathieu Billot (Quel Filou 13) termine la compétition à la 7èmeplace (sur 8) avec un total de 21 points de pénalités. Pas de catastrophes mais l’écart avec l’équipe d’Allemagne victorieuse (seulement 4 points de pénalités) est parlant.

Si Kevin Staut confirme son rôle de pilier de l’équipe (4/0), Olivier Robert jusque-là maillon fort réalisent une contre-performance (8/12) embarrassante. On ne le sait trop, dans le sport, il ne suffit pas de figurer parmi les meilleurs mais d’être capable de répondre présent dans les grandes échéances. Trop de pression (première participation à Aix-la-Chapelle pour le cavalier Aquitain), manque de préparation physique du cheval à la peine sur les fins de tour ou mélange des deux ? A moins qu’Eros ne connaisse une baisse de forme passagère, toujours est-il que le capital du cavalier de Pompignac s’est érodé en terres allemandes. On se gardera bien toutefois de jeter le bébé avec l’eau du bain sur une seule prestation décevante.

Interrogations également sur Nicolas Delmotte et Ilex VP qui n’ont pas réussi à démontrer leur capacité à être des machines à sans faute, indispensables pour remporter un titre collectif. Ilex est-il le bon choix ? Urano de Cartigny par son explosivité et sa tonicité semble plus lourdement armé mais entre ce que l’on voit à pied et le ressenti du cavalier, on fera confiance à ce dernier pour déterminer lequel constitue le meilleur choix.

Mathieu Billot de son côté semble avoir trouvé avec Quel filou 13 un partenaire qualiteux même si ce dernier manque d’expérience à ce niveau de compétition.

Philippe Guerdat l’a confié au site Grand-Prix-Replay, les derniers essais se dérouleront à l’occasion du CSIO de Dublin. Le sélectionneur national alignera une équipe alternative dont le seul point commun sera Kevin Staut mais associé à For Joy. Le reste de la sélection devrait être composé d’Alexandra Paillot (Tonio la Goutelle), Alexandra Francart (Volnay du Boisdeville), Alexis Deroubaix (Timon d’Aure), et Roger-Yves Bost si Sangria du Coty retrouve son meilleur état de forme. Autant dire que les jeux sont très ouverts dans la composition de la future délégation Française pour Tryon.

Le classement complet, ici.

Suspens à Sopot mais à la fin, c’est la Belgique qui gagne

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Olivier Robert et Eros (archives) ont été les maillons forts de l’équipe de France à Sopot

Du sport et du beau sport. On laissera de côté le caractère « exotique » de la cité balnéaire (mer Baltique) polonaise pour retenir de de cette quatrième étape des Coupes des Nations (Europe Division 1) la montée en puissance de la Pologne dans le bal des nations équestres mais surtout, la brillante victoire de la Belgique devant la France et les États-Unis.

Une grande piste, malheureusement en sable, une météo parfaite à peine troublée par une sonorisation plus proche par son contenu de la foire du Trône que d’une compétition équestre, le décor de la pièce de théâtre ainsi dressé laissait présager du beau spectacle. Du côté des acteurs, la distribution était alléchante avec huit très belles équipes venues en découdre au cœur de l’Europe pour décrocher le sésame pour la finale des Coupe des Nations en octobre à Barcelone. Et accessoirement pour tester des couples dans la perspective des Jeux Mondiaux de Tryon (septembre).

Mal servie par le tirage au sort, la France a le redoutable privilège de débuter l’épreuve. Mathieu Billot et Shiva d’Amaury partis en ouvreurs par le sélectionneur national tombent malheureusement dans le piège dressé par le chef de piste allemand Olaf Petersen Jr sur la fin du tour : une énorme spa en numéro 9 suivie d’un vertical et d’un double. Une faute et surtout un refus. Douze points de pénalité. Ça commence mal pour le camp tricolore. La suite heureusement n’est pas du même acabit. Le couteau entre les dents, Kevin Staut (For Joy) signe un petit 4 points. Même score pour Nicolas Delmotte pénalisé sur la rivière par un Vagabond de la Pomme un peu poussif. Plus de succès en revanche pour Olivier Robert. Très appliqué, le cavalier Aquitain associé à Eros signe un sans faute magistrale. Ouf. La France a limité la casse et reste dans la course pour un podium même si la Belgique prend le large avec un seul point de pénalité à l’issue de la première manche.

Tout reste donc à faire pour la deuxième partie de la compétition. Cavaliers et chevaux ont vu le tour une fois. Les difficultés techniques ont toutes été identifiées. On s’attend à une pluie de sans faute mais la logique et le saut d’obstacles ne font pas toujours bon ménage. Mathieu Billot remet le couvert. Malgré un serrage de boulons, le mieux n’est pas suffisant. Le cavalier à la veste bleue sort de piste pénalisé cette fois de 9 points. Le visage est grimaçant. Ce n’est pas son jour contrairement à l’étape de Saint-Gall où il avait signé un double sans faute.

Vient le tour du pilier des piliers de l’équipe de France. Kevin Staut rectifie le tir et arrache le sans faute. Idem pour Olivier Robert qui malgré un tour un peu musical réédite son exploit de la première manche et signe l’unique double sans faute de la compétition. Tout repose alors sur épaules de Nicolas Delmotte. Elles sont solides mais, malgré les petits coups de cravache répétés du Nordiste, Vagabond de la Pomme, décidément un rien flegmatique, se laisse aller à deux fautes dont encore une sur la rivière. Le couple est récent et certains codes restent encore à acquérir.

Les diables rouges eux, peuvent souffler. Niels Bruynseels n’a même pas besoin de reseller. La victoire revient à une équipe Belge convaincante. « Le parcours était difficile – gros et technique – et le temps était assez serré, mais nous sommes arrivés ici bien préparés, avec une équipe forte, des cavaliers forts et une bonne tactique, et tout le monde a fait un super travail ! » résumait le pilote de Cas de Liberté.

Si l’Allemagne a pris l’eau, l‘équipe Suédoise new look composée de nouvelles pousses s’est révélée séduisante (Evelina Tovek, Irma Karlsson). Mais c’est l’équipe des États-Unis qu’il faut surveiller de près. Troisième juste derrière la France, elle compte des couples solides qui confirment leur bonnes prestations des finales Coupe du Monde de Bercy. Avec Jamie Barge pénalisée par quelques petites imprécisions sur Luebbo mais surtout avec Devin Ryan sur Eddie Blue. Ces deux-là figureront dans les favoris pour Tryon.

Le classement complet, ici.

La Baule à l’heure Sud-Américaine

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Crédit : PSV – Jean Morel

ttps://www.facebook.com/JumpingLaBaule/videos/1675079052539480/

Pour une fois, la consonance des prénoms des vainqueurs échappe aux habituelles sonorités germaniques, anglo-saxonnes ou françaises. Pedro, Yuri ou Felipe… il faudra peut-être s’y habituer mais le Brésil a fait souffler, c’est paradoxal, un vent de fraîcheur sur la Coupe des nations de La Baule. Au détriment d’une équipe de France dont l’accumulation des petites fautes a conduit à une grande déception (7ème sur 8). De quoi laisser groggy le pourtant solide Philippe Guerdat contraint de reconnaître à l’issue de la compétition l’acharnement du mauvais sort et éventuellement une erreur stratégique : avoir fait l’impasse sur l’étape de Samorin.

Honneur aux vainqueurs et au Brésil. Les cavaliers à la veste verte ont parfaitement saisi l’esprit et la clé d’un succès en Coupe des nations. Pour monter sur la première marche du podium, il faut impérativement un groupe soudé, une équipe unie et déterminée, plus que les autres, à l’emporter. Loin d’être une addition d’individualités, les Brésiliens ont joué collectif et ils ont gagné.

Le dénouement de la pièce de théâtre écrite de main de main de maître par Frédéric Cottier était loin d’être évident. Un scénario parfait, haletant, où il aura fallu attendre le passage du dernier cavalier pour connaître le nom de l’équipe victorieuse. Le succès appelant le succès, il faudra garder à l’œil cette équipe Brésilienne, remaniée en profondeur depuis Rio, pour les prochaines Coupes des Nations mais surtout, dans la perspective des Jeux Equestres Mondiaux de Tryon même si la route reste encore longue d’ici septembre.

« C’est difficile d’analyser à chaud » confiait à l’inverse le sélectionneur national des Bleus au micro de GrandPrix-Replay. Tout reste en effet à construire dans le camp français où l’équipe « new look » testée par Philippe Guerdat a laissé un peu sur sa faim, alternant le bien et le moins bien. Une chose est sûre, les lignes bougent vite. Victorieux à domicile l’an passé, les Tricolores sont passés à côté de l’édition 2018. Plus que dans tout autre sport, avec le jumping, rien n’est jamais acquis. Les succès d’hier ne sont pas les gages des victoires du lendemain. Tel Sisyphe, Philippe Guerdat privés des piliers de l’équipe de France médaillée d’or à Rio doit remettre l’ouvrage sur le métier.

Le classement, ici.

La Suisse s’impose dans le premier CSIO de Slovaquie

Steve Guerdat, pilier de l’équipe nationale Suisse.

Alors que les Longines Masters d’EEM faisaient étape ce week-end à New York avec force bling-bling et moult dollars à la clé, la petite ville de Samorin (13 000 habitants), en bord de Danube, au cœur du continent européen, à environ 100 km de Vienne et à 30 km de Bratislava, accueillait la première édition du CSIO de Slovaquie. Qui dit CSIO dit Coupe des Nations. Premier prix des Nations pour la saison, celui-ci comptait pour la division 1, Europe.

Huit équipes avaient fait le déplacement dans l’espoir d’engranger des points en vue de la finale qui se déroulera une nouvelle fois en septembre à Barcelone : Allemagne, Belgique, Brésil, Espagne, Irlande, Italie, Suisse et Suède. Bien en a pris à la Suisse, et à son sélectionneur Andy Kistler, d’avoir coché cette étape (avec La Baule, St-Gall, Rotterdam et Dublin). Elle sort victorieuse de la confrontation avec une barre d’avance sur l’Irlande. La Belgique complète le podium à la troisième place.

