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GP Rolex Dinard 2026 : la vie en rose pour P. Devos, les Bleus en quête de repères à une semaine des Mondiaux 

Pieter Devos et Primo DV remportent l’édition 2026 du GP 5* de Dinard. Crédit photo : © Gilles Perina

Sous un soleil de plomb breton (oui, c’est possible) et devant des tribunes archi combles, le Belge Pieter Devos a remporté ce dimanche le Rolex Grand Prix Ville de Dinard, épreuve reine du CSI 5* de la Côte d’Émeraude. Une victoire obtenue au terme d’un parcours particulièrement délicat où le temps accordé a fait des ravages, et qui laisse la délégation française avec des sentiments mitigés à une semaine des Championnats du monde d’Aix-la-Chapelle. 

Une piste redoutable, un temps accordé assassin 

Le parcours dessiné par Jean-François Morand sur le superbe terrain en herbe du Val Porée s’annonçait technique, comme il se doit pour une épreuve de 1,60 m dotée de 500 000 euros. Mais c’est le temps accordé qui a constitué le véritable filtre de ce Grand Prix. Fixé initialement à 83 secondes, il n’a été relevé que d’une seule seconde — à 84 — après que l’Autrichien Max Kühner, troisième à s’élancer, a prouvé qu’un sans-faute dans les temps était possible en bouclant son parcours en 82,70 secondes. 

Cette performance de l’Autrichien qui a conduit les juges à valider un temps autorisé très serré a fait le malheur de la plupart des autres concurrents. De nombreux cavaliers de premier plan, pris entre l’envie de signer le sans-faute et la nécessité de courir après le chrono, ont cédé sur la dernière barre. A l’image du numéro 2 mondial Richard Vogel (81,53 s) et l’Américaine Lillie Keenan (81,92 s) considérés avant le départ de l’épreuve comme de solides prétendants. A l’image également d’Olivier Perreau qui aura fait le choix de sacrifier le chronomètre (2 points de temps dépassé) pour ne faire tomber aucune barre. Une stratégie intelligente qui aura permis au Français (55ème mondial) de s’adjuger une très belle 7ème place (meilleur résultat Tricolore) sans mettre à l’effort sa jument GL Events Dorai d’Aiguilly.  

Au final, seuls quatre couples ont réussi le sans-faute qualificatif pour le barrage. Un chiffre révélateur de la sélectivité de l’épreuve. 

Il est gris, il est beau et saute avec puissance et style, Primo DV livré une belle démonstration sous la selle de son cavalier Belge. Crédit photo : © Gilles Perina

Le barrage : Devos plus sage que rapide 

Premier à s’élancer au barrage, Max Kühner a tenté le tout pour le tout avec EIC Cooley Jump the Q, signant le meilleur temps de la triple confrontation (44,92 s) mais commettant une faute sur un oxer abordé sous un angle trop aigu. L’Allemand Christian Ahlmann, lui, a opté pour la prudence : sans faute en 49,08 secondes, il s’installait en tête et mettait la pression sur le dernier partant. 

Pieter Devos, dernier à entrer en piste avec Primo DV, a su trouver le juste milieu. Le Belge a réalisé un parcours sans faute en 47,42 secondes — suffisamment rapide pour devancer Ahlmann de près de deux secondes, sans prendre les risques qui auraient coûté cher. « C’est un sentiment très spécial », a-t-il confié, d’autant qu’il a lui-même élevé ce hongre belge de 11 ans, fils de Vigo d’Arsouilles, qui signe là sa première victoire en cinq étoiles. 

« Le temps accordé du premier tour était incroyablement court, et nous avons réussi à le respecter avec plus d’une seconde d’avance — c’était déjà pour moi une petite victoire. Je pensais que c’était réalistement impossible », a ajouté Devos, dont le cheval est réputé prudent mais peu rapide — un trait qui lui a finalement servi dans ce barrage où la maîtrise a primé sur la vitesse. 

Pour sa part, la Portugaise Luciana Diniz, quatrième qualifiée sans faute avec Vertigo du Désert, a choisi de déclarer forfait pour le barrage afin de préserver son cheval de 17 ans en vue des Mondiaux et le mythique temple équestre d’Aix-la-Chapelle. 

Les Français : un Grand Prix en demi-teinte 

Onze cavaliers tricolores étaient engagés dans ce CSI 5*, un contingent conséquent sur le terrain breton. Mais côté Grand Prix Rolex, le bilan est contrasté. Aucun Tricolore ne s’est qualifié pour le barrage. Il faudra vite affiner les réglages en vue des Mondiaux notamment du côté du N°8 mondial Julien Epaillard qui abordait ce Grand Prix comme un dernier test avec Fringan de Vesquerie. Pénalisé de quatre fautes et un temps de 80,28 secondes le couple se classe huitième, loin du barrage, mais juste derrière Olivier Perreau. 

Le classement complet, ici

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