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Steve Guerdat poursuit sa course en tête de la hiérarchie mondiale

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Steve Guerdat, numéro 1 mondial serein.

Et de cinq. Pour le cinquième mois consécutif, Steve Guerdat est numéro 1 mondial dans la discipline reine de l’équitation, le saut d’obstacles. « Pourvu que ça dure » disait, avec l’accent Corse, la mère de Napoléon à propos du règne de son impérial rejeton. Philippe Guerdat a trop d’éducation et de réserve pour confier son sentiment sur la réussite de son fils qui non seulement se maintient mais creuse l’écart (+ 300 points) avec son concurrent direct, le suédois Peder Fredricson. Le nouveau sélectionneur de l’équipe du Brésil, doit pour autant éprouver une fierté paternelle bien légitime. Car plus qu’un succès passager, le Jurassien est entré dans une spirale positive qu’il espère maintenir jusqu’au Jeux de Tokyo.

Le chemin est encore long mais l’ambassadeur de choc de la maison Rolex continue à semer ses petits cailloux : une troisième Coupe du monde en avril à Göteborg avec Alamo, un cheval d’expérience et dernièrement, une deuxième place dans le GP 4* de Saint-Tropez avec une jeune jument à ce niveau de 9 ans, Flair. La force du Suisse est bien là : avoir mis en place un système qui lui permet de travailler dans la sérénité avec un piquet de chevaux qui se renouvelle.

Le contraste est hélas saisissant avec son ami Kevin Staut engagé aujourd’hui dans une période de transition qui se paye cash en termes de résultats. La conséquence logique est l’inexorable recul enregistré par la français dans le classement mondial (16ème, moins deux places) alors que le caractère inamovible de sa présence dans les 10 meilleurs mondiaux était un peu sa marque de fabrique. Et pourtant même malmené, le Normand reste le meilleur atout de l’équitation tricolore, talonné par Simon Delestre 19ème. Ne viennent ensuite dans les 50 premiers que Julien Epaillard (36ème) et, la bonne surprise, Alexis Deroubaix (47ème). Certes, il ne faut pas prêter une importance qu’il n’a pas au classement permanent mais ce système offre néanmoins une photographie objective de l’état des forces en présence. A ce titre l’effacement de la France des nations majeures semble une réalité malheureusement renforcée par le retrait progressif de grands propriétaires qui ont beaucoup dépensé ces dernières années pour offrir aux cavaliers hexagonaux des montures de premier plan.

Le classement complet, ici.

Steve Guerdat sur le toit du monde à Göteborg

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Tour d’honneur pour Steve Guerdat et Alamo. Crédit photo : FEI/Liz Gregg

Numéro 1 mondial en titre, Steve Guerdat a remporté ce dimanche, face à une concurrence féroce, la finale Coupe du monde à Göteborg attestant ainsi sa domination de la tête et des épaules de la discipline. Bravo aux organisateurs et aux compétiteurs qui nous ont fait vivre un grand moment de sport, riche en rebondissements et en émotions. Ce résultat loin d’être acquis au départ doit être mis en (grande) partie au crédit du chef de piste Espagnol Santiago Varela qui, en véritable metteur en scène, aura su mettre les acteurs en valeur et écrire un scénario d’une rare intensité. Le sacre du Jurassien, le troisième pour une finale Coupe du monde, ne doit pas éclipser ceux qui le suivent de près. A commencer par son jeune compatriote, Martin Fuchs (Clooney 51), deuxième, et celui qui aurait tant aimé s’imposer devant son public, le Suédois Peder Fredricson (Catch me not S).

Il serait tout aussi injuste de faire abstraction des performances réalisées pendant ces quelques jours par d’autres cavaliers. On pense ainsi à Daniel Deusser (Tobago Z) et à Beezie Madden (Breitling LS) pour la fluidité et la précision de leur monte mais aussi à Olivier Philippaerts qui après les 11 points de pénalité en première manche avec Legend of Love a redressé la barre pour signer un superbe sans faute en deuxième partie. Comment également ne pas saluer la trajectoire d’Eduardo Alvarez Aznar (Rokfeller de Pléville Bois Margot) surprenant leader d’un jour (vendredi) dont la régularité dans son ascension dans la hiérarchie mondiale ne peut qu’enjouer la péninsule ibérique. Il termine cette édition 2019 à la huitième place. Autre élément notable, la bonne tenue des  jeunes pousses américaines (Eve Jobs et Kelli Cruciotti) mais surtout, la révélation polonaise, Jaroslaw Skrzyczynski (41 ans). Attention, à l’Est, il y a du nouveau.

Enfin, il faut bien parler de nos Tricolores même si le pluriel est presque de trop puisque Kevin Staut a préféré jeter l’éponge en cours de route, Edesa’s Canary n’étant pas des plus à l’aise sur la piste du Scandinavian stadium. Restait donc seul en lice Olivier Robert qui aura acquis une expérience importante pour la suite. Certes l’Aquitain termine à la 13èmeplace mais Tempo de Paban aura marqué les esprits par la qualité de ses parcours. Après une première manche ratée, peut-être trop de fébrilité de la part du cavalier, Olivier Robert a retrouvé les boutons et signé une deuxième manche convaincante avec son fils de Jarnac de 12 ans. Assurément, ce cheval est à suivre de très prés.

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Olivier Robert et l’incroyable Tempo de Paban (archives)

Reste le cas de l’homme du jour, Steve Guerdat. Déterminé, méticuleux dans sa préparation des grandes échéances, le Jurassien confirme son statut à part dans la planète équestre. Aujourd’hui il est entré dans le petit cercle des triples vainqueurs de la Coupe du monde. A 36 ans seulement le Jurassien endosse un statut particulier entre légende vivante et Federer du jumping. S’il continue sur cette lancée il sera l’un des favoris pour les JO de Tokyo 2020 pour lesquels il est déjà qualifié et où il retrouvera comme chef de piste, un certain Santiago Varela. Un brin dépité malgré sa troisième placeau classement final, le Suédois Peder Fredricson, partageait ce soir à propos du vainqueur un étonnant sentiment mélange de respect et d’impuissance. « Quand Steve monte ainsi, les autres n’ont pas grand-chose à espérer. » Venant du champion d’Europe 2017, la remarque doit être méditée.

Le classement complet, ici.

Steve Guerdat prend la main dans une finale Coupe du monde en demi-teinte

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Steve Guerdat et Alamo. Crédit photo : FEI/Liz Gregg.

Ça commence bien pour Steve Guerdat. A l’issue d’un tour rapide et sans pénalités le Jurassien, associé pour l’épreuve de chasse à Alamo, a pris la tête de la finale Coupe du monde qui se déroule à Göteborg (Suède). Le numéro un mondial est talonné par un infernal trio belge composé de Pieter Devos (Apart), Olivier Philippaerts (Legend of Love) et François Mathy junior (Casanova de l’Herse). Ça commence moins bien pour les deux seuls tricolores engagés Kevin Staut (Edesa’s Cannary) et Olivier Robert (Eros) respectivement 13èmeet 15ème.

Il y a le sport et puis il y a l’écrin dans lequel il se déroule. Et disons-le franchement, pour sa 41èmeédition les installations mythiques du Scandinavium de Göteborg avec sa forme ovale et surtout ses dimensions restreintes apparaissent comme surannées, inadaptées à un sport desservi par des configurations de bac à sable. Le faible nombre de participants, seulement 33, interpelle sur l’attractivité d’une finale qui aujourd’hui a perdu tout son lustre. Le niveau hétérogène des prestations de ce jour confirment le sentiment de malaise lié à des modes de sélection plus favorables à une représentation géographique mondiale qu’à une sélection des meilleurs. Le chef de piste, l’Espagnol Santiago Varela a bien fait tout ce qu’il pouvait en montant un tour très technique mais, outre le fait de ne pas mettre en valeur les chevaux, des dimensions aussi réduites n’offrent pas la possibilité de multiplier les options et donc d’offrir un spectacle sportif susceptible de faire vibrer les spectateurs.

