Harrie Smolders, un numéro 1 qui nous fait du bien

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Harrie Smolders, nouveau numéro 1 mondial

Le petit royaume du cso mondial s’est donné un nouveau roi. Et celui-ci s’appelle Harrie Smolders. Le sympathique Néerlandais de bientôt 38 ans (le 10 mai) coiffe pour la première fois de sa carrière la couronne de numéro 1 au classement mondial. L’avènement est d’abord arithmétique mais il est aussi totalement justifié.

A l’aune tout d’abord de la très belle année 2017 réalisée par le cavalier des écuries Verlooy (médaille d’argent au Championnat d’Europe de Göteborg et vainqueur circuit du Longines Global Champions Tour), clôturée en beauté par une victoire Coupe du Monde à Malines (Belgique) et prolongée en ce début d’année par des classements réguliers en Grand Prix 5*.

Au regard ensuite de la qualité de l’équitation du Batave mais aussi, de sa philosophie. « Aussi longtemps que les chevaux seront en bonne santé et adoreront leur travail, nous continuerons à marquer des points. Je ne forcerai pas un cheval pour obtenir des points supplémentaires » confiait Harrie Smolders au site Equnews.com le 4 avril dernier.

Fort d’un piquet de tête composé de Zinius, Emerald et Don VHP, le nouveau leader mondial de la ranking list peut légitimement espérer conserver son statut un certain temps même si son accession au trône a été facilité par l’éloignement forcé des terrains de Kent Farrington, numéro 1 sortant. Mais ça, ça s’appelle le destin ou la chance. Et dans le sport, c’est le petit plus qui fait parfois la différence.

Le nouveau classement mondial en date du 30 avril, c’est ici.

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Défait à Paris, McLain Ward prend sa revanche à New York

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McLain Ward

Ward. McLain Ward. Le patronyme claque comme une bulle de chewing-gum qui vous explose au visage. Américain jusqu’au bout des ongles, ce fils de l’Oncle Sam de 42 ans qui réside à Brewster dans l’Etat de New York constitue avec Beezie Madden les deux piliers de l’équipe nationale. Leur longévité et leur expérience en font des valeurs sûres. Suffisamment pour en faire des prétendants sérieux pour la finale Coupe du Monde de Bercy. Dans ce balai de deux, c’est la dame qui s’est imposée à Paris. Moins chanceux, son compatriote a dû se contenter de la 4èmeplace. La contre-performance est toute relative mais chez les vrais compétiteurs, une seule place compte, la première. C’est ainsi, la victoire est aux cavaliers ce que le goût du sang est au prédateur. Et ce goût-là ne quitte pas McLain Ward encore habité par sa victoire dans l’édition 2017 des finales Coupe du Monde à Omaha (USA) avec une jument considérée, à juste titre, comme l’une des meilleures du monde : HH Azur.

L’étape des Longines Masters à Big Apple constituait donc une sorte de revanche pour McLain amené à défendre ses couleurs dans son quasi jardin puisque le concours s’est déroulé à une petite heure de ses écuries. Certes seuls 30 couples étaient engagés dans le Grand Prix mais le prestige de la compétition et son alléchante dotation ont permis d’avoir un plateau relevé. Avec quatorze qualifiés pour le barrage, tout restait à faire.

La vraie surprise est venue de MacLain Ward et de Clinta, une jument de 11 ans sous sa selle depuis un mois. Pour son premier Grand Prix 1,60m cette fille de Clinton a fait une véritable démonstration de force, de respect et de style, le tout sous des apparences trompeuses de facilité, car plus le cheval est sensible et respectueux et plus la précision dans la monte doit être grande.

« Je l’avais repérée à Aix-la-Chapelle l’an dernier, elle était montée par Philip Rüping. Je la voulais tellement, mais j’ai mis sept mois pour la négocier et j’ai pu enfin l’acheter en début d’année grâce à un groupe d’amis. Elle a 11 ans, je la connais peu, mais c’est une jument en qui j’ai pourtant confiance, elle est très rapide et surtout très respectueuse » a indiqué McLain Ward à l’issue de la compétition. Voilà le New-Yorkais sacrément équipé. Son appétit de victoires en sort renforcé.

Le classement du GP, ici.

La Suisse s’impose dans le premier CSIO de Slovaquie

Steve Guerdat, pilier de l’équipe nationale Suisse.

Alors que les Longines Masters d’EEM faisaient étape ce week-end à New York avec force bling-bling et moult dollars à la clé, la petite ville de Samorin (13 000 habitants), en bord de Danube, au cœur du continent européen, à environ 100 km de Vienne et à 30 km de Bratislava, accueillait la première édition du CSIO de Slovaquie. Qui dit CSIO dit Coupe des Nations. Premier prix des Nations pour la saison, celui-ci comptait pour la division 1, Europe.

Huit équipes avaient fait le déplacement dans l’espoir d’engranger des points en vue de la finale qui se déroulera une nouvelle fois en septembre à Barcelone : Allemagne, Belgique, Brésil, Espagne, Irlande, Italie, Suisse et Suède. Bien en a pris à la Suisse, et à son sélectionneur Andy Kistler, d’avoir coché cette étape (avec La Baule, St-Gall, Rotterdam et Dublin). Elle sort victorieuse de la confrontation avec une barre d’avance sur l’Irlande. La Belgique complète le podium à la troisième place.

Les Helvètes peuvent être satisfaits. Après une première manche caractérisée par un score vierge, l’équipe Suisse a maintenu les boulons suffisamment serrés pour éviter une déconvenue. Steve Guerdat (Hannah) n’a même pas eu besoin de repartir grâce au double sans faute de Martin Fuchs (Chaplin). Le Jurassien si prompt à froncer les sourcils en cas de contrez-performance pouvait arborer un large sourire. Au-delà de la victoire collective qui lui est chère, Steve Guerdat, associé à Corbinian, a remporté deux victoires individuelles dans le week-end, le jeudi et le samedi. On dira que la Slovaquie lui réussi.

Le classement intégral, ici.

 

Inquiétudes autour de l’épidémie de rhinopneumonie

logo-respe-ok_largeL.jpgLa France équestre a peur. L’épidémie de rhinopneumonie qui touche notamment l’ouest de la France inquiète bien au-delà de son périmètre. Et ce ne sont pas les dernières annulations de compétitions ce week-end, dont le Boulerie Jump, qui vont apaiser les esprits et ce, alors même que la FFE a adopté une stratégie de communication minimaliste sur le sujet bien qu’un centre équestre situé au Mans ait été placé en quarantaine à l’issue de du décès de deux chevaux touchés par la forme neurologique du virus.

La vigilance est donc de mise d’autant que d’autres virus sont également en circulation à cette période de l’année.

S’il se raconte parfois un peu n’importe quoi en revanche, le caractère hautement contagieux du virus est bien une réalité. C’est bien d’ailleurs ce qui amène des organisateurs de compétitions à annuler des rassemblements puisque le règlement général des compétitions précise ce qui tombe sous le sens. A savoir que le rôle de l’organisateur du concours est notamment d’assurer « sécurité et bien-être des concurrents et des poneys / chevaux ». Réglementairement toutefois, l’annulation des compétitions est laissée à la totale discrétion des organisateurs.

Autre point problématique, le délai de latence entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes, qui est évaluée entre cinq et dix jours. En conclusion, une attitude raisonnable devrait conduire les cavaliers à maintenir leurs chevaux tranquillement à la maison et à éviter les déplacements et les contacts avec d’autres chevaux.

Ces mesures de prudence ne concernent toutefois actuellement qu’un certain nombre de départements, tels que ceux qui apparaissent en rouge ou en orange sur la carte du RESPE, le réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine. Si votre cheval est abattu, présente de la fièvre (>=39°C), une gêne respiratoire, une démarche anormale ou de l’incontinence, il convient de l’isoler et contacter votre vétérinaire. Attention il peut aussi y avoir des symptômes atypiques.

Pour plus d’informations sur la rhinopneumonie, les Haras Nationaux ont élaboré une fiche complète, consultable ici. La vaccination est à ce jour le seul moyen de lutte efficace.

Guêtres postérieures : Luciana Diniz relance le débat

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Luciana Diniz

Décidément, « l’affaire Admara » n’en finit pas de faire couler beaucoup d’encre et de susciter de multiples réactions. La très posée Luciana Diniz, que l’on classera plutôt dans le camp des cavaliers adeptes de la méthode douce et de la recherche de connexion avec leur monture, vient de remettre une pièce dans le juke-box. Et c’est une nouvelle fois par les réseaux sociaux que ça se passe. La Brésilienne naturalisée Portugaise a choisi Instagram pour poster lundi la vidéo d’une victoire à Eschweiler (Allemagne) avec Camargo 2, le fils de sa championne Fit For Fun, assortie du commentaire qui va bien. « Même sans « les fameuses guêtres postérieures », il est possible de gagner ! Maintenant plus que jamais, la FEI devrait réagir et pas seulement après les Jeux Olympiques » souligne l’amazone préférée d’Edouard de Rothschild. Avec déjà plus de 25 000 vues, le message n’est pas passé inaperçu.

Alors que les arrière-boutiques de cavaliers, mais aussi et c’est plus surprenant de journalistes hippiques, bruissent de courses à la signature pour faire pression sur la FEI, tout ce petit monde ne serait-il pas en train de se défausser sans le savoir d’une partie de ses responsabilités personnelles ?

Et si, comme on pouvait le lire sur le fil des commentaires de la page Facebook des « Indignés de la politique fédérale de la FFE » chers à Hervé Godignon, les cavaliers pour une fois prenaient les devants et s’engageaient à travers une charte ratifiée nominativement à ne pas utiliser ces fameuses guêtres ? Ceux qui continueraient seraient vite placés sous le regard réprobateur des spectateurs et autres compétiteurs et l’on assisterait (peut-être) à une forme d’autorégulation.

Voilà en tout cas un sujet qui pourrait être mis à l’ordre du jour des discussions de l’association internationale des cavaliers de saut d’obstacles (IJRC) présidée depuis le 10 décembre 2017 par Kevin Staut.

« Princesse Pirole » tire sa révérence

Camille Condé-Ferreira / Pirole de la Châtre

Elle est jeune mais elle a déjà tout compris. A seulement 19 ans, Camille Condé-Ferreira a annoncé via les réseaux sociaux la retraite de Pirole de la Châtre sa jument de cœur avec laquelle elle s’est illustrée dans l’hexagone mais aussi en internationaux. En septembre 2017, l’annonce par Catherine Teulières, propriétaire de Pirole, que cette dernière était désormais à vendre ou à louer avait suscité un certain émoi parmi les nombreux fans et supporters de Camille. La belle aventure qui s’est nouée entre la petite jument baie et la jeune cavalière vient de trouver son épilogue. Après une participation, sorte de bouquet final, au CSI 2* de Bercy, en parallèle des finales Coupe du Monde la nouvelle est tombée. Ce sera finalement la retraite à 15 ans.

A l’image des couples star du CSO, Camille avec le naturel qui la caractérise, a pris sa plume pour coucher sur le papier ses sentiments et rendre hommage à sa partenaire qui l’a propulsé au haut-niveau. Le tout agrémenté, comme à son habitude, de nombreux émoticônes.

« Si je devais écrire un livre il aurait ton nom 👑 PIROLE DE LA CHATRE 👑
5 années exceptionnelles a tes côtés.
Cette merveilleuse aventure démarrée en Janvier 2013 grâce à ta propriétaire Cat Hy qui m’a permis de te connaître après ta formation sous la selle de Berenger Oudin.
Ton petit caractère a très vite fait de toi la princesse de mes écuries, MA princesse, ma princesse au grand cœur.
Cœur que tu m’as offert si souvent en piste. Tu m’as toujours tout donné. J’ai pu grâce à toi porter les couleurs de la France. Tu m’as offert 4 podiums européens et pas des moindre.
Nous avons ensemble gravi les échelons, des Children aux Jeunes Cavaliers.
En raflant au passage de belles victoires en équipe avec lesquelles nous avons participé à 11 Coupes des Nations , remporté des Grands Prix CSIO Juniors mais encore nos victoires en 2* quand je n’avais que tout juste 16 ans , cette même année où tu m’offres un double titre de championne de France et d’Europe, je n’oublie pas bien sûr l’année suivante cette médaille d’argent sur ce même championnat d’Europe.
Ensemble nous aurons concouru 5 championnats d’Europe des Children aux Jeunes Cavaliers, remporté 4 médailles européennes et pas moins de 6 championnats de France.
Je oublierai jamais non plus les merveilleux terrains que nous avons foulé ensemble tel que le Saut Hermès, Les Longines Masters de Paris, La Baule et cette année Bercy …

Voilà si je devais tout raconter, tu aurais ton livre Ma Pirole.
J’aurai aimé t’offrir des adieux dignes des grands champions mais j’avoue je me garde égoïstement ce moment où il est temps pour toi d’aller gambader dans les vertes pâtures Normandes.

Voilà enfin cette décision que nous attendions tous pour toi est arrivée. Tu vas d’ici à 1 mois aller faire des bébés qui j’en suis sûre seront à la hauteur de leur maman.
La couverture finale de notre livre se ferme maintenant sur tous ses merveilleux souvenirs.

Merci pour tout ma « Piron D’amour » ❤👑

Tu resteras à jamais dans mon coeur et pas que.

Hâte de te revoir avec ta descendance …

Et merci aussi à tous ceux qui nous aurons permis de vivre cette aventure : Cathy, Lionel, Benoît, Damien, Olivier, Thierry, Stéphanie, Pierre Antoine, papa et maman.
Ainsi que tout le personnel d’écurie qui était aux petits soins pour elle. »

Zinius, numéro 1 au classement mondial WBSFH

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Zinius sous la selle de Harrie Smolders

Zinius, l’un des chevaux de tête du cavalier néerlandais Harrie Smolders a terminé le premier trimestre 2018 au premier rang du classement provisoire de la Fédération mondiale des stud-books de chevaux de sport (WBSFH). Ce fils de 14 ans de Nababab de Rêve issu du stud-book KWPN devance Cornado NRW (Westphalien) deuxième et Chaccano (Oldenbourg), troisième. Silver Deux de Virton HDC, huitième, est le meilleur ambassadeur de l’élevage français (SF).

