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Un piquet en or pour Nicolas Delmotte

ClarbecC’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. La place libérée par Pénélope Leprevost au Haras de Clarbec a été vite comblée. La famille Megret s’est attachée les services de Nicolas Delmotte qui hérite à 39 ans d’un piquet en or avec Vagabond de la Pomme, Urano de Cartigny et Corrado du Moulin. De quoi voir l’avenir en rose pour le Nordiste déjà bien équipé pour les 5* avec Ilex VP et sans doute, a contrario, un moment difficile à vivre pour Pénélope Leprevost amenée à prendre un tournant délicat dans sa carrière.

« Le haras de Clarbec qui connaît Nicolas Delmotte depuis longtemps et a toujours apprécié la finesse de son équitation et ses qualités humaines et d’homme de cheval, se réjouit de cette nouvelle collaboration », écrivaient ce matin Geneviève et Dominique Mégret dans un communiqué de presse précisant, et ce n’est pas anodin, que le choix du nouveau pilote  avait eu lieu « après concertation et en accord avec la Fédération française d’équitation ».

Si les entiers ont trouvé un nouveau cavalier réputé dans la gestion toujours particulière des étalons, les juments qui évoluaient sous la selle de Pénélope Leprevost (Ratina d’la Rousserie, Flora de Mariposa et Nice Stéphanie) sont en revanche toujours en attente d’affectation.  « Nous n’allons pas prendre de décision hâtive » a prévenu Geneviève Mégret. Une nouvelle qui va aiguiser bien des appétits…

 

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Jeu de massacre sous la verrière du Grand Palais

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Chapeau bas à Edwina TOPS-ALEXANDER et à California Le couple remporte l’édition 2017 du GP Saut Hermès- Photo Christophe Bricot / Saut Hermès

Comme à son habitude Hermès avait mis les petits plats dans les grands à l’occasion de son rendez-vous annuel sous la verrière du Grand Palais. L’organisation, appuyée pour la partie technique par la très professionnelle équipe de Sylvie Robert de GL Events, était une nouvelle fois « parfaite » à écouter spectateurs et participants. Le Grand Prix dominical, point d’orgue de ce CSI 5* considéré comme l’un des plus prestigieux de la planète, s’annonçait donc sous les meilleurs auspices. Mais un grain de sable nommé Rothenberger est venu gripper la belle mécanique.

Avec 400 000 € de dotation et 47 engagés triés sur le volet, toutes les conditions étaient réunies pour un beau moment de sport mais le beau scénario couché sur le papier a tourné en eau de boudin. Très vite, les scores accumulés par les premiers participants ont laissé comprendre que le chef de piste avait eu la main un peu lourde. Multiplication des abandons, lancé de barres, mauvaises fautes …le spectacle a tourné à la boucherie pour les délicates montures mises à l’épreuve à contrecœur par leurs pilotes.

« Pénible à monter, pénible à regarder » lâchera Kevin Staut au micro d’Equidia. Une formule assassine peu habituelle dans la bouche du champion français mais qui résume bien le ressenti des cavaliers marqué par une colère froide. Mâchoires serrées et sourcils froncés, et Philippe Guerdat enfonce le clou « ce que je n’aime pas, c’est quand on joue sur les moyens des chevaux« . Moins rugueux, Simon Delestre évoque un triple « vraiment limite« . Trop sélectif, trop corsé tout simplement trop dur, le constat est vite partagé côté paddock et côté tribunes.

Loin de faire son mea culpa Franck Rothenberger, homme de l’art sympathique au demeurant, s’enferme dans le déni reconnaissant juste du bout des lèvres avoir accumulé trop de difficultés sur un seul obstacle, l’oxer sur bidet de sortie de ligne. Fidèle à la locution latine  Errare humanum est, sed perseverare diabolicum (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique) l’homme de l’art s’enferre. Dommage.  Le chef de piste n’est pas un perdreau de l’année et jouit d’une bonne réputation mais sa conception des parcours manque peut être du raffinement qui avait marqué les pistes montées par Frédéric Cottier lors des JEM de Caen en 2014. C’était il est vrai en extérieur, avec vraie piste.

Dura lex, sed lex (la loi est dure, mais c’est la loi). Ce qui est formidable avec les chevaux, c’est qu’il s’en trouve toujours quelques uns pour vous faire mentir. Parcours infaisable ? Pas du tout, trois couples déjoueront avec une étonnante facilité (cf vidéo 2) les chausse-trappes et offriront un barrage à des spectateurs en partie dépités. Trois sans faute, une situation confortable pour des heureux élus assurés d’une place sur le podium. Et c’est un peu de façons surprenante  Mme Tops (California) qui remporte la mise, plus rapide de 8 petits centièmes que Pénélope Leprevost en selle sur son fidèle Vagabond de la Pomme. Bertram Allen (Molly Malone), pénalisé d’une barre complète le podium. Même sanglante, la bataille du Grand Palais peut s’achever sur un sourire.