Les Helvètes peuvent être satisfaits. Après une première manche caractérisée par un score vierge, l’équipe Suisse a maintenu les boulons suffisamment serrés pour éviter une déconvenue. Steve Guerdat (Hannah) n’a même pas eu besoin de repartir grâce au double sans faute de Martin Fuchs (Chaplin). Le Jurassien si prompt à froncer les sourcils en cas de contrez-performance pouvait arborer un large sourire. Au-delà de la victoire collective qui lui est chère, Steve Guerdat, associé à Corbinian, a remporté deux victoires individuelles dans le week-end, le jeudi et le samedi. On dira que la Slovaquie lui réussi.

Le classement intégral, ici.

 

La résistance s’organise face à l’impérialisme du Global Champions Tour

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Jan Tops

C’est une menace qui n’a rien de fantôme. Jan Tops, le patron du Global Champions Tour (GCT), a décidé de passer la seconde dans sa conquête des sports équestres en donnant une nouvelle ampleur à son circuit avec 5 nouvelles étapes et un niveau de dotations inégalé (35M€ au total). Sa stratégie, c’est celle de l’édredon. A savoir, asphyxier en toute discrétion la FEI et la contraindre à déréguler les compétitions au profit de son circuit. Autrement dit, substituer à la loi du sport, celle de l’argent.  Mais là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. Des cavaliers talentueux, amoureux de leur discipline, ont fait le choix courageux de s’opposer frontalement aux ambitions de Jan Tops. Une poignée d’hommes et de femmes emmenés par Steve Guerdat et Kevin Staut qui n’entendent pas plier face aux ambitions d’un seul homme. Et qui sait, leur détermination pourrait bien, à la fin, être payante.

Il est fort, très très fort ce Jan Tops. Un sens hors du commun du commerce en particulier et des affaires en général. Marchand de chevaux hors pair aidé par un passé de compétiteur sacré par un titre de champion olympique par équipe (1992), Jan Tops aurait pu se contenter de d’un patrimoine plus que respectable constitué au fil des ans. Allez savoir pourquoi, l’appétit financier de ce fils de boulangers est insatiable. Un soif de l’or qui oscille entre mégalomanie et folie des grandeurs à l’image de son petit royaume de Valkenswaard, avec ses 500 boxes noyés dans une débauche de luxe. A décharge pour l’intéressé, celui-ci n’a jamais caché que son modèle était celui de la Formule 1 avec lui-même dans le rôle de Bernie Ecclestone, le grand argentier tout puissant.

Pour atteindre ce rêve, il fallait pouvoir disposer d’une manne financière quasi-inépuisable. C’est là où les Qataris entrent en jeu. Pourtant, l’importance des flux financiers brassés par le système suscite bien des interrogations. Tout autant que la réussite exponentielle du Hollandais et le manque de transparence qui l’entoure. Son poids est aujourd’hui tel que rares sont ceux qui sont prêts à le contrarier. A commencer par les dirigeants de la FEI qui après avoir perdu une première manche sur le terrain juridique ont totalement retourné leur veste en début d’année 2017 en signant un protocole d’accord  soit-disant « gagnant-gagnant » avec les propriétaires du GCT. En fait, un accord de dupes conclu sur le dos des compétiteurs.

On pensait la partie pliée et les mauvaises têtes, celles qui préfèrent les Coupes des Nations  aux étapes lucratives du Global, au piquet pour un moment. Mais le vent a peut être commencé à tourner. A Lyon notamment. Parce qu’Equita, concours ancré dans le paysage hexagonal et fort d’un public fidèle, a démontré qu’aucune star du 5* n’est irremplaçable et que le vivier de cavaliers talentueux et de chevaux hors-normes ne se limite pas à une poignée de grosses fortunes qui pensent avoir trouvé dans le jumping une distraction pour dépenser leur argent. La qualité du sport délivré est la clé et le public, souvent composé de connaisseurs, ne s’y trompe pas. Cela veut dire que l’accès au plus haut-niveau, les 5*, ne peut se faire pour l’essentiel sur des critères financiers avec une sélection par des droits d’accès payants mais bien, en fonction de résultats sportifs.

Ça tombe bien. L’association des cavaliers internationaux de saut d’obstacles (IJRC) qui est seule détentrice des droits techniques du classement mondial de saut d’obstacles rappelle qu’elle ne jouera pas les potiches. Steve Guerdat qui en est l’un des représentants les plus éminents a précisé clairement la position de l’IJRC : « Notre but est d’attribuer des points aux rankings uniquement lors de concours offrant du bon sport et pas à des manifestations ouvertes aux cavaliers ayant les moyens d’acheter leur participation. Nous devons trouver le meilleur système pour atteindre notre but et protéger le vrai sport ».

L’IJRC ne fait pourtant que demander le respect des règles votées lors de l’Assemblée générale de la FEI en 2016 selon lesquelles la clé de répartition de l’accès au CSI 5* devrait être la suivante : 60% des cavaliers inscrits au concours, selon le classement mondial, 20% pour la fédération nationale du pays hôte, 20% pour le comité d’organisation. Or le système commercial porté par Jan Tops s’affranchit de cette ventilation pour retenir la suivante : 30% de cavaliers issus du classement mondial, 10% de cavaliers du pays hôte et 60% de cavaliers inscrits dans une équipe pour lesquelles le droit d’entrée est de 2 M€ ! Tout le scandale actuel, c’est que dans ces conditions, les épreuves du GCT qui ne respectent pas les règles ne devraient pas attribuer de points pour le classement mondial or, c’est bien le cas. Ce qui favorise de fait les cavaliers les plus fortunés capables de s’engager dans le GCT.

La position de l’IJRC sera-t-elle déterminante ou n’est-elle qu’un coup d’épée dans l’eau face au rouleau compresseur du GCT ? Difficile à dire pour l’instant mais quelques grands propriétaires de chevaux entrent à leur tour dans la danse pour soutenir la position des cavaliers. Le combat à des allures de David contre Goliath mais on sait depuis 2007 et la crise des subprimes que dans le milieu de la finance, le too big to fail est un leurre. Il suffirait d’ailleurs que les fédérations nationales imposent la participation  en Coupe des Nations pour être sélectionnable dans les grands rendez-vous (Jeux Équestres Mondiaux, championnats d’Europe, Jeux Olympiques) pour enlever de l’attractivité au GCT. De là à dire que l’organisation de Jan Tops est un colosse aux pieds d’argile, il y a un pas qu’il serait imprudent de franchir.

Simon Delestre annonce son grand retour en équipe de France

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Simon Delestre et Hermès Ryan (cliquer pour agrandir)

C’est la bonne nouvelle du jour. Dans un entretien accordé au magazine L’Eperon (à lire ici), Simon Delestre, ex numéro 1 mondial confie son souhait de disputer des Coupes des Nations en 2018 avec Hermès Ryan. Afin de préserver sa monture, le cavalier Lorrain précise qu’il ne devrait disputer que des épreuves sur sable.

En août de cette année, Simon Delestre avait été l’absent remarqué de la sélection Française aux Championnats d’Europe de saut d’obstacles de Göteborg (Suède). Sans surprise, Philippe Guerdat avait préféré donner la priorité aux couples et propriétaires qui jouent le jeu de la Coupe des Nations au détriment des étapes richement dotées du Global Champions Tour.

La situation était difficilement tenable dans la durée pour les deux parties avec d’un côté une équipe de France qui n’a pas enregistré de résultats satisfaisants dans les grandes échéances et de l’autre, un cavalier qui avait tendance à s’effacer des radars médiatiques et à reculer au classement mondial.

Prudent, Philippe Guerdat avait précisé cet été que la porte restait ouverte à tous. Un message bien reçu par Simon Delestre qui a donc choisi de saisir la perche tendue en arguant de la fin de la convalescence de Hermès Ryan.

 

Barcelone : mauvaise polémique et grosse déception

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Olivier Robert, la bonne surprise de 2017

Les finales des Coupes des Nations à Barcelone se suivent mais ne se ressemblent pas. C’est vrai sur le plan des résultats de l’équipe de France. L’éclatante victoire de 2013 est hélas restée sans suite. C’est vrai aussi sur le déroulement des épreuves. Un violent orage avait contraint de déplacer au lendemain la finale de 2016. Cette année un problème d’éclairage a entraîné  un report de l’épreuve d’une heure quarante cinq minutes. Pas de quoi pourtant jeter le bébé avec l’eau du bain.

Les organisateurs du Real Polo Club de Barcelone n’ont aucune leçon à recevoir. Au contraire, ils peuvent être pris en exemple avec une organisation toujours parfaite… et capable de s’adapter à l’imprévu. Car pour ceux qui l’auraient oublié un peu vite le bon déroulement d’une manifestation hippique en extérieur n’est pas aisé et nécessite de maîtriser des paramètres imprévisibles. Mais peu importe. Même avec du retard, la finale s’est disputée dans d’excellentes conditions avec un public et des compétiteurs patients et compréhensifs. Il n’y a bien que dans les studios parisiens où sur les bancs de presse tricolores que l’agacement était visible.

Ces aléas ne sauraient en tout cas atténuer la mauvaise prestation de l’équipe de France qui termine à la 7ème place (sur 8) de la grande finale remportée par les Pays-Bas devant une équipe américaine toujours présente dans les grands rendez-vous. La Troisième place revient à la Belgique décidément petit pays mais grande nation équestre.

Du côté de l’hexagone, il convient de saluer l’analyse froide et objective de Philippe Guerdat au micro d’Elodie Mas pour l’Eperon. Le sélectionneur national, au-delà de la déception légitime, constate que le résultat à Barcelone est à l’image de la saison de l’équipe de France avec sans doute plus de bas que de hauts. Une année de transition selon lui qui reste marquée par la bonne évolution d’Olivier Robert qui a gagné sa place dans les titulaires du camp tricolore. La suite s’annonce compliquée avec en ligne de mire les championnats du monde puis les jeux olympiques. Tout ça va arriver très vite et laisse finalement peu de temps pour tester et donner leur chance à de nouveaux couples.

Le classement de la finale ici.

La sélection américaine pour Barcelone

B02T0670La Fédération Equestre Américaine (USEF) a rendu publique la composition de l’équipe qui s’alignera à Barcelone (28 septembre-1er octobre) à l’occasion de la finale de la Coupe des Nations. Sans surprise Robert Ridland sera le chef d’équipe, d’une sélection constituée de :

Lauren Hough (Ohlala),

Laura Kraut (Confu),

Beezie Madden (Darry Lou),

Chloe Reid (Codarco),

McLain Ward (HH Azur).

