Archives de Catégorie: Jeux Olympiques

Santiago Varela dessinera les pistes pour les JO de Tokyo

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Santiago Varela

Il est le chef de piste dont décidément on parle beaucoup et exclusivement en bien. Sa dernière prestation au Grand Palais pour le saut Hermès avait été une fois encore unanimement saluée. Ce concert de louanges devait bien se payer un jour. C’est désormais choses faite. L’homme de l’art espagnol après avoir officié comme chef de piste aux finales Coupes du Monde de Paris sera le grand architecte du jumping des Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Sous des aspects un peu ronds, Santiago Varela (50 ans) est un homme carré d’une grande finesse capable de dessiner une piste aux difficultés subtiles. Celles que les cavaliers plébiscitent, qui posent des difficultés techniques sans jamais mettre les chevaux dans le rouge, c’est à dire à l’effort. La finesse latine à l’opposé d’une vision d’Outre-Rhin où la sélection des couples s’est longtemps appuyée sur des obstacles massifs et énormes.

Pour comprendre son approche, il faut se référer à sa philosophie qu’il avait précisé au magazine l’Eperon à l’issue des finales Coupe des Nations en 2017 à Barcelone. L’espagnol précisait alors « Les chevaux doivent toujours avoir une solution. La priorité est d’être juste envers les chevaux et de pousser les cavaliers à réfléchir. Ce sont de supers professionnels et ils le sont de plus en plus, donc c’est à eux que doivent être posés les problèmes techniques, pas aux chevaux ».

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Rodrigo Pessoa confirme sa collaboration avec la fédération irlandaise

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Rodrigo Pessoa (archives)

Même si la verte Irlande est très catholique, ses enfants sont loin d’être des enfants de choeur. Et ce qui est vrai pour la société en général l’est encore plus pour son milieu équestre. Les remous, pour ne pas dire la bataille qui entoure la direction du comité en charge du haut niveau a bien failli emporter dans son tourbillon Rodrigo Pessoa, sélectionneur national.

Le Brésilien a été recruté en mars 2017 avec pour objectif de permettre à l’équipe nationale irlandaise d’arracher sa sélection pour les prochains jeux olympiques de Tokyo en 2020. Un défi de cette importance ne peut être relevé et surtout gagné que si l’ensemble de la structure fédérale joue collectif et tire dans le même sens. Or, en octobre 2017, Gerry Mullins a démissionné de son poste de président du comté du haut niveau du saut d’obstacles après s’être opposé à l’organe directeur national au sujet de ce qu’il estimait être une « ingérence » dans son travail.

Ce flottement et ces querelles personnelles avaient amené Rodrigo Pessoa à s’interroger courant décembre sur son avenir à la tête des diables verts. Le retour de Gerry Mullins ferme cette parenthèse. L’ancien cavalier international à confié son intention de se remettre le plus vite possible au travail avec l’encadrement de la fédération irlandaise.

Nick Skelton, enfin couronné

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Toute l’émotion de Nick Skelton. Champion olympique, enfin ! Photo Richard Juiliart-FEI

« Les champions olympiques sont des gens qui ont du vécu » prévenait il y a deux jours Philippe Guerdat dans un entretien accordé à Grand Prix Replay. Le sélectionneur de l’équipe de France ne pensait sans doute pas toucher si juste. A 58 ans, Nick Skelton, légende vivante outre-Manche, entre définitivement dans l’histoire en devenant champion olympique. L’homme de Rio, c’est lui. Ce cabossé de la vie forme avec Big Star, également sujet à blessures, un couple mythique de la tempe des Pierre Durand-Jappeloup ou plus récemment Eric Lamaze- Hickstead. Les dieux de l’Olympe ont fait un très bon choix. Grâce leur en soit rendue.

Nick Skelton est un cavalier, à l’ancienne. Old school diront certains, avec ce petit côté suranné qui colle parfois aux britanniques. Il n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche et a fait plus qu’user ses fonds de culotte à cheval. Le métier est dur. Il y a laissé une partie de sa santé. La vie commence à 60 ans dit la chanson. Pas pour Nick , 58 ans, qui a commencé à travailler à 14 ans et dont le corps usé porte les stigmates d’une vie à la dure comme les connaissent les professionnels du milieu du cheval. Dire dans ces conditions que l’homme a de la bouteille est une galéjade. Il a surtout quarante ans de carrière derrière lui avec un premier podium international glané en …1982.

Son dossier médical est éloquent. A commencer par cet accident dramatique en septembre 2000. Lors d’un concours à Liverpool, il chute et se casse la nuque. Immobilisation, succession d’opérations chirurgicales, on pense  le natif de Bedworth perdu pour la compétition. On espère juste qu’en raison de son expérience il se reconvertira dans le coaching et pourquoi pas l’encadrement de l’équipe nationale. C’est mal connaître le bonhomme. Le cheval, il ne sait faire que ça. Malgré une raideur persistante et la menace de finir sur une chaise roulante en cas de nouvelle chute, une année et demi plus tard, il est de retour sur les terrains. La mécanique est usée, peu importe il change quelques pièces. A commencer par une hanche puis se fait réparer l’épaule. Survient alors un mal de dos terrible, pernicieux et usant. D’autres auraient raccroché, lui serre les dents et réussi à passer l’épreuve. « Maintenant ça va » confiait-il au micro d’Equestrian le Mag lors d’un reportage tournée en mai de cette année à l’occasion du concours de La Baule.

Big Star et Nick Skelton lors de leur grand retour dans la Coupe de Nations de La Baule en 2016.

Big Star et Nick Skelton lors de leur grand retour dans la Coupe de Nations de La Baule en 2016. « Il est le meilleur cheval que j’ai jamais eu et le meilleur que j’ai aimé avoir » a déclaré Nick Skelton à propos de Big Star à l’issue de sa victoire à Rio.

Skelton et Big Star, ça fait toujours un beau sujet surtout qu’après deux années passées à l’infirmerie – chacun son tour -, l’étalon signe son grand retour. Nick l’a bichonné son petit cheval. Il a tout fait pour le remettre sur pied et surtout il l’a attendu au prix d’un effacement de la scène internationale que peu auraient supportés après avoir remporté la médaille d’or par équipe aux JO de Londres de 2012 et terminé 5ème en individuel. Mais le couple est fusionnel et se soutient à sa façon, mutuellement.

Réservé le britannique a les yeux qui s’éclairent lorsqu’il parle de son cheval. « J’ai une chance incroyable. Big Star a tout le spectre : la prudence, la bravoure, la tête aussi » déclarait-il en 2012.  A La Baule, en 2016, son flegme laissait transparaître une incroyable serennité « lorsque vous montez Big Star, vous n’avez pas trop d’inquiétude à avoir. Nous sommes en harmonie ».

Un tel couple aurait dû être sous le feu des médias à Deodoro. Malin comme un renard qui fuit la  meute d’une chasse à courre, le bonhomme s’est fait discret pour attendre son heure. Rafistolé mais solide – tout ce qui ne tue pas rend plus fort – il a survécu à la bérézina par équipe des sujets de sa gracieuse majesté pour jouer à la perfection sa petite musique en individuel. Une mélodie sur les notes de God save the Queen en version accélérée. Nick Skelton est en effet devenu en ce 19 août champion olympique après avoir devancé au barrage le Suédois Peder Fredricson (médaille d’argent) et le Canadien Eric Lamaze, champion olympique 2008, contraint de se satisfaire cette fois-ci d’une médaille de bronze. Une belle histoire. La reine n’y sera peut être pas insensible. Lord Skelton ça sonnerait plutôt bien non ?

 Photo Arnd Bronkhorst

Nick Skelton, 7 olympiades désormais au compteur, n’est pas du genre émotif. Il n’a pu néanmoins retenir ses larmes au moment où il s’est vu passer la médaille d’or autour du cou. Photo Arnd Bronkhorst/FEI

 

Janika Sprunger pénalisée par une ineptie du règlement olympique

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Janika Sprunger (archives)

Qualifiée sportivement pour la finale individuelle de saut d’obstacles qui réunira les 35 meilleurs couples, Janika Sprunger se voit écartée par une disposition du règlement olympique qui limite le nombre de participants par nation à 3  maximum. Avec 4 cavaliers de qualifiés à égalité de points (9 points chacun) et classés ex-aequo à la 23ème place, Andy Kistler a eu la lourde de tâche de trancher. Et c’est la jeune femme qui en fait les frais.

Le chef de l’équipe Suisse, sur qui a reposé une décision très difficile à prendre, justifie comme il peut sa décision en expliquant que la cavalière de bâloise a fait, dans les deux manches par équipes, une barre de plus que Martin Fuchs (Clooney) et Romain Duguet (Querida de Treho).

Janika Sprunger a naturellement fait part sur Facebook et Twitter de sa profonde déception : « Bonnie (Bonne Chance, son cheval NDLR) et moi terminons nos Jeux Olympiques sur un beau tour aujourd’hui. J’espérais tellement être en finale vendredi pour Kompi et toutes les personnes qui nous supportent et qui croient en nous. C’était mon plus grand rêve, mon plus grand but … Tous les cavaliers suisses se retrouvent à neuf points après cette finale par équipe. Andy Kistler a dû prendre la décision de choisir les trois Suisses qui iront à la finale (ainsi sont les règles) qui ne nous retient pas. C’est un moment très dur pour nous d’autant que nous avions nos chances vendredi … mais les autres aussi. Je voudrais juste remercier tout ceux qui croient en nous. Votre soutien a rendu ces jeux si spéciaux pour moi.« 

Fin de partie donc sur tapis vert pour la Suissesse de 29 ans qui était pourtant considérée, en raison de sa constance dans ses résultats, comme le deuxième pilier de l’équipe Helvétique avec Steve Guerdat. La jeune femme avait notamment apporté une contribution majeure lors des championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle où le pays de Guillaume Tell avait décroché une médaille de bronze par équipe, malgré l’absence de Steve Guerdat alors suspendu.