Le classement complet du GP ici.

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Après l’effort, le réconfort et le temps du sourire pour Edwina Tops-Alexander – Photo Christophe Bricot / Saut Hermès.


Pas de finale Coupe du Monde pour Pénélope Leprevost

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Pénélope Leprevost et Vagabond de la Pomme s’étaient classés deuxième lors de la finale Coupe du Monde 2015.

Elle jette le gant. Pénélope Leprevost a annoncé qu’elle renonce à tenter de décrocher une qualification pour la finale Coupe du Monde 2017 qui se disputera à Omaha (USA) du 29 mars au 2 avril. Avec seulement 27 points au compteur, l’amazone tricolore aurait dû, pour espérer décrocher son billet, se rendre à Göteborg du 21 au 26 février prochain et marquer impérativement une dizaine de points. Plutôt que ce voyage lointain, éprouvant et au résultat incertain, la Normande qui s’était classée deuxième de cette compétition en 2015, a fait le choix du soleil. Pénélope Leprevost participera prochainement au Sunshine Tour en Espagne. L’idéal pour se refaire un moral et préparer son piquet pour la saison extérieure.

Rétrospective 2016 (4) : Pénélope Leprevost, amazone en chef

Flora de Mariposa et Pénélope Leprevost : la détermination avant tout. Cliquer pour agrandir.

Flora de Mariposa et Pénélope Leprevost : la détermination avant tout. Cliquer pour agrandir.

Adulée ou abhorrée, Pénélope Leprevost ne laisse pas indifférent. Au-delà de son caractère bien trempé, La Française non seulement aura été la meilleure cavalière au monde tout au long de l’année (oscillant de la 3ème à la 9ème place) mais aura également ajouté à son palmarès une très convoitée médaille d’or aux jeux olympiques.

2016, année de tous les contrastes. La polémique tout d’abord à la sortie de l’hiver alors que la saison avait débuté sur les chapeaux de roue.  Lors de la finale de la Coupe du monde de Göteborg, le 28 mars elle est accusée de brutalité au paddock à l’égard de son étalon Vagabond de la Pomme. Sous la pression des médias et notamment des réseaux sociaux, elle est contrainte à un hallucinant exercice d’excuses publiques. Une pilule dure à avaler que les succès ultérieurs permettront d’oublier.

Le suspens aux Jeux olympiques de Rio ensuite. En grande championne, Pénélope ne lâche rien notamment dans les moments cruciaux.  Flora est victime d’un début de coliques  le vendredi soir. Elle passe sa nuit à veiller sa jument et fait l’impasse sur la warm up du samedi. Le dimanche le couple s’élance dans la première qualificative. Flora est somptueuse. Elle fait un énorme saut sur le numéro 9 et trébuche provoquant la chute de sa cavalière. Comme à Caen en 2014, la cavalière se relève et sort à pied, visage fermé mais avec classe. Elle est éliminée de la course au titre individuel. Le couteau entre les dents elle contribue par la suite à décrocher la médaille d’or par équipe. On apprend quelques jours plus tard que sa chute lui avait laissé une forte douleur à la cuisse droite liée à une déchirure musculaire. Mais la Rouennaise est une dure au mal. Contre vents et marées elle repart de Rio avec ce qu’elle était venue chercher : une médaille d’or.

 

Pénélope Leprevost n°3 mondial : un avant-goût de podium olympique ?

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Pénélope Leprevost au Longines Paris Eiffel Jumping 2016

Elle vient de fêter le 1er août ses 36 ans et s’apprête à disputer à Rio ses deuxièmes Jeux Olympiques. Et les choses se présentent plutôt bien pour Pénélope Leprevost, qui bénéficie d’un intéressant alignement des planètes. Non seulement la Normande confirme son statut de meilleure cavalière mondiale mais elle gagne au passage une place au classement permanent (Longines ranking list) qui lui permet de monter sur la troisième marche du podium. Tout cela est plutôt de bon augure pour la cavalière française qui a une vraie chance de médaille en individuel avec sa formidable Flora de Mariposa.

La licenciée du Jump Normand (14) a un sacré caractère pour ses détracteurs, un solide tempérament pour ses admirateurs. C’est une lapalissade de le dire. Loin d’être un handicap dans un milieu professionnel dominé par la gente masculine, cette caractéristique est l’une des clés de la réussite sportive de Pénélope Leprevost. C’est l’un de ses ressorts, l’un de ceux sur lesquels il faudra compter pour passer du podium en papier du classement mondial à celui de l’Olympe. A ce titre la bérézina française aux JO de Londres pourrait bien être l’un des moteurs des Bleus à Rio. A commencer par Pénélope Leprevost qui avait été éliminée il y a 4 ans lors des qualifications. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Avec Flora, elle forme désormais un couple redoutable qui a beaucoup gagné en confiance mutuelle depuis les JEM de 2014. Une compétition également marquée d’une pierre noire. La jeune femme, à la maison, devant son public, avait été éliminée lors de la première manche de qualification pour la finale à quatre du saut d’obstacle à la suite d’une chute sur la rivière. Cet épisode sans gravité mais humiliant pour la cavalière contrainte de sortir à pied devant les caméras et un stade d’Ornano archicomble alimente sans doute encore aujourd’hui la détermination de Pénélope à faire un résultat.