Bosty : de Lausanne à Barcelone

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Roger-Yves Bost et Sydney Une Prince (archives)

Il est le tricolore en forme du moment. Roger-Yves Bost pour l’état-civil, Bosty pour le milieu équestre, est revenu au meilleur de sa forme en s’adjugeant dimanche la deuxième place du Grand Prix Longines du CSI 5* de Lausanne, en Suisse. Une trajectoire ascendante qui a fait du couple olympique qu’il forme avec sa jument Sydney Une Prince*Treize les remplaçants évidents pour la finale de la Coupe des Nations à Barcelone (28 -30 septembre) de Mathieu Billot contraint au forfait à la suite de la blessure de Shiva d’Amaury.

Au final, outre le cavalier du Haras des Brulys, l’équipe de France présente en Espagne sera composée de Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise*HDC), Pénélope Leprévost (Vagabond de la Pomme), Edward Levy (Sirius Black) et Olivier Robert (Eros).

CdN de Samorin : Marlon Zanotelli offre la victoire au Brésil

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Marlon Zanotelli

On ne vous en voudra pas de ne pas savoir localiser exactement Samorin. Cette petite ville de 12 500 habitants de l’ouest de la Slovaquie située sur le Danube au coeur de l’Europe centrale accueillait le CSIO 3* de Slovaquie. On pourrait en revanche s’étonner si vous ne connaissiez pas Marlon Zanotelli. Ce sympathique cavalier brésilien en selle sur Celena VDL a offert la victoire dans la Coupe des Nations à son pays à l’issue d’un barrage où il s’est trouvé opposé à Jörne Sprehe pour l’Allemagne.

L’équipe de France (Benoît Cernin, Max Thirouin, Romain Potin et Robin Muhr) emmenée par Thierry Pomel termine 7ème sur 11.

Les résultats complets ici.

Olivier Robert, magistral à Dublin

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Olivier Robert (archives)

C’est une Coupe des Nations d’anthologie qui s’est courue sur la très belle pelouse de Dublin. Du suspense , des rebondissements des surprises … bref le rendez-vous irlandais fût un grand moment de sport dont l’épilogue fût heureux pour les tricolores qui terminent deuxième derrière les Etats-Unis et juste devant les Pays-Bas.  Homme décisif dans ce résultat, Olivier Robert, transcendé par sa veste bleue offre à son équipe un double sans faute décisif sur Eros.

Sensible à l’esprit d’équipe incarné à la perfection par un Kevin Saut (For Joy van’t Zorgvliet HDC) malchanceux dans la deuxième manche (0+4), Marc Dilasser (Cliffton Belesbat) a su puiser au fond de lui et de sa monture le meilleur pour passer d’un score catastrophique (20 points) à un score vierge. A l’inverse si Marie Hécart a largement dominé son sujet en première manche malgré un petit point de temps dépassé, Cenwood Delle Lame perturbé par des raisons qui restent à éclaircir est sorti par la petite porte des éliminations.

Dans ce contexte, la performance est bien du côté d’Olivier Robert. Le cavalier du sud ouest avec l’art et la manière signe l’un des quatre seuls sans faute de l’épreuve. Chapeau bas.

A 41 ans, Olivier Robert semble avoir trouvé avec Eros une monture performante et régulière plus simple à monter que Quenelle du Py malgré toutes les qualités de cette dernière. Philippe Guerdat ne s’y est pas trompé. Au micro d’Equidia Life, le sélectionneur national soumis au chaud et au froid durant toute l’épreuve a salué les qualités du cavalier de Pompignac. « On pourra compter sur lui à l’avenir » a lâché le Suisse très satisfait, tout autant des résultats que par l’état d’esprit de son équipe.

Tous les résultats, ici.

Saxo de la Cour, nouveau pilier de l’équipe de France

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Cédric Angot et Saxo de la Cour (archives).

Après Lummen (Belgique), Cédric Angot et Saxo de la Cour figurent sur la liste des cinq couples qui défendront les couleurs françaises dans la Coupe des Nations de La Baule, deuxième des huit étapes de la Division 1 du circuit FEI Ligue Européenne, le 12 mai prochain.

A, 11 ans, Saxo de la Cour, après s’être endurci sur les grosses épreuves et notamment les CSI5* est désormais arrivé à l’âge de la maturité. Depuis bientôt 4 ans, il évolue sous la selle de Cédric Angot, cavalier d’expérience de 46 ans, qui le décrit comme un cheval avec beaucoup de force et de respect avec comme seul point faible d’être un peu sur l’oeil.

A Lummen, le couple s’est révélé performant puisqu’il a signé un sans faute dans la première manche et un petit 4 points dans la seconde. L’an dernier à la Baule (cf vidéo), Saxo de la Cour se voyait récompensé du prix SHF du meilleur cheval Français du Jumping. Autant dire que la prochaine prestation de Cédric Angot et de Saxo de la Cour sera suivie avec beaucoup d’attention mais aussi d’exigences dans la qualité des résultats.

 

 

Cian O’Connor : l’homme fort du week-end

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Cian 0’Connor (archives)

Lorsqu’on évoque Cian O’Connor, le nom du cheval qui vient naturellement en tête est Good Luck, le surdoué. Pourtant ce week-end à Ocala en Floride, l’Irlandais s’est illustré avec Seringat, un hongre Selle Français de 11 ans (Chef Rouge x Guillaume Tell) avec lequel il signe un double sans faute dans la Coupe des Nations, remportée par l’Irlande, mais aussi remporte le Grand Prix CSI 4*.

Rahotep retrouve sa forme olympique

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Rahotep de Toscane sous la selle de Philippe Rozier (archives). Cliquer pour agrandir.

L’équipe de France a remporté jeudi 16 février la Coupe des nations d’Al-Aïn (Emirats Arabes Unis). Philippe Rozier et Patrice Delaveau ont été les chevilles ouvrières de cette victoire grâce à leur double sans faute, respectivement avec Rahotep de Toscane et Aquila HDC. C’est une bonne nouvelle pour Rahotep qui a retrouvé son niveau de performance des Jeux Olympiques.

Contre-performance française à Barcelone

cdnL’équitation est l’école de l’humilité. L’équipe de France s’est fait rappeler un peu sévèrement cette vérité. Comme en 2014 et 2015, elle s’est faite sortir par la petite porte de la France de la finale mondiale de la Coupe des nations ce jeudi au Real Polo Club de Barcelone. A une différence majeure près c’est que celle en lice en Espagne était la même que celle couverte d’or à Rio.

Arrogance française ? Pas sûr. Le camp tricolore a peut être seulement eu un peu de mal à descendre de son nuage pour remettre l’ouvrage sur le métier pour tenir son rang de champion olympique.

Car l’échec du jour est bien collectif. Certes Philippe Rozier (Rahotep de Toscane) a fait du lourd avec un score inhabituel de 21 points mais aucun de ses trois autres coéquipiers n’a réussi à remettre le bateau à flot en signant un sans faute. Kevin Staut et Roger-Yves Bost, respectivement associés à Rêveur de Hurtebise HDC et Sydney Une Prince, sont tous deux sortis de piste avec une faute commise sur le même obstacle. Pas mieux pour Pénélope Leprévost et Flora de Mariposa également pénalisés de 4 points. Quand ça ne passe pas, ça ne passe pas. Avec douze points au compteur, la France termine à la onzième place.

Dommage, seules les huit premières équipes sont qualifiées pour la finale samedi soir. Le spectacle s’annonce déjà grandiose. Ce sera une véritable bataille de Titans entre notamment l’Allemagne (Ahlmann, Deusser, Ehning Beerbaum), la Belgique (Philippaerts, Bruynseels, Guery, Wathelet) tenante du titre, la Suisse (Duguet, Guerdat, Estermann, Fuchs) sans oublier les Etats-Unis d’Amérique (Hough, Coulter, Davis, Kraut).

On suivra quand même nos Bleus dans la Consolante (Challenge Cup) qui se disputera vendredi soir à 21h. Elle sera diffusée, comme la finale le lendemain, en direct sur Equidia.

Les résultats de l’épreuve qualificative ici.

Examen réussi pour Fabrice Dumartin en Coupe des Nations

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Fabrice Dumartin et Cannavaro (archives)

Mission accomplie pour l’équipe de France « B » au CSIO de Saint Gall (Suisse) ce week-end. Les vestes bleues ont fait le job en prenant une deuxième place ex-aequo dans la Coupe des Nations. « C’est notre 3e Coupe des Nations de l’année, notre 3ème podium et cette fois-ci nous avions des cavaliers ou des chevaux qui débutaient cette année à un tel niveau. Et on finit à une faute de la victoire, ça va dans le bon sens » a résumé, très satisfait, Philippe Guerdat.

Les mousquetaires français étaient composés de Cédric Angot / Saxo de la Cour (0+0), Timothy Anciaume / Kiamon (4+4), Roger-Yves Bost / Qoud’Coeur de la Loge (4 + 0) et, Fabrice Dumartin / Cannavaro (12+0).

Avec trois fautes dans la première manche, il y avait de quoi être inquiet pour ce dernier d’autant que son cheval avait semblé « en panne d’essence » en fin de tour. Le couple aura su se ressaisir sur son deuxième tour en signant un très convaincant sans faute. Cannavaro confirme ainsi la trajectoire ascendante dans laquelle il s’est inscrit depuis plusieurs mois.

Parallèlement, Fabrice Dumartin signe à 53 ans un retour remarqué en équipe de France. L’homme a de l’expérience et un solide palmarès dont notamment 23 Coupes des Nations et deux participations aux JO qui lui échappent de peu. Séoul tout d’abord avec Orion du Vaumicel, puis  d’Atlanta avec Trésor de Condé. A la fin des années 1990le Lorrain s’illustre avec Allegreto.

Dans le petit monde hexagonal du haut-niveau Fabrice Dumartin est un personnage atypique, qualifié par ses pairs « d’amateur éclairé ». Président du Groupe Les Arches Métropole, un opérateur d’immobilier commercial dont le siège est installé à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, il ne monte jamais à cheval la semaine et ce, depuis ses études. Aujourd’hui, il s’appuie sur sa groom et un cavalier pour s’occuper des chevaux.

Sa réussite dans les affaires aurait dû l’éloigner définitivement des terrains de concours. En 2013, il décide de raccrocher pour se consacrer à 100% à ses activités professionnelles. Mais le destin, après avoir été coquin avec lui sur le plan sportif (il perd par deux fois ses meilleures montures de coliques) en a décidé autrement.

