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Ben Maher fait fortune sur le Global Champions Tour

Ben Maher (GBR) thanks Explosion W for his performance

Merci cheval. Ben Maher et Explosion W. Crédit : Stefano Grasso/LGCT

Et de 4. Ben Maher a remporté samedi après-midi à Doha son 4ème Grand Prix sur le circuit du Global champions Tour. Une nouvelle victoire acquise avec son formidable Explosion W, un hongre KWPN par Chacco Blue et Baloubet du Rouet de seulement 9 ans. Peder Fredericson (Hansson WL) et Harrie Smolders (Don VHP Z) complètent le podium. Avec Doha se clôture l’édition 2018 du Global Champions Tour sur lequel le britannique de 35 ans aura gagné cette saison plus de 845 000 € !

Ben Maher, champion olympique par équipes aux Jeux olympiques à Londres en 2012, peut voir venir les fêtes de fin d’année avec sérénité. Son compte en banque a été largement renfloué par ses seuls succès sur le circuit de Jan Tops. Pour ce seul week-end le richissime hollandais et ses associés ont dû faire un chèque de 417 000€ au britannique : 123 000 € pour avoir avoir remporté l’étape de Doha complétés par 294 000 € au titre de 1erau classement général du circuit. Préalablement et sur les seuls Grand Prix du LGCT, Ben Maher avait déjà encaissé 428 000 € de gains : Rome (99 000 €), Madrid (100 000 €), Saint-Tropez (99 000 €), Shangai (122 000 €) et Chantilly (18 000 €).

Le classement du GP de Doha, ici.

Ben Maher, le grand absent de la sélection Britannique

Lap of honour for Ben Maher, winner of the LGCT Grand Prix of Rome

Ben Maher. Crédit Stefano Grasso / LGCT

Cherchez l’erreur. Ben Maher a remporté ce samedi à Rome son troisième Grand Prix sur le Global Champions Tour. Avec cette victoire il fait coup double puisqu’il engrange suffisamment de points  pour remporter l’édition 2018 de ce circuit privé très richement doté, avant même la finale qui se déroulera à Doha. Pour autant, malgré un retour fracassant cette saison sur le devant de la scène, le champion olympique par équipe de Londres en 2012 ne figure pas parmi les cavaliers Britanniques qui défendront les couleurs de l’Union Jack à Tryon à l’occasion des Jeux Équestres Mondiaux. Incompréhensible.

La marche victorieuse sur Rome de Ben Maher a été signée une nouvelle fois avec Explosion W, un KWPN de neuf ans, fils de Chacco Blue. « « Ce fut une saison incroyable, j’ai du mal à y croire ! C’est bon d’être de retour parmi les meilleurs. Explosion est un cheval d’une incroyable rapidité, je n’avais jamais monté un cheval aussi rapide. Il est phénoménal pour son âge » confiait le pilote britannique ce week-end à Rome.

Reste donc la question qui fâche. Quelles sont les raisons pour lesquelles Ben Maher qui dispose d’un cheval performant et surtout très régulier ne figure pas sur la liste du sélectionneur national Britannique pour les Jeux de Tryon ? La réponse est loin d’être claire. Un silence gêné fait office de réponse. Pas de déclarations de Di Lampard dans un sens ou dans un autre. La Chef d’équipe de sa gracieuse majesté aurait sans doute bien voulu s’appuyer sur un cavalier expérimenté mais le site World of Showjumping, généralement bien informé, laisse entendre que les propriétaires de Explosion W, la famille Moffitt (Poden Farms), auraient pu préférer les importants gains potentiels du LGCT à une participation pour le drapeau à Tryon.