 Elle peut compter pour ça sur son premier fan, Michel Robert. Dans le portrait olympique que lui consacre RMC Sport, la légende vivante des sports équestres français pourtant connu pour son exigence est dithyrambique : « Elle a fait beaucoup de gymnastique, de la danse, etc. Elle a une position à cheval exceptionnelle, proche de la perfection. Et puis au-delà de ces capacités physiques, elle a un mental en épreuves au moment où c’est difficile, où il faut se sortir les tripes, elle est là. Elle a une force incroyable, une motivation exceptionnelle avec un tempérament de guerrier incroyable« .

« Les femmes portent sur les épaules la moitié du ciel et elles doivent la conquérir« . a dit un jour la chinoise pianiste et écrivain Chow Ching Lie. Pourquoi ne pas rêver d’une femme championne olympique en jumping ? Après tout l’équitation, au moins en France est le premier sport féminin. Et puis, la dernière médaille française aux Jeux (en bronze) en saut d’obstacles a bien été ramenée par une autre femme. Une autre Normande. C’était déjà en 1996. Elle s’appelait Alexandra Ledermann et montait Rochet M.

Flora de Mariposa, c’est peut être « sa » Jappeloup

Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa dans la Coupe des Nations de La Baule

Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa dans la Coupe des Nations de La Baule

Elle a ses détracteurs mais aussi beaucoup d’admirateurs. Pénélope Leprévost par ses résultats et son statut de première cavalière mondiale est aujourd’hui sur le devant de la scène sportive et médiatique. En prenant la deuxième place du Grand Prix de La Baule, la Normande confirme qu’elle forme avec Flora de Mariposa l’un des couples les plus performants du circuit. Lors de la traditionnelle conférence de presse qui se tient à l’issue de l’épreuve, la cavalière du Haras de Clarbec a rendu un hommage appuyé à une jument d’exception.

« Flora va vraiment très, très bien. Je n’ai pas bien monté la Coupe des Nations vendredi. Elle est pourtant double sans faute. Ça ne se voit pas parce qu’elle est fantastique. Je me suis rattrapée un peu là (dans le GP). C’est vraiment une sensation extraordinaire de monter cette jument. C’est le cheval d’une vie que chaque cavalier de haut-niveau rêve de rencontrer. C’est peut être ma Jappeloup ».

Pas rancunière pour un sou contre Jérôme Guéry pour lui avoir soufflé la victoire (comme avant lui Eric Lamaze en 2011 sur Hickstead), Pénélope Leprevost a indiqué ne pas avoir réussi à trouver la bonne distance sur le dernier obstacle et perdu la demi seconde fatale à ce moment là. « J’ai bricolé » a avoué la championne dans un sourire. Et quand on lui demande où son ses marges de progression avec Flora, la cinquième de la Longines ranking list a tout pris à sa charge : «Je pense que je dois être plus précise. La jument a présent maîtrise toutes ses gammes».

Reste la question majeure. Le pic de forme de Flora tiendra-t-il jusqu’à Rio au mois d’août ? Comme aime le dire Hervé Godignon avant l’heure, c’est pas l’heure. Et après l’heure, c’est plus l’heure. A l’inverse, Orient Express HDC et Patrice Delaveau qui semblent aujourd’hui un peu à la traîne pourraient nous livrer finalement une version moderne du lièvre et de la tortue de La Fontaine. Rien ne sert de courir. Il faut arriver à point.

Pénélope la méchante, FEI la gentille

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Pénélope Leprevost

C’est le genre de polémique « à deux balles » dont on ne sait pas s’il vaut mieux en rire ou en pleurer. Le site suédois World of Showjumping révèle aujourd’hui que la FEI a ouvert une enquête sur le comportement de Pénélope Leprevost lors de la finale de la Coupe du monde à Göteborg suspectée ni plus ni moins de brutalité envers Vagabond de la Pomme.

Les faits sont basiques et se sont déroulés devant les caméras. Alors que Pénélope est au paddock rênes longues, Vagabond de la Pomme, un peu placide, trébuche fortement, mettant les genoux et le nez dans le sable. Très spontanément, sa cavalière remonte sur ses rênes et donne un coup de jambe appuyé (avec éperons) à sa monture. Si le cheval n’en a pas été traumatisé (ni blessé), il sautera magnifiquement par la suite, des téléspectateurs et des officiels de la FEI auraient été choqués.