Compétiteur un jour, compétiteur toujours. Début 2014, la passion est trop forte. Il rachète un cheval, puis trois autres. Parmi eux Cannavero. Le cheval est fantastique. Moyens, respect, sang, courage et envie de bien faire, toutes les qualités sont là. « Si je fais un bilan de tous les chevaux que j’ai eu, Cannavaro est le meilleur de toute ma carrière » avoue Fabrice Dumartin. Suffisamment pour redonner envie à son cavalier de revenir parmi l’élite. C’est aujourd’hui chose faite.

 

Coupe des Nations : la force orange a encore frappé

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Pas de pluie mais du beau linge. La Coupe des Nations du CSIO de La Baule s’est finalement courue dans de bonnes conditions avec un terrain à peine gras, sous un ciel gris mais sans précipitation. Côté force tranquille justement les cavaliers de la plate Hollande ont encore démontré toutes leurs qualités. L’équipe des Pays-Bas s’est imposée de belle façon devant celle des Etats-Unis d’Amérique et la France en troisième position. Une répétition grandeur nature à moins de trois mois des JO ? Assurément. A Rio, tout se jouera à un « chouilla » près et si Philippe Guerdat arrive à gommer les quelques aspérités encore existantes, nos Tricolores devraient se faire une place parmi les dieux de l’Olympe.

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Pénélope Leprevost (Flora de Mariposa) et Simon Delestre (Ryan des Hayettes) confirment leur place dans le classement mondial. Les deux alignent un double sans-faute.

Rendons à César ce qui revient à César. Honneur donc à l’équipe des Pays-Bas (Willem Greve, Wout-Jan Van Der Schans, Leopold Van Asten et Jur Vrieling) qui n’a rien lâché et qui a dominé totalement son sujet, terminant seulement avec un point de pénalité. Chapeau bas à son chef d’équipe Rob Ehrens qui multiplie les succès.

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Un métronome nommé Delestre

Côté Français on peut également être satisfait. Cinquièmes à l’issue de la première manche les Tricolores (Leprevost, Staut, Delestre et Bosty) finissent sur la troisième marche du podium, ce qui témoigne de leur force mentale à rectifier le tir. Donnés comme l’un des principaux adversaires de la France dans l’épreuve olympique par équipe, les Etats-Unis (Lauren Hough, Todd Minibus, Lucy Davis et Margie Engle) confirment tout le bien qu’on pense d’eux. Que le mois d’août s’annonce chaud et palpitant …

Tous les résultats ici.

L’équipe de jumping Belge honorée à Malines

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L’équipe Belge victorieuse de la finale de la Coupe des Nations 2015

A l’occasion du jumping de Malines, la Ligue Flamande Équestre (VLP) a souhaité honorer l’équipe nationale Belge de saut d’obstacles reconnue « performance de l’année » au titre notamment de sa victoire lors de la finale de la Coupe des Nations à Barcelone qui s’est disputée en septembre.

Cette équipe était constituée de Gudrun Patteet, Jos Lansink,  Judy Ann Melchior, Olivier Philippaerts, Gregory Wathelet et Dirk Demeersman (Chef d’Équipe).

Kevin Staut décu de son concours à Barcelone

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Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise – CSIO de Barcelone – Cliquer pour agrandir.

Même s’il a assuré la meilleure prestation française dans le cadre de la finale de la Coupe de Nations du CSIO de Barcelone, Kevin Staut confie être rentré déçu de la capitale de la Catalogne.

« Je suis déçu de mon concours à Barcelone, pour moi, mais également pour l’équipe. Nous avions pour but de ne pas reproduire nos erreurs de l’an dernier et nous avons échoué. Nous n’avons pas été capables de boucler un seul parcours sans-faute lors de la première manche et nous nous retrouvons une nouvelle fois à disputer la consolante. Pour moi, c’est un échec même si nous prenons la 2ème place dans la Challenge Cup (consolante), vendredi soir. Le parcours de jeudi n’était pas insurmontable. Il était le même pour tout le monde et des couples ont réussi à s’en sortir sans pénalité. Notre équipe était prête à disputer cette échéance. Nous étions tous surmotivés après notre contre-performance en équipe aux Championnats d’Europe d’Aachen, en août dernier, mais nous n’avons pas été bons » confie le champion français sur son site.

Kevin Staut conclut toutefois son analyse par une note positive : « Vendredi, lors de la consolante, je voulais absolument réaliser ce parcours sans-faute. C’était indispensable pour moi, pour l’équipe. Rêveur a été formidable et a offert le parcours dont nous avions tant besoin et, par la même occasion, la 2ème place de la Challenge Cup qui est venue quelque peu atténuer notre déception collective »… «  J’espère que nous allons tirer des enseignements de cette contre-performance et que nous en tiendrons compte pour les prochaines échéances par équipes qui se dérouleront désormais en 2016 ».

Barcelone : une équipe de France sous pression

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Nicolas Delmotte et Number One d’Iso Un Prince.

Après des Championnats d’Europe en demi-teinte, Philippe Guerdat n’a plus guère droit à l’erreur pour la finale de la Coupe des Nations ce week-end à Barcelone. Le sélectionneur national a arrêté son choix sur une équipe marquée par l’expérience. Timothée Anciaume, Roger-Yves Bost, Nicolas Delmotte, Pénélope Leprevost et Kevin Staut porteront les couleurs françaises. Le sélectionneur national adepte des expérimentations a choisi comme il l’avoue lui-même de « tenter le coup avec Nicolas Delmotte » en raison de la forme du moment de sa monture de tête, Number one d’Iso Un Prince. Le cavalier nordiste partira donc avec une forte pression sur les épaules. Les objectifs sont déjà fixés. Il est hors de question de réitérer la piètre prestation de l’an dernier qui avait valu aux Bleus de se faire sortir à l’issue de la première manche. A minima les Bleus doivent donc arracher leur qualification et figurer parmi les huit nations qui se battront pour le titre samedi. A partir de là et seulement à partir de là, tous les espoirs seront permis.

<p><a href= »https://vimeo.com/117579835″>CSIO BARCELONA 2015</a> from <a href= »https://vimeo.com/rcpolo »>Real Club de Polo de Barcelona</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

Reed Kessler décroche un billet surprise pour Barcelone

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Reed Kessler et Cylana (archives). Cliquer pour agrandir.

Du nouveau dans la sélection américaine qui défendra les couleurs de l’Oncle Sam à la finale de la Coupe des Nations à Barcelone fin septembre. Le retrait de Margie Engle (Royce) ouvre la voie à Reed Kessler qui disputera la compétition avec sa jument de tête, Cylana. Robert Ridland, le sélectionneur aligne une très belle équipe, équilibrée entre jeunesse et expérience, et 100% féminine composée de : Lucy Davis, Lauren Hough, Laura Kraut, Beezie Madden et donc Reed Kessler.

L’équipe d’Allemagne, rattrapée, sera présente à la finale de Barcelone

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Daniel Deusser et Cornet d’Amour constitueront l’une des bonnes cartouches de l’équipe d’Allemagne pour la finale de la Coupe des Nations à Barcelone.

04/09/2015 – L’Allemagne participera à la finale de la Coupe des Nations à Barcelone. Une qualification surprise acquise non sur les terrains mais sur tapis vert grâce au forfait de l’équipe du Japon.

Malgré des individualités remarquables, la Mannschaft a terminé cette année à la huitième place de la Division 1 européenne quand seuls les sept premiers se voient récompenser par le précieux sésame nécessaire pour disputer la finale. Un résultat surprenant et décevant mais logique au regard d’un encadrement parfois arrogant qui n’a jamais cherché à décrocher avec les dents sa qualification.

Les Allemands entreront donc par la petite porte au Real polo Club de Barcelone après avoir salué d’un arigato (« merci ») les cavaliers nippons. « Nous avons espéré qu’une équipe déclare forfait pour obtenir le droit d’y participer. C’est désormais chose faite, et nous en sommes naturellement ravis », a déclaré d’Otto Becker, le chef d’équipe des repêchés. Ils pourraient néanmoins repartir par la grande porte après être passés par la case podium tant, sur le papier, l’équipe semble solide avec Ludger Beerbaum, Daniel Deusser, Christian Ahlmann et Meredith Michaels-Beerbaum.

Victoire Française sous le signe de l’émotion à Gijon

Gijon, Spain - 2015 August 29: during FEI Furusiyya Nations Cup 2st round competition at CHIO Gijon at Las Mestas.  Aymeric de Ponnat riding Ricore Courcelle Alexandre Fontanelle riding Prime Time des Vagues Chef d'Equipe Philippe Guerdat Adeline Hecart riding Pasha du Gue Cyril Bouvard riding Quasi Modo Z (photo: © Herve Bonnaud)

L’équipe de France victorieuse. Crédit photo : FEI/© Herve Bonnaud.

La ville de Gijón (Espagne) accueillait ce week-end l’avant dernière étape de la division deux européenne de Coupe des nations. Pour la France, qui évolue habituellement en division 1, l’enjeu était limité puisqu’elle a déjà en poche sa qualification pour la finale à Barcelone fin septembre. Philippe Guerdat a surtout profité de l’invitation pour tester et donner leur chance à de nouveaux couples. Un pari gagnant puisque la France s’est imposée devant la Grande-Bretagne et l’Irlande (2èmes ex-aequo) et les Pays-Bas (3èmes).

L’équipe tricolore était composée d’Alexandre Fontanelle (Prime Time des Vagues), Cyril Bouvard (Quasi Modo Z), Adeline Hécart (Pasha du Gue) et Aymeric de Ponnat (Ricore Courcelle).

Alexandre Fontanelle et Aymeric de Ponnat, promu pour l’occasion Capitaine, se sont révélés les maillons forts chez les vestes bleues puisqu’ils réalisent deux doubles sans faute. En revanche Cyril Bouvard termine sur une mauvaise note avec l’élimination de Quasi Modo Z dans la deuxième manche, très sensible à l’environnement du concours depuis le début de celui-ci.

Cette victoire s’inscrit toutefois dans un contexte très particulier puisqu’elle survient le lendemain de l’annonce de la disparition de Louis Christian de Coligny, père de de Geoffroy de Coligny, 5ème membre réserviste de l’équipe. « C’est la raison pour laquelle nous avons porté des brassards noirs. Nous dédions cette victoire au père de Geoffroy de Coligny. Les cavaliers l’ont fait pour lui » a précisé Philippe Guerdat, chef d’équipe.