L’avantage avec les règlements c’est qu’ils peuvent être modifiés. Et là, il va vraiment falloir faire quelque chose. Certes à Rio, seules l’Allemagne et la Suisse étaient concernées par cet article litigieux. Cela ne doit pas nous emêcher de nous interroger sur la pertinence et l’objectif réel de celui-ci. Il n’est pas sportif (puisque non basé sur les résultats) mais bien politique (au sens large) et surtout commercial. En langage olympique on dira qu’il faut veiller à « l’universalisme » des Jeux. Une bonne blague. Il ne s’agit en fait que d’avoir un maximum de pays représentés pour un impact médiatique et commercial le plus large possible…

Alors imaginons 30 secondes que Pénélope Leprevost ne soit pas tombée et soit restée dans la course en individuel ? Certes, avec des si on refait le monde. Mais on peut imaginer aisément les déchirements qu’il y aurait eu dans le camp français à exclure un coéquipier méritant. Même chose du côté allemand où il est hallucinant de voir  un aussi grand champion que Ludger Beerbaum (Casello) contraint de sortir par la petite porte des Jeux pour laisser la place à  Meredith Michaels Beerbaum, Daniel Deusser, et Christian Ahlmann.

 

Cortes blessé, Beezie Madden hors Jeux

beezieLa nouvelle est tombée 30 minutes seulement avant que ne débute la compétition de ce 17 août. Via leur compte Facebook, Beezie Madden et son époux John, indiquent que le cheval de Beezie s’est blessé au cours de la première étape du concours par équipes et qu’il ne participera donc pas la deuxième manche par équipe de ce jour.

«Le cœur brisé« , le couple annonce que Cortes ‘C’ s’est blessé à un tendon dans la compétition d’hier et qu’il ne pourra en conséquence concourir pour l’équipe des Etats-Unis aujourd’hui. C’est une sortie par la petite porte pour une grande championne de la trempe de Beezie Madden qui, éliminée surprise de la compétition individuelle, pensait se racheter dans l’épreuve par équipes où les USA ont de fortes chances de remporter une médaille.

Le couple remercie les coéquipiers, les sponsors et la propriétaire de Cortes, Abigail Wexner, pour leur compréhension et indique qu’il sera en bord de piste pour soutenir Kent, Lucy et McLain.

Derniers tours de piste pour SFN Zenith et Jeroen Dubbeldam

Jeroen Dubbeldam et SFN Zenith lors des JEM 2014

Jeroen Dubbeldam et SFN Zenith lors des JEM 2014

Si vous êtes un inconditionnel du couple SFN Zenith et Jeroen Dubbeldam ne manquez surtout pas leurs prestations aux JO de Rio. En juin dernier on apprenait que le cheval champion du monde à Caen en 2014 et champion d’Europe 2015 à Aix-la-Chapelle, serait mis en vente aux enchères dès le 14 septembre par son propriétaire, la Springpaarden Fonds Nederland, SFN (Fondation du Saut d’Obstacles Néerlandaise).

La Fondation créée par le photographe hollandais Jakob Melissen arrive à ses 10 ans d’existence, soit la durée de vie qu’elle s’était fixée. « Le temps est venu que les investisseurs puissent avoir maintenant leurs retours sur leurs investissements » explique Henk Rottinghuis, le président du bureau de la SFN. Cinq autres chevaux sont également concernés par la vente dont Aquila SNF, la monture de tête de Wout-Jan van der Schans.

Les modalités de la vente ont été précisées dernièrement. Celle-ci se fera en ligne, ici, avec un prix de départ fixé à 500 000 € pour Zenith et Aquila. Et ne comptez pas l’emporter en ajoutant 1 petit euro supplémentaire, les surenchères se feront par tranche de 50 000 €. Pour dissuader les petits plaisantins, il sera nécessaire pour participer de s’enregistrer et de payer une caution.

La vente en ligne, qui sera assurée par la société Néerlandaise BVA Auctions, débutera le mercredi 14 Septembre. Elle prendra fin à 16 heures le mercredi 21 Septembre.

SFN Zenih est un hongre de 12 ans par Rash R et Fuego du Prelet. Le discret Jeroen Dubbeldam (43 ans), désigné porte-drapeau de la délégation Néerlandaise, vise un nouveau titre olympique après celui glané à Sydney en 2000 avec BMC De Sjiem. 15ème au classement provisoire à l’issue de la deuxième journée de compétition, il constitue un candidat sérieux à un podium en individuel même si Zenith n’a pas la puissance ou le génie d’autres montures.

Véritable OVNI dans le paysage du haut-niveau, le Hollandais se distingue des autres compétiteurs par son détachement à l’égard de la course au points pour bien figurer au classement mondial, préférant une gestion de ses chevaux focalisée sur un rendez-vous sportif majeur en particulier. Un mode de vie qui jusqu’ici a toujours payé. A suivre de près donc.

Le beau moment d’émotion de Philippe Rozier

Philippe Rozier et Rahotep de Toscane (archives)

Philippe Rozier et Rahotep de Toscane (archives)

On parle souvent, et à juste tire, de la magie des Jeux. A défaut de magie, c’est un véritable moment de grâce que nous a offert Philippe Rozier pour cette première journée de compétition de la troisième et dernière discipline équestre à Rio.

Philippe Rozier n’appartient pas, même s’il le regrette parfois à la classe biberon des compétiteurs. A 53 ans, c’est un athlète mature qui a derrière lui de longues années de compétition à haut niveau dont quatre olympiades. Los Angeles avec Jiva en 1984 et Sydney en 2000 avec Barbarian sans oublier Séoul (1988) et Atlanta (1996), vécus comme réserviste. Mais ces Jeux de Rio, il tenait à y participer même sur un strapontin, même de nouveau en 5ème homme, tellement sûr que son cheval, Rahotep de Toscane, en pleine phase ascendante, y avait toute sa place. Il avait raison.

Il aura fallu un retournement de situation digne d’une tragédie grecque pour que le cavalier de Bois-le-Roi ait l’opportunité de démontrer à ses détracteurs que même s’il n’est que 133ème au classement mondial, sa place n’était pas volée et qu’il est à la hauteur de la confiance que lui a témoigné le sélectionneur national. « Je vais essayer d’honorer cette place qui m’est revenue dans ces circonstances si particulières » déclarait le fils de Marcel à Grand Prix Replay le 11 août dernier en promettant « de se battre comme un lion ». Il l’a dit mais surtout, il l’a fait.

Propulsé (à sa demande) ouvreur de la première épreuve qualificative, Philippe Rozier, particulièrement motivé et appliqué, a fait mieux que tenir son rang en signant un tour vierge de toute pénalité. Une performance qui ne l’a pas laissé de marbre. Interrogé quelques instants après par Claire Griot pour Equidia, le cavalier de Rahotep malgré son cuir épais a été étreint par l’émotion, retenant avec la plus grande peine ses larmes.

« En équipe, ça va chier » a-t-il promis dans une pirouette faisant office de conclusion. Un formulation imagée qui traduit délicieusement bien l’état d’esprit de l’équipe de France qui, tel le Phénix arrive à renaître de ses cendres. « Au final, ces coups durs nous donnent encore plus la rage. Les Français, plus on est dans la panade, meilleur on est » devait-il déclarer à Elodie Mas pour le magazine L’Eperon. Tout cela peu de temps avant que Pénélope Leprevost ne soit éliminée de la course au titre en individuel à la suite d’une chute de Flora de Mariposa… Avec les Tricolores, le Pain de Sucre prendrait presque des allures de rocher de Sisyphe.

Des américains gonflés à bloc

Beezie

Aucun doute. La patronne de l’équipe US, c’est bien elle : Beezie Madden (archives)

Si en jumping il y a une équipe qui ne doute pas, c’est assurément celle des Etats-Unis d’Amérique. Il faut bien avouer que sur le papier, elle a de la gueule et même une sacrée belle gueule . Une alliance parfaite entre les expérimentés McLain Ward (41 ans) et Beezie Madden (53 ans), quatre olympiades chacun derrière eux assorties de médailles et, de l’autre ceux qui découvrent les Jeux. Le bouillonnant Kent Farrington (36 ans) et la benjamine, la discrète mais efficace Californienne, Lucy Davis (24 ans).  Si on ajoute à ce beau tableau des montures d’exception respectivement Cortes C, Azur HH, Voyeur et Barron, force est de constater que les USA n’ont pas envoyé dans la baie de Rio un simple destroyer mais l’équivalent de leur Vème flotte.

Ce qui est plaisant chez les Américains, c’est certes leur professionnalisme mais aussi leur caractère franc et direct à dire les choses. Conscients de leur puissance de feu, ils ont d’ores et déjà annoncé la couleur. Hors de question de répéter l’échec de Londres est de terminer au pied du podium. Ces Jeux en terres américaines, même du Sud, sont dans leur zone d’influence. Et dans un pays où la bible est omniprésente, du fermier du Kansas au Président qui prend ses fonctions en jurant fidélité à la Constitution dessus, la présence du Christ surplombant Rio constitue un signe divin. Beezie Madden a ainsi été amenée à déclarer qu’après la déception des Jeux de Londres, ceux de Rio devaient être ceux de la rédemption. Un objectif clair établi après un constat qui l’est tout autant : « Sur le papier nous avons l’équipe la plus forte avec les cavaliers les plus forts« . Et McLain Ward d’enfoncer le clou et d’annoncer la couleur : « Nous sommes ici pour l’or« .