La scène avait pourtant fait rire Hervé Godignon au micro d’Equidia et avec lui beaucoup de téléspectateurs dans l’hexagone. Mais c’est à croire que nous, pauvres latins sommes des néandertaliens attardés sans aucun sentiment. Car chez nos amis scandinaves en mal peut être de polémique autant que de soleil, de belles âmes autoproclamées défenseurs de la cause animale se sont saisies de l’affaire notamment sur les réseaux sociaux, hauts-lieux de la civilisation moderne. Devant la pression également alimentée par la Fédération nationale suédoise et le comité d’organisation du Salon du Cheval de Göteborg, la FEI qui officiellement place le bien-être du cheval au cœur de sa politique a ouvert une enquête.

La FFE et Pénélope Leprevost n’ont pour l’instant pas réagi officiellement sur l’incident. On ne peut que les encourager à ne pas sauter dans une arène dans laquelle les dès sont pipés et le dialogue impossible. Ce sont deux approches inconciliables de l’équitation qui se font face. Si la préservation de l’intégrité et du bien être du cheval est un objectif très, très, très largement partagé, cet épisode ahurissant contrairement aux apparences n’est pas à ranger dedans. Il suffit simplement d’écouter les cavaliers de haut-niveau pour prendre conscience de l’affection qu’ils portent à leurs chevaux. Il suffit d’être monté un peu à cheval pour saisir que fermeté n’est pas brutalité et que la réactivité est un gage de sécurité pour le cavalier et le cheval.

Outre l’espèce de procès en sorcellerie menée contre Pénélope Leprevost, le plus navrant aujourd’hui est que les autorités équestres internationales alimentent la sensiblerie ambiante et se servent de faits anodins pour occulter une inaction coupable sur des sujets autrement plus graves tels que les guêtres postérieures ou certaines pratiques de maltraitance avérées dans l’endurance.

Le sport c’est une exigence. En viendra-t-on demain à interdire les disciplines équestres en raison des contraintes qu’elles imposent aux chevaux (CSO mais aussi CCE, dressage et reining) ? A ce rythme là il ne restera peut être plus que la voltige (sans enrênement) au catalogue. Il serait temps que la FEI comprenne qu’elle est en train de scier la branche sur laquelle elle est assise sauf à considérer que l’équitation du futur consistera à se limiter à regarder les chevaux dans leur pré. Pour leur plus grand bien être, évidemment.

Mise à jour à 15h09 : Ci-dessous le communiqué intégral de Pénélope Leprevost tombé à 14h30 :

« Les gens se sont émus à la suite d’images qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux de mon cheval, Vagabond de la Pomme, qui a failli tomber pendant la détente de la Finale de la Coupe du Monde à Göteborg.
Mon cheval a trébuché au paddock alors qu’il était au petit trot la tête en bas très relâché. Ça m’a fait peur et j’ai vraiment cru que nous allions tomber tous les deux. J’ai immédiatement vérifié qu’il ne s’était pas blessé. J’ai ensuite voulu qu’il se ressaisisse, mon but était de l’éveiller et pas de le brusquer. Le vétérinaire de l’équipe de France était présent et a aussi vérifié que le cheval n’avait pas de problèmes.
Je suis profondément désolée d’avoir réagi de manière excessive en étant trop sévère avec mon cheval et j’adresse toutes mes excuses au public.
J’attache énormément d’importance à avoir avec mes chevaux une complicité étroite dans un très grand respect de leur physique et de leur mental ».

Pénélope ouvre le bal à Göteborg

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Pénélope Leprevost et Vagabond de la Pomme (archives)

Dans le bras de fer qui se joue à Göteborg entre la France et l’Allemagne, c’est la première qui a pris l’avantage à l’issue de la première épreuve, la chasse qui se courait en fin d’après-midi. Trois Tricolores dans les six premiers, c’est ce qu’on appelle un tir groupé. Avec une mention spéciale pour Pénélope Leprevost qui sur son impassible Vagabond de la Pomme a pris la tête devant le numéro 1 mondial, Simon Delestre en selle sur Qlassic Bois Margot.

Fort de ses expériences précédentes en finale Coupe du monde Patrice Delaveau après en avoir discuté avec Jean-Maurice Bonneau a préféré assurer le sans-faute en levant (légèrement) le pied. Sa sixième place est idéale. Elle permet de garder de la ressource à Lacrimoso pour la suite de la compétition tout en étant très bien placé. Une stratégie que n’a pas suivi Kevin Staut qui a préféré lâcher les chiens. Parti dans un train soutenu le cavalier de For Joy van’t Zorgvliet*HDC se retrouve 12ème en raison d’une faute. Rien n’est donc perdu.