Demain soir vendredi, également à 18h, la compétition se poursuivra par une épreuve au barème A avec barrage. Après une journée de repos samedi, les hostilités reprendront dimanche pour une finale en deux manches avec seulement 30 cavaliers dans la première à 14h puis la deuxième à 16h réservée aux 20 meilleurs.

Les résultats de la la chasse, ici.

Le classement provisoire, là.

Steve Guerdat retrouve son rang de n°1 mondial

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Steve Guerdat

La symbolique est forte même si sportivement elle est sujette à controverse. Steve Guerdat retrouve six ans après la place de numéro 1 au classement mondial permanent. L’année 2019 se présente donc sous les meilleurs auspices pour le Jurassien dont la notoriété est également à son zénith. Plus qu’un compétiteur émérite c’est un sportif engagé dans la défense de l’éthique de son sport qui est sacré. Puisse, sa parole libre et directe dépourvue de toute langue de bois, trouver du coup un plus grand écho auprès des décideurs des instances équestres internationales peu enclins ces derniers temps à prêter attention aux remarques et suggestions des cavaliers.

Steve Guerdat grâce à ses excellents résultats lors du CHI de Genève prend donc l’ascendant sur Harrie Smolders pour 55 points qui relèguent le Batave sur la deuxième marche du podium. La suite s’annonce d’autant plus passionnante que Marcus Ehning talonne le Néerlandais décidément pris en sandwich, de 59 points… Oui mais le Centaure Allemand ne devance Mclain Ward que de 16 tous petits points. Autant dire que bien des changements sont possibles d’ici un mois.

Du côté tricolore, sans surprise, Kevin Staut réalise le meilleur résultat (12ème) devant Simon Delestre (19ème) puis Olivier Robert et Julien Epaillard respectivement 49èmeet 50ème.

Quelle importance accorder à cette fameuse ranking list ? Rappelons-ici les propos éclairés d’un autre Guerdat, Philippe, à l’occasion d’un entretien accordé au magazine de référence L’Eperon suite à son limogeage motivé officiellement par le recul des cavaliers français dans le classement mondial : « Je trouve l’argument, qui mène à celui du besoin d’entraineur, un peu fallacieux. On s’est battus au sein de la fédération, on a fait le maximum pour que, justement, nos cavaliers restent sur des circuits tels que les Coupes des nations et les Coupes du monde, qui rapportent moins de points pour la ranking que le Global Champions Tour. Et vous savez, que vous soyez 7e mondial ou 17e mondial ne change rien du tout, mais rien de rien, dans le système de concours. Et avec le staff on a toujours dit que la ranking n’avait aucune influence. D’ailleurs j’ai pris Alexandra Francart en équipe de France alors qu’elle était je ne sais combientième mondiale. Et a contratrio, il y a des cavaliers français qui se sont approchés du Top 100 et que je n’aurai jamais appelés en équipe parce qu’ils n’avaient pas les chevaux. Cédric Angot était 450e, mais ça ne m’a pas dérangé de le mettre en Coupe des Nations. Philippe Rozier est venu aux JO alors qu’il était loin du Top 100. Honnêtement, je trouve cette argument insidieux ».

Pour en revenir au retour de Steve aux commande de ce fameux classement mondial, d’autres mots de Philippe Guerdat prennent en ce début d’année une résonnance particulière : « On dit  un Guerdat se relève toujours et c’est vrai. On est des gens de la campagne, des gens de travail et on finit toujours par remonter la pente.» Pour l’un des deux en tout cas, à cette heure-ci, le résultat est atteint.

Le classement mondial complet, ici.

 

 

 

CHI de Genève : un supersonique nommé Steve Guerdat

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Heureux comme Steve Guerdat. Crédit Merrick Haydon (Revolution)

Question pilote, celui-là en est un sacré. Un surdoué amoureux de son sport de son public et de son clan. Steve Guerdat, cavalier bien nommé que l’on ne présente plus avait à cœur de briller dans la finale du Top 10 Rolex IJRC épreuve unique au monde (réservée aux dix premiers mondiaux) propre au CHI de Genève. Mission accomplie. A l’issue de deux tours d’anthologie Steve Guerdat, quasiment aussi populaire chez les Helvètes que Guillaume Tell, s’est imposée avec la classe qui le caractérise devant Henrick von Eckermann (Castello 194) et McLain Ward (Clinta).

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Le podium 2018 du Top 10 Rolex du CHI de Genève. Crédit Merrick Haydon (Revolution)

Pour sa première participation à une finale du Top 10 Rolex IJRC, le second cavalier helvétique qualifié, Martin Fuchs, malgré sa 5èmeplace et un double sans faute, ne cachait pas sa déception : « J’ai perdu un peu de temps partout. Mais dimanche sera une autre journée, et je serai en forme pour le Grand Prix. Clooney aussi !»

A l’inverse, Steve Guerdat dont on connaît le côté sombre lorsqu’il n’est pas dans les prix arborait un grand sourire. « Alamo est un cheval qui a un galop fantastique et sur une piste pareille on peut en profiter », « Je suis ravi de ma performance, je ne pouvais pas faire vraiment mieux lors de cette finale. Je suis à la fois ému et très heureux de cette nouvelle grande victoire ici, devant mon public » confiait, aux anges, le cavalier jurassien.

Et les Français dans tout ça ? Vainqueur l’an dernier, Kevin Staut, désormais 15èmemondial n’a pu défendre son titre. Tout un symbole pour une équitation tricolore en proie au doute à l’image des bruits qui courent sur le remplacement du sélectionneur national, un certain … Philippe Guerdat dont les qualités ne sont pas pourtant à démontrer.

Les résultats complets ici.

Steve Guerdat, Bianca et la reine mère

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Crédit photo : Merrick Haydon / Revolution

Certes, certes, l’histoire sportive retiendra de la 75ème édition du prestigieux CHI 5* de Windsor la victoire de Steve Guerdat et de Bianca devant Laura Kraut et Emanuele Gaudiano. Le couple le mérite bien. Le cavalier est aussi talentueux que la jument, particulièrement qualiteuse, est délicate. Restait à savoir à quel moment le génie des deux protagonistes entrerait en osmose pour réaliser LA performance.

C’est désormais chose faite. Reste le côté anecdotique d’un concours pas vraiment comme les autres. Parce que même si les côtes anglaises ne sont pas si éloignées de leurs homologues françaises, il y a bien un gouffre entre la perfide Albion et le vieux continent. Deux mondes qui parfois se rencontrent. A l’image de Steve Guerdat pourtant habitué des remises des prix sur les cinq continents aussi à l’aise aux côtés de la reine Elisabeth II qu’un Albatros contraint d’apponter pour venir chercher sa pitance sur le pont d’un chalutier.

La vieille dame (92 ans) est délicieuse avec sa tenue aux couleurs kitsch et son chapeau légendaire mais on ne s’adresse pas à la reine d’Angleterre comme au simple représentant d’une marque horlogère, fût-elle prestigieuse et Suisse. On notera donc la distance respectable entre la souveraine et le récipiendaire, protocole oblige mais aussi une retenue certaine du Jurassien. Pas question de procéder à un arrosage général au champagne. Vulgaire et trop Français. Les deux personnages sont pourtant l’un et l’autre des cavaliers dans l’âme. God save the Queen. Et Steve Guerdat aussi !

Le classement intégral du Grand Prix, ici.