Tout le classement, ici.

Jamie Barge : « je n’ai jamais considéré ma déficience auditive comme un désavantage »

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Jamie Barge sur Luebbo

Tout au long des finales Coupe du Monde qui se couraient à l’AccordHotels Arena de Bercy, la jeune cavalière américaine Jamie Barge, associée à Luebbo un hongre gris de 13 ans, a délivré une superbe équitation. Elle termine la compétition à la 16èmeplace. Ce n’est pas un exploit mais à 22 ans c’est prometteur. La performance est d’autant plus à saluer qu’elle est réalisée par une athlète atteinte d’un handicap.

Née avec une déficience auditive, Jamie Barge a été appareillée très jeune mais malheureusement au fil des ans ses capacités auditives ont continué à chuter. En 2016, elle confiait au site NoelleFloyd.com que sans son appareil auditif ou son implant, elle n’entend absolument rien, pas même une alarme incendie, ce qui l’amène à voyager avec une chienne d’assistance, susceptible de la réveiller la nuit si nécessaire.

Cette particularité à des conséquences pratiques. En piste, Jamie n’entend pas la cloche et doit donc surveiller attentivement l’affichage électronique. Par ailleurs, si une barre tombe, elle ne l’entend pas également. Du coup, elle monte tous ses obstacles comme si elle était sans faute.

C’est un peu plus compliqué en revanche au paddock. La jeune femme essaye de mémoriser les 4 cavaliers qui la précède mais compte aussi sur l’aide de ses accompagnants ou des officiels pour lui faire signe quand elle peut rentrer en piste. « Je n’ai donc jamais considéré mon audition comme un désavantage. Je dois juste faire les choses un peu différemment » estime Jamie Barge, très positive. Dans sa vie professionnelle, la jeune cavalière contourne les difficultés, toujours avec le sourire, en lisant sur les lèvres de ses interlocuteurs ou en misant sur leur patience pour répéter si besoin leur question.

Un bel exemple. Le public de Bercy ne s’y est pas trompé en agitant en nombre ses mains à l’invitation du speaker en guise d’applaudissements à l’issue de ses tours. C’est comme ça que l’on applaudit dans la langue des signes. Jamie Barge y a été particulièrement sensible.

 

Beezie Madden, reine d’un jour, reine toujours

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Beezie Madden et Breitling LS

Il est 17h44 dans l’enceinte de l’AccordHotels Arena quand retentit l’hymne américain. L’important contingent venu d’outre-Atlantique (11 qualifiés) a fait fort. Trois de ses cavaliers sont dans le quatuor final. Si McLain Ward (Azur HH) reste au pied du podium, Devin Ryan (Eddie Blue) et Beezie Madden (Breitling LS) montent respectivement sur la deuxième et la première marche. Henrick von Eckerman et son inséparable Mary Lou sauvent l’honneur du vieux continent mais doivent se contenter de la 3ème place. Tout un symbole. Quant aux Français, c’est un rendez-vous raté. Faute peut être d’en avoir fait un objectif premier. Bosty cependant n’a pas à rougir. Il finit 13ème avec une jument, Sangria du Coty,  un peu émoussée (voir son analyse ici).

Du côté des représentants de la bannière étoilée, on ne cache pas sa satisfaction. Ce succès tombe bien pour un pays qui accueillera en septembre prochain les Jeux Equestres Mondiaux à Tryon en Caroline du Nord. L’organisation est prête et de toute évidence les compétiteurs aussi.  « C’est une semaine exceptionnelle pour les Américains, puisque nous sommes trois dans le top quatre de cette finale. Devin a un cheval encore jeune et McLain est à nouveau au top » déclare Beezie Madden en prenant soin de placer le collectif au-dessus de son succès personnel.

« Je suis très heureuse d’avoir remporté ce championnat, un deuxième titre c’est plutôt exceptionnel » poursuit l’icône du saut d’obstacles américain peu encline à parler d’elle même, préférant évoquer les autres. Son équipe, son mari, sa propriétaire (Abigail Wexner) et bien sûr, son cheval. « Aujourd’hui, Breitling participait à son premier championnat, et je dois dire que je ne m’attendais pas à gagner. Il a toutefois prouvé qu’il était parfaitement au niveau et qu’il est capable de briller en championnat. Cela a pris du temps de remplacer Simon et Cortes, mais c’est finalement arrivé plus tôt que prévu. »

Satisfaction également mais beaucoup de fierté pour Devin Ryan. « Être deuxième derrière Beezie, c’est déjà une très belle place. Je courrais ici mon premier championnat, et c’est une fierté immense d’avoir hissé haut le drapeau américain avec Beezie« . Eddie Blue, son partenaire de seulement 9 ans a fait sensation par son incroyable respect de la barre. Un tel niveau de qualité devrait permettre à son cavalier de poser quelque temps ses valises au plus haut-niveau.

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Du côté en revanche d’Henrik Eckermann, la déception est visible.  »J’aurais préféré signer un double sans-faute aujourd’hui ! Evidemment. Sans cette faute, j’aurais été au barrage contre Beezie. Mais avec des si… « Le Suédois, en vrai compétiteur, n’a pas de mal à reconnaître la suprématie de la cavalière américaine. « Beezie a été fantastique durant toute la semaine » souligne-t-il.

Le constat est largement partagé. A Bercy cette semaine, l’Américaine était vraiment trop forte.

Le classement complet de l’épreuve, ici.

 

Un Grand Prix 5* en consolation pour Daniel Deusser

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Daniel Deusser / Cornet 39

Kevin Staut l’avait rappelé la veille. Le jumping est une discipline aux allures de yoyo dans laquelle il faut savoir apprécier les succès et relativiser les contre-performances. Daniel Deusser en a été une nouvelle illustration samedi soir. En haut de l’affiche jeudi soir (2ème), aux oubliettes le lendemain (éliminé de la finale), l’Allemand a pris sa revanche en remportant le Grand Prix 5* qui se courait samedi soir en parallèle des finales Coupe du Monde, avec une alléchante dotation de 100 000 €.

En selle sur Cornet 39, le cavalier des écuries Stephex s’est révélé particulièrement véloce. Suffisamment pour déloger Patrice Delaveau (Aquila HDC) de la première place à la déception du public nombreux qui aurait bien voulu entendre résonner la Marseillaise sous la voute de l’AccordHotels Arena. Les spectateurs peuvent néanmoins se consoler. Le spectacle fût palpitant et de qualité. Et les cavaliers français performants !

Le classement de l’épreuve, ici.

Interrogations et crispations autour de la prestation d’Admara

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Carlos Enrique Lopez et Admara

C’est du rarement vu en conférence de presse d’après épreuve. Alors que Beezie Madden, Harrie Smolders, Henrik von Eckermann et Kevin Staut étaient venus répondre aux questions des journalistes sur leurs prestations respectives, la surprise pour ne pas dire le quasi-malaise est venu de la bouche de Susanna Cottica.

La journaliste italienne a pointé « l’anormalité » des sauts effectués par Admara sous la selle du Colombien Carlos Enrique Lopez. Susanna Cottica a souligné l’étonnement du public marqué par des « Ho » et des « Ha » face à un hongre qui dégageait tellement fort ses postérieurs qu’on avait l’impression qu’elle allait passer cul par-dessus tête. Un étonnement partagé par de nombreux professionnels car Admara est depuis plusieurs années dans le circuit, précédement sous la selle d’Emanuele Gaudiano, et n’a jamais eu un style aussi marqué.

La raison est en fait toute simple. Elle est liée à la présence de guêtres postérieures qui, utilisées d’une certaine façon, notamment par un serrage fort, peut notamment conduire à un dégagement réflexe disproportionné. Le problème, car il y en a bien un, c’est que l’utilisation de ces guêtres fait normalement l’objet d’un contrôle par les stewards avant l’entrée de piste. De toute évidence celui-ci s’est révèlé insuffisant.

La FEI, puisque c’est à elle que se pose en fait la question a répondu par la voix de John Roche, en charge du saut d’obstacles : “Vous aurez noté que la décision a été prise par la FEI d’interdire totalement les guêtres postérieures d’ici 2021. Si nous ne l’avons pas fait jusqu’alors, c’est parce que nous ne pouvons pas appliquer un tel règlement en période de qualification olympique. Concernant ce que nous avons vu ce soir, nous pouvons considérer que c’était complètement exagéré, et nous prendrons les mesures nécessaires avec le cavalier en question.

On attend donc la réaction éventuelle de Carlos Enrique Lopez mais de toute évidence, les temps ont changé. Le respect du bien-être animal est aujourd’hui largement partagé et répond à une demande forte du public. Les pratiques d’hier marquées parfois par un usage légitimé de la violence doivent s’effacer. Les enjeux financiers liés aux épreuves contribuent toutefois à les faire perdurer. L’histoire est un éternel recommencement. En 393, l’Empereur romain Théodose Ier, s’était résolu à décrèter l’interdiction des premiers Jeux Olympiques fortement altérés par la triche d’athlètes devenu « professionnels ».

Pour aller plus loin : l’excellent article de L’Eperon sur le sujet, c’est ici.

Bercy : Beezie Madden, reine d’un deuxième soir

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Beezie Madden et Breitling LS

On connaissait un Américain à Bercy de Georges Gershwin, il faut désormais rajouter une Américaine à Bercy, en référence à la prestation de Beezie Madden dans l’AccordHotels Arena. La reine Beezie persiste et signe, conservant le leadership à l’issue de la deuxième journée de compétition, toujours sur la même monture, Breitling LS, son étalon de douze ans. On ne change pas, il est vrai, une équipe qui gagne.

Quand elle perd, en revanche, des modifications s’imposent. A commencer par Harrie Smolders. Le choix d’Emerald en lieu et place de Zinius s’est trouvé pertinent puisqu’il permet au Batave de monter sur la deuxième marche du podium.  Les changements de monture de Kevin Staut et Simon Delestre ont également porté leurs fruits. Les deux français se sont qualifiés de belle manière pour le barrage avec respectivement Silver Deux de Virton et Chesall Zimequest où ils ont retrouvé Bosty toujours associé à Sangria du Coty. « Pas mal cette petite Beezie » s’amusait goguenard comme à son habitude le cavalier de Barbizon venu présenter ses félicitations au vainqueur de la soirée. Un Bosty satisfait car son petit point de dépassement de temps sur le tour initial lui permet de progresser de quelques places au classement général, de la 12ème à la 10ème soit, à trois barres de Beezie Madden et à moins de deux du podium. Idem pour Simon Delestre, après sa 9ème place du jour acquise… à la cravache.

Avec un barrage à 9 marqué plus par de grandes galopades que de véritables options, le droit à l’erreur n’existait pas. Kevin Staut après la déception d’hier a signé un double sans faute mais pas suffisamment rapide pour être sur le podium. Il doit se contenter d’une cinquième place qui constitue toutefois la meilleure performance française et normalement son billet d’entrée pour la finale de la finale dimanche. Encore sous le choc de sa prestation de la veille avec Rêveur le cavalier du Haras des Coudrettes a précisé son état d’esprit du moment : « Hier ce fut difficile pour moi, pas seulement sportivement mais surtout sentimentalement puisque Rêveur de Hurtebise HDC m’a montré qu’il n’avait plus trop envie de tout donner. Avec les propriétaires, nous nous sommes toujours promis que nous serions à l’écoute de nos chevaux, Rêveur va donc progressivement prendre sa retraite. Mais la très belle performance de Silver Deux de Virton HDC aujourd’hui me montre aussi qu’il y a un avenir. J’ai en lui une bonne relève et c’est rassurant. Tout cela est la beauté de notre sport : on passe de la nuit au jour ».

La grosse surprise est venue du camp allemand dont les deux piliers ont vacillé. Marcus Ehning (Cornado NRW) et Daniel Deusser (Cornet d’Amour) ont failli avec respectivement 12 et 14 points de pénalités. On ne verra pas donc pas Daniel Deusser dimanche, pourtant 2èmehier.

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Beezie Madden

La suite, c’est un peu Beezie Madden qui l’a esquissé : « Aujourd’hui mon cheval était fabuleux, je peux toujours compter sur lui. J’ai d’excellentes sensations avec lui, c’est un étalon qui se comporte très bien et qui a très bon caractère. Maintenant, il s’agit d’être aussi performant dimanche. On est seulement à la moitié du championnat car il nous reste encore deux, voire trois parcours ». Rendez-vous dimanche après-midi pour la suite.

Le classement de l’épreuve, ici.

La retraite plutôt que la coupe pour Rêveur de Hurtebise

Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise

Kevin Staut était pourtant enjoué, presque pressé d’entamer cette finale Coupe du Monde qu’il avait follement envie d’ajouter à son palmarès et à celui de Rêveur, son cheval olympique. Las, l’équitation est une affaire de couple et quand les sentiments ne sont pas partagés, on peut tomber parfois de haut. C’est le cas du cavalier du Haras des Coudrettes qui a pris un coup au moral jeudi soir pour l’épreuve dite de chasse (un baréme A en fait).

Que Rêveur de Hurtebise ait des jours où il est moins bien, ça arrive. Une ou deux barres au plus. Mais hier soir le score a été lourd, beaucoup plus lourd. « Ça ne lui ressemble pas » expliquera par la suite Kevin Staut au micro d’Elodie Mas (vidéo). D’abord le numéro 1 puis, 4 autres fautes. Au-delà des espoirs de victoire qui s’envolent, Kevin Staut en homme de cheval sait qu’il vient de se passer quelque chose. C’est ce qu’il confie en toute sincérité à la journaliste de L’Eperon en sortie de piste. « On attendait le moment où il allait nous dire qu’il était temps de le mettre à la retraite« , explique-t-il. Celui semble arrivé. Une discussion s’engage dans la foulée avec Emmanuelle et Armand Perron-Pette les propriètaires. La décision tombe très rapidement dans la soirée via un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux (ci-dessous) par le Haras des Coudrettes. Le temps de la retraite est arrivé pour Rêveur de Hurtebise.