Si tel était le cas, force serait de constater qu’une rupture se confirmerait à haut niveau entre les cavaliers qui courent les Coupes des Nations et rêvent de participer aux échéances majeures de la FEI et les autres, mercenaires des temps modernes, qui privilégient (sous réserve d’être compétitifs) des rentrées financières importantes et immédiates. Logique économique d’un côté, aspect patriotique de l’autre si l’on caricature un peu les choses. Le site World of Showjumping s’interroge ainsi sur le nombre important de ces compétiteurs de premier plan qui cette année font l’impasse sur les Jeux Mondiaux au profit du Global Champions Tour ou encore de CSI 5* de Calgary là aussi très richement doté grâce à la maison Rolex.

La question est complexe et il ne s’agit de clouer personne au pilori. On regrettera seulement que ce débat n’existe pas sur la place publique et que personne n’assume ses choix. La faute aussi aux fédérations nationales qui pourraient très bien décider que les cavaliers ou propriétaires qui refusent les sélections nationales renoncent de fait à toute sélection pour les Jeux Olympiques. C’est la vieille histoire finalement du beurre et de l’argent du beurre.

 

Ben Maher à l’heure Madrilène

Ben

Ben Maher (archives)

Surprise surprise pour l’étape Madrilène du Global Champions Tour qui s’est disputée ce samedi dans les magnifiques installations de Campo Villa. C’est un ex numéro 1 mondial qui est revenu sur le devant d’une scène dont il s’était durablement éloigné. Ben Maher, en effet, champion olympique par équipes aux Jeux olympiques à Londres en 2012 et vice-champion d’Europe en individuel en 2013, semble de retour après avoir déjà pointé le bout de son nez il y a quelques semaines à Shanghaï (deuxième du Grand Prix).

En terres ibériques cette fois, le Britannique ne s’est pas contenté d’un accessit. Il s’impose dans le Grand Prix avec Explosion W, un cheval tout en muscles et en rondeurs qui semble avoir pris une nouvelle dimension cette saison. Ben Maher sur son hongre de 9 ans par Chacco Blue, devance le Belge Nicola Philippaerts et l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar ex-aequo à la deuxième place en raison d’un chronomètre strictement identique.

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Ben Maher et Explosion W. Crédit photo Stefano Grasso /LGCT.

Du côté des tricolores, peu présents, on retiendra la contre-performance de Simon Delestre. Pourtant associé à Hermès Ryan, le Lorrain sort de piste pénalisé de douze points de pénalité concédés à l’issue d’un tour difficile. Simple baisse de forme ou problème physique ? Les prochaines prestations du couple seront à suivre de près.

Le classement complet, ici.

 

 

Le bout du tunnel pour Ben Maher ?

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Ben Maher et Sarena (archives)

Ben Maher a remporté samedi 2 avril le Grand Prix (CSI 5*) de clôture des douze semaines de compétition du WEF à Wellington en Floride.

Face à un plateau relevé et à la suite d’un barrage à sept, le britannique s’est imposé dans ce GP 1m60 qui se courait en nocturne. Cette victoire signée avec Sarena, constitue une bouffée d’oxygène pour l’ex-numéro 1 mondial en panne de résultats ces derniers mois.

Sarena (ex Sixtine de Vains) une jument SF (Calvaro Z x Damoiseau d’Or) de 10 ans est arrivée dans les écuries de Ben Maher depuis un peu plus d’un an après être passée dans les mains de différents cavaliers suisses dont Pius Schwizer.

La jument semble aujourd’hui avoir passé un cap. Son cavalier n’a pas manqué d’ailleurs de remercier la propriétaire, Jane Clark, de sa patience face au long travail accompli qui porte enfin ses fruits.

Le classement intégral du GP ici.

La poisse poursuit Ben Maher

Cella

Cella et Ben Maher

Victime d’une petite blessure, Cella, la jument grise de 13 ans de Jane Forbes Clark ne participera pas aux Championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle. C‘est un coup dur pour son cavalier Ben Maher qui s’était spécialement préparé pour l’échéance et qui pensait tenir sa revanche contre le mauvais sort. L’ex numéro 1 mondial avait en effet était contraint de déclarer forfait quelques semaines avant les Jeux Equestres Mondiaux en raison d’une blessure contractée à l’entraînement par sa jument de tête.