La résistance s’organise face à l’impérialisme du Global Champions Tour

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Jan Tops

C’est une menace qui n’a rien de fantôme. Jan Tops, le patron du Global Champions Tour (GCT), a décidé de passer la seconde dans sa conquête des sports équestres en donnant une nouvelle ampleur à son circuit avec 5 nouvelles étapes et un niveau de dotations inégalé (35M€ au total). Sa stratégie, c’est celle de l’édredon. A savoir, asphyxier en toute discrétion la FEI et la contraindre à déréguler les compétitions au profit de son circuit. Autrement dit, substituer à la loi du sport, celle de l’argent.  Mais là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. Des cavaliers talentueux, amoureux de leur discipline, ont fait le choix courageux de s’opposer frontalement aux ambitions de Jan Tops. Une poignée d’hommes et de femmes emmenés par Steve Guerdat et Kevin Staut qui n’entendent pas plier face aux ambitions d’un seul homme. Et qui sait, leur détermination pourrait bien, à la fin, être payante.

Il est fort, très très fort ce Jan Tops. Un sens hors du commun du commerce en particulier et des affaires en général. Marchand de chevaux hors pair aidé par un passé de compétiteur sacré par un titre de champion olympique par équipe (1992), Jan Tops aurait pu se contenter de d’un patrimoine plus que respectable constitué au fil des ans. Allez savoir pourquoi, l’appétit financier de ce fils de boulangers est insatiable. Un soif de l’or qui oscille entre mégalomanie et folie des grandeurs à l’image de son petit royaume de Valkenswaard, avec ses 500 boxes noyés dans une débauche de luxe. A décharge pour l’intéressé, celui-ci n’a jamais caché que son modèle était celui de la Formule 1 avec lui-même dans le rôle de Bernie Ecclestone, le grand argentier tout puissant.

Pour atteindre ce rêve, il fallait pouvoir disposer d’une manne financière quasi-inépuisable. C’est là où les Qataris entrent en jeu. Pourtant, l’importance des flux financiers brassés par le système suscite bien des interrogations. Tout autant que la réussite exponentielle du Hollandais et le manque de transparence qui l’entoure. Son poids est aujourd’hui tel que rares sont ceux qui sont prêts à le contrarier. A commencer par les dirigeants de la FEI qui après avoir perdu une première manche sur le terrain juridique ont totalement retourné leur veste en début d’année 2017 en signant un protocole d’accord  soit-disant « gagnant-gagnant » avec les propriétaires du GCT. En fait, un accord de dupes conclu sur le dos des compétiteurs.

On pensait la partie pliée et les mauvaises têtes, celles qui préfèrent les Coupes des Nations  aux étapes lucratives du Global, au piquet pour un moment. Mais le vent a peut être commencé à tourner. A Lyon notamment. Parce qu’Equita, concours ancré dans le paysage hexagonal et fort d’un public fidèle, a démontré qu’aucune star du 5* n’est irremplaçable et que le vivier de cavaliers talentueux et de chevaux hors-normes ne se limite pas à une poignée de grosses fortunes qui pensent avoir trouvé dans le jumping une distraction pour dépenser leur argent. La qualité du sport délivré est la clé et le public, souvent composé de connaisseurs, ne s’y trompe pas. Cela veut dire que l’accès au plus haut-niveau, les 5*, ne peut se faire pour l’essentiel sur des critères financiers avec une sélection par des droits d’accès payants mais bien, en fonction de résultats sportifs.

Ça tombe bien. L’association des cavaliers internationaux de saut d’obstacles (IJRC) qui est seule détentrice des droits techniques du classement mondial de saut d’obstacles rappelle qu’elle ne jouera pas les potiches. Steve Guerdat qui en est l’un des représentants les plus éminents a précisé clairement la position de l’IJRC : « Notre but est d’attribuer des points aux rankings uniquement lors de concours offrant du bon sport et pas à des manifestations ouvertes aux cavaliers ayant les moyens d’acheter leur participation. Nous devons trouver le meilleur système pour atteindre notre but et protéger le vrai sport ».

L’IJRC ne fait pourtant que demander le respect des règles votées lors de l’Assemblée générale de la FEI en 2016 selon lesquelles la clé de répartition de l’accès au CSI 5* devrait être la suivante : 60% des cavaliers inscrits au concours, selon le classement mondial, 20% pour la fédération nationale du pays hôte, 20% pour le comité d’organisation. Or le système commercial porté par Jan Tops s’affranchit de cette ventilation pour retenir la suivante : 30% de cavaliers issus du classement mondial, 10% de cavaliers du pays hôte et 60% de cavaliers inscrits dans une équipe pour lesquelles le droit d’entrée est de 2 M€ ! Tout le scandale actuel, c’est que dans ces conditions, les épreuves du GCT qui ne respectent pas les règles ne devraient pas attribuer de points pour le classement mondial or, c’est bien le cas. Ce qui favorise de fait les cavaliers les plus fortunés capables de s’engager dans le GCT.

La position de l’IJRC sera-t-elle déterminante ou n’est-elle qu’un coup d’épée dans l’eau face au rouleau compresseur du GCT ? Difficile à dire pour l’instant mais quelques grands propriétaires de chevaux entrent à leur tour dans la danse pour soutenir la position des cavaliers. Le combat à des allures de David contre Goliath mais on sait depuis 2007 et la crise des subprimes que dans le milieu de la finance, le too big to fail est un leurre. Il suffirait d’ailleurs que les fédérations nationales imposent la participation  en Coupe des Nations pour être sélectionnable dans les grands rendez-vous (Jeux Équestres Mondiaux, championnats d’Europe, Jeux Olympiques) pour enlever de l’attractivité au GCT. De là à dire que l’organisation de Jan Tops est un colosse aux pieds d’argile, il y a un pas qu’il serait imprudent de franchir.

Nino des Buissonnets-Steve Guerdat : l’adieu aux larmes

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets. Le couple est désormais entré dans la légende des sports équestres. Cliquer pour agrandir.

Il a les épaules larges et solides, la démarche assurée et, n’est pas du genre à tergiverser pour prendre une décision. Steve Guerdat est un un grand champion. Un champion olympique. Un demi-dieu donc. Autant dire que lorsqu’on voit des larmes couler sur les joues d’un gaillard de cette trempe, c’est que l’émotion est bien là. Qu’elle est réelle et en aucun cas surjouée. Oui mais voilà, si amour rime parfois avec toujours, tout à une fin à commencer par la carrière des chevaux de CSO, cracks compris.

« Je pense que « Nino » est devenu une légende, non seulement en raison de sa médaille d’or olympique, mais également grâce à son doublé dans le Majeur de Genève. Il a également été classé, entre autres, deuxième à deux reprises en finale de Coupe du monde. Il n’a pas fait beaucoup de concours mais presqu’à chaque fois, ses sorties se sont soldées par un gros résultat. Et aujourd’hui, il est toujours en superbe condition. Il n’a pas été seulement mon meilleur cheval, mais certainement aussi l’un des meilleurs chevaux de l’histoire » confie non sans fierté Steve Guerdat.

Deux fortes personnalités, hors normes et, beaucoup d’affection sans doute réciproque. « La relation entre un cavalier et sa monture est une histoire d’amour. Elle se construit jour après jour » avoue Steve Guerdat. Etrange bonhomme que cet athlète si réservé, à l’image de son père, et qui n’hésite pas pour autant à avouer au grand jour devant des milliers de personnes son attachement et sa reconnaissance à « Flying Nino ».

Dimanche, à Palexpo (Genève), chez lui, devant son public, le Jurassien a fendu l’armure, pour son Nino. Si les chevaux de haut niveau sont d’étranges animaux, mélange de puissance et d’une très grande fragilité, les cavaliers finissent par leur ressembler. Eux si froids dans leur tête, au mental d’acier sont capables de fondre en larmes et d’avouer leurs sentiments profonds. C’est ça aussi la beauté du sport. Derrière toute belle mécanique humaine ou animale, il y a un petit coeur qui bat. Alors bonne retraite Nino et bonne continuation M. Guerdat. Vous venez de signer votre dernier sans faute. Le plus beau et le plus émouvant.