Le classement intégral ici.

Rendez-vous crucial pour les Bleus à Barcelone

La solitude du chef. Philippe Guerdat en pleine réflexion.

La solitude du chef. Philippe Guerdat en pleine réflexion.

Les Championnats d’Europe 2015 qui se sont déroulés à Aix-la-Chapelle dernièrement ont, malgré la médaille de bronze de Simon Delestre en individuel, porté un coup au moral du collectif Tricolore. La journée du dimanche a certes été rassurante mais, en partie seulement. Certes, le double sans-faute de kevin Staut sur Rêveur de Hurtebise a permis à ce couple de terminer sur une note positive mais, un rendez-vous majeur implique que la performance soit être réalisée au bon moment. Ni trop tôt, comme Pénélope Leprevost le premier jour, ni trop tard à l’instar de Kevin Staut, la dernière journée.

Le doute est l’ennemi du cavalier et de sa monture, du sélectionneur national également. Le prochain objectif majeur pour l’équipe de France est la finale des Coupes des Nations à Barcelone, fin septembre. Philippe Guerdat, tous comme les athlètes qui seront sélectionnés n’auront pas droit à l’erreur d’autant qu’en 2013 les vestes bleues étaient revenues de la capitale de la Catalogne couverts d’or.

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Moment de joie pour l’équipe de France, victorieuse de la finale de la Coupe des Nations en 2013.

« Je ne sais pas encore si je ferai partie de l’équipe mais, quoi qu’il arrive, il faudra que l’équipe en place tire un enseignement de ce que nous avons vécu à Aix-la-Chapelle » prévient Kevin Staut sur son site internet. L’avertissement doit être pris au sérieux notamment lorsqu’il émane d’un pilier de l’équipe de France qui  a toujours fait de cette dernière sa priorité.

Simple trou d’air ou malaise plus profond dans la sélection nationale, le rendez-vous de Barcelone à 10 mois des Jeux Olympiques de Rio sera scruté à la loupe par tous les observateurs. C’est bien au pied du mur, dans la tourmente, que le collectif patiemment façonné par le chef d’équipe va révéler ses forces ou ses faiblesses. A peine abrité derrière ses lunettes, Philippe Guerdat est aujourd’hui condamné à s’abstraire du monde ­extérieur, de ses sympathies et à faire, seul, des choix difficiles en espérant qu’ils soient pertinents. Ils le seront.

Incontournable Beezie Madden

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Beezie Madden et Cortes C avec son style particulier (archives). Cliquer pour agrandir.

Les États-Unis ont remporté à l’occasion du CSIO de Mannheim (16 au 19 juillet), la 100ème Coupe des Nations organisée Outre-rhin devant la Belgique et l’Allemagne. La France se classe 4ème à égalité avec la Suisse.

La victoire américaine a été acquise à l’issue d’un barrage à trois. Première à s’élancer, Beezie Madden sur son fidèle Cortes C a offert la victoire à son équipe en signant un sans faute plus rapide que celui de Pieter Devos (Dylano). Contraint à prendre des risques Christian Ahlmann associé à Taloubet Z n’a pu éviter une faute synonyme de troisième place pour la Mannschaft.

L’équipe de la bannière étoilée était composée outre Beezie Madden de Laura Kraut (Nouvelle), Kirsten Coe (Baronez) et Lucy Davis (Barron).

La France alignait une équipe composée de Nicolas Delmotte (Number One d’Iso Un prince), Jérôme Hurel (Quartz Rouge) Mathieu Billot (Shiva d’Amaury) et Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise HDC).

Les résultats complets ici.

Coupe des Nations : la France deuxième à Rotterdam

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Lacrimoso 3 HDC sous la selle de Patrice Delaveau (archives) . Cliquer pour agrandir.

C’est une belle deuxième place qu’arrache l’équipe de France de jumping à Rotterdam juste derrière les Britanniques mais devant la Suède. Face à un plateau relevé, les Bleus ont fait mieux que résister, ils ont démontré de la solidité. Ils inscrivent au compteur suffisamment de points pour assurer leur présence à la grande finale, en septembre, à Barcelone.

Plus que jamais, Patrice Delaveau, s’affirme comme le pilier de l’équipe. Le vice-champion du monde signe sur un fantastique Lacrimoso HDC un double sans faute placé sous le sceau de la maîtrise et de la sérénité. Piqué au vif par une faute dans la première manche sur le numéro 2, Aymeric de Ponnat réalise une deuxième manche parfaite avec un Armitages Boy jamais aussi bondissant que lorsque son cavalier le met sous pression. Appliqué mais un peu plus laborieux, Jérôme Hurel sur Quartz rouge a rempli son contrat mais démontré aussi ses limites dès lors que le chrono est un peu serré. Pénalisé d’un point de dépassement de temps en première manche, le couple réitère dans la deuxième et sort de piste avec 6 points (4+2).

Reste le cas Bosty ou plutôt, Pégase du Murier auteur comme à Saint Gall d’une forte désobéissance. Le cheval saute merveilleusement, Bosty l’adore mais, à 12 ans, l’étalon a conservé du caractère ou plutôt une forte susceptibilité. Sa progression est spectaculaire mais peut-être un peu trop rapide à ce niveau de la compétition. Il faut laisser du temps au temps, suffisamment pour que la magie du sorcier Bosty fasse effet sur les vieux démons qui hante la tête de Pégase. On ne devrait pas revoir le fils d’Adelfos en Coupe des Nations cette saison. A charge pour le cavalier de Barbizon de se retourner vers d’autres montures de son piquet.

Tout le classement de l’épreuve ici.

Rotterdam, 126ème Coupe des Nations pour Ludger Beerbaum

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Ludger Beerbaum et Chiara 22. Cliquer pour agrandir.

A Saint Gall, au début du mois de juin, Ludger Beerbaum, 51 ans, fêtait sa 125 ème participation  à une Coupe des Nations. Le chiffre n’en restera pas là puisque le Kaiser portera les couleurs allemandes ce week-end à Rotterdam.  « Normalement, un cavalier international dispute environ 25 Coupes des Nations dans sa vie. Je suis environ à 100 participations de plus … Cependant, je ne sais pas si je dois être heureux ou effrayé de ce chiffre», avait relevé Ludger Beerbaum dans une interview. A titre de comparaison, Marcus Ehning, participant également très régulier n’a à son actif « que » 67 sélections.

CSIO de Saint-Gall : la Belgique gagne, la France bredouille

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Gregory Wathelet et Conrad de Hus (archives). Cliquer pour agrandir.

La Coupe des Nations (division 1 Europe) posait ses valises ce week-end en Suisse au prestigieux concours de Saint-Gall. Les Belges, pour qui cette épreuve rentrait dans les points font coup double puisqu’ils remportent cette 4ème étape et prennent ainsi la tête du classement général. Déception en revanche dans le camp Tricolore qui avait également sélectionné cette étape. Or, en terminant 5ème les Bleus n’inscrivent aucun point et rétrogradent d’un rang, passant à la 2ème place du classement général provisoire. Une contre-performance qu’il ne faudrait pas réitérer pour conserver ses chances de disputer la finale à Barcelone en septembre.

From L to R Sabrina Zeender, Secretary General FEI Farouk Mohamad Wazeer Ali, Saudi Arabian Chargé d’affaires to Switzerland The Winning team from Belgium Niels Bruynseels, Pieter Devos, Dirk Demeersmann (Chef d’Equipe), Greogry Wathelet, Jos Verlooy Markus Straub, Präsident des Kantonsrates des Kantons St. Gallen Nayla Stössel, President of Organisation Comitee CSIO St. Gallen Urs Schiendorfer, Event director CSIO St. Gallen Pic Katja Stuppia

crédit photo : FEI / Katja Stuppia

L’équipe du plat pays était composée de Jos Verlooy (Domino), Niels Bruynseels (Pommeau du Heup), Pieter Devos (Dream of India Greenfield) et, Gregory Wathelet (Conrad de Hus).

L’équipe de France avait pourtant sorti « du lourd » avec Nicolas Delmotte (Number One d’Iso Un Prince), Aymeric de Ponnat (Armitages Boy), Roger-Yves Bost (Pégase du Mûrier, 11 pts) et Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise HDC).

Tous les résultats de l’épreuve ici.

 

La France toujours en tête de la Division1 de la Coupe des Nations

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Au terme de la troisième des huit étapes du circuit Coupe des Nations FEI 2015, la France est toujours en tête de la Division 1 composée de : la Belgique, la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, la Suède et la Hollande. Chaque pays ne peut marquer des points que dans quatre des huit manches. L’Italie a remporté la première manche à Lummen (Belgique) et la Grande Bretagne celle de La Baule et de Rome (Italie) ce week-end mais comme elle n’avait pas retenue La Baule comme étape qualificative, elle n’engrange ses premiers points qu’à l’issue de sa victoire dans la ville éternelle. Paradoxalement elle se retrouve ainsi dernière au classement provisoire de la Division 1 alors que la France 4ème à Lummen et 2ème à La Baule est en tête de classement sans avoir couru à Rome.

La prochaine manche de la Division 1 se disputera début juin à Saint Gall en Suisse.

Pour rappel, le monde a été partagé en 6 régions (Europe avec 2 divisions, Amérique Centrale et du Nord, Amérique du Sud, Moyen Orient, Asie et Australie et enfin l’Afrique) pour se qualifier à la finale qui aura lieu cette année encore à Barcelone. En 2015, le nombre d’équipes qualifiées est porté à 20, dont 8 équipes pour l’Europe dans la division 1 et la division 2.

Le classement provisoire ici.

Victoire britannique historique à La Baule en Coupe des Nations

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Michael Whitaker et Cassionato. Oldies but goldies. Cliquer pour agrandir.

Le deuxième rendez-vous européen de la Coupe des nations, qui s’est déroulé à La Baule vendredi après-midi à tenu toutes ses promesses avec une deuxième manche pleine de suspense et de rebondissements. Les Français, dans leur jardin, manquent de peu d’inscrire une deuxième année consécutive leur nom au tableau d’honneur du stade François-André. La Grande Bretagne avec une équipe alliant intelligemment jeunesse et expérience empoche enfin, après des décennies d’attente, la Coupe des Nations de La Baule. Une victoire pour la beauté du sport uniquement car elle ne rapporte aucun point à l’équipe Britannique faute d’avoir été choisie par sa fédération comme étape qualificative pour Barcelone.

