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A Calgary, Scott Brash roi en son jardin

Scott Brash et Ursula XII. ©ROLEX/KIT HOUGHTON

Scott Brash et Ursula XII. ©ROLEX/KIT HOUGHTON

De la pluie et du vent. Rien à dire. Il faisait ce week-end à Calgary (Canada) un temps à mettre un écossais dehors. En toute logique c’est donc Scott Brash sur Ursula XII qui s’impose dans le très richement doté Grand Prix Rolex de ce mythique CSI 5*. Il faut dire qu’à Spruce Meadows, le désormais 9ème au classement mondial est un peu dans son jardin. C’est sur cette pelouse qu’il y a un an, il devenait le premier cavalier à réussir le Grand Chelem Rolex. A savoir remporter successivement les GP de Genève, Aix-la-Chapelle et Calgary; parrainés par la célèbre marque horlogère Suisse.

Pour cette édition 2016 à Calgary, ils étaient 40 cavaliers au départ du Grand Prix. Une épreuve rendue atypique tant par les intempéries que le tracé du chef de piste attitré (depuis 1997) du concours, le Vénézuélien Leopoldo Palacios. La combinaison mise en place par l’homme de l’art, un triple blanc oxer-vertical sur bidet-vertical sur bidet, s’est révélée très délicate. Plus d’un cavalier, même particulièrement expérimenté, s’y est cassé les dents. Au final, quatre concurrents seulement ont su décrypter les pièges du tour et sortir sans pénalités de la première manche. Kevin Staut (For Joy Van’t Zorgvliet*HDC) et Roger-Yves Bost (Qoud’cœur de la Loge) n’en sont pas. Mais, avec seulement 4 points ils décrochent leur sésame pour la deuxième manche réservée aux douze meilleurs compétiteurs.

Au terme de celle-ci, Scott Brash et McLain Ward sont les seuls cavaliers à signer un double parcours sans faute qui ouvre la voie à un barrage au sommet dans lequel Scott Brash réalise un troisième parcours sans faute tandis que McLain Ward et HH Azur sont pénalisés d’une barre. Le podium est complété par l’italien Lorenzo de Luca associé à Ensor de Litrange LXII. Kevin Staut et Roger-Yves Bost terminent respectivement 5ème et 7ème.

A 15 ans, Ursula XII signe un très réussi retour au plus haut niveau après une longue convalescence liée à une blessure contractée en 2014. En conférence de presse, le cavalier originaire de Peebles (petite bourgade au sud de l’Ecosse) est revenu sur le long chemin parcouru avec Ursula. Le trentenaire s’est déclaré très heureux pour sa jument. « Elle a toujours été un cheval incroyable, mais n’a probablement jamais eu la reconnaissance qu’elle mérite » a-t-il tenu à souligner en faisant remarquer qu’elle avait été deuxième de si nombreuses fois.

Et Dieu créa Scott Brash

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Scott Brash vainqueur du GP de Calgary et du Grand Chelem Rolex. ©ROLEX/KIT HOUGHTON

In the pocket. Il y a ceux façon Jeroen Dubbeldam qui se focalisent sur un événement, les Championnats, et qui l’emportent. Et puis, il y a l’autre. Scott Brash, un vrai ramasse-tout, un glouton insatiable, qui domine outrageusement le jumping mondial. A défaut d’étoiles dans les yeux, l’Ecossais repart de Calgary avec des dollars dans les poches : la dotation du GP (338 000 euros) et le bonus de 1 million d’euros offert par Rolex au vainqueur de son grand chelem (Genève, Aix-la-Chapelle, Calgary). Chapeau l’artiste.

Si Scott Brash était coté en bourse, il cavalerait en tête du CAC 40. Pas encore une marque mais déjà un #Brashtag, le sujet de sa gracieuse majesté est une véritable machine à cash. Une petite entreprise qui tourne à plein, en grande partie grâce à Hello Sanctos dont les seuls gains sur l’année 2015 avoisinent le million €. La force de Scott Brash c’est toutefois de ne pas apparaître comme le cavalier d’un seul cheval mais comme un centaure capable de sortir du chapeau des montures moins connues et de gagner avec.

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Scott Brash sur Ursula XII (archives). Cliquer pour agrandir.

Jusqu’à quand et jusqu’où sont les questions qui viennent aux lèvres quand on pense au numéro 1 mondial. On ne voit pas effectivement ce que Scott Brash peut attendre de plus dans sa carrière à part le titre de champion olympique à Rio en 2016. A son apogée sportive, l’Ecossais doit prendre le temps de se retourner et de savourer l’instant. Une domination aussi outrageuse n’a pas vocation à durer. Ses petits camarades le savent bien. Ils attendent plus ou moins patiemment leur tour.

Début en fanfare pour Bosty et Quoud’Coeur de la Loge à Calgary

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On ne manquera pas de suivre Bosty et Quoud’Coeur de la Loge ce week-end dans le GP de Calgary. Un couple en forme retenu pour défendre les couleurs françaises à la fin du mois dans la finale de la Coupe des Nations à Barcelone.

Les amateurs de jumping seront contraints au grand écart ce week-end. Rome, accueillera une nouvelle étape du Global Champions Tour. Au même moment le Masters du CSI 5* de Spruce Meadows, tentera de faire oublier le vieux Continent avec un Grand Prix dominical dont le suspense sera renforcé par la cagnotte à 1M€ que tentera de décrocher Scott Brash. A travers les meilleurs pilotes au monde se livre une bataille feutrée d’horlogers. D’un côté Longines partenaire principal du GCT et de l’autre Rolex qui a cassé sa tirelire pour mettre en place un grand Chelem autour des trois concours de Genève, Aix-la-Chapelle et Calgary.

Les forces vives de l’équitation française se sont réparties entre les deux. Pénélope Leprévost, Simon Delestre et Patrice Delaveau ont fait le choix de la ville éternelle. Bosty et Kevin Staut, pour ne parler que des têtes d’affiche, n’ont pas hésité de leur côté à traverser l’Atlantique pour tenter de faire main basse sur une poignée de dollars. Bien leur en a pris. Le duo de choc s’est classé respectivement deuxième et troisième de l’épreuve à 1,60 m de mercredi qui est revenue à Kent Farrington (Uceko). Un début en fanfare donc pour Quoud’Coeur de la Loge et Elky van het Indihof HDC. A suivre …

Le classement de l’épreuve ici.

McLain Ward remporte le Grand Prix de Spruce Meadows pour la deuxième année consécutive

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McLain Ward et Rothchild (archives). Cliquer pour agrandir.

Le Grand Prix de Spruce Meadows (à Calgary au Canada) a été remporté ce week-end par McLain Ward sur son fidèle Rothchild, un hongre Belge de 14 ans reconnaissable entre tous par sa qualité de saut et des oreilles toujours orientés vers l’arrière. Le numéro 6 mondial au classement permanent Longines- FEI devance deux autres américains, Todd Minikus (Babalou 41) et Richard Spooner (Chivas Z).

Quarante-huit cavaliers étaient au départ de ce Grand Prix à 1m60 (CSI 5*) dont le tracé avait été confié au chef de piste Anthony d’Ambrosio (USA). Onze d’entre eux ont accédé au barrage d’où seuls cinq couples sont sortis avec un score vierge.

A noter la belle sixième place de la jeune américaine désormais installée au Pays-Bas, Reed Kessler sur Cylana. Eric Lamaze, dans son jardin, prend la huitième place sur Coco Bongo. Aucun Français n’était engagé dans l’épreuve.

Le classement intégral ici.