Steve Guerdat : « la FEI ne nous prend pas au sérieux »

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Steve Guerdat

Ce n’est pas encore une mutinerie mais ça pourrait finir par le devenir. L’Assemblée générale de l’IJRC (International Jumping Riders Club), le Club des cavaliers de saut d’obstacles internationaux qui s’est tenue vendredi matin à Genève parallèlement au CHI a donné lieu à une rare expression de mécontentement. Les meilleurs athlètes mondiaux de la discipline sont furieux de n’avoir été ni consultés ni entendus par la FEI (et parfois leurs propres fédérations) sur le changement de format de l’épreuve par équipe aux Jeux olympiques.

Le torchon brûle, à défaut du lac. Les stars du jumping mondial sont en colère et l’ont clairement manifesté, les yeux dans les yeux à Sabrina Ibañez. En l’absence regrettée d’Ingmar de Vos, le Président, c’est en effet à la Secrétaire Générale de la FEI qu’est revenue la délicate tâche de tenter d’expliquer l’intérêt d’une réforme adoptée par les instances équestres internationales malgré les mises en garde répétées des principaux intéressés à savoir, les cavaliers. Une mission quasi impossible qui n’a pas convaincu les athlètes. A défaut, ceux-ci en ont profité pour vider leur sac.

Steve Guerdat, local de l’étape, n’a pas mâché ses mots. «L’absence de Monsieur De Vos (retenu à Hong Kong ndlr) est une preuve que la FEI ne nous prend pas au sérieux et ne nous respecte pas. La lettre qu’il nous a adressée concernant les problèmes dont nous débattons actuellement était irrespectueuse, alors que nous méritons une reconnaissance. Nous sommes les cavaliers, ceux qui font ce sport, mais on nous a traités comme des clowns», a assené le charismatique champion olympique de 2012.

«Ce nouveau format n’a aucun sens. Ca enlève toute l’excitation de la compétition. Et on ne vendra pas plus de droits TV si ça ridiculise notre sport, qui reste un sport dangereux» a renchéri Eric Lamaze, autre champion olympique. «On va se retrouver avec des gens qui vont se mettre à le pratiquer n’importe comment juste pour pouvoir participer aux JO. Ca va tuer le saut d’obstacles» a poursuivi le Canadien. Un avis largement partagé par ses pairs à l’image de l’Irlandais Cian O’Connor : «ce n’est pas comme en athlétisme, où on peut avoir un type venu de Mongolie-Extérieure qui arrive cinq minutes derrière les autres. Ca ne fera de mal à personne. Mais se retrouver avec des athlètes qui ne sont pas en état de franchir un parcours de saut olympique, en défonçant toutes les barres, ça sera du carnage ».

Les chiens aboient, la caravane passe. Peu importe l’exaspération des cavaliers, la réforme engagée par la FEI ne devrait pas être remise en cause par le CIO qui doit désormais l’approuver. Dès les Jeux de Tokyo en 2020, les équipes en saut d’obstacles devraient donc être composées de trois couples cavalier-cheval et plus quatre. Point positif cette modification permettra, dans un souci d’universalisme et surtout d’audimat tv, de passer de 15 équipes de 4 cavaliers, représentant 28 nations, à 20 équipes de 3 cavaliers incluant 33 pays. Points négatifs, le risque d’abaissement du niveau et le fait qu’il ne sera plus possible de retirer le plus mauvais résultat de l’équipe de 4 ce qui pourrait contraindre à faire concourir un cheval coûte que coûte afin d’éviter l’élimination de l’équipe.

La FEI, par la voix de sa Secrétaire Générale, s’est défaussée sur le CIO pour qui la question de l’élargissement de l’audience serait non négociable. L’important, ce n’est plus de participer mais bien les droits tv…

Nino des Buissonets tire sa révérence

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Flying Nino et Steve Guerdat en action.

L’opération « déstockage » continue dans l’élite des écuries de saut d’obstacles. Après Patrice Delaveau et le Haras des Coudrettes, c’est au tour de Steve Guerdat de mettre un terme à la carrière sportive de l’un de ces cracks. En l’espèce son partenaire olympique de 2012 : Nino des Buissonnets. « Flying Nino » comme il a été rebaptisé quittera la scène sportive par la grande porte. Il raccrochera ses fers au porte-manteau à Palexpo, en terres suisses, le 11 décembre prochain, une semaine après Ornella et Orient Express. « C’est le moment et l’endroit pour arrêter » confie son cavalier.

Un dernier petit tour dans le Grand Prix Rolex puis s’en va. Conformément à ce que souhaite Steve Guerdat, Nino arrêtera sa carrière sportive au meilleur de sa forme, sans connaître la décadence physique, sans être un champion diminué. Une attention délicate permise par Urs E. Schwarzenbach, le discret propriétaire  du hongre de bientôt 16 ans.

Nino des Buissonnets sous la selle de Steve Guerdat

Nino des Buissonnets sous la selle de Steve Guerdat

Bianca fait son show aux Stephex Maters

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Steve Guerdat et Bianca dans le GP Rolex des Stephex Masters. Crédit : Scoopdyga

Si les lauriers de la victoire sont revenus au belge Niels Bruynseels sur Cas de Liberté dans le Grand Prix du Brussels Stephex Masters le week-end dernier, c’est bien la jument de Steve Guerdat qui a marqué les esprits. Le Suisse se classe deuxième à l’issue d’un double sans faute avec Bianca, une jument très prometteuse qui pourtant n’a débuté les GP qu’au printemps de cette année.

Le Jurassien n’est pas du genre à se contenter d’une deuxième place. Et pourtant, étrangement il avait le sourire à l’issue de son barrage, conscient de la qualité de la monture sous sa selle.
« C’est fantastique d’avoir un cheval comme ça. J’ai toujours cru dans cette jument, mais quand vous amenez un nouveau cheval jusqu’au niveau Grand Prix il y a toujours de nouvelles questions pour lesquelles vous ne connaissez pas les réponses. Elle a sauté incroyable toute la semaine. Mon sentiment dessus est encore meilleur qu’il n’y paraît » a déclaré le champion olympique de Londres visiblement satisfait à l’issue de l’épreuve.

Douzième dans la grosse épreuve du jeudi (1m50), troisième dans l’épreuve du vendredi soir (toujours 1m50), Bianca réalise la performance de n’avoir fait tomber aucune barre sur toute la durée du concours.

A seulement 10 ans, cette fille de Balou du Rouet semble avoir un bel avenir devant elle. «Elle était déjà très bien au CSI 5* de Saint-Moritz la semaine dernière, où nous avons participé à des épreuves à 1,40m. Aujourd’hui, elle était double sans-faute et sautait de mieux en mieux. J’ai toujours su que c’était une excellente jument. Je pense qu’elle pourra être encore meilleure et plus rapide dans quelques mois » a prévenu son cavalier.

Le classement du GP ici.

Steve Guerdat et Nino en route pour de nouvelles aventures

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Nino des Buissonnets et Steve Guerdat (archives)

Steve Guerdat n’avait pas caché sa déception et sa tristesse à l’issue de la finale individuelle des Jeux Olympiques. Le champion olympique de Londres voulait offrir à son cheval de coeur une sortie – progressive – de la compétition. Las, la seule médaille glanée est en chocolat avec la pire des places, la 4ème … au pied du podium. Mais notre Suisse préféré à du rebond. Via son compte Facebook, le Jurassien a donné de ses nouvelles mercredi 31 août dans la soirée. Elles sont bonnes. Rendez-vous est déjà donné au prestigieux CHI 5* de Genève qui se déroulera du 8 au 11 décembre à Palexpo. Nous reproduisons ci-dessous l’intégralité du message de Steve Guerdat en souhaitant  à ce couple exceptionnel une continuation à la hauteur de leur talent.

« Bonsoir à tous,

Je voulais vous écrire quelques lignes pour vous donner des nouvelles, pour vous dire que moi et Nino on est en pleine forme.