Attention toutefois à ne pas faire cocorico trop tôt. Les jeux restent largement ouvert avec une rude concurrence. On pense notamment à Daniel Deusser 3ème sur Cornet d’Amour et bien sûr à Marcus Ehning en embuscade à la 8ème place avec Cornado. Il faudra également surveiller de très près Steve Guerdat (4ème sur Corbinian) mais aussi la révélation de ces derniers mois, Niklas Krieg. Sans complexes, le jeune allemand pointe à la huitième place associé à sa jument de 12 ans Carella.

Suite des opérations demain samedi avec une épreuve au barème A au chronomètre (suivie d’un barrage) avec un ordre de départ inverse au classement.

Le classement provisoire ici.

Le Grand Prix de Bordeaux pour Pénélope Leprevost

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Pénélope Leprevost et Nice Stéphanie

C’est ce qu’on appelle passer le ramasse-miettes. Les français n’auront décidément rien lâché aux cavaliers étrangers dans cette édition 2016 du Jumping de Bordeaux. Non contente d’avoir déjà remporté avec Nice Stéphanie la grosse épreuve de vendredi, Pénélope Leprevost s’est adjugé le Grand Prix de ce dimanche sur la même monture. La Tricolore, 5ème au classement mondial permanent (ranking list) a mis  le feu sinon au lac au moins au palais des expositions et ses 6 000 spectateurs. Elle coiffe sur le poteau Laura Renwick (Bintang II), l’étoile montante Britannique, réputée pour sa vélocité. Particulièrement brillant tout au long du concours, le belge Jerome Guery (Grand Cru van de Rozenberg), prend la 3ème place du podium et confirme tout le potentiel du plat pays.

Le classement intégral ici.

Pénélope Leprevost, prochain numéro 1 mondial ?

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Pénélope Leprevost -Sultane des Ibis

Elle est la cavalière qui monte, qui monte… Grâce à ses derniers exploits Pénélope Leprevost accède ce mois-ci au 3ème rang du classement permanent mondial, la fameuse Longines Ranking List.On dit bien jamais deux sans trois. La Normande accrochera-t-elle une nouvelle victoire en Coupe du Monde prochainement ?

Ce serait évidemment historique mais pas suffisant pourtant pour souffler la place de premier mondial à Scott Brash. L’Ecossais cavale en tête depuis un bon moment et peut compter sur un petit matelas de points d’avance. Son compteur en affiche 3090 quand Pénélope Leprevost en faisant ses fonds de tiroir arrive péniblement à 2694. Kent Farrington, 2nd, a également de la marge avec 2730 points.

A défaut de briguer dans l’immédiat la première place, notre Pénélope nationale aura fort à faire pour rester sur la 3ème marche du podium. Elle est talonnée par l’inoxydable Beezie Madden qu’elle ne devance que de 3 points. En attendant, et c’est l’essentiel, la meilleure cavalière au monde de saut d’obstacles est française. Ça vaut bien un cocorico.

Pénélope Leprevost signe une nouvelle victoire en Coupe du Monde

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Une victoire de plus pour Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa. Cliquer pour agrandir.

Au-delà de l’exploit sportif réalisé par Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa, ce week-end à Lyon, s’il est une image qui restera dans les annales, c’est le sourire arboré par de la cavalière française. Un sourire profond, solaire, témoin d’un pur instant de bonheur partagé par un public Lyonnais qui s’est surpris lui-même à entonner la Marseillaise en honneur à sa championne.

Tout aujourd’hui semble réussir à la Normande qui en moins d’un mois a mis dans son escarcelle deux victoires en Coupe du Monde. Le doute a cédé la place à une soif énorme de gagner et à une joie communicative.

Cette édition 2015 à Equita Lyon était incontestablement un très grand cru mais plus que cela. Elle consacre un couple dont on pressent qu’il peut, s’il continue sur sa lancée, écrire de belles pages dans la légende des sports équestres. A quelques mois des Jeux Olympiques de Rio, on ne pouvait espérer plus beau cadeau.

Tout le classement du GP, ici.

A Equita, Pénélope a mangé du lion

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Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa (archives). Cliquer pour agrandir.

Super, super, super ! C’est par ces trois qualificatifs que Michel Robert, consultant pour Equidia Life a salué la prestation de Pénélope Leprevost sur Flora de Mariposa dans le Grand Prix  Longines d’ouverture du CSI5* de Lyon (Equita Lyon). La Normande devance Henrik von Eckermann (Sansibar) 2ème et Meredith Michaels-Beerbaum 3ème sur la très impressionnante Fibonacci 17.

Les autres français ne sont pas en reste. Kevin Staut prend la 4ème place sur un Rêveur de Hurtebise HDC transformé par un changement d’embouchure. Olivier Robert réalise une belle opération en se classant 5ème sur Quenelle du Py. La jument du cavalier bordelais, plus aux ordres, semble avoir franchi un cap.