« Ce soir Rêveur de Hurtebise *HDC n’ a pas été au rendez-vous mais aucun d’entre nous, aucun d’entre vous, ne peut lui en vouloir. Il a été un partenaire fantastique pour Kevin, un compagnon exceptionnel pour nous et un équipier fidèle qui a tout donné à l’équipe de France en contribuant très activement à toutes les dernières belles médailles françaises. Alors comment aujourd’hui du haut de ses 17 ans ne pas entendre sa voix. Il vient juste de nous dire que cela ne l’amuse plus autant qu’aux JEM de Caen, qu’il ne prend plus autant de plaisir qu’à Rio et qu’il a donné tout son cœur en décembre dernier à Genève en remportant le Top 10. Alors il est temps pour Kevin, Laurence, Armand et moi ainsi que pour toute l’équipe HDC de rendre hommage à notre petit crack en lui laissant tranquillement prendre du recul et tirer sa révérence doucement au rythme qui lui conviendra le mieux au cours de cette dernière année. Nous ne sommes pas tristes car il est en pleine forme et heureux, nous allons donc, comme nous l’avons fait pour Silvana, Orient Express, Ornella et les autres lui offrir encore de bien belles années sous nos fenêtres dans nos paddocks normands. Alors ce soir, Kevin et moi te remercions pour nos plus beaux souvenirs et nos plus belles émotions … tu es toujours là près de nous, plus beau que jamais, c’est le plus important. Il va te falloir veiller sur les petits jeunes des écuries et leur donner tes secrets … ceux d’un champion.
Merci mon p’tit crack ».

 

 

 

 

Beezie Madden et Breitling donnent le tempo à Bercy

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Beezie Madden et Breitling LS

Première journée et première déception pour le camp français pour l’épreuve d’ouverture des finales Coupe du monde de Bercy.  Une vraie douche froide à l’image de la météo à l’extérieur de l’AccordHotels Arena.

Bosty meilleur tricolore pointe seulement à la douzième place, pénalisé d’une barre avec une Sangria du Coty néanmoins en forme de l’avis de son cavalier. Les américains, venus en nombre, réalisent en revanche une belle opération. L’inoxydable Beezie Madden prend la tête de la compétition avec Breitling LS, un étalon de 12 ans très en forme ces dernières semaines a-t-elle précisé en conférence de presse.

Daniel Deusser, deuxième avec Cornet d’Amour, le même cheval avec lequel il remportait la finale il y a quatre ans à Lyon, se retrouve à une place stratégique. A l’affût sans avoir à supporter la pression du leader.

Troisième, et c’est un peu la surprise, on retrouve un deuxième américain quasi-inconnu sur le vieux continent mais compétiteur rôdé aux Etats-Unis. Devin Ryan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, associé à Eddie Blue, un hongre de seulement 9 ans, fils de Zirocco Blue, tiendra-t-il son rang les prochains jours ? Réponse demain vendredi à 20h30 pour une épreuve avec barrage d’1m60.

Le classement de l’épreuve ici.

USA : Daniel Bluman dénonce un système qui rend le jumping inaccessible aux classes moyennes

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Daniel Bluman

Le « système » américain du jumping est malade. Miné par l’argent, il n’est plus en capacité de faire émerger des cavaliers de talent. Ce constat et le débat qu’il génère traverse le milieu équestre aux États-Unis même si finalement, beaucoup s’en accommodent. Katie Prudent avec une incroyable franchise a été l’une des premières il y a quelques années à mettre les pieds dans le plat, sans aucune fioriture. « C’est juste devenu un sport pour les gens riches et sans talent » se désolait-elle une nouvelle fois dans les colonnes du site The Chronicle of the Horse en 2017. A l’occasion d’une table-ronde organisée à Wellington le 27 mars dernier pour discuter de l’avenir du saut d’obstacles, le même site rapporte que Daniel Bluman est revenu sur le sujet pour pointer le fait que « le jumping est devenu en Amérique du Nord quelque chose qui est hors de portée des enfants qui ne sont pas vraiment bien nantis« .  Dépassant le simple constat, le cavalier Israélo-Colombien a proposé une solution : mettre en place un système de parrainages permettant à des jeunes cavaliers prometteurs mais peu fortunés de percer.

A 28 ans, Daniel Bluman est un cavalier comblé. Beau, jeune, fortuné et doué à cheval. Il n’a qu’un seul défaut pourraient relever les jeunes filles, c’est d’être marié. Le parcours particulier de sa famille, avec un grand-père survivant de l’Holocauste venu s’installer installé en Colombie après la libération continue de le marquer profondément. Il a finalement accepté d’adopter la nationalité israélienne pour permettre la constitution d’une équipe en vue des Jeux Mondiaux et surtout des Jeux Olympiques mais surtout, Daniel et son épouse Ariel sont très engagés dans le soutien à diverses organisations caritatives.

Colombien naturalisé Israélien, Daniel Bluman vit aux États-Unis, pays pour lequel il a beaucoup de reconnaissance. Pourtant ce globe-trotter constate qu’il n’y a pas de pays où le jumping  est plus inaccessible qu’aux USA, même en Colombie où il a grandi. Et c’est bien dommage à ses yeux car beaucoup de passionnés renoncent finalement à travailler dans ce secteur lorsqu’ils se cassent le nez sur le mur de l’argent. Double peine, l’accès aux spectacles sportifs est également très sélectif en raison des tarifs d’entrée pratiqués ce qui prive le jumping d’une vraie assise populaire.

Sans critiquer la présence de l’argent, Daniel Bluman prône la mise en place d’un correctif qui permette aux non fortunés de percer. Un système de bourses d’études et de parrainages où des professionnels de premier plan, cavaliers et entraîneurs, seraient prêts à consacrer un peu de temps à des jeunes cavaliers pour les conseillers, les encadrer et créer les conditions nécessaires au déclic qui leur permettra de réussir.

Daniel Bluman relève que la dérive du système américain est relativement récente et que des cavaliers comme Laura Kraut, Todd Minikus et beaucoup d’autres ne sont pas issus des milieux les plus aisés. « Ils ont gravi les échelons et ont fini par faire du sport de haut niveau » souligne-t-il avant d’ajouter : « Si nous ne faisons pas quelque chose au sujet de ce qui se passe actuellement, cela n’arrivera plus. Les prochaines générations vont toutes être – et seulement être – des gens qui ont grandi dans la richesse. Il n’y a rien de mal à cela. J’ai eu une bonne éducation. J’ai eu beaucoup de chance que je m’en sorte bien, et que mon père soit un important homme d’affaires. Je ne dis pas que ça devrait avoir quelque chose à voir avec l’argent. Je dis qu’il devrait y avoir des chances pour tout le monde ».

Daniel Bluman a bien réfléchi à l’organisation qu’il souhaite mettre en place. Elle s’appuiera notamment sur les réseaux sociaux qui permettront de susciter un fort engouement mais aussi de sélectionner les candidats. 20, 30 ou 50 selon les capacités d’encadrement. Les choses ont bien commencé. Sur sa page Facebook, Daniel Bluman remercie ceux qui lui ont fait un retour sur ses propositions et annonce la mise en place prochaine d’un site web dédié à son programme de parrainages.

 

Émeric Georges 4ème à Arezzo : « une belle performance pour Chopin »

EG

Émeric George et Chopin des Hayettes (archives)

Les superbes installations d’Arezzo (Italie) accueillaient cette semaine un CSI 4* auquel participaient différents cavaliers tricolores. Dans le Grand Prix dominical, la victoire est revenue à l’Italien Bruno Chimirri (Tower Mouche).  Arrivés dans le même temps, l’Irlandais Conor Swail (Domino van de Valhoeve) et le Polonais Krzysztof Ludwiczak (Stalando 2) doivent se partager la deuxième place.  Émeric George signe la meilleure performance française sur son fidèle Chopin des Hayettes mais échoue au pied du podium (4ème). Marc Dilasser et Cliffton Belesbat se classent 9èmes.

Interrogé par Planète CSO sur les difficultés de ce Grand Prix en deux manches, Émeric George évoque « un gros parcours, et surtout assez fin dans le tracé et les choix de contrats de foulée ».

Le Picard se révèle satisfait de sa performance : « La 4ème  place c’est toujours un peu rageant, surtout que la tête n’était qu’à une seconde. Mais j’ai rajouté une foulée sur le dernier vertical et avec une telle concurrence on ne peut pas espérer gagner si on ne prend pas 100% des risques. Je n’ai pas osé le faire, donc je prends cette 4ème place sans amertume ! Ça reste une belle performance pour Chopin qui commence à 10 ans sa deuxième saison à haut niveau. Ça montre aussi qu’il a bien encaissé la saison dernière où il a passé un vrai cap, et je le sens plus mûr et sûr de lui cette année, c’est positif ! »

Commentateur sportif à ses heures perdues (on le retrouve désormais sur SFR Sport aux côtés de Kamel Boudra) Émeric Georges, malgré son statut de « semi-professionnel« , souhaite poursuivre son ascension dans le haut niveau et se projette déjà sur quelques grands rendez-vous : « Je n’ai pas encore parlé de la suite du programme avec Philippe Guerdat et Thierry Pomel, mais j’aimerais participer au CSIO de La Baule cette année pour poursuivre ma progression et celle de mes chevaux. Je suis aussi inscrit sur la liste nominative (10 cavaliers) pour les Jeux Méditerranéens à Barcelone fin juin, ce qui serait aussi un bel objectif avec l’équipe de France ». A suivre donc.

Le classement complet du Grand Prix, ici.

Castlefield Eclipse, un palmarès et une zone d’ombre

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Castlefield Eclipse sous la selle de Paul Estermann

C’est un pilier à quatre pattes de l’équipe Suisse de saut d’obstacles qui raccroche les sabots. Arturo Fasana, propriétaire de Castlefield Eclipsea annoncé la retraite sportive de sa jument irlandaise de 16 ans qui s’est illustrée au plus haut niveau sous la selle de Paul Estermann. La petite fille de Quick Star va entamer entamer chez le célèbre marchand Belge Axel Verlooy sa seconde vie, consacrée à la reproduction.

De l’aveu même d’Arturo Fasana, ce « choix » revient en fait à la jument elle-même qui avait semble-t-il perdu le goût pour la compétition. « Depuis maintenant une année environ, ma « MILLY » avait, elle, déjà décidé qu’elle ne voulait plus de ça, on a essayé de trouver une explication rationnelle, mais la seule explication c’est qu’elle en avait décidé ainsi » explique ainsi le propriétaire à Alban Poudret pour L’Eperon.

Au-delà du très beau palmarès de la jument reste un mystère ou plutôt, une zone d’ombre. Il y a un an, en mars 2017, Paul Estermann faisait l’objet de graves accusations de maltraitances sur Castlefield Eclipse mais, dans des circonstances troubles de différend entre le cavalier et son ancien groom. La prudence avait alors été de mise pour les autorités judiciaires et équestres suisses (FSSE) qui rappelaient avec justesse que la présomption d’innocence devait prévaloir. Quelques mois plus tard, l’intéressé, sous le coup d’une enquête, indiquait renoncer, « dans l’intérêt de l’équipe », à participer aux championnats d’Europe en Suède à Göteborg.

Rien depuis n’a filtré et « l’affaire » s’est estompée dans les mémoires. La présomption d’innocence, faute de condamnation,  reste donc d’actualité.

Hermès Ryan dans les traces de Jappeloup ? L’avis de Pierre Durand

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Hermès Ryan est incontestablement un cheval hors normes, un phénomène. Son cavalier, Simon Delestre en reste émerveillé à l’issue de chacune de ses prestations. Certes le fils d’Hugo Gesmeray n’a pas eu la chance de pouvoir montrer ce qu’il a dans le ventre à l’occasion de ce qui demeure le plus grand rendez-vous pour les sportifs, toutes disciplines confondues, à savoir : les Jeux Olympiques. Mais sa victoire magistrale sous la verrière du Grand palais pour l’édition 2018 du Saut Hermès en a laissé plus d’un pourtant bouche bée, du béotien au professionnel accompli. Ryan serait-il de la même trempe que le dernier cheval tricolore entré dans la légende, un certain Jappeloup ? Nous avons voulu en avoir le cœur net en posant directement la question à Pierre Durand.

Pierre Durand, vous avez été un cavalier de haut niveau qui a passé sous sa selle de nombreux chevaux. Un seul pourtant vous a fait rentrer dans l’histoire des sports équestres : Jappeloup. Cela commence à faire quelques années mais le cinéma a permis de faire partager aux générations les plus récentes l’extraordinaire parcours qui fût le votre. Jappeloup, « le petit bout de zan » comme on le surnommait alors, était un petit cheval (1m 58), totalement atypique, capable de rivaliser, et de battre, des chevaux de gros gabarit, très puissants à une époque où on avait tendance à s’enflammer sur la hauteur des obstacles.

En dehors de la taille, Hermès Ryan, présente-t-il à vos yeux des points communs avec Jappeloup et dans l’affirmative, lesquels ? 

«Les points communs que je vois entre Ryan et Jappeloup, en dehors de leur petite taille, sont la générosité dans l’effort, l’explosivité dans la détente et un très grand respect de la barre.  Là semble s’arrêter la comparaison. A 13 ans, Jappeloup avait déjà a son palmarès deux titres de champion de France, un titre de champion d’Europe, une finale de championnat du monde en 1986, deux podiums en finale de Coupe du Monde, des victoires et des médailles en Coupe des nations en tant que pilier de l’équipe de France, dont notamment 2 à Aix-la-Chapelle et il s’apprêtait à être champion olympique. A bien y réfléchir, je trouve plus de similitudes dans le style à l’obstacle et le parcours sportif de Ryan avec Flambeau C, qui était aussi un vrai crack.»