Concours complet : l’Éperon avait raison

l'eperonC’est toujours un grand plaisir de tenir en main et de lire L’Éperon. De belles photos et des articles de fond, voilà qui tranche avec la presse ligne souvent condamnée à une course effrénée à l’actualité. Juste avant de passer, sous la pression économique, à une nouvelle formule trimestrielle, ce magazine de référence des sports équestres et de l’élevage, traite largement et logiquement des Jeux Olympiques dans son dernier numéro (août). Dans ce cadre, il faut rendre à César ce qui revient à César. Et de saluer le titre prémonitoire retenu par Marie-Paule Retru pour son article consacré à l’équipe de France de complet : « Et si la France était en or ?« 

 Le pari était osé mais il était fondé sur une parfaite connaissance des protagonistes. « Tous se connaissent aujourd’hui bien et s’apprécient. La compétition entre eux est saine et chacun peut prétendre à une médaille. En additionnant les individualités, l’équipe a donc une chance et une vraie chance » concluait Marie-Paule Retru. Bien vu par la journaliste qui relevait que, pour les Français c’était maintenant ou jamais. On connaît la suite, c’était bien maintenant.

Dieu merci, la presse en ligne n’a pas que des défauts. Yeleen Ravier pour Grand Prix Replay nous permet ainsi d’apprendre que Pénélope Leprevost a assisté aux épreuves du triathlon équestre et qu’elle est la première fan de l’équipe de France de Concours Complet. « Cette équipe de France est formidable, franchement. Ce sont quatre garçons motivés, positifs et plein d’énergie. C’était vraiment chouette et leur médaille était méritée. Je suis très contente pour eux. Moi, j’adore le complet ! » déclare ainsi la Normande. Là, il s’agit bien d’une groupie avec un « e » et c’est plutôt sympa.

 Et la suite ? Elodie Mas, toujours pour L’Éperon nous fait partager un long entretien avec Roger-Yves Bost. Le cavalier de Sydney Une Prince a été retenu par la rédaction pour illustrer la couverture du magazine sous l’accroche : « Bosty, la force de l’expérience ». Est-ce là aussi prémonitoire d’un podium ?? Réponse dans quelques jours.

 

Le faux pas de Simon Delestre

 

Simon Delestre et Ryan des Hayettes (archives)

Simon Delestre et Ryan des Hayettes (archives)

La mauvaise nouvelle, tant redoutée, est tombée en fin d’après-midi, à l’issue d’un examen clinique poussé. Ryan des Hayettes, victime d’une micro-fracture à la pointe du jarret, dans des circonstances qui restent à éclaircir pour un cheval sur-protégé, ne pourra pas disputer les épreuves de CSO des JO. Stupeur et effondrement du côté français. Simon Delestre, numéro 2 mondial est contraint de jeter l’éponge et de se déclarer forfait avant même le début des épreuves. Deuxième coup de tonnerre dans ce ciel déjà noir, le Lorrain, officiellement trop dévasté annonce qu’il rentre en France en fin de journée. Quoi qu’en dise le staff de l’équipe de France et ses coéquipiers trop bienveillants, cette décision est un grave erreur, un vrai faux pas. On ne lâche pas son équipe dans la tourmente.

J’ai conscience en écrivant ces mots de la dureté du propos et des critiques vives qu’à leur tour ils susciteront mais la décision prise par le numéro 1 Français est contraire à l’esprit olympique. On n’est pas dans une épreuve poneys où lorsque le jouet est cassé on rentre de dépit à la maison par le premier taxi venu en laissant tout en plan. On parle de Jeux Olympiques et d’esprit d’équipe.

Certes, Simon Delestre était l’un des atouts dans le jeu de carte du sélectionneur français. Mais la magie des Jeux c’est aussi que ceux qui ne sont pas forcément les favoris trouvent la capacité à se surpasser et à renverser des hiérarchies mondiales bien établies. Autrement dit, et ce n’est pas faire insulte au champion Français en le disant, en sport comme ailleurs, les cimetières sont remplis de personnes a priori indispensables.

Philippe Guerdat l’avait dit. Il voulait un groupe et pas uniquement une addition de personnalités. Un groupe dans lequel le réserviste aurait sa place, toute sa place. En acceptant de faire partie de la sélection française, les cavaliers ont signé un contrat moral : aller au bout de la démarche, faire corps, s’entraîner, se motiver mutuellement et rester unis comme les cinq doigts de la main.

Simon Delestre va cruellement manquer sur le terrain mais à défaut sa place restait entière, à pied, au regard de son expérience et de son talent.

Loin de l’image véhiculée hier par l’équipe de complet, c’est une bien mauvais signal qui est envoyé. Au final, l’équipe de CSO se retrouve doublement fragilisée. Par l’absence de Ryan d’une part et, par ce qui ressemble à un abandon en rase campagne de Simon Delestre d’autre part.

Le Français a-t-il craqué nerveusement ? Sans doute, on le comprend aisément. Submergé peut être par l’émotion, il a fait au final un choix contraire à se premières déclarations dans lesquelles il annonçait « Je vais soutenir mes coéquipiers de l’Equipe de France jusqu’au bout de ces Jeux olympiques. » 

Les décisions à chaud sont souvent peu judicieuses. Une journée ou deux de retrait avant de revenir aux cotés de l’équipe aurait sans doute été plus pertinent. L’avenir nous le dira.

Ce qui est fait est fait. Il convient désormais de dédramatiser et d’arrêter de surenchérir sur un fait qui hélas est fréquent dans le jumping.  Patrice Delaveau le sait bien, poursuivi par la malchance à de multiples reprises. C’est d’ailleurs l’une des particularités de ce sport, l’une de ses exigences aussi puisqu’il réunit deux athlètes qui doivent être simultanément au top de leur forme.

Après le psychodrame, place au sport. L’équipe de France de Jumping reste une belle équipe qui aura, n’en doutons pas un seul instant, à coeur de briller, à briser une malédiction qui n’existe pas. A rebondir tout simplement. Alors avec ou sans Simon : Allez les Bleus !

Mise à jour : Communiqué de le FFE du 11/08 diffusé à 21h21

« La Fédération Française d’Equitation informe que Ryan des Hayettes*Hermès-JO/JEM, propriété de son cavalier et de Philippe Berthol, est actuellement toujours à Rio, entouré de sa Groom Marine Pujot Pourret et de son vétérinaire Jerome Thévenot, également vétérinaire fédéral. Son état s’améliore doucement, son retour anticipé est prévu le 18 août avec les chevaux de Dressage.

Sur place, Sophie Dubourg, Directrice Technique Nationale et Philippe Guerdat, Sélectionneur national, ont décidé de permettre à Simon Delestre, particulièrement affecté, de rejoindre sa famille. Cette décision a été appréciée par ses quatre co-équipiers que sont Roger Yves Bost, Penelope Leprévost, Philippe Rozier et Kevin Staut. Simon reste très attaché au succès de son équipe et a déjà témoigné de son soutien par ses encouragements depuis la France ».

 

Complet : une équipe en or, un leader en argent

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Crédit photo : Arnd Bronkhorst/FEI

Il y a ceux qui étaient suspendus à leur écran et les autres. Pour ceux-là, la nouvelle est tombée à 17h56 via les smartphones. Sobre mais incontournable, digne d’être gravée dans le marbre : « JO 2016 – équitation: l’équipe de France médaille d’or du concours complet ». Cerise sur le gâteau, c’est la première pour la délégation française. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, quelques heures plus tard, Astier Nicolas décroche l’argent en individuel. Une journée faste pour l’équitation française. Adrien Pécout, l’envoyé spécial du Monde à Rio ne s’y est pas trompé résumant la situation en quelques mots : « A Rio, les chevaux sont les nouveaux meilleurs amis de la délégation française ».

On savait les Tricolores gonflés à bloc mais ce coup double demeure une sacrée belle surprise. Face au rouleau compresseur anglo-saxon et à la puissante Allemagne tenante du titre, la France à fait mieux que résister puisqu’elle s’est imposée et de belle manière. Car c’est une vraie victoire d’équipe dans laquelle chacun aura apporté sa pierre. A l’image de Karim Laghouag (Entebbe de Hus) au fond du seau la veille pour avoir été pénalisé d’un refus sur le cross et qui à l’obstacle signe un magnifique sans faute. Thibaut Vallette lui emboîte le pas sur Qing du Briot*ENE-HN. La valeur n’attendant point le nombre des années, Astier Nicolas, 27 ans, ne flanche pas lorsque son tour vient d’entrer en piste. Il n’avait pas droit à l’erreur à la suite des deux barres restées au sol après le passage de Mathieu Lemoine (Bart L). Il n’en commet aucune. Un privilège que n’eurent pas les australiens et les néo-zélandais. L’affaire était dans le sac et la médaille d’or au coup des Français. Enfin la Marseillaise allait pouvoir résonner en terres brésiliennes.

Nullement ému pour sa première participation à des JO, Astier Nicolas et son fidèle Piaf de B’Neville n’avaient plus qu’à poursuivre l’aventure en individuel. Une barre le prive d’or au profit de l’Allemand Michael Jung, double champion olympique en titre, intouchable numéro 1 mondial et surtout excellent pilote en CSO puisqu’il dispute les CSI 5*.  Astier Nicolas devra donc se satisfaire, et nous avec, de l’argent. Un scénario fou sur lequel personne n’aurait mis un réal. Alors que le soleil se couche sur les installations équestres de Deodoro, la nuit s’annonce longue et festive dans le camp français. Il n’y a pas que les larmes qui vont couler ce soir. Douze ans après le titre par équipes conquis à Athènes la médaille d’or remportée ce soir sera fêtée comme il convient. Tout autant que celle en argent.

Pénélope Leprevost n°3 mondial : un avant-goût de podium olympique ?

