À La Baule, Epaillard s’affirme comme le leader d’une dream team tricolore

Des longueurs certes, mais aussi des rebondissements et du suspense. La Coupe des nations 2026 de La Baule a tenu toutes ses promesses. Une édition qui restera dans les annales et les mémoires, au moins françaises. Non seulement les vestes bleues s’imposent, mais elles battent la Mannschaft sur le fil, dans la dernière ligne droite, ce qui n’est jamais déplaisant. À deux mois des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, l’équipe de France est en ordre de marche. Un sélectionneur reconnu, une véritable dream team et un leader au charisme grandissant : Julien Épaillard.
C’est le problème souvent des Coupes des nations : des premières manches qui semblent parfois interminables. Heureusement les secondes, quand la loi du sport s’en mêle, peuvent devenir homériques et haletantes. À ce titre-là, comment ne pas saluer la formidable remontada des Irlandais qui abordent la deuxième manche en bons derniers… et qui la terminent à la troisième place sur le podium. Et puis, il y a ces adversités quasi ancestrales entre vieilles nations européennes. Au rugby, c’est le fameux crunch quand le coq gaulois affronte les enfants de la perfide Albion. En équitation, c’est généralement la confrontation avec les vestes rouges de la puissante Allemagne. Alors quand notre Julien Epaillard par un double sans faute avec Fringant de la Vesquerie met la pression sur un cavalier de la qualité de Richard Vogel (United Touch) et le pousse quelque part à la faute donnant ainsi la victoire aux Tricolores, c’est toute la France équestre qui chavire dans la joie au-delà des 10 000 spectateurs du stade François-André.
De fait, c’est tout le capital confiance de l’équipe de France qui vient ce soir de connaître une explosion exponentielle. Engranger de la confiance, c’était d’ailleurs l’un des objectifs qu’avait assigné le sélectionneur national Edouard Coupérie, auteur également d’un sans-faute depuis sa prise de fonction. Édouard aux mains d’argent qui confiait à l’issue de l’épreuve que « gagner à La Baule, c’est fantastique ». D’autant plus quand ce n’était pas arrivé depuis neuf années, peut-on ajouter.
Ce résultat dans une épreuve par équipe n’est jamais le fruit d’un seul individu. Il faut saluer l’homogénéité dans la qualité, malgré des profils très différents, des coéquipiers de Julien Épaillard. Nina Mallevaey (Dynastie de Beaufour), Olivier Perreau (Dorai d’Aiguilly*GL Events), Antoine Ermann (Floyd des prés): que du beau linge, que de l’excellence, malgré l’absence pour blessure d’une autre solide cartouche, Simon Delestre. En France, on manque toujours de pétrole, mais pas de cracks cavaliers.
Voilà une affaire prometteuse à suivre.
Le classement complet, ici