L’une des particularités de Jappeloup c’était son tempérament. A ce niveau les cracks ont-ils forcément une forte personnalité et pensez-vous que ce soit le cas de Ryan ?

«  Un cheval champion se caractérise par son talent, sa technique, son physique et ce que je place au-dessus de tout, sa force de caractère. Jappeloup était doté d’une grosse personnalité et je ne doute pas que Ryan soit aussi très fort dans sa tête. »

Simon Delestre parle de Ryan comme un cheval « exceptionnel », le « cheval de sa vie ». Ça ne vous rappelle rien ? 

« Pour ce qui me concerne, c’est certain que Jappeloup a été le cheval de ma vie, même si j’ai été très attaché à d’autres chevaux dont Laudanum. Je souhaite toutefois à Simon, dont la carrière est loin d’être terminée, qu’il croise d’autres partenaires d’exception. »

Avec Jappeloup vous avez connu des moments difficiles et de très grandes joies. En 1984 aux Jeux de Los Angeles l’imaginaire collectif retient l’image de vous la bride à la main après une chute spectaculaire. Quatre ans plus tard à Séoul, vous entrez dans le cercle très fermé des champions olympiques. Vous croyez en la destinée ou finalement, la frustration ne doit-elle pas être considérée comme un formidable élément de motivation?

« Mon histoire avec Jappeloup porte à me faire croire en la destinée. Je croyais depuis l’adolescence en mon rêve d’être champion olympique. Et c’est un cheval venu de nulle part, sans réel pedigree, au physique ingrat qui a porté magnifiquement mon projet. Pourquoi lui? Pourquoi s’est-il imposé à moi, plus que je ne l’ai choisi? Ce concours de circonstances heureux me plonge encore aujourd’hui dans une vraie interrogation. L’académicien Maurice Druon lors de l’hommage rendu à Jappeloup et lu par Jean Rochefort le jour de son dernier tour de piste devant la Tour Eiffel , l’a qualifié avec beaucoup de justesse en disant : Jappeloup, c’est un accident prédestiné! Ryan a une génétique plus parlante, ne serait-ce que par Ryon d’Anzex. Davantage que la frustration, l’échec quand il est dépassé vous permet de rebondir. En cela, je peux dire que sans Los Angeles, il n’y aurait pas eu mon succès des JO de Séoul. »

A Rio en 2016, Simon Delestre est contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure de Ryan. Vous croyez à une revanche en 2020 à Tokyo ?-

« Malgré mes déboires de Los Angeles, ce n’est pas avec un esprit de revanche que je suis allé chercher le titre quatre ans après. Je pense que l’on ne construit rien de bien sur ce sentiment. Il faut rester positif. Simon me donne l’impression d’un compétiteur qui n’est pas enclin à l’introspection. Il semble toujours regarder les défis qui sont devant lui. Si je ne me trompe pas sur lui, il sera présent au rendez vous de Tokyo. En plus l’Asie réussit aux français. Pierre Jonquère d’Oriola a été pour la 2ème fois champion olympique à Tokyo en 64. Je l’ai été à Séoul.

L’équitation est un sport d’expérience. Vous n’en manquez-pas. Quel conseil auriez-vous envie de souffler à l’oreille de Simon Delestre s’il vous le demandait ?

« Je me garderai bien de lui donner le moindre conseil. Chacun bâtit son succès sur ses convictions et ses certitudes. Il doit être lui même. »

Razzia Harold Boisset à Arezzo

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Harold Boisset et Quolita Z (archives)

Révélé au grand public à l’occasion de l’année 2016 (vidéo 1) avec ses premières participations en 5* et en Coupes des nations, Harold Boisset à la réputation d’être un redoutable compétiteur. En terres italiennes, à l’occasion du CSI 3* d’Arezzo, le Montpelliérain l’a prouvé une nouvelle fois. Il termine la semaine avec un palmarès éloquent : 5 victoires, 2 secondes places et quelques classements dont une 9ème place dans le Grand Prix dominical avec Quolita Z. Difficile de faire mieux !

Interrogé par PlanèteCSO, Harold Boisset évoque « un top concours » avec « une piste en herbe absolument incroyable tant au niveau de la qualité du sol que des dimensions » (vidéo 2). « Ça donne des chevaux qui développent leurs moyens » précise le trentenaire avec une pointe de gourmandise.

Quand on pose la question à l’intéressé de savoir s’il existe « un secret de fabrique »  pour récolter une telle moisson, le cavalier du centre équestre de Grammont livre sa méthode. « Je dois mes résultats essentiellement à la qualité de mes chevaux et à mon envie d’aller toujours plus vite en piste. Après, ayant beaucoup de chevaux à monter au quotidien et n’étant pas toujours là en raison des concours, j’attribue mes chevaux à des personnes fixes comme mon épouse, Marie, mais aussi de jeunes élèves (Amanda Jacucci-Merle, Ambre Fernandez et Chloé Ribot). C’est gagnant-gagnant. Mes chevaux sont aux petits soins et mes élèves montent de super chevaux ! »

Le Tricolore n’a pas encore dit son dernier mot. Son séjour en Toscane se prolonge cette semaine toujours à Arezzo pour cette fois un concours 4*. A suivre de près donc.

Pour ses 60 ans Margie Engle s’offre un GP 5* et une Rolex

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Margie Engle. Crédit : Sportfot

« Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie », déclarait avec naturel et « intelligence » le communicant Jacques Séguéla en 2009. Margie Engle peut donc être rassurée, même avec dix années de retard. L’Américaine s’est en effet mis dans la poche le dernier et très richement doté Grand Prix 5* de Wellington (Floride). Cette épreuve, très convoitée (40 partants) car dotée de 500 000 $ par le généreux sponsor Rolex, venait conclure les 12 semaines de concours du Winter Equestrian Festival (WEF).

Margie Goldstein-Engle, d’un gabarit plutôt frêle (1m55- 48 kg), réalise cette performance associée à Royce, un étalon de 14 ans très puissant, fils de Café au lait sous sa selle depuis 8 ans. Autant dire que le couple se connaît parfaitement. Peu connu du public français il a néanmoins porté à plusieurs reprises les couleurs nationales en Coupe des nations dont une participation à l’édition de La Baule en 2016.  Margie Engle et Royce s’imposent à l’issue d’un barrage à six concurrents. Modeste, l’heureuse sexagénaire explique sa victoire par la fraîcheur de sa monture qui a bénéficié d’un repos forcé pendant le WEF en raison de l’état de santé de sa cavalière, malade plusieurs semaines. L’inarrêtable Maggie comme on la surnomme outre-Atlantique s’illustre par une volonté de fer. Malgré de nombreuses chutes et fractures au cours de sa carrière (vidéo) elle est toujours une compétitrice déterminée de premier plan.

Le classement complet de l’épreuve, ici.

Rêveur de Hurtebise, le joker de Kevin Staut pour la finale Coupe du monde

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Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise HDC

Kevin Staut l’a confié à GrandPrix-Replay.com. Le Français abordera la finale Coupe du monde de Paris avec Rêveur de Hurtebise qui a 17 ans est un cheval d’expérience. Silver Deux de Virton viendra toutefois en appui pour prendre si nécessaire le relai en cas de blessure ou de baisse de forme.

Objectif Tokyo pour Henrik Von Eckermann et Mary Lou

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Henrik Von Eckermann et Mary Lou

Henrik Von Eckermann peut dormir sur ses deux oreilles. Ses généreux mécènes, la famille Tovek, a procédé fin mars à l’acquisition de Mary Lou 194 propriété jusqu’alors de Karl Schneider.

L’objectif de ce changement de mains est de sécuriser le parcours qui doit mener le cavalier suédois aux Jeux Olympiques de  Tokyo en 2020 et éviter une vente à l’occasion du mercato traditionnel qui se situe dans la dernière ligne droite avant les  JO.

La famille Tovek a fait fortune en Suède grâce à son immense réseau de concessions automobiles. En 2013 elle a créé une filiale (GT Elite Scandinavia AB) dont l’objet est la préparation et l’entraînement de chevaux pour le haut niveau en dressage et saut d’obstacles. C’est cette société qui est désormais propriétaire de Mary Lou, jument westfalienne de douze ans par Montendro.

Evelina Tovek (25 ans), fille de Gregor Tovek évolue au plus haut niveau où elle est coaché par Henrik Von Eckermann. A la surprise générale elle a remporté en septembre 2017 le Grand Prix de l’étape romaine du Global Champions Tour.

Santiago Varela dessinera les pistes pour les JO de Tokyo

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Santiago Varela

Il est le chef de piste dont décidément on parle beaucoup et exclusivement en bien. Sa dernière prestation au Grand Palais pour le saut Hermès avait été une fois encore unanimement saluée. Ce concert de louanges devait bien se payer un jour. C’est désormais choses faite. L’homme de l’art espagnol après avoir officié comme chef de piste aux finales Coupes du Monde de Paris sera le grand architecte du jumping des Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Sous des aspects un peu ronds, Santiago Varela (50 ans) est un homme carré d’une grande finesse capable de dessiner une piste aux difficultés subtiles. Celles que les cavaliers plébiscitent, qui posent des difficultés techniques sans jamais mettre les chevaux dans le rouge, c’est à dire à l’effort. La finesse latine à l’opposé d’une vision d’Outre-Rhin où la sélection des couples s’est longtemps appuyée sur des obstacles massifs et énormes.

Pour comprendre son approche, il faut se référer à sa philosophie qu’il avait précisé au magazine l’Eperon à l’issue des finales Coupe des Nations en 2017 à Barcelone. L’espagnol précisait alors « Les chevaux doivent toujours avoir une solution. La priorité est d’être juste envers les chevaux et de pousser les cavaliers à réfléchir. Ce sont de supers professionnels et ils le sont de plus en plus, donc c’est à eux que doivent être posés les problèmes techniques, pas aux chevaux ».

Ethique et protection des animaux : la Fédération Suisse prend le taureau par les cornes

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Charles Trolliet, Président de la FFSE. © FFSE

Réunie en Conférence des présidents le 21 février 2018 à Berne, la Fédération Suisse des Sports Equestres (FSSE), s’est interrogée  longuement sur l’éthique et la protection des animaux dans le sport équestre. Nos amis Helvètes ont arrêté une stratégie pragmatique et proactive.

Cheville ouvrière de cette volonté de s’engager de façon déterminée dans le bien-être animal, on retrouve Charles Trolliet, vétérinaire et président de la FSSE depuis 2009. La structuration fédérale suisse est éloignée de sa cousine française mais on retiendra que l’élaboration et le suivi avec le Comité des stratégies et des visions à court, à moyen et à long terme font partie des tâches principales qui relèvent du Président. De façon plus concrète il s’agit comme le confiait l’intéressé lui-même sur le site de la FSSE de déterminer de façon collective « la direction que le développement du sport équestre peut, veut, devrait et quelquefois doit prendre en Suisse. Il est également important de reconnaître à temps les problèmes afin de les aborder et de leur trouver des solutions. « . 

Charles Trolliet l’a rappelé, la Fédération Suisse des Sports Equestres prend l’éthique et la protection des animaux très au sérieux car ce sujet est particulièrement important pour l’avenir du sport équestre. Dans un premier temps, la FSSE va compiler les règles d’éthique correspondantes, comme cela a déjà été fait par exemple par la fédération allemande.

Peter Christen, membre du Comité et responsable du sport de compétition a enfoncé le clou : «Notre devise ici est: agir au lieu de réagir!». La FSSE veut fixer les règles avec les sportifs équestres avant que des organes ou des organisations externes, qui ne disposent peut-être pas du même savoir, ne le fassent. Les dirigeants de la FSSE ont en mémoire l’émoi suscité par la médiatisation de chevaux blessés ou brutalisés lors de compétitions.

La FSSE prévoit donc à l’introduction d’un article au sein de son Règlement Général visant à rendre obligatoire l’examen par un vétérinaire d’un cheval dès lors  qu’il présente une blessure lors d’une manifestation et qu’il saigne. Selon la cause de la blessure, le couple pourra  être disqualifié.

Sur un autre sujet également très polémique, les guêtres postérieures, la FSSE a fait part de son intention d’avancer plus rapidement que la FEI qui préconise une adaptation progressive sur plusieurs années. Enfin, une nouvelle commission spécialisée, composée de formateurs, de personnes issues de différentes disciplines et de vétérinaires, devrait se pencher sur l’utilisation des diverses brides et embouchures. Sur ce dernier point les avis divergent fortement,  a constaté Peter Christen qui indique toutefois que le but n’est pas de trouver une solution après une seule séance.

 

L’interrogation London

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London sous la selle de Gerco Schröder (archives)

La vie de London (ex Carambar de Muze) est digne d’un roman, ponctuée de multiples rebondissements. L’étalon BWP s’est illustré sous la selle du cavalier néerlandais Gerco Schröder avec lequel il décroche une médaille d’argent en individuel lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012. Les difficultés financières de la société Eurocommerce partenaire principal de Gerco Schröder et propriétaire de la plupart de ses chevaux conduisent en 2014 à la saisie du cheval dans des conditions rocambolesques et à son placement temporaire dans les écuries de Ben Maher. Le 7 avril 2014 il est vendu aux enchères. Le milliardaire autrichien Gaston Glock devient son nouveau propriétaire après avoir déboursé la somme recorde de 8 600 000 €. Le fils de Nabab de Rêve reste sous la selle de son pilote néerlandais mais change de nom. Adieu Eurocommerce London, bonjour Glock’s London.