Avec cette nouvelle victoire, Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa confirment leur grande forme du moment en ce début de saison indoor. Le couple sera très attendu dimanche dans le GP Coupe du Monde.

Tout le classement ici.

Première victoire en Coupe du Monde pour Pénélope Leprevost

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Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa (archives)

Pénélope Leprevost a mis le feu aux terres glacées de Norvège en remportant ce 18 octobre le Grand Prix Coupe du Monde d’Oslo. La Normande, 9ème mondiale, signe à 34 ans sa première victoire en Coupe du Monde sur Flora de Mariposa.

Le classement intégral ici.

Dans le top, Pénélope

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Pénélope Leprevost

Pénélope Leprevost commence bien le mois puisqu’elle signe son retour dans le club très fermé des 10 meilleurs cavaliers mondiaux. La tricolore passe de la onzième à la neuvième position soit juste une place derrière Simon Delestre stable à la huitième place. Petite déception en revanche pour Kevin Staut qui perd encore deux places pour pointer au quinzième rang mondial. Plus loin dans le classement, on retrouve Patrice Delaveau (29ème) et Roger-Yves Bost (33ème).

Pénélope Leprevost, en Diane chasseresse à Aix-la-Chapelle

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Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa (archives). Cliquer pour agrandir.

Pour le plus grand plaisir du camp Tricolore et des amateurs de belle équitation, Pénélope Leprevost sur son excellente jument Flora de Mariposa, a remporté la Chasse, première épreuve de saut d’obstacles aux championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle.

La Normande, auteur d’un sans faute fluide et rapide, réalisé avec une déconcertante facilité en début d’épreuve n’a jamais été vraiment menacée par la suite. Elle s’impose avec un temps de référence de 67,67’. Le Kaiser, Ludger Beerbaum en selle sur Chiara 222 signe un chronomètre de 69,17’ devant son public qui le relègue à la seconde place. La troisième marche du podium revient au britannique Joe Clee (Utamaro d’Ecaussines).

Ce classement individuel provisoire reflète bien l’état des forces en présence et de la bataille de Titans qui s’ouvre entre les 3 nations majeures que sont l’Allemagne (1ère), la France (2nde) et la Grande-Bretagne (3ème).

Philippe Guerdat pouvait avoir le sourire à l’issue de la journée. Globalement les Français se sont bien comportés. La seule petite déception est venue de Kevin Staut, pénalisé de 2 barres avec Rêveur de Hurtebise alors que Simon Delestre accuse un petit 4 points et que Jérôme Hurel signe un beau sans faute.

Prudent, Philippe Guerdat relève que six équipes se tiennent dans un mouchoir de poche. Tout reste possible mais, tout reste à faire. Autant dire que les journées à venir s’annoncent pleine de suspense.

Le classement individuel ici.

Le classement par équipes, c’est.

La photo du jour : Pénélope Leprevost – Nayana

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Pénélope Leprevost et Nayana – Finale Coupe des Nations- Barcelone 2013 – Cliquer pour agrandir.

Nayana, c’est « notre premier cheval de haut niveau, notre jument de cœur » dit d’elle Geneviève Mégret, la propriétaire du haras de Clarbec qui rappelle que c’est avec cette jument que Pénélope Leprevost s’est classée troisième du Grand Prix de la Coupe du monde à Bordeaux, et a remporté la Coupe des nations (par équipes) à Barcelone, en 2013.

Aujourd’hui Pénélope Leprevost peut s’appuyer sur un remarquable piquet de chevaux. Nayana bien sûr mais aussi Vagabond de la Pomme (deuxième de la finale coupe du monde de Las Vegas), Flora de Mariposa (deuxième par équipes aux jeux équestres de Normandie) sans oublier Ratina d’la Rousserie, 1ère dernièrement du GP du CSI5* de Cannes. Le mythique Mylord Carthago goûte pour sa part une retraite bien méritée.

Outre le fait d’être avec Beezie Madden l’une des deux meilleures cavalières au monde, Pénélope Leprevost incarne une élégance très française et une femme égale des hommes dans la compétition de haut niveau. Comme l’écrivait si bien Jean Rochefort pendant les Jeux olympiques de Londres en 2012 : « Pénélope, c’est un prénom qui attend l’homme ruisselant de sueur jetant négligemment un quartier de sanglier sur une table en Formica. Et elle est le contraire : le risque, le courage, l’osmose parfaite avec les chevaux. (…) Rien n’est plus beau que Pénélope à cheval. Regardez-la bien, c’est un miracle ! Les chevaux un jour lui remettront une médaille. »

Le succès de la Normande c’est celui de toute une équipe, d’un trio de femmes à forte personnalité, totalement complémentaires et réunies par leur respect du cheval. La cavalière bien sûr mais aussi, Geneviève Maigret la propriétaire sans oublier, Julie Martijn, la truculente et attachante groom. A croire que si la femme est l’avenir de l’homme elle l’est aussi du cheval.