La parité n’avait pas sa place dans le duel franco-britannique, aucune des deux équipes ne comptant de participantes. A décharge pour la France, Pénélope Leprévost avait été contrainte de déclarer forfait en raison d’une blessure de Flora de Mariposa. Faute de cavalière, la Grande-Bretagne pouvait mettre en avant le fait que son nouveau sélectionneur national est désormais une femme en la personne de l’ancienne compétitrice Di Lampard.

L’équipe tricolore était donc composée de Nicolas Delmotte (Number One d’Iso*Un Prince), Simon Delestre (Ryan des Hayettes), Jérôme Hurel (Quartz Rouge), Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise*HDC) et Philippe Rozier en réserviste. L’Union Jack pour sa part était défendu par le vétéran Mickael Whitaker, le benjamin Spencer Roe (22 ans), et les expérimentés Joe Clee et Guy Williams.

Leader au classement provisoire, la France a déjà quasiment son billet e poche pour la finale de Barcelone. Mais Philippe Guerdat ne s’en cache pas, son principal objectif ce sont les Jeux Olympiques de Rio en 2016. D’ici là, tous les rendez-vous intermédiaires seront l’occasion de tester les nombreux couples français potentiels.

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L’équipe Britannique victorieuse. De gauche à droite : Michael Whitaker, Spencer Roe, Di Lampard, Joe Clee et Guy Williams.

Le classement intégral ici.

Le Qatar décroche son billet pour Barcelone et Rio 2016

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Le sheik Ali Bin Khalid Al-Thani,et Vienna Olympic (archives) Cliquer pour agrandir.

Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis) accueillait ce jeudi l’étape Moyen-orientale de la Coupe des Nations. Le Qatar entraîné par Jan Tops s’est imposé devant 10 autres nations, dont la France. Une victoire non seulement synonyme de qualification pour la finale de la Coupe des Nations qui se déroulera cette année encore à Barcelone en septembre mais également mais également un billet pour les Jeux olympiques de Rio en 2016.

Pour consulter le classement intégral, cliquez ici.

Beezie Madden et Simon, valeurs sûres

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Beezie Madden et Simon (Finales Coupe du Monde de Lyon) – Cliquer pour agrandir

Ocala en Floride accueillait vendredi 13 février la première étape de la Coupe des Nations Furusiyya FEI. Sur les six équipes alignées  trois seulement (le Canada, le Mexique et États-Unis ) pouvaient prétendre marquer des points de qualification pour la finale 2015 qui se déroulera cette année encore à Barcelone, du 24 au 27 Septembre 2015. Si l’Irlande s’est imposée, les États-Unis ont pris la deuxième place grâce aux doubles sans faute de Georgina Bloomberg (Juvina) et de Beezie Madden (toujours elle) sur son incroyable Simon.

La deuxième étape de la Coupe des Nations Furusiyya  FEI se déroulera à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, jeudi prochain, le 19 Février 2015.

Les résultats complets ici.

Barcelone, capitale mondiale éphémére du saut d’obstacles

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De gauche à droite : Simone Coata (ITA), Alexander Zetterman (SWE), Andres Rodrigez (VEN), William Whitaker (GBR), Julia Hargreaves (AUS), Ben Asselin (CAN), Pedro Vennis (BRA), Margie Engle (USA), Simon Delestre (FRA), Paula Amilibia (ESP) et Dirk Demeersman (BEL) Photo: Jude Edginton / FEI

Barcelone, la magnifique capitale Catalane et deuxième ville d’Espagne (1,6 M habitants) accueille du 9 au 12 octobre et pour la deuxième année consécutive, la finale de la Coupe des Nations, remportée par la France en 2013. Les palmiers, le soleil et le sable (de la plage ou de la carrière) en font un rendez-vous très prisé d’autant que le parrainage de la compétition par Furusiyya se traduit concrètement par une dotation record de 2.362.000 €.

Quel meilleur décor que la mythique piscine de Montjuic (cf vidéo 2) pour réaliser un cliché qui sort un peu de l’ordinaire et des terrains de concours même si la pollution qui flottait le jour de la prise de vue sur la mégapole gâche un peu le tableau. Construite en 1929 et dotée d’une vue imprenable sur la ville, cette piscine découverte figure parmi les équipements sportifs réaménagés à l’occasion des Jeux Olympiques de 1992 au cours desquels, l’équipe de France de CSO (Hervé Godignon / Quidam de Revel, Hubert Bourdy / Razzina du Poncel, Michel Robert / Nonix, Éric Navet / Quito de Baussy) avait décroché le bronze.

Coupe des Nations : l’insolente domination des Etats-Unis

Furusiyya FEI Nations Cup Dublin

L’équipe victorieuse avec de gauche à droite : Katherine Dinan,Jessica Springsteen, Charlie Jayne, le Chef d’Equipe Robert Ridland et Elizabeth Madden. Photo: Tony Parkes/FEI

Jamais deux sans trois. En remportant ce vendredi la Coupe des Nations de Dublin, les Etats-Unis enregistrent leur troisième victoire sur deux week-end puisque la semaine dernière, ils s’imposaient tout aussi facilement en Division 1 à Hickstead (GB) et en Division 2 à Gijon (Esp). Rien ne semble pouvoir faire barrage à une équipe US qui regorge de talents et de chevaux performants. La bataille de Normandie, les Jeux Equestres Mondiaux, désormais toute proche s’annonce palpitante avec des enfants de l’Oncle Sam farouchement déterminés à faire de nouveau flotter la bannière étoilée sur une terre chère à leurs aînés.

Sur la belle pelouse en herbe de Dublin, l’armada américaine a fait sensation. Charlie Jayne (Chill R Z) et Jessica Springsteen (Vindicat W) ont signés un double sans faute. La benjamine Katherine Dinan (21 ans), est pénalisée d’une barre sur la première manche mais se rattrape sur la deuxième qu’elle boucle sans faute sur son formidable Nougat du Vallet. Moins heureuse, Beezie Madden, tout juste remise d’une fracture à la clavicule survenue le 18 mai dernier, enregistre 8 points de pénalités avec Simon en 1ére manche, et n’a pas besoin de repartir sur la seconde, ses coéquipiers ayant fait le « job ».

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Jessica Springsteen (ici avec Vindicat W au LGCT de Chantilly) déjà victorieuse en terres Irlandaises de la grosse épreuve du jeudi, s’affirme comme une candidate sérieuse pour intégrer l’équipe américaine des JEM.

Les Britanniques qui terminent à la deuxième place peuvent être satisfaits puisqu’ils décrochent par la même occasion leur billet pour la finale de Barcelone. Les Suisses et les Irlandais en revanche ne seront pas du voyage. De leur côté, les Français, depuis longtemps qualifiés avaient envoyés une équipe « B » composée de Timothée Anciaume (Padock du Plessis HN), Cédric Angot (Rubis de Preuilly) Jérôme Hurel (Quartz Rouge) et Frédéric David (Equador T Van Roosakker). Les Tricolores montent sur la troisième marche du podium, place qu’ils partagent avec l’équipe Ukrainienne. Une belle opération pour Timothée Anciaume (4+0) qui se rappelle ainsi au bon souvenir du sélectionneur national au moment où l’on apprend que Bosty est sorti de la liste des sélectionnables pour les JEM en raison d’une blessure de Myrtille Paulois.

Le classement intégral ici.

Coupe des Nations : la France victorieuse à Rotterdam

Jumping Rotterdam 2014

Photo: FEI/Dirk Caremans.

La France a remporté ce vendredi à Rotterdam, la cinquième manche de la Coupe des Nations assurant définitivement sa qualification pour la finale de Barcelone en octobre. Pénélope Leprevost  (vidéo) cheville ouvrière de cette victoire apparaît comme la Tricolore la plus affûtée pour les Jeux Équestres Mondiaux.

Deux manches et un barrage plus loin, la France a signé à Rotterdam, après La Baule, sa deuxième victoire de la saison en Coupe des Nations. Les vestes bleues victorieuses de la finale 2013 sont désormais assurés de participer à l’édition 2014 où il leur appartiendra de défendre leur titre. C’est une bonne nouvelle au bon moment. Parce qu’elle contribue à donner de la confiance aux cavaliers mais aussi, à renforcer le lien entre cavaliers. Or, la constitution d’un puissant esprit d’équipe est un objectif essentiel pour le sélectionneur Philippe Guerdat dans la perspective des JEM, désignés comme la priorité des priorités.

Cette étape Hollandaise était avant tout l’occasion de tester l’état des forces et des faiblesses françaises. Déjà double sans-faute à Rome, Flora de Mariposa a confirmé sa pointure et sa régularité lors des grosses échéances. En raison de la blessure de Dame Blanche van Arenberg, la jument de Geneviève Mégret pourrait devenir, à 9 ans, le cheval de tête de Pénélope pour les JEM. Castle Forbes Myrtille Paulois (4+0) a de son côté confirmé son retour en grande forme sur 1m60. Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise*HDC certes moins démonstratifs (0+4) sont bien dans le coup. Interrogations en revanche autour de Patrice Delaveau malmené par la chance depuis le début de l’année. A Rotterdam, le Normand après une première manche sans pénalité est victime sur la deuxième d’une chute à la sortie du triple sur Carinjo 9*HDC. Dieu merci si le cheval et son cavalier ont goûté la poussière, l’un est l’autre sortent indemnes d’une chute plus spectaculaire que grave.

Les résultats complets ici.

 

CSIO de Saint-Gall : la Suisse en embuscade

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Pius Schwizer et Steve Guerdat (en arière -plan), les deux piliers de l’équipe Suisse

Les CSIO et leur Coupe des Nations se suivent mais ne se ressemblent pas avec à chaque fois un vainqueur différent depuis le début de la saison. Cap ce week-end vers la Suisse et le merveilleux cadre de Saint-Gall pour une quatrième étape. Avantage sur le papier à la Suisse et à son équipe nationale. Outre la motivation particulière de concourir à domicile, elle aura à cœur de mettre fin à 18 longues années de diète, sans victoire de la Confédération. L’équipe Helvète s’appuiera sur le solide duo Steve Guerdat (Nino des Buissonets) et Pius Schwizer (Toulago) complété de Paul Estermann (Castlefield Eclipse), Romain Duguet (Quorida de Treho) et Jane Richard Philips (Pablo).