Une succession de blessures rendent néanmoins rare sa présence au plus haut niveau. Début décembre 2017 pourtant, le couple s’impose en Autriche dans le CSI 4* de Salzbourg (vidéo) et signe sa première victoire en Grand Prix depuis 2013. Gerco Schröder fait alors part de sa joie : « Je suis particulièrement heureux de ce succès parce que Londres a bien sauté après sa longue pause pour blessure et se sentait bien au-dessus des sauts« .

Âgé désormais de 16 ans l’étalon belge fait l’objet d’un programme aménagé pour préserver au maximum son intégrité physique. Il sera présent du 22 au 25 mars à Mexico à l’occasion de la première étape 2018 du Global Champions Tour. L’immense pelouse de Campo Marte offrira un écrin de choix pour voir évoluer un cheval de légende et mesurer si celui-ci fait encore parti du club très fermé des meilleurs chevaux de saut d’obstacles au monde.

m.a.j à le 21/03 à 20h10

Karen Polle fait son entrée dans le club des cavaliers-partenaires Hermès

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Karen Polle à l’occasion de l’édition 2018 du Saut Hermès

À l’occasion de la neuvième édition du Saut Hermès au Grand Palais, Hermès, a fait part de l’arrivée de Karen Polle (Japon) dans l’équipe de ses cavaliers partenaires, désormais au nombre de vingt.

Née à Tokyo d’une mère japonaise et d’un père américain Karen Polle (25 ans) a grandi aux États-Unis où elle s’est passionnée pour l’équitation dès son plus jeune âge. Diplômée de la prestigieuse université de Yale, elle a su conjuguer études supérieures et équitation au plus haut niveau.

En 2017, elle remporte son premier Grand Prix CSI 5* à Wellington (Floride) et devient ainsi l’une des meilleures cavalières japonaises. Elle décide toutefois la même année de venir se confronter au circuit européen, le plus relevé au monde. Le public français la découvre notamment à l’occasion du CSI 5* du Château de Versailles et lors du CSIO de La Baule.

Basée entre les États-Unis et l’Europe, Karen Polle est entraînée depuis un an par Rodrigo Pessoa, médaille d’or aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, et cavalier partenaire historique de la maison Hermès.

« Karen est précise et extrêmement concentrée, indique Rodrigo Pessoa. Quand elle n’est pas en selle, elle travaille dur, décrypte autant de parcours que possible pour apprendre des meilleurs.» Le temps presse car la jeune cavalière s’est assignée pour objectif de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Aujourd’hui elle s’appuie sur un piquet de 4 chevaux dont With Wings qui l’a emmené des épreuves 1,20 m aux Grands Prix des CSI 5* à 1,60 m.

« Nous sommes heureux d’accueillir Karen Polle, notre première cavalière partenaire japonaise, déclare Marion Larochette, directrice de l’équitation chez Hermès. Elle rejoint une équipe de cavaliers talentueux et passionnés qui partagent les valeurs d’excellence, d’exigence et de qualité de la maison. Bienvenue à elle et cap vers les Jeux olympiques de Tokyo 2020 ! »

Avec communiqué.

Le Grand Prix du Saut Hermès pour Ryan et Simon Delestre

L’extra-ordinaire Hermès Ryan sous la selle de Simon Delestre

La Maison Hermès peut être fier d’elle. La neuvième édition de son Saut Hermès organisée depuis le départ dans l’écrin du Grand Palais restera dans les annales. Comme si des tribunes archi-combles, une organisation au cordeau et un plateau de concurrents de rêve ne suffisaient pas, un bonheur n’arrivant jamais seul, le Grand Prix dominical doté de 400 000 € (dont 132 000 € au vainqueur) est revenu au couple à ses couleurs, Hermès Ryan et Simon Delestre.

Le Français s’est imposé au terme d’un barrage à 13 concurrents en signant  un parcours extrêmement rapide (34’’54) et d’une grande audace, porté par un public totalement acquis à sa cause. Il devance le Belge Niels Bruynseels (Gancia de Muze) et l’Allemand Marcus Ehning (Cornado NRW) dont la célérité constitue la carte de visite. Contraint de prendre tous les risques pour tenter de déloger son compatriote de la place de leader, Patrice Delaveau (Aquila HDC) faute sur le mur Hermès et voit la couronne de vainqueur lui échapper. Il doit se contenter de la 7ème place, celle du 4 points le plus rapide.

Modeste, Simon Delestre a souligné au micro de L’Eperon les qualités exceptionnelles, pour ne pas dire le génie de Ryan mais aussi sa volonté de le préserver au maximum conscient de posséder l’un des meilleurs chevaux au monde du moment.

Le classement complet du GP, ici.

L’intégralité du GP en vidéo ci-dessous.

Saut Hermès : Coup double pour Patrice Delaveau

Vestale de Mazure HDC sous la selle de Patrice Delaveau

Ils étaient quelques uns, essentiellement des tricolores, à avoir fait le choix de disputer l’épreuve nocturne avec joker avec le même cheval que la vitesse de milieu de journée. A cette stratégie là, Patrice Delaveau est sorti gagnant. A croire que le deuxième place acquise avec Vestale de Mazure HDC dans la 150 ne constituait qu’une simple mise en jambes, le Normand s’est adjugé l’épreuve à difficultés progressives d’une façon nette et sans bavures.

Pilote expérimenté et rapide, Patrice Delaveau s’est donné les moyens de la victoire en utilisant astucieusement son numéro de quatrième sur la liste de départ pour galoper vite et prendre toutes les options et ainsi mettre la pression sur les cavaliers suivants, contraints à se mettre dans le rouge pour tenter d’améliorer son chronomètre. Toutefois comme dit le bon sens équestre, « tant que le dernier concurrent n’est pas passé, l’épreuve n’est pas gagnée ». C’est d’autant plus vrai quand le plateau comme samedi soir sous la verrière du Grand Palais est constitué de la crème du saut d’obstacles international.

Patrice Delaveau n’aura toutefois pas attendu pour rien dans sa chaude doudoune sous le froid glacial qui était tombé sur le Grand Palais puisque même le très véloce Allemand Felix Hassmann n’aura pas réussi à faire mieux que le Français.

C’est donc sourire aux lèvres et avec un peu d’empressement que celui-ci est allé cherché son trophée suivi de Philipp Weshaupt (Belo Horizonte) et Philippe Rozier (Rêveur de Kergane).

Le classement complet de l’épreuve, ici.

Amy Inglis, talent Hermès 2018

amy

Amy Ingliss er Every Way

Ce sont des épreuves un peu particulières mais sur lesquelles il convient de porter un regard attentif. Car remporter une épreuve Talent Hermès (1,45 m) sous la nef du Grand Palais à Paris n’est jamais neutre. Les heureux lauréats sont toujours surveiller du coin de l’oeil. Un peu comme le lait sur le feu. Des jeunes pousses (moins de 25 ans) mais bourrées de talent. Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si la gagnante de l’épreuve de vendredi n’était autre qu’Evelina Tovek. La Suédoise avait gagné à la surprise générale le réputé Grand Prix du Global Champions de Tour de Rome en 2017…

Ce samedi, c’est une autre jeune femme (21 ans) qui s’est imposée : la britannique Amy Inglis, associée à Every Way, jument de 14 ans. Peu connu du grand public ce Talent Hermès 2018 est pourtant championne d’Europe junior par équipe en titre.

Pour la France, seul Kevin Gauthier est parvenu à se qualifier parmi les 9 barragistes. Double sans faute sur le hongre Selle Français de 11 ans, Twist de La Butte. Le cavalier de 24 ans signe le 7ème meilleur chronomètre des doubles parcours sans fautes. Seconde cavalière sélectionnée sous les couleurs de la France, Margaux Rocuet se classe 12ème après une faute en première manche.

Le classement complet, ici.

Katie Dinan : « J’aime tout en Sydney Une Prince »

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Katie Dinan

C’est bon pour le commerce extérieur, un peu moins pour l’équipe de France et le classement mondial des cavaliers concernés. La vente de Sydney Une Prince suivie de celle de Soleil de Cornu CH a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel équestre hexagonal qui avait perdu l’habitude de voir partir ses meilleurs éléments chez des cavaliers fortunés ou épaulés par des sponsors généreux. Dura lex ced lex. La loi est dure mais c’est la loi. Surtout celle de l’argent qui coule à flots au sein du très haut niveau. Et après tout, on pourrait presque s’en féliciter, même si on ne croit pas à la théorie du ruissellement, parce que finalement le système a toujours fonctionné ainsi. Seules ses proportions se sont renforcées sous le poids de la mondialisation et l’émergence d’une caste d’ultra-riches.

Sur un plan purement sportif, voilà donc la belle Sydney Une Prince, billet en poche qui traverse l’atlantique pour venir faire le bonheur de sa nouvelle cavalière, la très réservée mais sympathique Katie Dinan. On passera donc sur le fait que Katie est la fille de James Dinan dont la fortune personnelle en 2018 est évaluée à 1,94 milliard $. On retiendra surtout que cette jeune fille bien née de 24 ans outre des études brillantes à Harvard à le cheval dans le sang depuis son plus jeune âge puisque c’est dès ses 4 ans qu’elle a commencé à user ses fonds de culottes sur le dos d’un équidé avec un premier concours à seulement 5 ans.

La suite est marquée par une progression linéaire avec à ses yeux deux temps forts dans sa jeune carrière. Une victoire personnelle dans le GP 5* de Lexington (USA) en 2013 ainsi qu’une victoire collective et si particulière avec l’équipe nationale dans la Coupe des Nations de Dublin la même année. Des performances réalisées avec son inséparable Nougat du Vallet, son fidèle compagnon qu’elle décrit comme son « super cheval » mais qui fête ses 17 printemps cette année.

Ses écuries son loin d’être désertes mais un crack cheval ne se trouve pas sous la première pierre. Il fallait donc commencer à réfléchir à la retraite progressive de Nougat et à son remplacement. Judicieusement conseillée par son coach, le Suisse Beat Mändli, le choix s’est donc porté sur Sydney Une Prince, pleinement opérationnelle à 12 ans, dont le propriétaire François Badel a toujours affiché la volonté de la commercialiser.

Touché, mais pas coulé, Roger-Yves Bost a fait part de son émotion à voir partir une jument brillante qui restera associée dans sa mémoire à la médaille d’or par équipe décrochée à Rio. Et puis le champion Français peut se consoler en constatant que sa belle alezane sera dans de bonnes mains, dans une bonne maison.

Contactée par Planète cso, Katie Dinan a indiqué être très heureuse d’accueillir Sydney dans ses écuries. « J’aime tout en elle.  Sydney et Bosty ont constitué un formidable couple. Je ferai de mon mieux pour poursuivre sa carrière dans le sport de haut niveau« . C’est bien tout le mal qu’on peut leur souhaiter.

Olivier Robert deuxième du GP 4* du Sunshine Tour

Eros

Olivier Robert et Eros (archives)

Olivier Robert a conclu en beauté ce week-end sa tournée espagnole du Sunshine Tour. Le cavalier de Pompignac signe une très belle seconde place dans le Grand Prix 4* associé à Eros, hongre belge de 14 ans arrivé dans ses écuries fin 2016.

Le classement intégral du GP, ici.

Niels Bruynseels en Maître à Bois-le-Duc

Niels Bruynseels. Crédit photo: Merrick Haydon (Revolution) /Rolex

Labellisé cette année étape du Grand Chelem Rolex, le Grand Prix du CSI 5* de Bois-le-Duc (Pays-Bas), est tombé ce dimanche dans l’escarcelle de Niels Bruynseels (34 ans). Dernier cavalier à s’élancer au barrage aux commandes de Gancia de Muze, le Belge a pris tous les risques pour coiffer sur le poteau Marcus Ehning (Cornado NRW) et Harrie Smolders (Emerald) respectivement 2ème et 3ème.

Seul Français au barrage, Patrice Delaveau (Aquila HDC) termine à la 13ème… pour 12 classés. La plus mauvaise des places donc. Pour autant, le cavalier du Haras des Coudrettes peut être satisfait. Non de signer la meilleure performance tricolore (Kevin Staut, plus rapide des 4 points sur le tour initial est 14ème associé à Rêveur de Hurtebise) mais, parce que son cheval de tête confirme sa bonne forme du moment. Certes, le fils d’Ovidius a remporté le Grand Prix du Longines masters de Hong Kong le 11 février dernier à l’issue d’une pause de 6 mois imposée par une blessure mais comme on dit, une hirondelle ne fait pas le printemps. Le sans faute signé ce week-end dans une épreuve particulièrement relevée en raison de sa forte dotation confirme que Patrice Delaveau et Aquila seront un couple à suivre avec attention cette saison.

Le classement intégral du GP ici.

Le CSI de Vichy renonce à sa piste en herbe

« Il y a à Vichy un parfum que l’on ne retrouve nulle part ailleurs » se félicitait Yves Chauvin président de la SHF dans une interview lors de l’édition 2017 du CSI 3*. Et c’est vrai que Vichy n’est pas un CSI comme les autres. Il flotte sur le doyen des concours hippiques français (le premier remonte à 1896) une atmosphère et une ambiance tout à fait particulière, un peu datée, au meilleur sens du terme. Situé en plein centre-ville de la station thermale, le terrain du Sichon, est composé de 250 boxes en dur, d’une tribune de 1000 places réalisée par Gustave Eiffel et jusqu’à présent d’une très grande piste en herbe.

Ce n’est pas Aix-la-Chapelle, La Baule ou Fontainebleau mais pendant longtemps le nom de Vichy a été associé à un concours convivial mais avec de la tenue, fonctionnel pour les cavaliers, idéal pour préparer des chevaux à une échéance sur herbe. De très grands pilotes hexagonaux mais aussi internationaux sont ainsi venus fouler la pelouse de Vichy.