Alors oui le moral a déjà été meilleur et oui Rio est encore dans ma tête et continue de me donner des migraines mais je suis sûr que vous ne m’en voudrez pas pour ça. D’un autre côté je suis aussi très fier de ce que nous avons réalisé et encore plus de tous les messages et tous les compliments que tant de gens nous ont fait, j’en ai la chair de poule! La vie est tellement bonne envers moi, me privilégiant jours après jours et c’est pour cette raison que je voulais vous remercier.
Que de chemin parcouru depuis Londres et tant de choses formidables me sont arrivées, la même équipe derrière moi aux écuries totalement dévouée à moi et au bien-être de nos chevaux, que se soit mes grooms, cavaliers, vétérinaire ou maréchal, mes propriétaires et sponsors qui me soutiennent dans toutes les situations, les fans toujours plus nombreux et toujours plus encourageants, ma famille et mes amis toujours aussi présents et aimants, tous ensembles nous avons vécu des moments magiques grâce à tous ces magnifiques chevaux.

J’aimerais par dessus tout remercier celui qui rend ma vie encore meilleure tous les jours, Nino. Même si je suis bien conscient qu’il ne lira ni ne comprendra ce message je me dois de lui adresser quelques lignes car rien de tout ça ne serait possible sans lui. Alors oui c’est moi qui fixe les objectifs mais je suis absolument persuadé que lui aussi aime ces grands moments plus que tout au monde, il n’y a qu’à voire comme il se surpasse à chaque foi que la foule l’attend…. Moi et Lui nous sommes entraînés comme jamais encore et je suis certain que nous étions dans la forme de notre vie, nous étions prêts à écrire une page d’histoire mais malheureusement le sport en a décidé autrement, c’était tellement génial de faire partie du barrage mais cette petite touchette nous coûte ce que tant de gens souhaitaient et surtout ce que Nino méritait tant, une 2ème médaille individuelle. Même si finir 4ème au JO peut paraître cruel il faut aussi savoir l’accepter et c’est se que j’essaye de faire jours après jours, le fait d’avoir trois couples d’exception et de véritables hommes de chevaux sur le podium m’aide à me faire une raison, car ils l’ont vraiment mérité.

Nino a été absolument irréprochable, comme toujours d’ailleurs, il est simplement unique et pour moi le plus grand à jamais. Nous ne ferons plus de championnats ensemble car il a déjà tellement donné et je n’ai pas envie de faire celui de trop. Il est rentré en pleine forme de Rio et si tout va bien j’aimerais bien le monter à Genève évidemment. On verra pour la suite mais sans ces grands championnats il est sûr qu’il y aura beaucoup moins de pression pour lui et tant qu’il aura envie de sauter alors il continuera. Merci Nino pour avoir tout donné pour moi, une fois de plus, et pour avoir fait vibrer tant de monde qui t’admire à ta juste valeur, telle Jalisca il y a quelques années, tu es une star. Je t’aime

Merci encore à vous tous, du fond du cœur, de nous suivre et de nous soutenir et en route pour de nouvelles aventures.

Steve »

m.a.j à 9h38

La page se tourne pour Nino des Buissonnets

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets (archives)

Guerdat père et fils. Le premier, peut être satisfait. Il a plus qu’atteint son objectif. Il repart de Rio auréolé du titre olympique par équipe décroché par l’équipe de France. Une joie amoindrie par la déception du fils, champion olympique sortant qui échoue au pied du podium, à la plus mauvaise place, la 4ème.

« Je rêvais depuis quatre ans de défendre mon titre avec Nino et j’ai tout fait pour lui offrir une sortie grandiose. Il a sauté de façon si magnifique les deux tours, il ne méritait pas cette petite faute au barrage et de finir 4ème, un tel cheval d’exception c’est dur » a expliqué le Jurassien qui n’a pu retenir ses larmes au moment de faire part de ses confidences à la Radio-Télevision Suisse (RTS).

« Le but était de gagner une médaille. C’est toujours beau de gagner, et c’est toujours dur de perdre » a expliqué Steve Guerdat qui avait pourtant consacré à son hongre selle Français une préparation très affûtée. Philosophe malgré lui, le cavalier de Nino a reconnu que, « Tout se joue à des détails à ce niveau-là. Mais c’est la vie ». Le détail, en l’espèce, ce sont les 99 centièmes qui le séparent d’Eric Lamaze (Fine Lady 5) heureux récipiendaire de la médaille de bronze.

C’est incontestablement une parenthèse qui se ferme pour le champion olympique de Londres. Non au regard de son avenir sportif qui demeure prometteur mais par rapport au couple qu’il forme avec Nino. A 15 ans, ce fils de Kannan et Hermine du Prelet – né en France, chez Caroline et Nicolas Deroubaix – s’achemine doucement vers sa retraite sportive. Une transition délicate à gérer pour son cavalier qui entretient avec lui une relation très forte. A grand cheval, sortie par la grande porte. Celle des Jeux Olympiques s’étant refermée, il faudra, sans précipitation mais avec lucidité, en trouver une autre. On peut faire confiance à Steve Guerdat et à son entourage – sans oublier Urs Schwarzenbach le milliardaire Suisse propriétaire de Nino et mécène de Steve – pour faire bien les choses.

Göteborg : rien n’est perdu pour les Français

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Leader au classement provisoire, Steve Guerdat n’est pas du genre à lâcher l’affaire. Le Jurassien tentera de conserver son titre  lundi avec Corbinian même si ce dernier manque d’expérience à ce niveau.

Rien n’est perdu mais, tout reste à faire. On l’avait exprimé dans ces colonnes devant les élans de chauvinisme de certains : attention à ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. A l’issue du deuxième jour de compétition, l’adage confirme toute sa pertinence. Le coq français est toujours sur ces deux pattes… mais avec quelques plumes en moins.

Dans le match France-Allemagne qui constitue le fil rouge de cette finale Coupe du monde, nos voisins d’Outre-rhin ont pris leur revanche. On retiendra surtout de cette deuxième manche la solidité allemande, et en creux la fragilité française. Certes nos Bleus sont capables de génie, mais sur la distance, ce sont bien les allemands qui impressionnent.

A commencer par Christian Ahlmann. Pénalisé vendredi de 8 points de pénalité dans la chasse avec Colorit, le cavalier des Z a resserré les boulons avec Taloubet Z et s’est imposé sans difficulté dans la deuxième épreuve. Une performance qui lui ouvre des perspectives de podium puisqu’il n’est plus qu’à 8 points de pénalité du leader, Steve Guerdat. Plus discret mais deuxième au classement provisoire, Marcus Ehning attend son heure, tapi dans l’ombre. Les deux fautes au barrage de Cornado NRW confirment toutefois que tout dieu qu’il est, une mauvaise surprise est toujours possible. Privé de barrage à la suite d’une barre en première manche Daniel Deusser et son Cornet d’Amour sont également idéalement placés pour tenter de reproduire leur exploit de 2014 lorsqu’ils s’étaient imposés lors de la finale à Lyon.

Côté Français, la bande des quatre s’est scindée en deux. Patrice Delaveau (Lacrimoso 3 HDC) et Kevin Staut (For Joy van’t Zorvliet*HDC) semblent désormais hors du coup avec 13 points de pénalité au classement général.

Touchés mais pas coulés. Avec une faute chacun dans la première manche Pénélope Leprevost et Simon Delestre ont mangé leur crédit mais peuvent encore espérer un podium et pourquoi pas la victoire. En homme averti, Philippe Guerdat relève qu’il reste encore deux gros parcours à sauter. Ce qui amène le sélectionneur national à déclare avec son délicieux accent suisse « j’ai bon espoir« .

Du côté de la famille Guerdat justement, il convient de s’intéresser au fils puisqu’il est en tête au classement provisoire. Le Jurassien a pour lui une détermination et une soif de victoire impressionnante. En revanche des interrogations subsistent sur le fait de savoir si Corbinian est un vrai cheval de championnat capable d’être régulier jusqu’à la fin, s’il en a le mental autant que le physique.