De son côté la France « passe son tour » puisque cette étape ne figure pas dans celles retenues pour marquer des points. Philippe Guerdat alignera donc , hormis Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise HDC), une équipe B avec Julien Epaillard (Qarat de la Loge), Frédéric David (Equador van’t Roosakker), Anne-Sophie Godart (Carlitto van’t Zorgvliet) et Timothée Anciaume (Padock du Plessis HN).

Inquiétudes dans le camp français après la contre-performance dans la Coupe des Nations de Rome

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Podium Belge. De gauche à droite : Ludo Philippaerts , Nicola Philippaerts , Niels Bruynseels et Constant van Paesschen . Photo: Stefano Secci / FEI .

On pensait que l’étape de la Coupe des Nations dans la ville éternelle serait pour la France une relative promenade de santé sinon pour la victoire, au moins pour glaner quelques points dans la division 1. Patatras. Après le soleil de la Baule et l’insolente réussite française, Rome avec la victoire surprise des Belges a pris des allures de Waterloo pour les Tricolores qui se réveillent avec la gueule de bois.

Sur le papier, le sélectionneur de l’équipe de France, Philippe Guerdat , alignait une équipe légèrement remaniée avec Patrice Delaveau, Simon Delestre, Marie Hecart, Pénélope Leprevost et Kevin Staut.

Le suspense n’a pas été de longue durée. La première manche a été catastrophique pour les Français pénalisés de 17 points de pénalités malgré le très remarqué double sans faute de Pénélope Leprevost associée à Flora de Mariposa (For Pleasure), une jument de 9 ans propriété de Geneviève Mégret . A partir de là les dés étaient jetés.

La deuxième manche loin de rassurer a révélé des fragilités préoccupantes en particulier pour patrice Delaveau dont le retour de blessures d’Orient Express HDC aura été décevant. Même si la France conserve la tête du classement de la division 1 et a déjà sa qualification en poche pour la finale de Barcelone, les 25 points de pénalités accumulés au total ont laissé Philippe Guerdat  dubitatif sur l’état physique de certains chevaux et le mental quelques cavaliers.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la Belgique empoche une victoire qu’elle n’attendait pas grâce à trois jeunes cavaliers très prometteurs  Niels Bruynseels (30 ans), Constant Van Paesschen et Nicola Philippaerts, 20 ans tous les deux.

Le classement intégral ici.

Après l’Italie, c’est la Suisse qui accueillera la prochaine Coupe des Nations sur le prestigieux terrain de Saint Gall. En raison de l’étape du Global Champions Tour à Hambourg, c’est une quasi équipe de France B qui sera alignée avec Timothée Anciaume, Frédéric David, Julien Epaillard, Anne-Sophie Godart et Kevin Staut, ce dernier, il faut le saluer, ayant toujours donné la priorité à l’équipe nationale.

Week-end à Rome sous le signe du fair-play

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Sur tapis vert, Kevin Staut a déjà gagné le prix du fair-play

Après le très beau concours de La Baule, direction le Sud et la ville éternelle, Rome. La capitale Italienne accueille ce week-end la troisième étape de la Coupe des Nations de la division 1 qui se disputera ce vendredi entre cinq pays dont les Pays-Bas qui fêteront le retour de Gerco Schroder dans l’équipe nationale avec Glock s London. Dimanche, le Grand Prix devrait tenir toutes ses promesses. Les  70 cavaliers issus de 15 pays engagés sur le concours  feront tout leur possible pour arracher leur qualification et faire un bon résultat.

Côté Français, Simon Delestre, Marie Hecart, Pénélope Leprevost et Kevin Staut sont du voyage. La surprise vient du Haras des Coudrettes puisque Kevin Staut prêtera pour l’occasion sa jument de 10 ans par Dollar de la Pierre, Quismy des Vaux HDC à son collègue et ami d’écurie, Patrice Delaveau qui envisageait ne venir au départ qu’avec Orient Express HDC.

Le site Studforlife.com à l’origine de l’info fait également état de la réaction d’Emmanuelle Perron Pette propriétaire du Haras des Coudrettes : « Lorsqu’ils m’ont appelé pour me demander l’autorisation, j’ai ri. Cette proposition de Kevin m’a procuré beaucoup de plaisir car j’ai l’impression d’avoir réussi à fonder un team. Une équipe de deux amis prêts à s’entraider. De plus, ce sera aussi intéressant pour Kevin qui n’est pas au bout de l’histoire avec cette jument de la voir évoluer avec quelqu’un d’autre et d’avoir son avis. L’idée, c’est un « one shot » mais je n’ai rien avoir dans cette décision. Elle est venue spontanément entre eux et c’est ce que je trouve fantastique. C’est une belle histoire. »

Le site a interrogé également Kevin Staut sur ce geste sportif peut habituel dans l’hexagone : « J’aime le système de Ludger Beerbaum où lorsqu’un cavalier a besoin d’un cheval, un autre lui en prête un. De plus, Patrice a déjà fait tellement de choses pour moi que ce soit avec Silvana en demandant à Emmanuelle et Armand de m’aider pour que je puisse la conserver ou ici aux écuries dans le management des écuries. Quismy est une jument guerrière avec qui je pense que Patrice pourra être compétitif. La jument est restée dans mes écuries mais cela fait deux semaines que Patrice la monte quand il le désire. C’est la première fois que cette situation arrive mais je pense que cela prouve que notre démarche est sincère. J’ai vraiment beaucoup d’admiration pour Patrice et je suis heureux de notre collaboration, tout simplement. »

Coupe des Nations : victoire magistrale de la France à La Baule

DePonnat_X4Y8939A trois mois du début des Jeux Équestres Mondiaux de Normandie, la France ne pouvait poser rêver de meilleure entame que la superbe victoire signée ce vendredi en Coupe des Nations sur le mythique stade François André de La Baule. Un succès assuré en partie, une fois de plus a-t-on envie de dire, par le couple Aymeric de Ponnat – Armitages boy, son fantastique étalon oldenburg de 12 ans (photo).

La vraie bonne surprise est venue de la très belle performance de Dame Blanche van Arenberg la monture de Pénélope Leprevost, une jument grise de 11 ans dans laquelle sa cavalière fonde de grands espoirs. Pour leur part, Jérôme Hurel et Quartz Rouge ont confirmé leur place dans l’équipe. Pénalisés d’une faute dans la première manche sur la rivière ils signent néanmoins un sans faute dans la deuxième manche.

Avec 8 points sur la première manche, Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise*HDC n’ont pas eu droit à une séance de rattrapage, un accroc sans gravité, que l’on peut espérer sans lendemain. L’ex numéro 1 mondial confiait d’ailleurs après l’épreuve: « Rêveur de Hurtebise s’était arrêté hier et, du coup, je l’ai monté de façon plus agressive et moins sereine que je n’aurais dû le faire. Après ses deux fautes, il a mieux terminé son tour, mais ce n’est pas un parcours significatif. »

Sept couples au final auront réussi un double sans-faute sur le tracé concocté par le chef de piste Frédéric Cottier. Deux Français donc mais aussi deux Belges – Gregory Wathelet (Sea Coast Forlap) et Olivier Philippaerts (Cabrio van de Heffinck) – mais aussi l’Espagnol Sergio Alvarez Moya (Carlo 273), le Brésilien Marlon Modolo Zanotelli (Clouwni) et le Néerlandais Jur Vrieling (Bubalu).

Huit équipes étaient en lice à La baule : l’Irlande, la Suisse, l’Espagne, la France et la Belgique, le Brésil, la Grande Bretagne et les Pays-Bas. Cinq seulement concourraient pour la division 1 dont la Suisse qui après avoir dominé de la tête et des épaules l’étape de Lummen réalise une surprenante contre-performance en terres françaises. L’Allemagne était absente en raison de la tenue de son championnat national à Balve.

Prochain rendez-vous pour la division 1 de la Coupe de Nations : le CSIO de Rome dès la semaine prochaine. Mais d’ores et déjà la France a gagné son billet pour la finale de la Coupe des Nations qui se déroulera cette année encore à Barcelone, juste après les JEM.

Tous les résultats ici

Crédit photo : FEI/Éric Knoll.

Coupe des Nations : le Canada s’impose à Coapexpan (Mexique)

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Le Canada a remporté le 9 mai la Coupe des Nations Furusiyya 2014 de Coapexpan (Mexique). Il s’agit de la deuxième victoire consécutive pour l’équipe à la feuille d’érable alors que la prochaine étape qualificative pour la Ligue Amérique du Nord, Amérique Centrale et Caraïbes se déroulera sur le mythique terrain de Spruce Meadows, à Calgary (CAN), le mois prochain.

Si quatre équipes étaient engagées à Coapexpan, seules trois nations étaient représentées. Outre le Canada et les USA, le Mexique avaient deux équipes d’engagées, histoire de meubler un peu la compétition et de rendre moins choquant la différence de sélectivité par rapport à la Ligue de l’Europe de l’Ouest. Du coup, le concours a tourné à la rivalité historique entre les deux états nord-américains et au final, un barrage dans lequel se sont confrontés les très expérimentés Ian Millar et Beezie Madden.  A 67 ans, Ian Millar aura réussi la performance de signer trois parcours sans faute.

L’équipe canadienne était privée d’Eric Lamaze et de Tiffany Foster, cette dernière ayant fait le choix du CSI3* du Touquet avec son nouveau cheval … Tripple X. Cette absence a ouvert les portes de l’équipe nationale au fils de Ian Millar, Jonathon Millar, et à une toute jeune mais déjà très remarquée cavalière, Kara Tchad qui à tout juste 18 ans et pour sa première Coupe des Nations a réussi un double sans faute.

Le parcours considéré comme « gros et assez technique » par les cavaliers était dessiné par le chef de piste français, Frédéric Cottier.

Tous les résultats ici.

Photo: Équipe du Canada (avec de gauche à droite) Jonathon Millar, Chris Sorensen, Kara Tchad et Ian Millar – Crédit : FEI / Anwar Esquivel.

Coupe des Nations : la Suisse devance la France à Lummen

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La Suisse a remporté ce vendredi la première Coupe des Nations (Division 1) de la saison 2014 qui se courait entre huit pays à Lummen (Belgique). La France prend la deuxième place et engrange 90 précieux points. La Belgique, 3ème, se hisse sur le podium ex-aequo avec l’Irlande.