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Pénélope Leprevost au Longines Paris Eiffel Jumping 2016

Elle vient de fêter le 1er août ses 36 ans et s’apprête à disputer à Rio ses deuxièmes Jeux Olympiques. Et les choses se présentent plutôt bien pour Pénélope Leprevost, qui bénéficie d’un intéressant alignement des planètes. Non seulement la Normande confirme son statut de meilleure cavalière mondiale mais elle gagne au passage une place au classement permanent (Longines ranking list) qui lui permet de monter sur la troisième marche du podium. Tout cela est plutôt de bon augure pour la cavalière française qui a une vraie chance de médaille en individuel avec sa formidable Flora de Mariposa.

La licenciée du Jump Normand (14) a un sacré caractère pour ses détracteurs, un solide tempérament pour ses admirateurs. C’est une lapalissade de le dire. Loin d’être un handicap dans un milieu professionnel dominé par la gente masculine, cette caractéristique est l’une des clés de la réussite sportive de Pénélope Leprevost. C’est l’un de ses ressorts, l’un de ceux sur lesquels il faudra compter pour passer du podium en papier du classement mondial à celui de l’Olympe. A ce titre la bérézina française aux JO de Londres pourrait bien être l’un des moteurs des Bleus à Rio. A commencer par Pénélope Leprevost qui avait été éliminée il y a 4 ans lors des qualifications. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Avec Flora, elle forme désormais un couple redoutable qui a beaucoup gagné en confiance mutuelle depuis les JEM de 2014. Une compétition également marquée d’une pierre noire. La jeune femme, à la maison, devant son public, avait été éliminée lors de la première manche de qualification pour la finale à quatre du saut d’obstacle à la suite d’une chute sur la rivière. Cet épisode sans gravité mais humiliant pour la cavalière contrainte de sortir à pied devant les caméras et un stade d’Ornano archicomble alimente sans doute encore aujourd’hui la détermination de Pénélope à faire un résultat.

 Elle peut compter pour ça sur son premier fan, Michel Robert. Dans le portrait olympique que lui consacre RMC Sport, la légende vivante des sports équestres français pourtant connu pour son exigence est dithyrambique : « Elle a fait beaucoup de gymnastique, de la danse, etc. Elle a une position à cheval exceptionnelle, proche de la perfection. Et puis au-delà de ces capacités physiques, elle a un mental en épreuves au moment où c’est difficile, où il faut se sortir les tripes, elle est là. Elle a une force incroyable, une motivation exceptionnelle avec un tempérament de guerrier incroyable« .

« Les femmes portent sur les épaules la moitié du ciel et elles doivent la conquérir« . a dit un jour la chinoise pianiste et écrivain Chow Ching Lie. Pourquoi ne pas rêver d’une femme championne olympique en jumping ? Après tout l’équitation, au moins en France est le premier sport féminin. Et puis, la dernière médaille française aux Jeux (en bronze) en saut d’obstacles a bien été ramenée par une autre femme. Une autre Normande. C’était déjà en 1996. Elle s’appelait Alexandra Ledermann et montait Rochet M.

Philippe Guerdat : un homme qui vaut de l’or

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Philippe Guerdat, imperturbable en toutes circonstances.

Appelé à l’aide – pour ne pas dire au secours – par la FFE en 2013 à l’issue de Jeux Londres aux allures de Trafalgar, Philippe Guerdat arrive avec les Jeux Olympiques à la période fatidique de son contrat. Celle qui vous fait entrer dans l’histoire du sport ou au contraire qui gomme le travail accompli et les bons résultats engrangés. Condamné à être philosophe, le Jurassien sait que désormais les choses lui échappent un peu. Il a fait son job, redonner du souffle aux Bleus et sélectionner les meilleurs d’entre eux. A ses cavaliers désormais de faire le leur.

Interrogé par L’Est Républicain le 16 juin dernier sur ses projets après Rio, Philippe Guerdat, 64 ans, a répondu avec la franchise qui le caractérise : « Je ne sais pas encore, mais je ne me vois pas partir en retraite. Je crois que je m’étiolerais si je quittais l’équitation« . Pour le dire autrement, sa vie, c’est le cheval. Le cheval c’est sa vie. Ce fils d’éleveur et de marchand de chevaux de Bassecourt a mis ses pas dans ceux de son père et de belle manière. Cavalier de haut-niveau, il a porté les couleurs Suisses en équipe nationale en Coupe des Nations mais aussi aux Jeux Olympiques avec deux participations. Los Angeles en 1984 et Séoul en 1988 (vidéo n°2), année où il remporte d’ailleurs le Grand Prix de France de Dinard sur Lanciano.

Du jour au lendemain, il met un terme à sa carrière sportive pour prendre le temps de voir grandir ses enfants. Chez les Guerdat on n’est pas dans les démonstrations d’affection à la façon des latins. Elle est pourtant bien là, cachée derrière des visages un peu fermés et une fausse rugosité dont l’objectif est d’endurcir pour mieux protéger. Car si Philippe Guerdat a été un bon compétiteur, c’est l’alliance de ses qualités humaines à celles de technicien qui en font un très grand coach. Un job à part, exigeant et passionnant qui colle comme un gant à cet exceptionnel meneur d’hommes. Entraîneur de l’équipe nationale Espagnole, puis un court laps de temps de l’Ukraine, il met ses services auprès de la fédération Belge avant de la quitter dans la douleur en janvier 2010 pour s’occuper d’une équipe de France meurtrie, pleine de bleus à l’âme.

« Là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve« . La formule du poète allemand Hölderlin correspond bien à la rencontre entre Philippe Guerdat et les Tricolores. Autorité naturelle, franchise, confiance réciproque… la mayonnaise prend. L’équipe de France relève la tête et retrouve du plaisir à être ensemble et à gagner. Une finale de Coupe des Nations dans la poche et une deuxième place aux Jeux Équestres Mondiaux de 2014, le sélectionneur de l’équipe de France a déjà derrière lui un bon bilan malgré le passage à vide des championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle et au final une saison 2015 en demi-teinte au plan collectif. Mais si Philippe Guerdat est exigeant avec les autres il l’est aussi avec lui-même, n’hésitant pas à faire son mea culpa et à tirer après chaque échéance les conclusions qui s’imposent. C’est la marque des grands dit-on.

La suite va se jouer du 13 au 19 août à Rio avec une première manche par équipe le 14 et une deuxième le 17. La finale individuelle se déroulera pour sa part le 19. Mais comme le rappelle le sélectionneur national, « si dans la compétition individuelle, le titre profite au cavalier, pas vraiment à sa fédération ; c’est le titre par équipe qui récompense la fédé« .

Évidemment le coach a ses pronostics. Huit équipes à ses yeux (dont la France naturellement) peuvent être championne olympique. Mais rien n’est écrit à l’avance, tant les paramètres qui entre en ligne de compte son nombreux. A commencer par la chance. L’expérience ont vous dit. Alors si la glorieuse incertitude du sport prévaut encore quelques jours, une chose néanmoins est acquise. Philippe Guerdat est un homme qui vaut de l’or.

Bonus : Philippe Guerdat aux Jeux de Séoul (1988) sur Lanciano :

La force Staut

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Rêveur de Hurtebise sous la selle de Kevin Staut lors de la Coupe des Nations de La Baule 2016

Et si à Rio, la surprise c’était lui ? Alors que Simon Delestre gère son statut de favori parmi les Tricolores, Kevin Staut, par la force de son mental et ses capacités de dépassement maintes fois démontrées, ne doit pas être sous-estimé.

Certes, Rêveur de Hurtebise n’a pas la flamboyance de Ryan des Hayettes ou de Flora de Mariposa. Mais c’est le cheval de coeur de Kevin Staut et ce dernier a par lui une affection que les échecs sportifs n’ont pas entamé. C’est un vrai couple qui s’est construit parfois dans la déception mais que les épreuves n’ont fait que consolider. Son cavalier a toujours cru en lui et il a bénéficié de la meilleure préparation possible avec une saison gérée au mieux.

L’expérience est aujourd’hui le point fort du couple. Comme Simon Delestre, Kevin Staut a tiré toutes les conclusions de l’échec des Jeux de Londres. A désormais 15 ans, Rêveur de son côté a notamment dans les pattes et dans la tête les Jeux Equestres de Normandie et les championnats d’Europe.

Soulagé d’avoir décroché sa sélection pour Rio, Kevin Staut est désormais totalement tourné vers Rio. Dernièrement, au micro de Solène Lavenu de Leperon.fr. le cavalier du team HDC s’est déclaré « motivé et impatient d’en découdre rapidement ». Et de prévenir : « La différence se fera en piste ».

A suivre …

La réponse de George Morris à Rodrigo Pessoa

Rodrigo Pessoa

Rodrigo Pessoa

Dans la langue de Molière on appelle ça la réponse du berger à la bergère. Mis en cause de façon assez virulente et parfois peu élégante par Rodrigo Pessoa, George Morris est revenu sur les raisons de son choix de ne pas retenir le médaillé olympique parmi les titulaires de la sélection nationale brésilienne.

Derrière ses aspects de gendre idéal, Rodrigo, en bon latin a le sang chaud. Et il faut croire que le natif de Neuilly-sur-Seine devait être passablement énervé le jour où il a donné son entretien au média francophone belge Studforlife.com.

Au-delà de la critique recevable sur le fond du choix de Stephan de Freitas Barcha 152e mondial, les attaques sur l’âge (78 ans) et les facultés du capitaine frisent le déplacé. Oubliant opportunément que Stephan de Freitas à pour entraîneur Nelson Pessoa depuis 2013, son fils qui a pourtant pesé de tout son poids pour que George Morris succède à Jean-Maurice Bonneau comme entraîneur national ne trouve pas de mots assez durs à l’égard de cette légende vivante de l’équitation américaine.