Festival Leprevost au CSI de Cannes

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Pénélope Leprevost et Ratina d’la Rousserie. Crédit photo : Stefano Grasso / LGCT

Pénélope Leprevost est montée sur la plus haute marche du podium ce week-end à Cannes. En selle sur Ratina d’la Rousserie, la Normande s’est imposée dans le Grand Prix de la sixième étape du Longines Global Champions Tour devant Rolf Göran Bengtsson (Casall Ask) et Luciana Diniz (Fit For Fun). Dans le camp Tricolore, Simon Delestre confirme sa forme du moment en accrochant la 7ème place avec Qlassic Bois Margot.

C’est bien d’une victoire surprise qu’il faut parler puisque Pénélope Leprevost confiait à l’issue de la compétition qu’elle n’avait pas prévu initialement de venir à Cannes et qu’elle a changé d’avis à la dernière minute. Belle intuition féminine en tout cas car peu auraient misé sur une victoire de la Française. A dix ans, Ratina d’la Rousserie, une petite (1,57 m) jument très bondissante et d’une grande action, disputait à Cannes son quatrième Grand Prix 5*. « Je ne suis jamais allée aussi vite avec elle. Il faut dire qu’elle est assez chaude et que mon travail consiste à la calmer et là, je crois que j’ai cassé tout mon travail ! » a avoué en souriant sa cavalière.

Double sans faute le week-end dernier à Saint-Tropez, Ratina d’la Rousserie une fille de Quaprice Bois Margot, propriété de Geneviève Mégret, aura crevé l’écran à Cannes en signant une victoire acquise après un triple sans faute.

Le classement intégral ici.

Pénélope Leprévost frise l’exploit à Las Vegas

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Steve Guerdat sur sa jument française Paille de la Roque (Albfuehren’s Paille) – archives-

Steve Guerdat a remporté ce dimanche, devant Pénélope Leprevost (2ème) et Bertram Allen (3ème), la Coupe du Monde 2015 de jumping indoor. Seul le suspens final sauve une édition américaine qui restera chaotique marquée par des infrastructures plus adaptées aux spectateurs qu’aux chevaux avec notamment une mauvaise qualité de sol et, un chef de piste, l’américain Anthony D’Ambrosio, qui a mis les chevaux à l’effort les deux premiers jours.

Trois journées de compétition, ça peut sembler court ou très long. Gageons que les chevaux auront trouvé cette finale interminable. Poussés à bout, lessivés, les meilleures montures de la planète n’ont pas trouvé à Las Vegas l’écrin et l’homme de l’art susceptibles de les mettre en valeur. A défaut de beau sport les spectateurs auront vu beaucoup de fautes. Dans ces conditions peu favorables, Steve Guerdat a néanmoins réussi in extremis à tirer sa paille du jeu.

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Pénélope Leprevost et Vagabond de la Pomme (archives)

A 32 ans le Jurassien en selle sur Paille de la Roque (Albfuehren’s Paille) accroche un titre majeur à son palmarès
dont le principal fait d’armes reste le titre olympique conquis en 2012 à Londres avec Nino des Buissonnets. Troisième en 2007 et 2e en 2012 et 2013 des finales Coupe du Monde, le Suisse finit enfin par décrocher une couronne qui semblait toujours vouloir lui échapper.

L’équitation hexagonale n’a pas à rougir. Pénélope Leprévost dispose avec Vagabond de la Pomme d’un cheval de grande qualité. Dans une équitation toujours aussi fine et fluide, la Française a confirmé un mental d’acier qui lui permet de rester totalement étanche à la pression environnante. Dans un autre registre, Bertram Allen, la fleur au fusil sur l’incroyable Molly Malone V n’a pas démenti tous les espoirs qui reposent sur ses frêles épaules.

Classement final : 1, Steve Guerdat SUI 8; 2, Penelope Leprevost FRA 9/65.30; 3, Bertram Allen IRL 9/65.87; 4, Beezie Madden USA 10/65.78; 5, Jos Verlooy BEL 10/67.34; 6, Maikel van der Vleuten NED 12; 7, Rich Fellers USA 16/67.70; 8, Douglas Lindelow SWE 18; 9, Lucy Davis USA 19; 10, Jur Vrieling NED 20.

Best of 2014 : le moment de solitude de Pénélope Leprévost

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La classe en toute circonstance. Seuls quelques grains de sable trahissent la chute dont vient d’être victime Pénélope Leprévost. Cliquer pour agrandir.

Mauvais souvenir. Pénélope Leprévost se souviendra sans doute longtemps de sa chute sur la rivière lors de la première manche de qualification pour la finale à quatre du saut d’obstacle des Jeux Équestres Mondiaux. Il s’en était suivi un long moment de solitude, lorsque la normande, éliminée du classement individuel, a dû, devant son public, traverser la moitié de la carrière pour regagner le bord de piste.