Corbinian en effet n’est qu’un second choix. Un choix par défaut liè à la nécessité de conserver une plage de repos à Nino des Buissonnets dans la perspective des JO de Rio.  Son cavalier en a bien conscience mais assure qu’il tentera crânement sa chance « C’était très difficile et Corbinian m’a épaté, il était totalement avec moi. Il se présente très bien, mais on verra s’il digère tout ça d’ici à lundi, il a encore dû courir le barrage et il n’a jamais enchaîné autant de parcours aussi difficiles, mais j’ai un très bon sentiment« .

Alors oui, une chose est sûre, l’après-midi de lundi s’annonce palpitante et passionnante avec pourquoi pas en ce week-end Pascal, un miracle du côté des Bleus.

Le classement général provisoire ici.

Suisse : les dieux du stade (équestre) à l’honneur

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets, couple olympique.

C’est une bien belle idée. On ne sait pas trop à qui en revient la paternité mais, le magazine Le cavalier Romand, le Musée du cheval de la Sarraz ainsi que la Fédération Suisse des Sports Equestres se sont associés pour réaliser une exposition au titre alléchant : L’Olympe des Cavaliers Suisses.

A l’occasion des prochains Jeux Olympiques de Rio, nos amis Helvètes ont souhaité rendre hommage à leurs compatriotes qui ont porté haut les couleurs de la patrie de Guillaume Tell. L’exposition revient à travers des photos mais aussi des objets très divers sur la période 1924-2012.

1924 correspond en effet à la première participation de cavaliers suisses à une olympiade, celle de Paris en l’occurence. 2012, correspond à la dernière, celle de Londres marquée par la médaille d’or de Steve Guerdat en CSO. On comprend d’ailleurs mieux l’engouement suscité par ce titre quand on apprend que notre Jurassien préféré a remporté le deuxième titre olympique en saut, de nombreuses années après Alphonse Gemuseus en 1924 justement, sur une jument répondant au doux nom de Lucette.

L’intérêt de cette exposition tient également aux très nombreuses anecdotes croustillantes qui la jalonnent comme autant de petits cailloux blancs rappelées par des films, des médailles, du matériel d’équitation… C’est toute la petite histoire qui donne vie par ce biais à la grande. Cinq médaillés dont Steve Guerdat mais aussi la championne olympique de dressage Christine Stückelberger sont attendus pour le vernissage de l’exposition programmé le 30 mars prochain.

Cette rétrospective est également l’occasion de rendre hommage à des cavaliers un peu trop vite effacés des mémoires tel que Willi Melliger, un nom qui parlera aux plus anciens, médaillé d’argent à Atlanta en 1996 mais aussi à Sydney en 2000 avec son géant Calvaro V.

Si vous faites le détour par la Suisse, vous avez de la chance. N’hésitez pas à vous arrêter au château de la Sarraz qui accueille l’exposition d’avril à octobre.

Nasa et Steve Guerdat, c’est fini

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Nasa et Steve Guerdat lors du Derby de La Baule (2015) où le couple devait prendre la 3ème place.

On ne verra plus Nasa évoluer sous la selle de Steve Guerdat. La belle jument grise (SF) de 15 ans, propriété d’Urs Schwarzenbach, avec laquelle le cavalier Jurassien avait notamment remporté le Grand Prix du CSI de Zurich en 2012 a été vendue à la jeune cavalière espagnole Paloma Jimenez-Carmona Gonzalez (19 ans).

Nasa, fille de Cumano et de Babischka (par Prince d’Elle) a débuté sa carrière internationale sous la selle de Michel Hécart avant d’être montée par le Belge Niels Bruynseels qui, en 2001,  se classe 2ème dans le   Grand Prix du CSIO 5* de Calgary.

Quelques mois plus tard Steve Guerdat récupère la jument avec laquelle il défend les couleurs de la Suisse en Coupe des Nations et enregistre de beaux résultats au plus haut-niveau dans les CSI 5*.

 

 

CHI de Genève : Steve Guerdat remet les pendules à l’heure

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Steve GUERDAT et Nino des Buissonnets.  ©ROLEX/KIT HOUGHTON

Ça, c’est fait. Dans le sport, il faut savoir terminer un match ou, une saison. Bousculé sur le terrain juridique par des suspicions de dopage avant d’être définitivement blanchi quelques mois plus tard Steve Guerdat a connu une année 2015 difficile. La suspension injuste dont il a été victime avec Nino des Buissonets appartient définitivement au passé. L’épreuve a rendu le couple olympique encore plus fort. Suffisamment pour qu’il remette les pendules à l’heure, chez lui à Genève, devant son public en remportant le Grand Prix Rolex, l’un des plus difficiles au monde. Pour Simon Delestre (Qlassic Bois Margot) et Éric Lamaze (Fine Lady 5) c’est aussi Noel avant heure. Ils prennent respectivement la deuxième et la troisième place du podium.

Si le Jurassien confirme son statut de très grand champion, Simon Delestre force le respect. Inscrit dans un courant ascensionnel qui l’a propulsé aujourd’hui au 4ème rang mondial, le Français frise l’exploit de trois petits centièmes.

Réaliste Steve Guerdat relavait ainsi que, «Les écarts se rétrécissent au haut niveau. On doit prendre de plus en plus de risques. Il est vrai que le début du barrage n’était pas idéal pour Nino avec le mur et le bidet, où il prend beaucoup de hauteur. Il a prouvé que c’est lui le génie. C’est un cheval exceptionnel et c’est essentiel pour réussir à battre les collègues». Or justement, questions montures le Lorrain peut s’appuyer sur deux chevaux totalement différents mais, de très grande qualité.

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Simon DELESTRE et Qlassic Bois Margot. ©ROLEX/KIT HOUGHTON

La régularité du Français dans les classements est incontestablement la marque des grands champions. A ce titre, toutes les planètes sont alignées pour que l’année 2016 soit l’année Simon Delestre.

Le classement intégral ici.

La FEI reconnaît que Steve Guerdat n’a pas dopé ses chevaux

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Champagne pour Steve Guerdat

Champagne ! Un épisode pénible et douloureux se clôt pour Steve Guerdat. Sur la base des preuves concluantes et détaillées fournies par le champion olympique, la FEI a reconnu aujourd’hui dans un communiqué que les contrôles anti-dopage positifs de Nasa et Nino des Buissonnets étaient liés à une contamination alimentaire due à des graines de pavot somnifère. La FEI relève également qu’il n’existe aucune preuve d’un comportement fautif de la part du cavalier.

Dans de telles circonstances, le mot de la fin doit revenir au principal intéressé qui n’a pas manqué de réagir sur son site officiel. «Je suis ravi d’avoir été complètement réhabilité et lavé par la FEI et le Tribunal de la FEI de tout soupçon de dopage. Je suis heureux et satisfait que les preuves que j’ai apportées au dossier confirment en tous points que les circonstances de la contamination alimentaire étaient exceptionnelles et que nous cavaliers, avons agi en tout temps de manière très professionnelle et diligente, sans aucune négligence ou de manière intentionnelle. Pour moi, le bien-être de mes chevaux est la priorité absolue dans mon travail au quotidien en tant que détenteur de chevaux et de cavalier de saut d’obstacles. La décision des juges est extrêmement importante pour moi, cela signifie que mes chevaux et moi pouvons enfin à nouveau concentrer toute notre énergie sur les aspects purement sportifs ».