Parlant de celui-ci il déclarait notamment « nous nous sommes rendus compte par la suite qu’il s’agissait d’une personne absolument pas moderne qui ne se déplace que très peu et fait ses choix sur un concours alors qu’il ne connaît même pas les noms des chevaux ». Rodrigo Pessoa reconnaîssait surtout ne pas avoir digéré que George Morris ne lui ai pas accordé sa confiance malgré son expérience quand il lui a indiqué qu’il serait prêt pour l’échéance olympique.

La réponse qu’on attendait est venu dans la langue de Shakespeare via le site anglophone NoelleFloyd.com. George Morris souligne tout d’abord les mauvais résultats des chevaux de Rodrigo : Cadjanine opérée en début d’année et Status, très irrégulier.

Le vieil aigle américain rétorque également que le choix de Stephan de Freitas correspond à des critères qui avaient été préalablement annoncés à savoir être performant dans les CSIO de La Baule et Falsterbo. Ce qui a bien été le cas.

George Morris, ami de 60 ans de Nelson, décoche au passage un coup de bec au jeune Rodrigo (44 ans quand même) en lui rappelant qu’aux USA, pays démocratique on sélectionne les athlètes sur leur forme du moment, pas sur leurs performances passées et que même ailleurs, de grands champions comme Ludger Beerbaum et John Whitaker ont décroché leur sélections sur leurs résultats et non sur leur palmarès.

Et le vieux sage de rappeler une vérité première. C’est que l’équitation est un sport qui se pratique en couple, qu’on peut être l’un des meilleurs cavaliers au monde mais que si on n’a pas de monture performante on est contraint à faire de la figuration et que dans ce cas là, il faut savoir s’effacer.

N’est-ce pas après tout la situation dans laquelle se retrouve bien malgré lui Patrice Delaveau ?

Rio: Cinq petits Suisses pour une grande ambition

MF

Martin Fuchs ici avec Clooney 51 sera le benjamin de l’équipe. A 24 ans il disputera ses premiers JO.

C’est fait. La Fédération Suisse des Sports Equestres a rendu public les cinq cavaliers de saut d’obstacles retenus pour participer aux XXXIème Jeux Olympiques d’été dont les épreuves se dérouleront du 14 au 19 août à Rio.

L’équipe qui sera encadrée sur place par Andy Kistler (chef d’équipe), et coachée par Thomas Fuchs, sera composée de :

Romain Duguet, (Quorida de Treho), 35 ans

Paul Estermann, (Castlefield Eclipse), 53 ans

Martin Fuchs, (Clooney 51), 24 ans

Steve Guerdat, (Nino des Buissonnets), 34 ans

Janika Sprunger, (Bonne Chance CW), 29 ans

Les critères de sélection qui ont prévalu sont la constance et les résultats de la paire cavalier/cheval, la qualité, l’expérience et l’état de santé actuel des chevaux ainsi que l’expérience des championnats, la force mentale et l’esprit d’équipe des cavalières et cavaliers. Comme à son habitude, la FSSE n’a pas détaillé le cavalier réserviste parmi les cinq.

« L’objectif de l’équipe suisse est de remporter une médaille par équipe » a déclaré sans ambages Andy Kistler qui considère son équipe comme « forte ». Thomas Fuchs pourra notamment s’appuyer sur Steve Guerdat, champion olympique en titre qui disputera sa quatrième olympiade. Ce sera la deuxième pour Paul Estermann alors que Janika Sprunger, Romain Duguet et le benjamin Martin Fuchs découvriront ce format très particulier de championnat. Ce manque d’expérience global pourrait être l’un des rares points faibles de ce qui, sur le papier, constitue effectivement une très belle équipe.

Avec communiqué.

Eric Lamaze fin prêt pour Rio

Fine Lady

Eric Lamaze et Fine Lady 5 (archives)

La semaine n’est pas encore finie à Aix-la-Chapelle mais Eric Lamaze a déjà fait ses emplettes, associé à Fine Lady 5 cheval avec lequel il disputera prochainement les JO. Après avoir remporté le GP du premier jour, « le Caribou sautant » s’est également imposé dans l’épreuve majeure du vendredi. Très satisfait de sa jument, le canadien a choisi de la préserver pour la suite. « Ce sera ma monture aux J. O., elle a tout donné, on reste là-dessus » a déclaré le champion olympique de 2008 qui participera au GP Rolex dominical avec Chacco Kid.

JO : la surprise Philippe Rozier

Philippe Rosier et Rahotep de Toscane

Philippe Rosier et Rahotep de Toscane

On dira que le choix d’un 13 juillet pour annoncer la sélection olympique pour Rio est une  façon peut avouable de s’assurer un peu de chance pour le rendez-vous Brésilien du mois d’août. Philippe Guerdat l’avais annoncé à sa façon. L’équipe qui serait dévoilée ne serait pas constitué façon 4+1 mais comme un groupe uni de 5 cavaliers au sein duquel tout sera possible.

Sans surprise, Simon Delestre (Ryan)et Pénélope Leprévost sont du voyage. La Normande s’appuiera sur sa fantastique Flora de Mariposa même si le choix avec l’autre plan A (Vagabond de la Pomme) n’était pas aussi évident qu’il y a quelques mois. Pas de suspense non plus pour Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise) considéré à juste titre par le sélectionneur national comme le pivot de l’équipe de France.

Passé ce trio de tête les choses étaient beaucoup plus ouvertes en raison de la mise sur la touche de Patrice Delaveau resté sur le bord de la route du fait de la méforme d’Orient Express. C’est donc à notre Bosty national que revient la dernière place de titulaire mais avec Sydney Une Prince. « Même si Bosty avait préparé ses deux chevaux de tête au cas où, j’ai toujours préféré Sydney à Qoud’Coeur de la Loge… J’ai eu un « coup de cœur » pour cette jument, comme j’ai déjà eu avant elle pour Myrtille ou Ryan » a expliqué Philippe Guerdat.

Restait donc à poser la cerise sur le gâteau, à finaliser l’équipe par un coéquipier sérieux et si possible expérimenté. Cette dernière exigence a sans doute coûté son ticket à Cédric Angot et Saxo de la Cour très performant ces derniers mois. Avec déjà 4 sélections au JO au compteur, Philippe Rozier a décroché le dernier sésame. Le cavalier de Bois-le-Roi pourra s’appuyer sur un Rahotep de Toscane en constante progression, dont la régularité a été dernièrement récompensée par une deuxième place au CSI5* de Knokke (Belgique).

Cinq couples solides, complémentaires et compatibles donc iront défendre les couleurs françaises. Le décor est désormais planté. Les acteurs sont connus. La pièce de théâtre va pouvoir se jouer. A charge désormais pour l’Hexagone de savoir créer le climat, l’ambiance qui permettront à nos cavaliers de donner le meilleur d’eux mêmes et plus encore. Au temps de l’instantané et des réseaux sociaux c’est tout un pays qui doit désormais se rassembler derrière son équipe.

 

Scott Brash, le sacrifié

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Scott Brash

C’est ce qui s’appelle rester sur le carreau. Une vérité d’autant plus douloureuse quand on est Ecossais et fan de tartan. Toujours est-il que la non sélection de Scott Brash dans l’équipe britannique de CSO qui disputera les JO, confirmée hier, n’en reste pas moins inexplicable.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. La composition de délégation du Royaume Uni n’a pas vraiment des allures de dream team. Certes, elle abrite deux cavaliers de légende avec Nick Skelton (Big Star) et John Whitaker (Ornellaia) mais elle omet sciemment un centaure qui écrit l’histoire des sports équestres au présent : Scott Brash, accessoirement meilleur cavalier britannique depuis des lustres au classement mondial permanent.

Officiellement ce dernier a été écarté par le sélectionneur national, Di Lampard, au motif que ses deux chevaux de tête (Hello Sanctos et Hello M’Lady) sont blessés ou en convalescence. Certes, mais avec Hello Forever, Scott Brash disposait d’une troisième monture qualiteuse inscrite sur la liste longue pour Rio avec laquelle il remportait au printemps le LGCT de Cannes.

Question prise de risques, la fédération des sports équestres britannique, ne fait pas l’impasse puisqu’elle retient en revanche comme titulaire Ben Maher avec Tic-Tac du Seigneur. Un choix étonnant quand on constate que ce fils de Clinton, ancienne monture de Jérôme Guery est depuis peu sous la selle de Ben Maher (après un passage par Leslie Burr-Howard) et surtout ne dispose pas d’un palmarès éloquent au plus haut niveau. Surprise également pour le choix du réserviste à savoir Jessica Mendoza (Spirit T), cavalière certes prometteuse mais de seulement 20 ans.
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A bien y réfléchir, ce Brashxit pourrait être une sanction déguisée à l’égard d’un cavalier qui a préféré en 2015 tenter de réaliser le grand chelem Rolex à Calgary plutôt que de courir les championnats d’Europe à Aix-la-Chapelle. L’Écossais à certes ramené du Canada une cagnotte record composée de la dotation du GP (338 000 euros) et le bonus Rolex de 1 million d’euros mais il a perdu au passage le respect de sa fédération et le privilège d’arborer l’Union Jack en compétition, au moins pour quelques temps.

USA : une équipe en or ?

jem3a 402Une chose au moins est acquise. C’est que sur le papier ou en photo, l’équipe américaine de saut d’obstacles pour les JO de Rio (habillée par Hermès) dévoilée aujourd’hui a de la gueule. Un bel équilibre hommes-femmes et un intelligent mélange des générations contribuent à placer cette sélection composée de Lucy Davis (Barron), Kent Farrington (Voyeur), Beezie Madden (Cortes C), McLain Ward (HH Azur) et Laura Kraut* (Zeremonie) parmi les favoris.

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L’équipe américaine de saut d’obstacle médaillée de bronze aux JEM 2014. Avec de gauche à droite McLain Ward, Beezie Madden, Lucy Davis et Kent Farrington. Avec Robert Ridland sélectionneur national à droite.