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Spectaculaire mais sans gravité pour l’excellente Flora de Mariposa et Pénélope Leprévost

L’histoire se termine néanmoins bien puisque Flora de Mariposa s’en sort comme sa cavalière sans séquelle.

 

Beezie Madden détrône Pénélope Leprevost comme meilleure cavalière mondiale

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Cortes C et Beezie Madden. Avec ce cheval d’exception auteur de 4 tours sans pénalité lors de la finale à 4 des JEM, la cavalière américaine a décroché la médaille de bronze au classement individuel.

C’est la seule et mauvaise nouvelle du classement mondial permanent Longines FEI des cavaliers de saut d’obstacles de novembre. Le Top 10 reste inchangé par rapport au mois précédent à une exception près. Pénélope Leprevost est reléguée de la 10ème à la 12ème place quand Beezie Madden fait le chemin inverse en passant de la 15ème à la 10ème place. L’Américaine devient la seule femme présente dans le cercle très fermé des 10 meilleurs mondiaux ce qui en fait la meilleure cavalière mondiale, couronne détenue jusqu’alors par Pénélope Leprevost.

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Il aura suffi d’un mauvais concours, une 32ème place dans l’étape Coupe du Monde FEI Longines de Lyon, pour que Pénélope Leprevost sorte du Top 10 mondial.

Le flegmatique Scott Brash n’a plus qu’un mois à tenir pour boucler une année complète au sommet de la hiérarchie mondiale toujours talonné de près par Ludger Beerbaum et Marcus Ehning. Son compatriote et ex numéro 1 mondial Ben Maher en revanche continue de s’enfoncer doucement dans le classement, reculant du 12ème au 14ème rang.

A l’inverse, Kevin Staut et Patrice Delaveau consolident leurs 5ème et 6ème places respectives.

Tout le classement ici

Pénélope Leprevost fait son entrée parmi les 10 meilleurs mondiaux

Pénélope Leprevost - Nice Stéphanie

Pénélope Leprevost – Nice Stéphanie

C’est la bonne surprise du nouveau classement mondial des cavaliers de saut d’obstacles. Pénélope Leprevost passe de la 14ème à la 6ème place de la ranking list de juin 2014. La Normande s’affirme comme la meilleure française devant ses compatriotes Patrice Delaveau (7ème), Kévin Staut (9ème), et Simon Delestre qui  ferme la marche du top 20 à la 18ème position. A la tête, l’ordre reste inchangé pour les 5 premiers toujours emmenés par l’inamovible Scott Brash.

Tout le classement ici.

Mylord Carthago HN : la victoire d’un revenant

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Pénélope Leprévost – Mylord Carthago HN lors de du GP de Fontainebleau, dernière sortie 2013 avant une longue pause forcée

Il y a plus beau et plus émouvant que la victoire d’un cheval au  faîte de sa forme. C’est la performance d’un cheval qu’on attendait plus, pire d’un crack qui après avoir beaucoup gagné se retrouve du jour au lendemain classé dans la rubrique des « lessivés », dont l’âge et les blessures auraient eu raison. A ce titre la victoire de Mylord Carthago HN (Carthago x Fragance de Chalus) ce samedi dans le Prix RMC (1m50) à La Baule, signe plus qu’un simple retour. C’est le pied de nez d’un revenant de 14 ans aux bonnes âmes qui charitablement l’avaient enterré trop promptement oubliant au passage la sagesse équestre selon laquelle « II n’y a rien de pire qu’un cheval pour vous faire mentir».

Si la victoire fût belle, la joie et l’émotion de la cavalière (marquée par des larmes de bonheur) et de son entourage (Julie sa groom et Michel Robert) le furent tout autant. Les victoires, Pénélope Leprevost ne les compte plus mais celle-ci avait pour la normande un goût particulier, celui de la détermination et de la persévérance. Peut-être pas une grande performance sportive en elle-même, mais un beau moment d’équitation et de vie tout simplement.

Pénélope Leprévost avait remis en route Mylord à la mi-avril avant de participer quelques semaines plus tard à Lummen, en Belgique au premier CSIO de la saison, début mai. La cavalière de Lécaude confiait à l’issue : « Il allait bien depuis quelques temps, donc je l’ai emmené. Il était super et nous étions contents de nous retrouver ensemble en concours, c’est ça le principal. Je ne suis pas en train de faire des plans, nous allons voir jour après jour et tout ce qui arrive sera du bonus. C’était tellement peu sûr qu’il puisse faire du concours que ce n’est que du bonheur. J’ai fait deux parcours sans lui mettre de pression, juste pour qu’il soit heureux de retourner en concours. Après, si ça arrive que nous puissions refaire de belles épreuves, ce sera formidable ! » Et bien aujourd’hui, c’est arrivé.