Pourtant, même si ce concours se déroule généralement fin juin, début juillet, plusieurs éditions ont été entachées ces dernières années par des intempéries qui ont considérablement dégradé la piste et gâché la fête. Le jumping est une discipline qui évolue sans cesse avec des exigences croissantes face à chevaux toujours plus chers et plus fragiles. Dans la pratique, de plus en plus de cavaliers ne souhaitent plus concourir sur l’herbe accusant celle-ci d’être à l’origine de pistes d’être trop dures, trop collantes ou glissantes voire dans les pires conditions, impraticables.

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Avec en fond les tribunes « Eiffel » le CSI de Vichy a une identité  visuelle particulière qui fait tout son charme


La SHF, propriétaire des installations a donc décidé de prendre le taureau par les cornes pour « sécuriser » le concours et arrêté une décision radicale : le remplacement de l’herbe par du sable fibré. Une hérésie, peut être mais ne rien faire revenait à accepter la lente disparition du CSI de Vichy. Et puis les collectivités locales, la ville de Vichy et l’agglomération, amenées à mettre la main à la poche, avaient leur mot à dire et dans une période où l’argent public se fait rare. Un projet global a donc vu le jour (sous maîtrise d’ouvrage Vichy Communauté) visant à remettre à niveau les installations via des investissements conséquents mais moyennant aussi une exigence : que le nombre de manifestations accueillies dans l’année s’envole et passe de huit actuellement à 15 à court terme puis à 25 (dont des stages) ce qui était impossible jusqu’à présent en raison du temps de latence nécessaire à régénérescence du gazon entre deux manifestations.

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Le programme, échelonné en trois tranches, d’un coût de 2.300.000 euros H.T. pour les deux premières, et d’1,3 million pour la troisième, permettra outre le passage au sable, la couverture du paddock actuel, avec une carrière de 100 m par 70 m. Interrogée par téléphone, Adelise Ducher, chargée de mission à la SHF en charge du suivi des travaux et de l’organisation 2018 du CSI  s’est faite rassurante sur la sauvegarde de l’âme des lieux. Le projet comporte un important volet paysager et une attention particulière sera portée sur la compatibilité architecturale du nouveau manège avec les tribunes Eiffel. A terme la fonctionnalité globale du projet devrait être singulièrement améliorée avec un réaménagement des parkings, la création de bureaux, de salles de réunions et d’un grand espace de restauration en dur.

L’édition 2018 du CSI s’annonce comme une année de transition puisque seule la piste en sable sera réalisée. Du coup le concours passera provisoirement en 2*, histoire de gagner en termes d’engagés et de repartir sur le bon pied, phase préparatoire indispensable à un retour vers un 3* étincelant.

Marlon Modolo Zanotelli en bon Brésilien assure l’ambiance dans l’épreuve nocturne des six barres

Aldrick Cheronnet : « surtout ne pas se prendre la tête et la grosse tête »

Aldrick Cheronnet et Tanael des Bonnes (archives)

Installé à Saint Nicolas de la Grave, entre Agen et Montauban, Aldrick Cheronnet se revendique comme un cavalier du Sud-Ouest bien qu’aucun accent ne vienne colorer sa voix. Son « pays » peut néanmoins être fier de lui. A Göteborg, dans les lointaines terres suédoises, Aldrick a signé la meilleure performance française dans la très disputée dernière étape du circuit Coupe du Monde. A défaut d’arracher sa qualification pour les finales Coupe du Monde de Paris ce cavalier pas tout à fait comme les autres méritait bien d’être passé sous un feu roulant de questions.

Aldrick Cheronnet, vous n’êtes pas un nouveau venu dans le milieu du saut d’obstacles. Ca fait une trentaine d’année que vous écumez les terrains de concours avec une participation régulière dans les internationaux jusqu’en 4*. Le 5* c’est vraiment différent ?

Oui, c’est tout à fait différent. Déjà le 4* c’est un palier, c’est une évidence par rapport au 3*. Au niveau de la concurrence ce sont des épreuves qui se courent beaucoup plus vite avec des cavaliers qui sont vraiment expérimentés.

Le grand public vous découvre essentiellement depuis un an, grâce notamment à vos participations dans le circuit Coupe du Monde et à la forte médiatisation de celui-ci. Est-ce que cette nouvelle notoriété à des incidences sur votre vie professionnelle ? Les regards qui se posent sur vous sont-ils aujourd’hui différents ? Est-ce que cela vous ouvre de nouvelles portes ?

Je ne me rends pas vraiment compte si le regard des gens a changé. Moi, je sais d’où je viens. C’est quelque chose d’assez difficile aujourd’hui. Tout est compliqué. Il suffit de la perte d’un cheval pour revenir dans un sport différent dans de la re-préparation et ainsi de suite. Je suis bien conscient de ces choses pour avoir eu moi-même des passages où l’on fait de beaux concours et après être revenu en arrière. Donc voilà, je continue mon chemin en préparant des chevaux pour essayer de rester au plus haut-niveau. Mais au niveau des retombées, ce n’est pas très simple. Je pense qu’elles se font lorsqu’on intègre les 50 meilleurs mondiaux. Aujourd’hui même lorsqu’on est dans un classement qui est bien il faut continuer à se battre pour essayer d’avoir des sponsors et séduire des partenaires pour améliorer son écurie.

La dernière étape qui vient de se courir à Göteborg ce week-end marque la fin d’un cycle. Ce rendez-vous historique du circuit Coupe du Monde semble vous porter chance. Il y a un an vous y avez signé votre première victoire en 5* dans le Grand Prix de la ville de Göteborg  Tout au long de l’année 2017 vous avez connu une formidable ascension au sein du classement mondial. Vous êtes ainsi passé du 292ème rang mondial au 99ème en fin d’année. A ce jour vous pointez à la 95ème place. Quel regard portez-vous sur cette année écoulée ?

C’était un peu mon objectif en 2017 d’intégrer les 100 meilleurs mondiaux. Je suis assez fier d’y avoir accédé. Maintenant j’ai pu arriver à rentrer dans ce classement et je suis satisfait parce que mes chevaux physiquement sont vraiment au top. Ce n’est pas toujours le cas quand on n’a pas une grosse écurie, un gros piquet de chevaux pour prendre des points pour la ranking. Jusque là, j’ai pu emmener mes chevaux dans ce classement avec des chevaux dans une très bonne santé et un âge qui est plutôt chouette et assez jeune par rapport à d’autres écuries.

Ça va être difficile d’améliorer le classement cette année, c’est évident. Il faut bien choisir les concours. D’une année sur l’autre il ya des points à perdre. Ca devient la course aux points. Il faut donc avoir une bonne stratégie car ça peut devenir « mortel ». Je ne voudrais pas que les chevaux subissent des problèmes de santé. C’est donc à moi de bien gérer tout ça pour pouvoir accéder à un meilleur classement.

Avez-vous amélioré des choses dans votre organisation ou la préparation de vos chevaux ?

Oui, j’ai changé beaucoup de choses. J’ai été un peu dur dans mon choix de chevaux. J’avais beaucoup de chevaux assez jeunes qui sautaient des épreuves 140-145.  Il a fallu que je prenne des décisions et que j’en vende pas mal dans l’incertitude qu’ils puissent faire des grosses épreuves. J’ai préféré les vendre de façon à avoir une trésorerie qui me permette de me consacrer un peu plus à mes chevaux de tête, à tort ou à raison. On va voir si ça va payer. J’en gardé quand même un par génération afin de me constituer une relève. Maintenant j’ai la chance d’avoir comme propriétaire Guy Belooussof, les écuries du Herrin, avec un réservoir assez important de jeunes chevaux. Je m’occupe aussi de Valentine, la fille de Guy, qui commence à accéder à un très bon niveau qu’il faut donc aussi fournir en chevaux. Je suis donc toujours à la recherche de propriétaires, de nouveaux chevaux.

Vous ratez de très peu votre qualification pour les finales Coupes du Monde de Paris mais de belle manière en décrochant une superbe 5ème place. Vous n’êtes pas trop déçu ?

On peut toujours être déçu, et me dire il manque un point ! C’est un petit 4 points ici ou là. Je me dis que c’est bien dommage. Maintenant je suis extrêmement satisfait de la saison que le cheval m’a procuré. C’est la première fois que je cours ce circuit. J’ai beaucoup de chance que Philippe Guerdat m’ait mis dans ces Coupes du Monde et m’ait fait confiance. J’ai pris de beaucoup d’expérience. Je ne perds pas espoir d’une finale. Il peu y avoir des rebondissements. Je me dis aussi tu as fait des fautes qu’à ce niveau on ne doit pas se permettre. Il faut arriver à être un peu plus serein dès le premier jour. Des petites choses. Si je n’y suis pas c’est parce que c’était un peu trop tôt. Aujourd’hui, je n’en tire que du positif.

Aldrick Cheronnet et Tanael des Bonnes (archives)

A bientôt 48 ans (son anniversaire est le 14 mars) vous êtes un homme et un cavalier mûr. Après un mini passage à vide de 2-3 concours vous avez rectifié le tir en décrochant un classement sans céder à la pression liée aux enjeux de qualification, sans prendre tous les risques notamment de mettre Tanael dans le rouge. Avec le recul vous pensez avoir fait le bon choix ?

Non, pas de regrets. Le premier jour j’avais mis le cheval dans une petite épreuve et il a très bien sauté. Le lendemain je l’avais mis dans la qualificative. Je ne sais pas trop l’expliquer, est-ce que c’est lui est-ce que c’est nous deux, il était assez chaud, à la limite trop dans la puissance, assez dur dans la bouche. Assez compliqué et pas assez dans la concentration. J’ai préféré m’arrêter et faire deux fois une volte. Beaucoup de personnes ont dit c’est fini, trop de pression, mais en sortant de piste j’ai dit à Philippe Guerdat « dimanche ça va aller, je le sens, ça va aller« . J’avais un gros pressentiment à ce niveau là mais je connais bien mon cheval. Je suis content parce qu’il a démontré que ce n’était pas une contre-performance, qu’il est en forme et qu’il est là. Il fallait rentrer dans les 5, je n’ai pas pris tous les risques. Ça n’a pas marché. Il me manque un point pour être qualifié mais je préfère être double sans faute que d’avoir fait 4 points. Là, pour le coût, j’aurais eu beaucoup de regrets.

L’anecdote rapporte que Tanael hennit souvent avant de rentrer en piste et que c’est plutôt bon signe. Il l’a fait à Göteborg ce week-end ?

Il ne l’a pas fait le premier jour, pas plus le deuxième. Il ne l’a pas fait pas non plus en entrant en piste pour le premier parcours Coupe du Monde donc je l’ai monté avec beaucoup de détermination (vidéo 1). Il l’a senti et était très à l’écoute même s’il a fallu que je le mette à l’effort deux ou trois fois pour le rendre vigilant. Par contre pour le barrage, en entrant, il s’est mis de nouveau à hennir et à je me suis dit, « on est au vert« . Et quand on regarde la vidéo du barrage, il a beaucoup mieux sauté car on s’est retrouvé complètement. C’était beaucoup plus fluide et moins à l’effort.

Parlez-nous de ce fils de Watch me Hoy. Il du genre facile ou compliqué ?

C’est un cheval qui est facile d’une certaine manière mais qui a besoin de se sentir en confiance avec son cavalier. Il a besoin de travailler dans la gaieté. On est tous les deux du genre instinctifs. On a nos codes. On est un petit peu du sud tous les deux puisqu’il a un courant de sang anglo dans la mère. On s’est un peu fabriqué comme ça. Mes autres chevaux ne fonctionnent pas du tout de la même manière. C’est notre sauce à nous deux.

Votre piquet de tête est également constitué d’Uris de la Roque et d’Atlantis. Ils se situent comment par rapport à Tanael ?

Valentine m’a confié Ioriot car elle a beaucoup de chevaux en ce moment. Un cheval remarquable avec beaucoup de potentiel mais un peu délicat. Il se rajoute à mon piquet pour une période de formation. Donc j’ai 4 chevaux plus ma jument Ciska (Van Paemel Z) qui va reprendre la compétition dans un mois et demi. Donc quand la saison extérieure va réellement débuter je vais faire deux lots de chevaux de façon à pouvoir faire des rotations sans les fatiguer.

Que faut-il vous souhaitez pour cette année 2018 ? Quel est votre objectif ?

L’objectif, c’est le plus haut ! Continuer à avancer, à rester humble et dans la normalité, surtout ne pas se prendre la tête et la grosse tête. Je reste de mon tracé où j’essaie de profiter au maximum de ce qui se présente, de mes chevaux, des beaux concours. De démontrer aussi qu’on a tous notre chance et qu’au travers de mes résultats il y a beaucoup de personnes qui peuvent s’identifier, se dire « il l’a fait à sa manière et on peut le faire aussi ». On a la chance d’avoir un sélectionneur qui ouvre énormément et qui donne sa chance à beaucoup de cavaliers donc il faut savoir la saisir et continuer à avancer.

Propos recueillis par Henry Moreigne

La nouvelle vie de Kamel Boudra

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Kamel Boudra

On pensait Kamel Boudra perdu pour le petit écran et on avait tort. Il y a une vie après Equidia life. L’ex-animateur vedette de la chaîne du cheval en est la preuve bien vivante. Doté d’un incroyable sens du rebond, ce passionné a trouvé l’énergie pour repartir de l’avant et construire un projet fou avec SFR sport pour notre plus grand plaisir et celui de tous les amateurs de sports équestres. Nous sommes donc allés à la rencontre de cette figure incontournable du monde du cheval pour évoquer cette nouvelle période de sa vie professionnelle qui débute.

Kamel Boudra, vous avez incarné pendant de nombreuses années le visage d’Equidia Life. Cette page est désormais tournée. On vous a retrouvé très affairé au jumping de Bordeaux sous de nouvelles couleurs, celles de SFR Sport. Le bouquet de SFR Sport a été remanié en début d’année. Depuis le 1er février 2018, SFR Sport 3, auparavant dédiée aux sports extrêmes, est devenue une chaîne omnisports avec notamment la diffusion de l’Euroligue mais surtout en ce qui nous concerne de compétitions d’équitation plus particulièrement les épreuves Coupe du Monde mais aussi les Coupes des Nations.