Steve Guerdat souhaite toutefois que toutes les leçons soient tirées des soupçons qui l’ont injustement accablé. « Nous, cavaliers de saut d’obstacles, avons des devoirs de diligence à remplir dans la lutte antidopage, pour le bien-être des animaux et dans notre propre intérêt et celui des sports équestres. Je suis tout à fait d’accord avec la ligne de la FEI dans la lutte antidopage et je me suis toujours prononcé clairement en sa faveur en tant que sportif et détenteur de chevaux. Cependant, il apparait évident aujourd’hui que les personnes responsables devront réfléchir à la manière d’optimiser la procédure et les lignes directrices valables actuellement afin qu’à l’avenir un soupçon non prouvé de faute du cavalier, comme dans mon cas, soit traité de manière approfondie avant que des accusations injustifiées – avec les conséquences pour la réputation de la personne concernée qu’elles engendrent – ne soient rendues publiques.»

Suspension maintenue pour Nino des Buissonnets

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets. Cliquer pour agrandir.

11/08/2015. Dura lex sed lex. La commission de sélection de la discipline Saut de la Fédération Suisse des Sports Équestres a arrêté son choix lundi 10 Août, date de clôture des inscriptions définitives pour les Championnats d’Europe 2015. Cette décision tardive visait à pouvoir intégrer un éventuel revirement de la FEI sur la suspension notamment de Nino des Buissonnets. A la demande de Steve Guerdat, le Tribunal de la FEI a réexaminé le dossier mais maintenu les suspensions de Nino et Nasa jusqu’au 19 septembre. Faute de monture, le champion olympique ne disputera donc pas le Championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle.

Niklaus Rutschi (Windsor XY) prend la place du cavalier jurassien dans une selection helvétique composée de Romain Duguet (Quorida du Treho), Paul Estermann (Castlefield Eclipse), Martin Fuchs (Clooney III) et Janika Sprunger (Bonne Chance CW).

Le seul élément nouveau versé au dossier était venu le 5 août du fabricant d’aliments pour animaux Swissfritz qui a informé ses clients et la Fédération Suisse des Sports Équestres que quelques-uns des aliments livrés étaient, selon toute probabilité, contaminés par des graines de pavot sans pouvoir encore préciser la source de la contamination.

Affaire Guerdat : le jugement de Salomon de la FEI

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets lors des JEM 2015.

Lors de son audition téléphonique de la semaine dernière avec les instances de la FEI, Steve Guerdat avait sollicité la levée rapide de la suspension provisoire dont deux de ses chevaux et lui-même étaient l’objet suite à un contrôle antidopage positif lors du CSIO de La Baule. Lundi 27 juillet le Tribunal de la FEI a fait part de sa décision, digne de Salomon. La suspension est levée avec effet immédiat pour le cavalier mais pas pour ses montures, Nino des Buissonnets et Nasa, qui demeurent interdits de compétition pour deux mois.

Ce faisant, le Tribunal reconnaît que le caractère positif des contrôles est très probablement lié à une contamination alimentaire indépendante de la volonté du cavalier. Pour autant la FEI ne peut feindre d’ignorer que des substances interdites ont été retrouvées dans l’organisme des chevaux, elle maintient donc la suspension provisoire de ceux-ci tant que la contamination alimentaire suspectée n’est pas établie.

Blanchi moralement, le Jurassien est maintenu dans une situation sportive très délicate qui le prive notamment de participation aux Championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle, fin août. Une situation qui, par ricochet, pourrait faire s’évanouir l’objectif de qualification de l’équipe Suisse aux Jeux Olympiques de Rio 2016.

Certains commentateurs s’étonnent de la sévérité de la décision du Tribunal au regard du fait que dans des cas similaires, liés à la détection des mêmes substances, les charges avaient été abandonnées contre les cavaliers et les chevaux. A croire que la FEI ne voulait pas donner l’impression d’une trop grande complaisance à l’égard du champion olympique en titre. A moins, et on peut l’espérer, que les juges aient estimé que la preuve de la contamination alimentaire n’est qu’une affaire de jours.

Affaire Guerdat : la parole à la défense

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Steve Guerdat. Cliquer pour agrandir.

Comme l’y autorise le règlement de la Fédération Équestre Internationale, Steve Guerdat a tenu à faire part de ses explications aux instances sportives équestres suite à sa suspension pour résultats positifs à l’issue d’un contrôle anti-dopage réalisé au CSIO de La Baule. Ces échanges se sont déroulés jeudi 23 juillet par le biais d’une conférence téléphonique comme l’autorise la procédure. Le champion olympique était assisté de son avocat, de son conseiller juridique, du vétérinaire de la Fédération Suisse des Sports Équestres) ainsi que de son propre vétérinaire.

Sans surprise, le Jurassien a demandé la levée de sa suspension provisoire de 2 mois en faisant reposer son argumentation sur une contamination alimentaire involontaire. Le site Suisse « Le Cavalier Romand » reprend le courrier d’une de ses lectrices, Isabel Balitzer-Domon, qui avance une explication possible aux contrôles positifs. Selon cet éleveur, cavalière et ancienne journaliste, la présence de coquelicot dans le foin pourrait être en cause. « Toutes les variétés de Papaver (nom scientifique du coquelicot) contiennent des alcaloïdes opiacés dont les plus connus sont la codéine et la morphine… soit précisément les substances qui ont été retrouvées sur Nino et Nasa » écrit notamment Isabel Balitzer-Domon. Une explication qui concorde avec celle du Dr Charles Trolliet, vétérinaire et président de la Fédération suisse des sports équestres (FSSE) qui rappelle dans un entretien accordé à la télévision Suisse (RTS) que trois suspensions ont été levées en décembre dernier avec des chevaux positifs aux mêmes substances que celles relevées dans les organismes des chevaux du champion suisse ( pour voir la vidéo cliquez ici).

La balle est désormais dans le camp du Tribunal de la FEI qui doit examiner le plaidoyer présenté par Steve Guerdat et rendre sous peu son verdict, en début de semaine prochaine selon certaines sources.

Le champion olympique de Londres en 2012 a reçu un très large soutien du monde équestre et notamment de ses pairs, à l’image de celui de Gregory Wathelet. La suspension en cours est particulièrement problématique pour Steve Guerdat qui en l’état ne pourrait participer eux championnats d’Europe à Aix-la-Chapelle en août mais aussi, pour l’équipe Suisse de CSO qui doit gagner sur les terrains sa qualification pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016.

Soutien à Steve Guerdat

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Quel gâchis. La victoire de Steve Guerdat associé à Nino des Buissonnets avait donné lieu à l’une des très rares manifestations de joie du cavalier Suisse d’un tempérament plutôt réservé.

La victoire était trop belle, et la joie de Steve Guerdat trop éclatante. Il fallait bien que quelque chose vienne gâcher la fête. Deux mois après la superbe victoire du Jurassien dans le Grand Prix du CSI 5* de la Baule, la FEI, dans un communiqué très prudent, indique avoir suspendu automatiquement pour deux mois à titre provisoire le champion Suisse en raison de résultats positifs à deux contrôles anti-dopage effectués à La Baule.

Dans un communiqué diffusé mardi 21 juillet après-midi, la FEI indique que des substances dopantes telles que la codéine, l’oripavine et la morphine ont été décelées lors d’un contrôle sur Nino des Buissonnets et Nasa à l’issue du CSIO de La Baule (16 et 17 mai). Steve Guerdat avait remporté le Grand Prix avec le premier et, s’était était classé 3ème du mythique Derby avec le second.

La FEI n’écarte pas la possibilité que ces résultats positifs soient liés à une contamination des aliments donnés aux chevaux de Steve Guerdat. Il n’empêche, c’est un coup très dur pour le fils du sélectionneur national Français qui voit non seulement sa probité mise en cause mais qui d’autre part, ne pourra en raison de sa suspension participer aux championnats d’Europe qui se dérouleront du 11 au 23 août à Aix-la-Chapelle.

Plus que jamais, dans l’attente d’un jugement définitif, la présomption d’innocence doit bénéficier au cavalier Suisse dont la moralité n’a jamais été prise en défaut. C’est d’ailleurs ce que rappelle sur son site le champion olympique lorsqu’il évoque qu’il est un cavalier « reconnu pour le très grand respect qu’il a envers les chevaux ». Une qualité qui lui permet d’afficher aujourd’hui, dans l’épreuve, le soutien total de ses propriétaires et sponsors.