Au coude à coude à l’issue de la première manche avec la Suisse (trois sans faute de chaque côté), la France s’est faite distancée dans la deuxième de seulement 4 points par des Helvètes intouchables qui ont réitérés trois parcours vierges de pénalités. La performance de Pius Schwizer (Toulago), Romain Duguet (Quorida de Treho) et Paul Estermann (Castelfield) a permis de ne pas faire partir Steve Guerdat (Nasa) relégué au rang de spectateur.

Côté Français le maillon fort de l’équipe aura été incontestablement Aymeric de Ponnat (0+0) sur un Armitages Boy particulièrement bondissant. Même sentiment de puissance du côté de Jérôme Hurel et son étalon Quartz Rouge (4+0) qui après quelques sursis sur le premier tour signe un superbe sans faute. A l’inverse, Pénèlope Leprevost (Dame Blanche van Arenberg) et Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise HDC) ont connu une légère baisse de régime en deuxième manche sanctionnée chacun par une petite barre.

D’ici la finale (remportée par la France en septembre dernier à Barcelone), la division 1 sera ponctuée par sept autres rendez-vous dont le prochain est le CSIO de La Baule.

Classement final :

1. Suisse : 0 points (Pius Schwizer, Paul Estermann, Romain Duguet, Steve Guerdat)

2. France : 4 points (Kevin Staut, Aymeric de Ponnat, Jérôme Hurel, Pénélope Leprévost)

3. Belgique : 12 points (Grégory Wathelet, Pieter Devos, Nicola Philippaerts, Jos Verlooy)

3. Irlande : 12 points (Thomas Ryan, Bertram Allen, Mark McAuley, Billy Twomey)

5. Pays-Bas : 16 points (Jur Vrieling, Bart Bles, Robert Vos, Johnny Pals)

6. Espagne : 19 points (Manuel Anon, Manuel Fernandez Saro, Eduardo Alvarez Aznar, Sergio Alvarez Moya)

7. Suède : 21 points (Peder Fredricson, Emma Emanuelsson, Henrik von Eckermann, Rolf-Göran Bengtsson)

8. Grande-Bretagne : 33 points (Guy Williams, Robert Withaker, William Withaker, William Funnel)

 

Photo : Lors de la finale de Barcelone de 2013, le couple Aymeric de Ponnat – Armitages Boy avait déjà fait sensation

Israël, nation équestre émergente

Team-Israel-xprt-300x187Le 27 Février dernier à Wellington, la Coupe des Nations FEI Furusiyya accueillait un nouveau pays dans le cercle très fermé des nations équestres. Danielle Goldstein , Elad Yaniv , et Joshua Tabor ont formé la première équipe Israélienne de saut d’obstacles engagée dans une compétition internationale. Il ne s’agit pourtant là que d’une étape importante vers un objectif  beaucoup plus ambitieux puisqu’il vise à aligner une équipe de saut d’obstacles aux Jeux Olympiques de Rio en 2016.

Ce projet est très largement porté par la cavalière américano-israélienne Danielle Goldstein qui parallèlement est  très attachée avec ses co-équipiers à voir se développer les sports équestres et une culture du cheval dans un pays qui recense à ce jour  environ 200 écuries et une seule compétition annuelle.

Elad Yaniv avec plus de 25 ans d’expérience sur le circuit internationale mais aussi Danielle Goldstein qualifiée pour les Jeux Equestres Mondiaux (JEM) de Normandie constitueront les piliers de l’équipe israélienne. Ils seront épaulés par Gabby Salick qui avait représenté l’État Hébreu aux JEM de 2010 et Edouard de Rothschild, figure bien connu du CSO en France.

En 2010, l’homme d’affaires avait créé la surprise en prenant la nationalité israélienne pour tenter de concourir aux Jeux olympiques de 2012 à Londres. Ce rêve sera brisé par les ennuis de santé qui écarteront de la compétition et des qualifications Lamm de Fétan acquis dans cet unique objectif.

A Wellington, la victoire du « Lamaze spirit »

Barcelone2 042Esquissé à Barcelone avec un magnifique sans faute sur Powerplay , Eric Lamaze a confirmé ce week-end dans la Coupe de Nations de Wellington son vrai et grand retour sur la scène équestre internationale. Un bonheur.

En novembre 2011, alors qu’il est le numéro 1 du classement mondial FEI, son cheval de tête, Hickstead, meurt d’une rupture de l’aorte à l’issue de son parcours à Vérone en Italie. Le choc est immense. Pour le canadien qui formait un couple mythique et fusionnel avec le cheval mais au-delà, pour de nombreux passionnés d’équitation. Le buzz est immédiat sur les réseaux sociaux mondiaux où les messages de sympathie se multiplient (la vidéo du drame sera vue plus d’un million de fois sur Internet). Les cavaliers présents à Vérone, une première, choisissent de cesser la compétition et de  respecter une minute de silence.

Quatre jours après la mort de son cheval, Éric Lamaze, c’est aussi unique dans les annales de l’équitation, tient une conférence de presse à Toronto, retransmise en direct par la télévision canadienne, dans laquelle il déclare : « On choisit ce sport parce qu’on l’aime, mais on le choisit aussi parce qu’on aime les animaux. Quand ils meurent ce n’est pas comme briser un bâton de hockey ou une raquette de tennis. Il a changé ma carrière et il représentait tout pour moi. Beaucoup de gens disent que quand tu as un rapport très fort avec un cheval, tu deviens un peu comme lui ou que le cheval devient un peu comme toi. On avait un peu la même personnalité. On était deux gagnants, on avait la même énergie, qui se transformait en choses incroyables. En tout cas maintenant si on me demande pourquoi je l’aimais je répondrais tout simplement : Parce que c’était lui, parce que c’était moi, parce que c’était nous. »

Très affecté, démotivé, Éric Lamaze songe à se retirer définitivement de la compétition. Il s’en éloignera seulement, le virus du cheval étant le plus fort. Le grand public le redécouvre à Barcelone pour la finale de Coupe des Nations en septembre 2013 où il signe dans la grande finale un magnifique sans faute sur Powerplay salué par une ovation remarquée du public. Quelques mois plus tard au CSI de Genève, la petite flamme semble bien s’être rallumée dans les yeux du compétiteur.

A Wellington, une nouvelle fois en Coupe des Nations  le très attachant canadien signe encore un sans faute, toujours sur Powerplay, qui ouvre la voie du succès à son équipe. Au-delà de la victoire elle-même, beaucoup d’observateurs sont frappés, par l’atmosphère si  particulière qui flotte autour des cavaliers canadiens. Un mélange de décontraction, de bonne humeur, de sympathique camaraderie tout autant que d’une détermination  à gagner. Plus qu’un fighting spirit, un Lamaze spirit. Du sport comme on l’aime.

Photo : Eric Lamaze et Powerplay – Barcelone 2013-

Le Canada remporte la Coupe des Nations de Wellington

BhmDHlWIMAEZ3rWLe Canada a remporté vendredi soir devant la Grande-Bretagne et les Etats-Unis l’étape de la Coupe des Nations FEI Furusiyya qui se courait à Wellington (Floride). Seules les deux premières nations du circuit Nord-américain seront qualifiées pour la grande finale de Barcelone, en octobre 2014.

La très belle équipe du pays à la feuille d’érable était composée dun savant mélange entre les très expérimentés Éric Lamaze (Powerplay), Yann Candele (Showgirl),  l’inoxydable Ian Millar de 67 ans (Dixson), et la fraicheur de la belle trentenaire, Tiffany Foster (Victor).

Il faudra surveiller de près cette équipe lors des Jeux équestres mondiaux. « Nous avons aujourd’hui quatre formidables cavaliers et quatre formidables chevaux qui ont tous fait un super job ce soir » commentait d’ailleurs Mark Laskin, le chef d’équipe alors qu’Éric Lamaze n’a même pas eu à repartir dans la seconde manche.

Éric Lamaze, un formidable chef d’orchestre totalement remotivé, ramené au plus haut niveau par le soutien inconditionnel de ses sponsors, Carlene et Andy Ziegler (Artisan Farms),  qui lui ont permis d’acquérir en 2013 de nouveaux chevaux (Quelmec et Power Play) ainsi que pour Tiffany Foster (Verdi). Éric Lamaze toujours à l’origine également de l’acquisition et de la mise à disposition de la fabuleuse Showgirl, jument de 14 ans,  à son compatriote et ami Yann Candele.

Le triple champion de saut d’obstacles du Canada Yann Candele lui renvoyait d’ailleurs l’ascenseur hier soir en déclarant « Nous étions déjà présents à Barcelone l’an dernier pour la finale, raconte-t-il. Éric a vu la jument et a contacté le propriétaire pour me l’a confié. Car Éric n’est pas seulement un cavalier individuel, il travaille pour toute l’équipe. Je pense que le succès d’aujourd’hui est avant tout celui d’Éric et de son esprit d’équipe. Et bien sûr de Tiffany et de Ian. On va maintenant essayer d’aller de plus en plus haut. »

L’objectif, ils ne s’en cachent pas, c’est aussi celui assigné par leurs investisseurs, est de réaliser une très belle performance en France en 2014 pour les JEM. Sur cette terre normande chargée d’histoire et de souvenirs pour de nombreux nord-américains … et sur laquelle un certain Yann Candele a vu le jour.

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Beezie Madden aborde la Coupe des Nations de Wellington en grande forme

Barcelone1 271Alors qu’en Europe tous les regards se tournent vers Göteborg, dernier rendez-vous avant la finale Coupe de Monde indoor de Lyon, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est le CSIO de Wellington (Floride) qui focalise toutes les attentions.

Demain vendredi débutera la première qualificative de la Ligue Nord Américaine (Amérique, Amérique centrale et Caraïbes) pour la finale des Coupe des Nations Furusiyya FEI 2014  qui se déroulera cette année encore à Barcelone. Douze équipes sont engagées dans ce CSIO4* mais seules trois d’entre elles sont susceptibles de glaner des points : le Canada, le Mexique et les USA.

En attendant, histoire de donner le ton, Beezie Madden s’est imposée aujourd’hui de belle manière sur Cortes C dans l’épreuve de vitesse devant son compatriote McLain Ward.

Photo : Beezie Madden sur Simon