Convaincre les dirigeants de SFR sport d’inclure une offre à destination des amateurs de sports équestres n’a pas dû être chose aisée ? Quel a été votre argument décisif pour emporter leur décision ?

J’ai fait ça en binôme avec Alice Weill et on a eu une réponse incroyable de SFR Sport : si on le fait, on le fait bien. Pas en bouche-trou. Je n’en attendais pas tant. Là où on pensait se faufiler on se retrouve en sport majeur de la chaîne !

L’argument pour les convaincre c’était que certes on n’a pas un public aussi important que le football ou d’autres disciplines, mais que les sports équestres représentent une niche assez dense avec des gens plus que passionnés.

Les dirigeants de SFR Sport ont trouvé le projet excitant car ils ont une vision très large du sport. Cela s’est traduit par l’acquisition des droits pour les directs des Coupes des Nations et du circuit Coupe du Monde ce qui était pour Alice et moi les deux principaux circuits dans l’âme et la culture du sport que l’on aime. Cela ne ferme toutefois pas la porte à d’autres circuits par la suite. Mais il fallait pour débuter ces circuits là. Ce sont les deux jambes nécessaires pour exister surtout dans la perspective des finales Coupe du Monde à Paris en avril. On a obtenu également un replay en prime time le dimanche soir car on a expliqué aux dirigeants de SFR sport que nos passionnés sont aussi des pratiquants.

Au-delà des directs allez-vous proposer des reportages, des interviews, des émissions du type Equestrian peut-être ?

Oui il y aura un magazine dans un esprit Equestrian mais dans la culture SFR sport notamment sous la direction d’un garçon qui s’appelle Laurent Salvaudon qui vient de Canal+. Ce sera dans le principe un magazine comme l’était Equestrian mais assez différent dans la production. Les amoureux du sport vont donc retrouver encore plus de sport que sur Équidia Life et on en est très heureux.

Quels consultants retrouvera-t-on à vos côtés ?

On retrouvera les piliers : Odile van Doorn pour le dressage, Jean-Luc Force pour le complet. Pour le saut d’obstacles, c’est ouvert. Il y aura souvent Hervé Godignon, Laurent Elias, Emeric Georges. Bref, ceux avec qui j’ai eu le bonheur de travailler pendant des années et qui apportent une vraie valeur ajoutée.

SFR sport est accessible gratuitement pour les abonnés boxe SFR et Numéricable et certains forfaits mobile SFR mais tout un chacun peut regarder la chaîne sur son PC sous réserve de souscrire un abonnement mensuel de 9,90 €. Des critères d’audience vous ont-ils été fixés comme condition pour pérenniser cette nouvelle aventure ? 

Nous n’avons pas encore d’objectifs chiffrés en termes d’abonnés. Avant de juger des résultats, ce qu’ils nous demandent aujourd’hui c’est de faire de la qualité. Il faut que le rendu, le contenu soit de très haute qualité. Moi j’ai clairement une exigence là-dessus. Le vrai avantage c’est qu’on n’est plus dans une chaîne thématique. Une chaîne thématique c’est bien, c’est formidable mais on reste avec ses quelques milliers de téléspectateurs. Aujourd’hui il faut convaincre les autres amateurs de sport et appartenir à une famille du sport et non plus seulement du cheval.

Quels retours avez-vous sur les premières retransmissions (Bordeaux, les premières Coupes des Nations d’Abou Dhabi et d’Ocala) ?

L’accueil a été génial. On avait été discrets sur la préparation et quand SFR a commencé à communiquer on a eu des réactions de soulagement comme quoi, ce n’était pas mort. Apres ce qui est drôle, c’est que sur cette chaîne SFR sport qui est regardée par des non spécialistes, les téléspectateurs non avertis ont compris que l’obstacle est un pourvoyeur de médailles et ça les intéresse. Mais paradoxalement, ils ont adoré l’attelage à 4 à Bordeaux. C’est pour cette raison que toutes les disciplines qui ont des Coupes des Nations et des Coupes du Monde seront dans SFR Sport3.

Cheval TV va débuter normalement le 15 mars. Elle sera payante avec un tarif préférentiel pour les licenciés FFE. Ca vous inspire quoi ?

Ce n’est pas le même métier, pas le même but. Nous on sera sur le sport de haut niveau avec une vision beaucoup plus internationale. Eux, ils seront sur le sport fédéral. Ce n’est pas le même objectif. Nous ce qu’on veut offrir aux téléspectateurs, c’est une chaîne qui sorte de son milieu… soit exactement ce que m’a demandé la FFE pendant 15 ans. Nous on fait du sport, du très haut niveau avec des équipes techniques et rédactionnelles vraiment très performantes et nous aurons les droits sportifs des grandes manifestations.

Vous nous donnez rendez-vous pour quel  prochain événement équestre sur SFR Sport 3 ?

Ce week-end ! Vendredi à 13h30 pour la Coupe du Monde de dressage. Dimanche en début d’après-midi pour la Coupe du Monde de saut d’obstacles toujours à Göteborg et lundi à 20h30 pour le premier numéro du magazine sport dont je n’ai pas encore le nom (rires) mais qui sera avec Kevin Staut et de nouveaux visages.

« Fake news » sur la retraite sportive de Qlassic Bois Margot

RMC

Qlassic Bois Margot et Simon Delestre

« Un mensonge n’est souvent qu’une sous-vérité améliorée » a écrit Robert Sabatier. L’auteur, entre autres, des Allumettes suédoises avait incontestablement raison. Ce qui nous amène à présenter nos plus plates excuses à nos lecteurs pour avoir relayé une information fausse faisant état de la fin de la carrière sportive de Qlassic Bois Margot.

Simon Delestre, bien involontairement, a donné du crédit à cette nouvelle erronée mais c’est bien à nous médias que l’essentiel de la faute revient pour ne pas avoir pris le temps de recouper l’information auprès de l’autre principal protagoniste de l’affaire à savoir, Rodolphe Bonnet, le propriétaire du crack.

Dont acte. Non seulement le propriétaire du haras du Bois Margot dément « catégoriquement » mais il indique que Qlassic est « en pleine forme » et reprendra la compétition dans les mois qui viennent « après avoir privilégié sa carrière d’étalon en ce début d’année ».

A suivre donc mais l’épisode semble révéler un relationnel dégradé entre Simon Delestre et Rodolphe Bonnet. Décidément la vie dans le petit milieu du jumping de haut niveau tricolore ne ressemble pas vraiment ces derniers temps à un long fleuve tranquille.

Un piquet en or pour Nicolas Delmotte

ClarbecC’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. La place libérée par Pénélope Leprevost au Haras de Clarbec a été vite comblée. La famille Megret s’est attachée les services de Nicolas Delmotte qui hérite à 39 ans d’un piquet en or avec Vagabond de la Pomme, Urano de Cartigny et Corrado du Moulin. De quoi voir l’avenir en rose pour le Nordiste déjà bien équipé pour les 5* avec Ilex VP et sans doute, a contrario, un moment difficile à vivre pour Pénélope Leprevost amenée à prendre un tournant délicat dans sa carrière.

« Le haras de Clarbec qui connaît Nicolas Delmotte depuis longtemps et a toujours apprécié la finesse de son équitation et ses qualités humaines et d’homme de cheval, se réjouit de cette nouvelle collaboration », écrivaient ce matin Geneviève et Dominique Mégret dans un communiqué de presse précisant, et ce n’est pas anodin, que le choix du nouveau pilote  avait eu lieu « après concertation et en accord avec la Fédération française d’équitation ».

Si les entiers ont trouvé un nouveau cavalier réputé dans la gestion toujours particulière des étalons, les juments qui évoluaient sous la selle de Pénélope Leprevost (Ratina d’la Rousserie, Flora de Mariposa et Nice Stéphanie) sont en revanche toujours en attente d’affectation.  « Nous n’allons pas prendre de décision hâtive » a prévenu Geneviève Mégret. Une nouvelle qui va aiguiser bien des appétits…

 

Retraite sportive anticipée pour Qlassic Bois Margot

Qlassic

Qlassic Bois Margot et Simon Delestre à leur place préférée : la remise des prix

C’est une sortie de scène qui n’est assurément pas à la hauteur de la qualité de l’athlète. Le beau Qlassic Bois Margot, ex monture de tête de Simon Delestre est contraint à une retraite sportive anticipée pour des raisons de santé surprenantes. Victime d’un eczéma tenace, l’étalon selle français de seulement 14 ans doit dire adieu à une discipline dans laquelle il excellait.

Ce fils de L’Arc de Triomphe a enchaîné les performances sous la selle de Simon Delestre aprés avoir fait ses débuts avec Duarte Romao, Marc Dilasser et Benjamin Robert. Il aura fallu tout le talent et la patience du cavalier Lorrain pour  amener l’entier au plus haut niveau et surtout le transformer en véritable machine de guerre. Au-delà des titres, des victoires et des classements, il est un critère incontestable pour juger de la qualité d’un cheval, ce sont ses gains. Or, en 2015 soit trois années après être arrivé dans les écuries de Simon Delestre, Qlassic franchit la barre mythique du million d’euros de gains. Il est à ce jour l’étalon SF le plus riche de tous les temps avec 1,3 millions d’euros de gains cumulés.

Pour comprendre comment un simple problème de peau peut gripper une telle mécanique, il faut se rendre sur le site de GrandPrixreplay.com qui nous livre les explications de Simon Delestre : « Sur le plat, ça allait, mais quand il sautait, la peau craquait, notamment dans le pli du paturon, et ça lui faisait mal. C’était la meilleure chose à faire car on ne s’en sortait pas. On avait tout essayé, contacté les plus grands spécialistes ».

Colosse aux pieds d’argile, Qlassic, le beau noir pangaré, raccroche donc les sabots pour un incroyable problème de peau que la médecine vétérinaire n’aura pas su guérir. Malgré tous les progrès accomplis par la science, certains mystères demeurent et nous rappellent à un peu d’humilité dans nos rapports à la maladie.

Mais il y a bien une vie après la compétition. Qlassic a bien entamé sa carrière de producteur et celle-ci s’annonce déjà prometteuse, à l’image de Dexter Bois Margot.

Mise à jour à 22h00 : Le propriétaire de Qlassic dément la fin de carrière sportive pour son crack. A lire ici.

Lucifer envoie Kent Farrington en enfer

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Kent Farrington sur son lit d’hôpital © @teamkpf

Les blessures à haut niveau échouent plus souvent aux montures qu’aux cavaliers mais le risque reste néanmoins bien présent. Kent Farrington, actuel numéro 1 mondial, vient d’en faire la douloureuse expérience à ses dépens. Le talentueux américain de 37 ans s’est fracturé la jambe la jambe droite le 15 février lors du CSI 3* de Wellington en Floride.

Kent Farrington montait pour la première fois dans une 130 Lucifer V, propriété de la famille Gates, que l’on est habitué à voir tourner sur des grosses épreuves sous la selle de Jack Towell. On ne peut pas dire que le courant soit bien passé entre les deux, le Westphalien de douze ans, fils de Lord Pezi a sèchement mis au tapis celui qui sur le papier est le meilleur cavalier de saut d’obstacles au monde.

Le natif de Chicago, médaille d’argent par équipe au JO de Rio semble néanmoins garder le moral comme en atteste la photo et le commentaire posté sur son compte Instagram : « Ce n’était pas les vacances que je voulais, mais je reviens dans une minute. Merci pour tous vos vœux de rétablissement. Je reviendrai plus fort qu’avant. »

 

Jérôme Guery a vendu Grand Cru van de Rozenberg

Jérôme Guery et Grand Cru victorieux dans le prestigieux GP de La Baule

On ne sait pas s’il a sorti son mouchoir blanc pour lui dire adieu mais le coeur de Jérôme Guery a bien du avoir le coeur serré en voyant partir Grand Cru van de Rozenberg, son cheval de tête à l’oeil bleu caractéristique, pour les écuries de l’Espagnole Pilar Cordon.

Le namurois a souhaité sur sa page Facebook bon vent à son ex monture :

« Je remercie la vie d’avoir mis sur mon chemin ce cheval vraiment fantastique qui m’a apporté ainsi qu’à toute mon équipe, tellement de joies et de bonheurs…… Merci à toi, merci à vous tous qui avez été présents durant cette magnifique aventure.

Grand Cru part vers d’autres horizons sous la selle de Pilar Cordon, qui, j’en suis certain, saura lui donner toute l’affection et la compréhension qu’il mérite.

Grand cru nous a offert des moments inoubliables notamment ses victoires dans le GP de la Baule et Miami, la finale des Jeux Olympiques de Rio, 11e des championnats d’Europe …..et beaucoup d’autres résultats fantastiques. Tous ces moments on été possibles grâce à lui mais aussi grâce a beaucoup d’autres personnes qui nous ont soutenu, aidé et qui ont pris soins de lui dans le but de vivre et partager tous ces moments de vie incroyable tous ensemble.

Merci à vous tous du fond du cœur.

Merci Grand Cru, nous te souhaitons de continuer à faire rayonner la joie et le bonheur autour de toi».

Ce fair-play s’explique par le fait qu’à la base Grand Cru avait été acheté par Jérôme Guery et Alex Oncea pour faire un coup de commerce et que même s’il a formidablement évolué et permis à son cavalier de remporter des GP 5* mais aussi de participer aux championnats d’Europe et aux Jeux Olympiques, l’objectif de sa commercialisation n’a jamais été abandonné. Le cheval est donc vendu à l’âge de 12 ans soit un moment opportun pour les vendeurs en termes de plus-value. Agée de 44 ans, Pilar Cordon est installée en Belgique où elle bénéficie du coaching d’Eric van der Vleuten.

Patrice Delaveau victorieux à Hong Kong : pourvu que ça dure !