On sait pourtant que des tests positifs déclenchent une véritable machine administrative infernale et que le renversement de la preuve sera une chose difficile à établir dans un contexte ou l’industrialisation de la fabrication des aliments pour chevaux s’inscrit dans une chaîne longue et complexe. Le cavalier et son équipe, après s’être déclarés atteints et profondément attristés par la décision de la FEI ont indiqué se consacrer désormais à la recherche de la cause de la contamination et d’indiquer en conclusion : « Steve Guerdat se montre confiant de livrer des explications convaincantes, au vu des cas précédents rappelés par la FEI.« 

Dans ces moments difficiles, la rédaction de « Planète CSO » assure Steve Guerdat de toute sa confiance et invite tout un chacun à lui manifester son soutien sur son mur Facebook.

Grand Prix de La Baule : le bonheur by Steve Guerdat

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La joie communicative de Steve Guerdat qui aura réussi a enflammer un public qui n’attendait que ça. Cliquer pour agrandir.

Explosion de joie sur le stade équestre de La Baule. Le si réservé Steve Guerdat a fendu l’armure pour partager avec le public son plaisir d’avoir remporté le Grand Prix sur son fidèle Nino des Buissonnets.

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Nino des Buissonnets, au top de sa forme, confirme qu’il est toujours l’un des meilleurs chevaux de CSO au monde. Cliquer pour agrandir.

Pour une poignée de centièmes Bertram Allen doit se contenter d’une deuxième place malgré un barrage d’anthologie aux commande de Romanov, un cheval de 17 ans de seulement 2 ans son cadet. Marlon Modolo Zanotelli, en selle sur Rock’n Roll Semilly, complète le podium. Alexandre Fontanelle, meilleur tricolore Français termine 6ème.

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Public es-tu là ? Le champion olympique de 2012 a joué à merveille avec le public. « Le public m’a toujours beaucoup soutenu alors que je n’avais jamais vraiment brillé sans jamais me classer dans le Grand Prix. Je suis donc particulièrement heureux de lui rendre tout ce qu’il m’a donné » a déclaré le Jurassien en conférence de presse.

Le classement intégral ici.

Pénélope Leprévost frise l’exploit à Las Vegas

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Steve Guerdat sur sa jument française Paille de la Roque (Albfuehren’s Paille) – archives-

Steve Guerdat a remporté ce dimanche, devant Pénélope Leprevost (2ème) et Bertram Allen (3ème), la Coupe du Monde 2015 de jumping indoor. Seul le suspens final sauve une édition américaine qui restera chaotique marquée par des infrastructures plus adaptées aux spectateurs qu’aux chevaux avec notamment une mauvaise qualité de sol et, un chef de piste, l’américain Anthony D’Ambrosio, qui a mis les chevaux à l’effort les deux premiers jours.

Trois journées de compétition, ça peut sembler court ou très long. Gageons que les chevaux auront trouvé cette finale interminable. Poussés à bout, lessivés, les meilleures montures de la planète n’ont pas trouvé à Las Vegas l’écrin et l’homme de l’art susceptibles de les mettre en valeur. A défaut de beau sport les spectateurs auront vu beaucoup de fautes. Dans ces conditions peu favorables, Steve Guerdat a néanmoins réussi in extremis à tirer sa paille du jeu.

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Pénélope Leprevost et Vagabond de la Pomme (archives)

A 32 ans le Jurassien en selle sur Paille de la Roque (Albfuehren’s Paille) accroche un titre majeur à son palmarès
dont le principal fait d’armes reste le titre olympique conquis en 2012 à Londres avec Nino des Buissonnets. Troisième en 2007 et 2e en 2012 et 2013 des finales Coupe du Monde, le Suisse finit enfin par décrocher une couronne qui semblait toujours vouloir lui échapper.

L’équitation hexagonale n’a pas à rougir. Pénélope Leprévost dispose avec Vagabond de la Pomme d’un cheval de grande qualité. Dans une équitation toujours aussi fine et fluide, la Française a confirmé un mental d’acier qui lui permet de rester totalement étanche à la pression environnante. Dans un autre registre, Bertram Allen, la fleur au fusil sur l’incroyable Molly Malone V n’a pas démenti tous les espoirs qui reposent sur ses frêles épaules.

Classement final : 1, Steve Guerdat SUI 8; 2, Penelope Leprevost FRA 9/65.30; 3, Bertram Allen IRL 9/65.87; 4, Beezie Madden USA 10/65.78; 5, Jos Verlooy BEL 10/67.34; 6, Maikel van der Vleuten NED 12; 7, Rich Fellers USA 16/67.70; 8, Douglas Lindelow SWE 18; 9, Lucy Davis USA 19; 10, Jur Vrieling NED 20.

Steve Guerdat, confirme son retour au premier plan

Steve Guerdat - Nino des Buissonnets

Photo: Satu Pirinen/FEI

Helsinki accueillait ce week-end la deuxième étape de la Coupe du Monde FEI Longines pour la Ligue Ouest-Européenne. Les Suisses ont fait main basse sur le Grand Prix remporté par Steve Guerdat (Nino des Buissonnets) devant Martin Fuchs (PSG Future) et Pius Schwizer (Sixtine de Vains). Côté Tricolores, Kevin Staut (Ayade de Septon) et Alexandre Fontanelle (Prime Time des Vagues), présents au barrage, accrochent respectivement la 7ème et la 9ème place.

Pour la 30ème année consécutive, la capitale Finlandaise accueillait une étape de la Coupe du Monde indoor et avait mis à cette occasion les petits plats dans les grands avec un nouveau site (Helsingin Jäähalli, la plus ancienne patinoire couverte de Helsinki) et un tracé confié à l’un des meilleurs chefs de piste au monde du moment, le Français Frédéric Cottier. Au pays de la neige et de la glace, les Helvètes, peu dépaysés, ont mené la danse et signé un podium 100% Suisse. Steve Guerdat a certes été le plus rapide mais, d’un souffle devant son compatriote, le jeune Martin Fuchs sacré récemment à 22 ans champion de la Confédération. L’expérimenté et très rusé Pius Scwhizer s’empare de la 3ème place devant un Jur Vrieling toujours aussi compétitif sur Zirocco Blue.

Après une période de vaches maigres et une décevante 11ème place lors des JEM, Steve Guerdat semble avoir renoué depuis la rentrée avec une période faste. 3ème à Oslo la semaine dernière, 2ème à Los Angeles fin septembre et 8ème à Calgary, le Jurassien a su retrouver une dynamique ascendante pour le plus grand plaisir de ses fans.

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Steve Guerdat et Nino des Buissonnets – JEM 2014 – Cliquer pour agrandir.

Côté Français on retiendra trois motifs de satisfaction. Tout d’abord la 9ème place d’Alexandre Fontanelle sur son fidèle Prime Tame des Vagues qui lui permet d’inscrire ses premiers points en Coupe du monde et qui surtout laisse apparaitre avec ce jeune cavalier de 23 ans une possible relève dans le camp français.

Ensuite, la 7ème place de Kevin Staut avec Ayade de Septon, une jument de 8 ans, apporte une nouvelle fois la preuve de tout le talent du cavalier du Haras des Coudrettes, constant au très haut-niveau avec des chevaux différents.

Enfin, quelle belle récompense pour un élevage hexagonal en pleine tourmente, que de voir autant de chevaux français à ce niveau : Nino des Buissonnets (Steve Guerdat), Sixtine de Vains (Pius Schwizer), Zirocco Blue, ex Quamikase des Forêts (Jur Vrieling), Ayade de Septon (Kevin Staut), Prime Time des Vagues (Alexandre Fontanelle).

Résultat complet ici