Robert Ridland et la Fédération américaine d’équitation (USEF) ne se sont pas trop creusés la tête pour arrêter le choix des 4 titulaires. Ceux-ci sont exactement ceux qui ont brillamment défendu la bannière étoilée aux Jeux équestre de Normandie en 2014 d’où ils étaient repartis avec une médaille de bronze par équipe. La seule modification et elle est positive, c’est la monture de McLain Ward. L’actuel n°1 mondial et premier américain à atteindre ce rang emmène dans ses bagages à Rio une jument d’exception, révélation de ces derniers mois, HH Azur. Malgré son jeune âge (23 ans) Lucy Davis, la benjamine à la tête bien faite, bien pleine et surtout bien froide. La Californienne très présente dans les Coupes des Nations a toujours fait preuve de régularité et de sang-froid. Et que dire de Beezie Madden talentueuse et pleine d’expérience qui saura à ne pas en douter tirer le meilleur de l’atypique Cortes c, cheval de sang Belge au sommet de son art à 14 ans. Ce beau trio est complété par le kid de Chicago aux fausses allures de bad boy, Kent Farrington, redoutable dans les épreuves de vitesse sur son fidèle Voyeur, un délicat mais puissant KWPN de 14 ans.

Le seul suspense aura porté finalement sur le poste de réserviste* qui échoue finalement à Laura Kraut alors qu’on attendait plutôt Lauren Hough et sa fantastique Ohlala, une fille d’Orlando.

Rio : un Brashxit à confirmer

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Scott Brash et Hello Forever remportait en juin dernier le LGCT de Cannes . Crédit Stefano Grasso/LGCT.

Décidément, nous ne sommes pas au bout de nos surprises concernant les JO de Rio. Après Patrice Delaveau, c’est Scott Brash qui devrait voir ses rêves olympiques s’envoler, faute là encore de montures en pleine possessions de leurs moyens. Pas sûr que cette situation atténue la déception du Français qui pourrait pourtant faire sienne la citation de Talleyrand « Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console« .

Heureusement pour les sélectionneurs nationaux que Dieu (ou quelqu’un d’autre) a inventé les longues listes pour les JO. Au rythme où se font les sorties il vaut mieux avoir prévu large au départ. La surprise du jour est Britannique. La déconfiture du royaume continue puisqu’après l’UE, l’Euro de foot, ce sont les chances de succès de l’Union Jack à Rio qui s’amenuisent.

Numéro 1 mondial jusqu’en février de cette année Scott Brash continue sa très relative descente aux enfers après avoir outrageusement dominé de la tête et des épaules le jumping international, il n’est plus « que » 5ème mondial. Les blessures simultanées de ses chevaux de tête, Hello Sanctos et Hello M’Lady pousseraient la sélectionneuse britannique, Di Lampard, à rayer semble-t-il son nom du petit groupe qui constituera l’équipe britannique de CSO.

Si le grand public peut être déçu de cette nouvelle, Di Lampard ne devrait pas être plus affectée que cela. Non pas en raison d’une quelconque animosité à l’égard du cavalier écossais mais, parce que, comme elle l’avouait à l’issue de la victoire de son équipe dans la Coupe des Nations de Rome fin mai : « les bonnes performances de mes quatre couples ici vont me rendre la sélection olympique plus difficile, mais ça me va très bien. Avoir le choix est un problème de riches! ». Or, l’équipe victorieuse Place de Sienne faisait déjà abstraction de Scott Brash. Elle reposait sur Ben Maher, Jessica Mendoza, Michael et John Whitaker.

Scott Brash n’a plus rien à prouver. Di Lampard, a donc logiquement surtout utilisé les différentes Coupes des Nations pour tester de nouveaux couples dont Joe Clee et Utamaro d’Écaussinnes apparus cependant en baisse de forme à Rotterdam.

Di Lampard avec ses faux airs de Margaret Thatcher (jeune) sait sans doute ce qu’elle fait. C’est une ancienne cavalière de haut niveau. Pourtant son choix interroge tant le talent de Scott Brash est immense. Brash, c’est le genre de cavalier dont on se dit en le regardant monter qu’il pourrait passer 1,50 avec un âne, les bras attachés dans le dos. Alors même si le natif d’Edimbourg doit piocher dans des chevaux moins expérimentés, il reste une sacrée cartouche.

Dans ces conditions, le Brashxit est-il définitif ? Pas si sûr. Hello Forever même à seulement 10 ans et avec beaucoup moins d’expérience constitue une belle troisième roue du carrosse. C’est même avec ce fils de For Pleasure que l’Écossais remportait le 12 juin dernier le GP du LGCT Cannes. Quand même !

Les Jeux sont faits pour Orient Express

Orient

Patrice Delaveau et Orient Express (archives)

Quelle déception. Dire que Patrice Delaveau et Orient Express étaient attendus à Rotterdam est une quasi lapalissade. Las, si globalement (à l’exception notable de Pénélope Leprevost sur Flora de Mariposa) l’équipe de France est totalement passée à côté de de l’étape néerlandaise de la Coupe des nations, la vraie mauvaise nouvelle c’est le retour raté du couple vice-champion du monde. 8 points en première manche, 16 dans la deuxième, le score est lourd pour Patrice Delaveau qui selon toute vraisemblance a vu s’envoler ses chances de participer aux Jeux de Rio qui se dérouleront dans 42 jours.

De toute évidence le programme de préparation retenu par l’équipe du Haras des Coudrettes n’a pas permis d’amener Orient Express au mieux de sa forme le jour fatidique. Revenir au top niveau à 14 ans après une pause n’est décidément pas choses aisée d’autant que dans le cas du fils de Quick Star, un virus contracté courant mai aurait été le grain de sable qui aurait mis à mal le planning des compétitions en faisant sauter le rendez vous du CSI 5* de saint Tropez. Rester dans le coup n’est toutefois pas plus facile. Simon Delestre l’a démontré contre son gré avec un Qlassic Bois Margot bien fautif (8 et 12 points). Mais à la différence de Patrice Delaveau, le cavalier Lorrain a dans sa besace une belle monture de secours avec Ryan des Hayettes.

Les résultats complets de la Coupe des Nations de Rotterdam ici.

Ci-dessous la réaction de Philippe Guerdat recueillie par Elodie Mas pour L’Eperon-Cavadeos.

Eric Lamaze sur la route des JO en selle sur Fine Lady 5

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Eric Lamaze et Fine Lady 5

Eric Lamaze a fait connaître le choix du cheval avec lequel il défendra ses chances aux Jeux Olympiques de Rio. Ce sera Fine Lady 5.« Chaque fois que je lui ai demandé de hausser son niveau, elle l’a toujours fait aisément », a déclaré au sujet de son choix le canadien qui a donc écarté Coco Bongo et Check Picobello Z.

A 48 ans, le médaillé d’or en individuel et d’argent au concours par équipe aux Jeux de Pékin en 2008 avec Hickstead tentera à Rio de conquérir une nouvelle médaille. En raison de sa grande expérience et de son talent, le Montréalais figurera parmi les favoris.

Eric Lamaze est entré dans l’histoire du Canada comme le premier athlète à remporter une médaille d’or individuelle en sports équestres. À la fin de la saison 2008, il occupait le premier rang du classement mondial de saut d’obstacles, un exploit qu’il a répété en 2010 et 2011. En juillet 2015, « le Caribou » remportait avec son équipe nationale les Jeux Panaméricains de Toronto avec Coco Bongo. A suivre de près donc.

JO : l’incompréhensible choix du sélectionneur irlandais

Bertram

Harry Allen (en arrière-plan) n’aura pas la joie de voir son grand frère Bertram participer aux Jeux Olympiques de Rio.

Mouais. Il faut bien l’avouer, le choix de Greg Broderick pour défendre en individuel les couleurs irlandaises à Rio laisse un goût amer dans la bouche. Exit Bertram Allen (Molly Mallone V), Cian O’Connor (Good Luck) et Denis Lynch (All Star). Robert Splaine a sorti du chapeau un 4ème larron. Plus qu’un jugement de Salomon cette décision rappelle l’attitude d’Alexandre le Grand face au problème inextricable du noeud gordien et sa résolution par une action brutale.

Soyons francs. Les propos avancés pour « vendre » la sélection de Greg Broderick ne sont pas très convaincants. Certes le cavalier de MHS Going Global a signé a activement participé à la victoire irlandaise en Coupe des Nations à Saint Gall et à quelques autres mais qu’on le veuille ou non, il ne joue pas dans la même catégorie que les Allen, O’Connor et même Denis Lynch, particulièrement expérimentés, omniprésents sur le circuits 5* et dotés d’un mental d’acier.

Au lieu de cela, c’est un cavalier « sans saveur » qui est retenu. Sauf que les JO ne sont pas une échéance quelconque. C’est souvent le rendez-vous d’une vie pour un athlète censé y penser tous les matins en se rasant et tous les soirs en se brossant les dents. Ce qui est loin d’être le cas pour Greg Broderick, premier surpris de voir son nom retenu alors que de leur côté O’Connor et Allen ont placé le rendez-vous de Rio au coeur de leur programme de compétition avec une préparation entièrement tournée vers cette échéance.

Et puis, il faut le rappeler si l’Irlande dispose aujourd’hui d’une place en individuel pour les Jeux, elle le doit aux performances de Bertram Allen. Certains avancent, comme Greg Broderick (31 ans), que Bertram Allen (20 ans) représentera sans doute l’Irlande dans de nombreux autres jeux olympiques. Drôle d’argument et drôle de vision du sport où la précocité et le génie devraient être appréhendés comme des éléments pénalisants.