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Patrice Delaveau et Aquila HDC (archives)

On l’attendait, on l’espérait. Patrice Delaveau est de retour par la grande porte. Le Normand a signé ce week-end, à l’autre bout du monde, une victoire rassurante et prometteuse. En remportant le Masters de Hong Kong avec Aquila HDC, le vice-champion du monde 2014 se rappelle au bon souvenir du très haut niveau, où tout passage à vide se paye cash en termes de notoriété.

Dans cette discipline ingrate et difficile, les galères mais aussi les joies et les victoires sont une affaire de couple. La forme retrouvée d’Aquila, après six mois d’absence des terrains de concours, alliée à la soif de résultats de l’un des cavaliers les plus doués du circuit mondial est une promesse de beau sport.

« Pourvu que cela dure » disait avec son accent corse Letizia Bonaparte, la mère de Napoléon en évoquant les victoires de son rejeton. C’est bien tout le mal que l’on peut souhaiter au discret Patrice Delaveau, trop souvent pénalisé par un mauvais sort collé à ses bottes comme le sparadrap au doigt du capitaine Haddock.

Lors du Grand Prix du CSI 5* de Dinard en août 2017, Aquila HDC s’était blessé. « Une blessure sans gravité » avait alors indiqué le Haras des Coudrettes qui, soucieux d’assurer une monture de tête 100% opérationnelle à son cavalier en 2018, annonçait une convalescence de 4 mois.

Remis en route fin janvier au jumping de Nantes, le KWPN de 13 ans avait rassuré tout le monde en bouclant deux parcours parfaits, sans pénalités. Interrogé sur la forme de son crack, Patrice Delaveau avait alors fait part au magazine L’Eperon de sa confiance dans l’état de santé et la préparation d’Aquila : « Il n’y a pas de raisons qu’il ne revienne pas au meilleur de sa forme. Ceci-dit, je ne me mets pas de pression. J’ai évidemment les Jeux équestres mondiaux en ligne de mire avec lui, mais je préfère sentir comment il revient, m’adapter à lui et être à l’écoute de mon cheval ».

Tout à la joie de sa victoire, Patrice Delaveau n’a pas manqué de remercier toute l’équipe du Haras des Coudrettes qui a permis « ce formidable come back ». Ses propriétaires en tête, Emmanuelle et Armand Perron-Pette, mais aussi les, hommes et femmes de l’ombre indispensables dans cette réussite.

On attend la suite avec impatience. En croisant les doigts.

NB : Les Jeux équestres mondiaux 2018 se dérouleront à Tryon (USA) du 10 au 23 septembre.

Le classement du GP, ici.

2018, année charnière pour Michael Jung

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Michael Jung et FischerChelsea

A 35 ans, Michael Jung est une superstar. En concours complet il l’est depuis belle lurette. Une outrageuse domination de cette discipline depuis une dizaine d’année lui permet de posséder un palmarès long comme un jour sans fin avec, sur le dessus du panier, de multiples titres olympiques.  L’Allemand a-t-il fait le tour de sa discipline ? On peut le penser. C’est donc du côté du concours hippique que « Michi » baptisé également « Super Michi », vient chercher de nouvelles sensations. Et force est de constater que le bougre progresse sacrément vite.

L’édition 2018 du jumping de Bordeaux qui vient de s’achever permet de mesurer le chemin accompli. De simple engagé en 5* que l’on regarde avec curiosité, Michael Jung devient un compétiteur performant. Habitué des classements en 1&2*, il commence à faire des plaques en 5*.  Dimanche à Bordeaux, celui que ses fans présentent déjà comme le meilleur cavalier de tous les temps, a fait un très beau podium dans une épreuve à difficultés progressives avec joker (1,50m). Associé à FischerChelsea, le complétiste est monté sur la 3ème marche du podium. Juste derrière un certain Simon Delestre (2ème) et le très rapide irlandais, Mark McAuley, révélation de la saison.

Un résultat de très bon augure pour Michael Jung qui intègre cette année l’équipe allemande de sauts d’obstacles. Sélectionné par Otto Becker, il défendra les couleurs nationales lors de la Coupe des Nations d’Abou Dabi à la mi-février.

 

Harrie Smolders remporte le Grand Prix de la Ville de Bordeaux

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Harrie Smolders / Emerald

L’histoire nous dira si Harrie est un ami qui nous veut du bien. En attendant, le Batave en selle sur Emerald a mis dans sa poche le Grand Prix dominical du prestigieux jumping de Bordeaux. On n’est pas numéro 2 mondial par hasard. Le Néerlandais l’a rappelé à ceux qui avaient oublié le poids de la hiérarchie mondiale en coiffant de belle manière au poteau les 13 autres barragistes d’une épreuve à 33 partants. Son compatriote Jur Vrieglng, autre pilier de l’équipe des Pays-Bas a su également tirer le meilleur de VDL Glasgow pour monter sur la deuxième marche du podium. Ce dernier est compété par Simon Delestre (Gain Line). Une performance qui permet au Lorrain de retrouver le sourire (photo).

Tout le classement, ici.

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Simon Delestre et Gain Line

Bordeaux : Pieter Devos, homme pressé, cavalier comblé

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Pieter Devos et Espoir

Sa nervosité tranche avec le calme olympien des Staut ou Guerdat. A peine apparente, bien contenue. Pieter Devos est un homme pressé sur la piste ou lorsqu’il accorde un entretien à un journaliste. Mais c’est avant tout un professionnel impeccable aussi bien dans les affaires que dans le milieu professionnel du jumping. L’homme a du sang mais toujours maîtrisé. Une vraie qualité donc, de celles qui permettent de s’imposer dans un barrage d’étape Coupe du Monde. Samedi soir à Bordeaux, le Belge associé à Espoir était le meilleur et surtout le plus rapide à l’issue d’une galopade de folie dans une interminable ligne droite conduisant sur le dernier obstacle (photo). Au final, Pieter Devos s’est imposé dans un barrage à neuf devant le Maître Marcus Ehning (Cornado NRW) et la surprise du week-end, l’Espagnol Manuel Fernandez Saro (Carnavaro 9), 107e mondial…

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Pieter Devos, heureux vainqueur de l’étape CdM de Bordeaux

Malgré un important contingent, les forces française de l’équitation sont passées à côté de l’épreuve. Roger-Yves Bost a néanmoins sauvé l’honneur en décrochant une belle 7ème place dans une osmose parfaite avec la belle Sydney Une Prince. Les choses se cont beaucoup moins bien passées pour les autres tricolores. Pas de contre-performance pour Kevin Staut (4 points avec Rêveur de Hurtebise) mais 8 pour Simon Delestre (Teavanta) et Pénélope Leprevost (Vagabond de la Pomme) et une Quenelle du Py beaucoup trop délicate même dans les mains expérimentées d’Olivier Robert pour permettre à ce dernier d’exceller sur ses terres.

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Flying Bosty sur Sydney Une Prince a signé la meilleure performance française

Le Grand Prix dominical devrait néanmoins offrir aux déçus du samedi soir de repartir avec le sourire aux lèvres. Ou pas.

Le classement de l’épreuve ici.

Jumping de Bordeaux : Olivier Robert en chauffeur de salle

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Olivier Robert et Forrest Gump

La tension monte à Bordeaux. En prélude à l’épreuve Coupe du Monde de ce samedi soir, les cracks cavaliers et cracks chevaux ont récité leurs gammes dans une épreuve 1m45 contre la montre. Si la victoire est revenue à l’Allemand Felix Hassman, Olivier Robert parti en numéro 1 après avoir mis la barre très très haut a finalement du se contenter de la seconde place. Dure loi du sport mais l’Aquitain n’a rien à regretter. En selle sur Forest Gump 29 le bien nommé, il a pris avec une assurance et un culot qui ont laissé coi le chef de piste Uliano Vezzani tous les risques et toutes les options. Autant dire que la prestation du local de l’étape sera regardée de près ce soir dans l’épreuve reine du week-end.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

Taloubet Z’est fini

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Taloubet Z sous la selle de Christian Ahlmann (archives)

Salut l’artiste. Taloubet Z ne foulera plus les pistes de compétition. L’étalon a tiré sa révérence ce week-end, de la plus belle des manières, par une victoire dans le Grand Prix du CSI 5*. Une véritable performance pour un cheval de 18 ans, piloté de main de maître depuis 9 ans par Christian Ahlmann, l’époux de Judy-Ann Melchior, fille de Léon Melchior, le fondateur du studbook Zangersheide, propriétaire du cheval.

A tout seigneur tout honneur. Le fils de Galoubet A a eu droit à une cérémonie d’adieux à la compétition à l’issue du Grand Prix sur ces terres de Leipzig qui lui ont toujours réussi (une finale Coupe du monde remportée en 2011 et donc désormais 3 victoires dans le GP : 2012, 2013 et 2018).

« Je ne voulais vraiment pas me manquer, ne serait-ce que pour lui ! », a du reconnaître Christian Ahlmann. Comme beaucoup de cavaliers de haut niveau, le cavalier du haras Zangersheide de 43 ans a une personnalité plutôt réservée. Mais comme pour tous les cavaliers, la fin de la carrière sportive d’un cheval de tête est toujours un moment sensible où l’armure s’entrouvre subrepticement : « C’était juste un Grand Prix Coupe du monde comme nous en sautons toutes les semaines. Mais celui-ci était particulier car il s’agissait du dernier parcours de Taloubet, où tout le monde pouvait voir qu’il est toujours en très grande forme. Avoir réussi à boucler un tour parfait avec tant de pression me rend très heureux. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux jours de ma vie, pas à cause des points, ni à cause de la dotation, mais parce que ce cheval est toujours aussi puissant malgré son âge et termine sa carrière de la plus belle des manières, sur une belle victoire ! »

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Taloubet Z en action (archives)

Comme disait Confucius, « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. » Adieu le compétiteur, bonjour le reproducteur. C’est bien une nouvelle vie qui s’ouvre pour Taloubet Z, chez lui à Zangersheide.

 

Rodrigo Pessoa confirme sa collaboration avec la fédération irlandaise

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Rodrigo Pessoa (archives)

Même si la verte Irlande est très catholique, ses enfants sont loin d’être des enfants de choeur. Et ce qui est vrai pour la société en général l’est encore plus pour son milieu équestre. Les remous, pour ne pas dire la bataille qui entoure la direction du comité en charge du haut niveau a bien failli emporter dans son tourbillon Rodrigo Pessoa, sélectionneur national.

Le Brésilien a été recruté en mars 2017 avec pour objectif de permettre à l’équipe nationale irlandaise d’arracher sa sélection pour les prochains jeux olympiques de Tokyo en 2020. Un défi de cette importance ne peut être relevé et surtout gagné que si l’ensemble de la structure fédérale joue collectif et tire dans le même sens. Or, en octobre 2017, Gerry Mullins a démissionné de son poste de président du comté du haut niveau du saut d’obstacles après s’être opposé à l’organe directeur national au sujet de ce qu’il estimait être une « ingérence » dans son travail.

Ce flottement et ces querelles personnelles avaient amené Rodrigo Pessoa à s’interroger courant décembre sur son avenir à la tête des diables verts. Le retour de Gerry Mullins ferme cette parenthèse. L’ancien cavalier international à confié son intention de se remettre le plus vite possible au travail avec l’encadrement de la fédération irlandaise.

Lucy Davis pose ses valises chez Old Salem Farm

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Lucy Davis

Adieu l’Europe. Lucy Davis va retraverser l’Atlantique avec son piquet de chevaux pour s’installer quelques temps dans les superbes installations d’Old Salem Farm situées à moins d’une heure au nord de New York.

Originaire de Los Angeles, Lucy Davis fait partie de l’équipe américaine de jumping médaillée d’argent aux Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. Comme de nombreuses jeunes riches américaines, elle était venue en Europe travailler avec les meilleurs, notamment Markus Beerbaum, pour apprendre son métier de cavalière professionnelle. Parallèlement elle a menée avec succès des études à l’Université de Stanford où elle a décroché un diplôme en design architectural.

La Californienne de 25 ans se préparera à la compétition dans les installations équestres ultra-modernes d’Old Salem Farm qui accueillent de nombreuses épreuves de haut-niveau toute l’année et où, elle encadrera également des stages. La jeune femme a également indiqué qu’elle allait se consacrer au développement de PonyApp, une application de gestion d’écuries et de soins aux chevaux dont elle est co-fondatrice.

Martin Fuchs et Clooney, c’est de la Bâle

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Martin Fuchs et Clooney 51 (archives)

A tout seigneur, tout honneur. Les Suisses sont restés maitres chez eux pour ce premier Grand Prix 5* de l’année en terres helvétiques. Une première. A 25 ans, Martin Fuchs devient le premier premier (petit) Suisse de l’Histoire à s’imposer dans son jardin à Bâle avec Clooney 51. Cerise sur le gâteau c’est un autre compatriote qui prend la seconde place (Werner Muff / Daimler), reléguant notre Simon Delestre national associé à Chesall à la troisième marche du podium.

Le classement intégral du GP, ici.

Gazelle, la machine à cash de Kent Farrington

Kent Farrington Gazelle 2

Remise des prix pour Gazelle et Kent Farrington, vainqueurs du GP du CSI 5* de Valence

1 026 435 euros. s’i y a un chiffre à retenir, c’est bien celui-là. Un peu plus d’1 million € de gains, c’est ce qu’a accumulé Gazelle, la jument de Kent Farrington, numéro 1 mondial, sur la saison 2017. Un petit pécule qui devrait permettre de lui offrir a minima un jeu tout neuf de bandes de repos. La fille de Kashmir van Schuttershof a terminé l’année dernière avec un bilan plus que satisfaisant : 6 victoires en GP 5* : Valence, Calgary, Wellington, Madrid, Tryon et Genève. Comme disent avec justesse les anglo-saxons : «The Winner Takes It All». Autrement dit, « le gagnant rafle la mise« .CQFD.