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Luger Beerbaum blessé dans le Grand Prix de Malines

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Ludger Beerbaum

Mauvais fin d’année pour Ludger Beerbaum. Le Kaiser s’est blessé dans le Grand Prix de Malines (Belgique) samedi 30 décembre en fin d’après-midi (cf vidéo). Alors qu’il venait de terminer son tour, pénalisé de 8 points dont 4 sur le dernier, son cheval, Chacon, lui a pris la main pour sauter le vertical numéro 5. Une incompréhension qui coûte cher au Maître allemand qui en voulant retenir Chacon a pris un fort temps de retard dans le saut qui s’est achevé par une lourde chute du cavalier au pied d’un chandelier.

Pas vraiment du genre douillet, le champion allemand ne s’est pas relevé. Il s’est assis au bout de quelques instants, le visage marqué par la douleur en tenant son épaule gauche. Avec sang froid en en tentant de maîtriser sa respiration Ludger Beerbaum s’est entretenu avec les secouristes et on a vite compris qu’il y avait un problème. Le blessé a finalement été évacué, assis sur une civière avec Christian Alhmann à ses côtés, venu réconforter son compatriote. D’un petit geste de la main , Ludger Beerbaum n’a pas manqué de saluer le public. La grande classe puisqu’on apprenait un peu plus tard dans la soirée que le cavalier allemand avait été opéré d’une fracture ouverte à l’épaule.

La photo du jour

BostyDiscussion au sommet entre Roger-Yves Bost et Ludger Beerbaum.

Rotterdam, 126ème Coupe des Nations pour Ludger Beerbaum

Ludger B

Ludger Beerbaum et Chiara 22. Cliquer pour agrandir.

A Saint Gall, au début du mois de juin, Ludger Beerbaum, 51 ans, fêtait sa 125 ème participation  à une Coupe des Nations. Le chiffre n’en restera pas là puisque le Kaiser portera les couleurs allemandes ce week-end à Rotterdam.  « Normalement, un cavalier international dispute environ 25 Coupes des Nations dans sa vie. Je suis environ à 100 participations de plus … Cependant, je ne sais pas si je dois être heureux ou effrayé de ce chiffre», avait relevé Ludger Beerbaum dans une interview. A titre de comparaison, Marcus Ehning, participant également très régulier n’a à son actif « que » 67 sélections.

Ludger Beerbaum, le Maître allemand

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Ludger Beerbaum

Indémodable et indétrônable. Ludger Beer baum a confirmé vendredi soir son statut de légende vivante et son surnom de «  Kaiser » en remportant sur son étalon Chaman (Baloubet de Rouet x I love you), et pour la quatrième fois, le Mercedes German Masters de Stuttgart.

Sur les 12 cavaliers au départ de l’épreuve, 5 seulement se sont qualifiés pour le barrage. Ludger Beerbaum s’est montré le plus rapide devant son compatriote « Hansi » alias Hans-Dieter Dreher sur Embassy II, couple qui remportait le Grand Prix de Stuttgart l’année dernière. Derrière ce doublé Allemand, la troisième place est revenue au champion olympique Suisse Steve Guerdat sur un Concetto Son très bondissant.

Moins de chance en revanche pour les trois Français engagés ( Kevin Staut/Ayade de Septon, Patrice Delaveau/Carinjo HDC, Pénélope Leprevost/Nice Stephanie), privés de barrage pour petite barre.

Stuttgart étant, outre la capitale de l’État du Bade-Wurtemberg, le siège de Mercedes, le vainqueur s’est vu remettre les clés d’un GLK 350.

Les résultats complets ici.

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Sympa le cadeau : une belle Mercedes récompense le vainqueur du Mercedes German Masters – Crédit photo Markus Bechert –

Ludger Beerbaum et Kent Farrington se retirent des JEM

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Kent Farrington, n°3 mondial et Voyeur

Après consultation des propriétaires de son fabuleux cheval Voyeur, Kent Farrington, n°3 mondial, a annoncé aujourd’hui son retrait des JEM. Une décision motivée par le fait qu’après avoir contribué à décrocher la médaille de bronze par équipe avec l’équipe des Etats-Unis, son mauvais classement en individuel (27ème place) ne lui laisse guère de chance pour accrocher un podium ce week-end.