Lucy Davis met un pied dans la sélection pour Rio

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Lucy Davis et Barron (archives)

La bataille fait rage dans de nombreuses nations pour décrocher les derniers billets pour Rio. Il y a les quasi-titulaires que seul un incident grave, notamment une blessure de leur monture de tête, pourrait écarter de la sélection nationale et puis il y a le ventre mou des derniers sélectionnés, des éventuels réservistes. C’est vrai pour les Français et pour la plupart des grandes équipes. A commencer par celle des USA.

A 23 ans, Lucy Davis aimerait bien être du voyage avec son fidèle et atypique (pour le geste de devant) Barron, son cheval belge (SBS) de 12 ans, fils de For Pleasure.  Titulaire dans l’équipe américaine engagée au CSIO de Saint Gall, la jeune californienne a plus que rempli son contrat. Auteur d’un 4 points et d’un sans faute dans la Coupe des Nations du vendredi le couple a signé un double sans faute dans le Grand Prix dominical qui lui a permis de monter sur la deuxième marche du podium derrière l’allemand Hans Dieter Dreher (Cool and Easy). Une performance qui ne devrait pas avoir échappé au sélectionneur américain Robert Ridland qui a également en tête sa 8ème place dans le GP de la Baule en mai et sa contribution, là encore, dans la 2ème place de l’équipe US en Coupe des Nations.

 

Cassionato à l’honneur

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Michael Whitaker et Cassionato

Ils forment un sacré couple. Côté bipède Michael Whitaker, 52 ans. Ce pilier de la dynastie Whitaker n’a rien à envier à John son frère aîné. Il partage avec lui l’amour de la bière et un solide tableau de chasse.

Première participation à un CSI à 16 ans et à 20 une victoire dans le légendaire derby d’Hickstead. Abonné de l’équipe nationale Britannique, ce médaillé d’argent par équipe aux jeux olympiques de Los Angeles de 1984 aimerait bien récidiver avec une nouvelle breloque à Rio en août prochain.

Michael Whitaker mise pour être retenu dans la sélection nationale sur Cassionato, un étalon Holsteiner de 11 ans, fils de Cassini avec une mère par Quidam de Revel. Si le cavalier a une sacrée personnalité, le quadrupède n’en manque pas non plus. « Il n’est pas méchant, juste coquin » s’en amuse Michael devant les caméras d’Equestrian Le Mag.

Si Cassionato est un cheval à fort caractère cela ne perturbe pas plus que cela son pilote qui ne tarit pas d’éloges à son égard saluant son respect, son énergie et son courage. « Vous savez, il peut tout sauter, peu importe la taille des obstacles » avance Michael Whitaker en vrai maquignon tellement désireux d’aller défendre ses chances aux Brésil.

Bosty consolide sa candidature pour Rio

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Roger-Yves Bost et Qoud’Coeur de la Loge (archives).

Tous les feux semblent se mettre au vert pour une sélection de Roger-Yves Bost pour les Jeux Olympiques de Rio. Le champion d’Europe 2013 a la chance de pouvoir s’appuyer sur un quatuor de chevaux de premier choix constitué dans une parfaite parité de deux gars et de deux filles (Qoud’Coeur de la Loge, Pégase du Murier, Sangria du Coty, Sydney Une Prince). Les résultats s’enchaînent, avec régularité. Ce week-end le Francilien réalise la meilleure performance tricolore au LGCT de Madrid (CSI 5*) avec Qoud’Coeur en prenant une huitième place une nouvelle fois convaincante.

La semaine précédente, à La Baule, pour son grand retour en Coupe des Nations après un blanc d’une quinzaine d’années, Bosty, associé à Sydney Une Prince a fait le job (4/1) contribuant ainsi à la place de la France sur la troisième marche du podium.

Sympathique et toujours abordable, des qualités pas toujours partagées dans ce milieu, le quinquagénaire a depuis longtemps conquis le coeur du public et de ses pairs. Ses cheveux poivre et sel et sa démarche parfois chaloupée contribuent à son image de vieux Grognard du circuit. Comme un soldat de l’Empereur qui a été de toutes les campagnes, il a le calme des vieilles troupes. Roger-Yves Bost comme on le résume souvent, c’est certes un style unique au monde mais c’est surtout trois décennies ininterrompues de présence au haut-niveau qui lui confère un capital-expérience des plus précieux notamment en vue d’une échéance aussi atypique que celle des Jeux Olympiques.

« J’aime bien le par équipes et je peux tenir la pression. Mais je ne veux pas aller à Rio en étant moyen » déclarait Bosty au quotidien Le Parisien à l’occasion de La Baule. La bonhomie du personnage est trompeuse. Compétiteur dans l’âme, le cavalier du haras des Brulys craint plus que tout un bégaiement de l’histoire. A savoir participer aux Jeux de Rio en réserviste, soit la plus mauvaise place. En homme d’expérience, il sait que les fenêtres pour entrer dans l’histoire du sport sont rares. Les Jeux pour Bosty, c’est maintenant. Sa détermination à en être tout autant que son génie sont ses meilleurs alliés pour décrocher le précieux sésame. Patience, la composition de l’équipe de France sera dévoilée par Philippe Guerdat à l’issue du CHIO de Rotterdam (23-26 juin).

Flora de Mariposa, c’est peut être « sa » Jappeloup

Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa dans la Coupe des Nations de La Baule

Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa dans la Coupe des Nations de La Baule

Elle a ses détracteurs mais aussi beaucoup d’admirateurs. Pénélope Leprévost par ses résultats et son statut de première cavalière mondiale est aujourd’hui sur le devant de la scène sportive et médiatique. En prenant la deuxième place du Grand Prix de La Baule, la Normande confirme qu’elle forme avec Flora de Mariposa l’un des couples les plus performants du circuit. Lors de la traditionnelle conférence de presse qui se tient à l’issue de l’épreuve, la cavalière du Haras de Clarbec a rendu un hommage appuyé à une jument d’exception.

« Flora va vraiment très, très bien. Je n’ai pas bien monté la Coupe des Nations vendredi. Elle est pourtant double sans faute. Ça ne se voit pas parce qu’elle est fantastique. Je me suis rattrapée un peu là (dans le GP). C’est vraiment une sensation extraordinaire de monter cette jument. C’est le cheval d’une vie que chaque cavalier de haut-niveau rêve de rencontrer. C’est peut être ma Jappeloup ».

Pas rancunière pour un sou contre Jérôme Guéry pour lui avoir soufflé la victoire (comme avant lui Eric Lamaze en 2011 sur Hickstead), Pénélope Leprevost a indiqué ne pas avoir réussi à trouver la bonne distance sur le dernier obstacle et perdu la demi seconde fatale à ce moment là. « J’ai bricolé » a avoué la championne dans un sourire. Et quand on lui demande où son ses marges de progression avec Flora, la cinquième de la Longines ranking list a tout pris à sa charge : «Je pense que je dois être plus précise. La jument a présent maîtrise toutes ses gammes».

Reste la question majeure. Le pic de forme de Flora tiendra-t-il jusqu’à Rio au mois d’août ? Comme aime le dire Hervé Godignon avant l’heure, c’est pas l’heure. Et après l’heure, c’est plus l’heure. A l’inverse, Orient Express HDC et Patrice Delaveau qui semblent aujourd’hui un peu à la traîne pourraient nous livrer finalement une version moderne du lièvre et de la tortue de La Fontaine. Rien ne sert de courir. Il faut arriver à point.

En vue : Jérôme Guéry

Tour d'honneur au jumping de Bordeaux pour Jérôme Guéry et Ginnis Van't Geyzeven

Tour d’honneur au jumping de Bordeaux pour Jérôme Guéry et Ginnis Van’t Geyzeven

Passionné et miraculé. Jérôme Guéry, 35 ans et 34ème au classement mondial, est un peu un OVNI dans le monde du jumping. Installé dans le petit village de Sart-Dames-Avelines, dans le Brabant wallon, à 12 km de Waterloo et 35 km de Bruxelles, le cavalier belge n’est ni le fils de professionnels ni celui de milliardaires en quête d’une activité socialement acceptable pour leur progéniture. Son succès et son ascension dans la hiérarchie mondiale il ne la doit qu’à la force de ses poignets.

Après un mauvais passage lié à un cancer le Namurois a vu son talent révélé par l’arrivé dans ses écuries en mars 2015 de l’étalon Papillon Z. Ce fils de Perhaps par Cassini désormais âgé de 14 ans lui a ouvert la porte des CSI 5* et au-delà lui a permis de décrocher le graal de tout cavalier : un billet pour les JO de Rio.

A défaut de qualification de l’équipe nationale, ils seront deux à porter les couleurs du plat pays en terres brésiliennes. En toute logique, le choix revient au comité olympique belge, ce devrait être Grégory Wathelet et Jérôme Guéry.

La RTBF ne s’y est pas trompée en consacrant le week-end dernier un reportage sur ce dernier. Façon de parler car Jérôme Guéry n’entend pas aller à Rio juste pour écouter un air de samba. Ce cavalier émérite qui confie qui à propos de Papillon Z  « il y a vraiment quelque chose de spécial entre lui et moi » vise a minima une participation à la finale et pourquoi pas, une médaille. C’est bien tout le mal qu’on peut lui souhaiter.

Reed Kessler et Cylana dans la short list US pour les JO

RK

Reed Kessler et Cylana sont bien parties pour disputer leur deuxième olympiade

La fédération américaine des sports équestres a rendu public la liste des 10 cavaliers de saut d’obstacles à partir de laquelle sera finalisée l’équipe américaine pour les JO de Rio. Une short list de poids dans laquelle figurent Margie Engle, Kent Farrington, Lauren Hough, Laura Kraut, Beezie Madden, Todd Minikus, Callan Solem et McLain Ward mais aussi la jeune garde avec Lucy Davis et Reed Kessler.