D’autres cavaliers ont fait le même choix, pour les mêmes raisons : Yann Candele pour le Canada mais aussi, les Allemands Christian Ahlmann et Ludger Beerbaum, n°2 mondial.

De Paris à Doha : à la fin c’est toujours un Allemand qui gagne

Bordeaux W 293Le programme de la FEI était particulièrement chargé ce week-end. Le chic à la française contre le choc des pétrodollars mais aussi, un énième Grand Prix à Wellington en Floride. La fine fleur du jumping avait l’embarras du choix pour cette date du calendrier.

Cette concurrence aura privé le public parisien d’un plateau exceptionnel. Et c’est dommage. Parce qu’Hermès avait mis les petits plats dans les grands. Mais pas assez. Même si le Grand Palais a confirmé qu’il est un extraordinaire écrin pour les sports équestres, l’appel des dotations a été le plus fort pour une bonne part de l’élite des cavaliers mondiaux qui a fait le choix de la modernité et de la dotation Qatarie. Quand le Grand Prix parisien de ce dimanche était doté de 400.000 euros, Doha en mettait  650.000 sur la table pour son épreuve-phare. Cette course folle aux dotations n’est pas sans rappeler le football, discipline dans laquelle les hommes des sables ont également un chéquier d’avance.

C’est ainsi, au jeu du plus riche, on trouve parfois plus fort que soi. La leçon devra être méditée pour les organisateurs français un peu trop sûrs parfois de leur fait. Le plateau de l’édition 2014 du Saut Hermès aura été objectivement un cran en dessous de 2013.

Des américains absents (à l’exception notable de Reed Kessler), Steve Guerdat et Ludger Beerbaum partis cette année dans le Golfe et un Ben Maher demeuré une semaine de plus aux USA… ça fait un trou parmi les stars.

Fait rarissime tous ces cavaliers ont fait un choix qui s’est révélé pertinent.  Steve Guerdat a remporté deux épreuves à Doha où c’est Ludger Berbaum qui fait main basse sur le Grand Prix et l’énorme cagnotte (214 500 €). Ben Maher  de son côté s’adjuge le GP CSI3* de Wellington. Reed Kessler n’aura pas fait non plus le déplacement pour rien dans la capitale Française puisqu’elle se classe 5ème du Saut Hermès. Un GP dont le vainqueur n’est autre que l’Allemand du moment : Marcus Ehning qui semble enfin avoir trouvé avec Cornado une arme de guerre à la mesure de son génie.

Ne manquent dans ce tableau d’honneur aux allures d’école des fans que les Français. Ils sont bien là. A Bordeaux Marcus avait devancé de 2 centièmes Bosty, à Paris il refait le coup (cf vidéo) pour 3 centièmes à un Patrice Delaveau (Lacrimoso) pas du tout rancunier. Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise, pénalisés d’une faute, terminent sixième. Roger-Yves Bost absent du GP aura néanmoins réjoui son public en remportant le matin le prix de la ville de Paris alors que dans l’épreuve mixte du samedi, c’est le couple franco-allemand Leprevost-Kutcher qui s’est imposé.

Heureux comme Dieu en France, Marcus Ehning  s’est montré taquin en déclarant après sa victoire « Je suis désolé si quelques bons cavaliers ont choisi d’aller à Doha ce week-end, c’est de ma faute : c’est parce qu’ils savaient que je venais ici et qu’ils n’avaient aucune chance. »  Désormais sur une trajectoire ascendante, il sera l’homme à surveiller lors de la finale Coupe du Monde à Lyon en avril. Il est à parier que, piqués au vif, ses petits camarades  lui donneront bien du fil à retordre. Du beau sport en perspective.

Photo : Marcus Ehning et Cornado au Jumping de Bordeaux 2014