La sélection finale sera établie à partir des prestations de ces cavaliers sur les CSIO 5* de La Baule, Rome, St Gall et Rotterdam entre le 12 et le 26 juin.

Reprise de compétition en douceur pour Orient Express HDC

orient1On a retrouvé Orient Express*HDC. Blessé en août dernier lors de l’étape Néerlandaise du Longines Global Champions Tour de Valkenswaard, il avait été annoncé que l’étalon de 14 ans (Quick Star x Kamtchatka par Le Tot de Semilly) resterait au repos jusqu’en novembre 2015. Patrice Delaveau avait toutefois indiqué que ce repos pourrait être prolonger si nécessaire afin que son crack aborde les Jeux olympiques de Rio dans la meilleure forme possible.

Le retour à la compétition s’est effectué en douceur, le premier week-end d’avril avec une participation au CSI 2* de Cagnes-sur-Mer. Le couple a pris la 6ème place du Grand Prix dominical sans toutefois courir le barrage pour ne pas brusquer les choses. La montée en puissance continue puisque Patrice Delaveau et son étalon star participeront à la fin de la semaine à un CSI 3*, toujours à Cagnes-sur-Mer. Le cavalier du Haras des Coudrettes n’exclut pas cette fois, s’il en a la possibilité, de pousser un peu les feux au barrage.

Après Londres en 2012, les Jeux de Rio en ligne de mire pour Reed Kessler

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Reed Kessler et Cylana (archives)

Elle fait partie des visages qu’on a plaisir à retrouver sur un podium. Reed Kessler, puisqu’il s’agit d’elle signe à de Palm Beach un retour gagnant. La jeune américaine de 21 ans désormais installée à Guttecoven aux Pays-Bas dans des infrastructures qu’elle partage avec Katharine Offel a connu un passage à vide qui semble désormais derrière elle. Présente en Floride pour participer au Winter Equestrian Festival elle vient d’y signer jeudi, après celle du 11 février, sa deuxième victoire dans le fameux challenge Ruby et Violette associée à son cheval de tête, Cylana, une jument belge Warmblood de 14 ans (Skippy II x Darco).

Une victoire qui n’a pas de prix en raison de l’inquiétude qu’avait contracté Reed Kessler par rapport à l’état physique de sa jument. « Je suis vraiment soulagée car la semaine dernière, je n’ai pas passé une très bonne semaine. J’étais tellement stressée que j’ai eu un ulcère et j’ai dû aller aux urgences le jeudi. Cylana a très bien sauté dans le Challenge Cup jeudi dernier. Mais quelques jours après, elle se comportait bizarrement, elle ne voulait pas bouger son arrière train, je me suis un peu inquiétée car je la connais très bien, elle n’était pas au meilleur de sa forme. J’étais stressée car je ne savais pas si je devais la faire sauter ou non. Elle est plus qu’un cheval pour moi, c’est ma moitié, je ne la laisserai jamais sauter si elle ne se sent pas bien. Le vétérinaire l’a examiné et l’a trouvé bien. Nous avons donc participé à l’épreuve du dimanche mais les choses ne se sont pas bien passées du tout. Nous avons fait tomber trois barres et elle ne sautait pas comme à son habitude. Je l’ai mise au repos pendant quelques jours, au pré. Je suis tellement soulagée après ces deux parcours. La semaine dernière ce n’était pas elle, aujourd’hui je l’ai retrouvé.’ »

Reed Kessler espère bien figurer sur la short list de la fédération équestre américaine pour participer aux JO de Rio qui sera rendue publique courant avril. En 2012, elle avait été la plus jeune participante aux JO de Londres (avec Cylana) où elle n’avait alors que 18 ans.

L’américaine a rajouté une corde à son arc en faisant appel désormais aux conseils de Barbançon Mestre, une cavalière espagnole de dressage qui a participé aux JO de 2012 mais aussi, une amie proche. « C’est le jour et la nuit » confie Reed qui met en avant le développement de la masse musculaire et l’excellent état physique de ses chevaux grâce à cette méthode. « Désormais, je peux facilement enlever une ou deux foulées. C’est un atout précieux pour le barrage » avoue-t-elle avec franchise.

Vidéo : Cylana et Reed Kessler lors de leur victoire du 11 février dans l’épreuve Ruby et Violette

Les JO à 21 ans pour Bertram Allen

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Bertram Allen

Let’s go to Rio. Parmi la liste des quinze heureux bénéficiaires d’une qualification individuelle pour les Jeux Olympiques de Rio, on retiendra notamment celle de Bertram Allen. « Le rêve devient réalité » a sobrement posté Bertram Allen sur les réseaux sociaux. A seulement 20 ans il est déjà 9ème mondial alors, pourquoi pas médaillé olympique à 21 ?

A Rio, le kid irlandais aura à peine soufflé (le 1er août) les bougies de son 21ème anniversaire, âge de toutes les audaces pour un surdoué qui devrait s’appuyer sur sa fantastique jument fille de Kannan, Molly Malone V.

Rio : La composition de l’équipe d’Allemagne de CSO se précise

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Sans surprise, Marcus Ehning et Cornado NRW figurent en bonne place pour intégrer la future sélection nationale allemande.

 

La fédération équestre allemande a rendu public mercredi 27 janvier, les contours de la future sélection nationale en saut d’obstacles pour les Jeux Olympiques qui se dérouleront à Rio du 7 au 19 août. Le vivier, particulièrement fourni, est constitué de deux sous-ensembles. Une liste A, composée des 10 meilleurs cavaliers du moment avec leurs chevaux de tête et, une liste B qui intègre 15 cavaliers considérés comme à haut-potentiel et d’un niveau très proche de la liste A.

Liste A : 
– Christian Ahlmann (Codex One, Taloubet Z et Epleaser van’t Heike)
– Ludger Beerbaum (Chiara et Casello)
– Daniel Deusser (Cornet d’Amour et First Class van Eeckelghem)
– Hans-Dieter Dreher (Embassy et Cool and Easy)
– Marcus Ehning (Cornado NRW et Comme Il Faut)
– Marco Kutscher (Van Gogh et Chaccorina)
– Janne Friederike Meyer (Goja)
– Meredith Michaels-Beerbaum (Fibonacci et Comanche)
– Mario Stevens (Brooklyn)
– Patrick Stühlmeyer (Lacan)

Liste B :
– Felix Hassmann (Horse Gym’s Balance et Horse Gym’s Balzaci)
– Denis Nielsen (DSP Cashmoaker)
– André Thieme (Conthendrix)
– Philipp Weishaupt (Liberty Son)
– David Will (Mic Mac du Tillard)
– Alexander Hinz (Campitello)
– Laura Klaphake (Silverstone G)
– Andreas Kreuzer (Calvilot)
– Niklas Krieg (Carella)
– Christian Kukuk (Carilot)
– Maximilian Lill (Capuccino)
–  Kaya Lüthi (Wilane)
– Marcel Marschall (Undercontract et Fenia van Klapscheut)
– Maurice Tebbel (Chacco’s Son)
– Jana Wargers (Caspar)

Ces papys de l’équitation qui font de la résistance

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«Ma motivation provient de mon amour des chevaux et de ma passion pour le sport »  Ian Millar et Dixson (archives).

A 69 ans, Ian Millar devrait participer cet été à Rio à ses onzièmes jeux olympiques. Un record. Pilier de l’équipe Canadienne de saut d’obstacles, sa longévité et son rôle clé dans les grands moments, lui ont valu le surnom de Captain Canada.

A ce titre ses supporters réclament qu’il soit le porte-drapeau de la délégation canadienne lors du défilé des athlètes qui se déroulera dans le stade olympique Maracanã. Un page Facebook a même spécialement été créé dans ce sens. «Ma motivation provient de mon amour des chevaux et de ma passion pour le sport » confie ce grand champion lorsqu’on l’interroge sur son insatiable appétit de compétitions.

En dépit des apparences l’athlète canadien pourrait ne pas être le doyen des cavaliers lors des Jeux. Hiroshi Hoketsu à 74 ans est en passe de décrocher son ticket en dressage pour le Japon. Hiroshi était déjà l’athlète le plus âgé aux Jeux de Pékin (2008) et de Londres (2012). Loin d’être ridicule, il avait obtenu dans la capitale britannique la note de 68,739% dans le Grand Prix (vidéo ci-dessous).

George Morris, nouvel entraîneur de l’équipe de jumping du Brésil

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A presque 78 ans, George Morris a toujours bon pied bon œil n’hésitant à accompagner ses élèves sur le terrain européen et à monter ponctuellement à cheval à l’entraînement.

L’équipe de saut d’obstacles du Brésil s’est trouvé un nouvel entraîneur en la personne de George Morris. A presque 78 ans, cette légende vivante du jumping outre-Atlantique a accepté de relever un nouveau défi puisque c’est Rio qui accueillera en aout prochain les Jeux Olympiques. Or avec des cavaliers tels que Rodrigo Pessoa, Marlon Modolo Zanotelli, Pedro Veniss et Doda Miranda Morris le Brésil pourra légitimement prétendre à une médaille.

La pilule est en revanche difficile à avaler pour Jean-Maurice Bonneau remercié début novembre par la fédération équestre brésilienne officiellement pour des raisons économiques. Même si les termes de la coopération avec le septuagénaire américains ne sont pas connus, il n’est pas exclu que les cavaliers brésiliens financent sur leur fortune personnelle le recrutement de George Morris considéré comme l’un des meilleurs entraîneurs au monde. George Morris a assumé la responsabilité de Chef d’Equipe pour l’équipe de jumping des Etats-Unis de 205 à 2013. Il a l’avantage de bien connaître la plupart des cavaliers brésiliens qui viennent régulièrement en Floride pendant l’hiver pour participer au Winter Equestrian Festival (WEF).