C’est une mauvaise nouvelle également pour l’équipe Britannique déjà privée d’Argento (John Whitaker) et de Hello Sanctos (Scot Brash préférant tenter de gagner le bonus de 1 M€ à Calgary, début septembre).

Ben Maher, pour le plaisir des yeux

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Ben Maher et Aristo Z. Crédit photo : Stefano Grasso /LGCT

Il est des victoires qui font particulièrement plaisir. C’est le cas de celle de Ben Maher qui s’est imposé avec Aristo Z dans l’épreuve de clôture (1m50) de la deuxième journée du l’étape cannoise du Longines Global Champions Tour. L’ex numéro 1 mondial ne pointe plus aujourd’hui qu’au 36ème rang mondial. Cette mauvaise passe est-elle en train de se refermer ? C’est tout ce qu’on peut espérer pour le Britannique qui, après avoir signé hier une 5ème place dans la grosse épreuve du jour, à réussi ce soir, et la performance n’est pas des moindres, de devancer d’une seconde au barrage son compatriote Scott Brash sur son cheval de tête, Hello Annie. A noter côté Tricolore la belle 3ème place ex-aequo de Pénélope Leprevost et de Nice Stéphanie qui bouclent le barrage dans un temps strictement identique à celui de Christian Ahlmann (Reavnir).  La promenade des Anglais va-t-elle se poursuivre pour la dernière journée de compétition ? Réponse demain !

Le classement intégral ici.

Ben Maher on Aristo Z

Ben Maher on Aristo Z – Crédit photo : Stefano Grasso /LGCT

Jeux Equestres Mondiaux : Cella blessée, Maher forfait

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Coup dur pour l’équipe Britannique de CSO. On apprenait hier samedi que Cella, la jument de tête de Ben Maher, numéro 3 mondial, s’était légèrement blessée à l’entraînement, contraignant de ce fait son cavalier à déclarer forfait.

L’équipe définitive qui foulera le sol du stade d’Ornano mardi sera donc composée comme suit :

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, Jessie Clea, une jeune cavalière de 22 ans,  se trouve propulsée réserviste avec sa jument Touchable.

La photo du jour : Ben Maher – Diva II

 

Ben Maher – Diva II (AOHS 2014)

On n’est pas numéro deux mondial par hasard. Ben Maher, ici sur Diva II, une fille de Kannan, sait dans une épreuve de vitesse, mettre les bouchées doubles entre le dernier obstacle et la ligne d’arrivée. Admirez au passage le regard panoramique du Britannique, focalisé sur le chronomètre.

Tripple X change de mains mais reste sous la selle de Tiffany Foster

Tiffany Foster est aujourd’hui assurée de monter Tripple X a minima toute la saison 2014

En Avril dernier, Torrey Pines, l’écurie d’Eric Lamaze indiquait avoir fait l’acquisition de Tripple X III (Namelus R x Cantango) étalon de 12 ans avec lequel Ben Maher a été champion olympique par équipes aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et a brillé au plus haut-niveau.

Il est vite apparu que le cheval n’était pas pour champion olympique canadien. «Quand j’ai acheté le cheval, c’était avec l’intention de revendre » explique-t-il aujourd’hui.

Sa compatriote Tiffany Foster a pu l’essayer successivement au CSI 3* du Touquet puis, aux CSIO 5* de Rome et dernièrement à Spruce Meadows où la cavalière de 29 ans s’est classée deuxième d’une épreuve à 1 m55.

Convaincu par la prestation du couple,  Artisan Farms LLC, les investisseurs communs à Eric Lamaze et Tiffany Foster, ont décidé d’acheter le cheval et de le confier à cette dernière.

Sous la selle de Ben Maher, Tripple X a brillé dans les plus grandes compétitions

Sous la selle de Ben Maher, Tripple X a brillé dans les plus grandes compétitions

Tripple X change de mains

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Tripple X et Ben Maher, c’est fini. Le superbe étalon de 12 ans a été vendu pour 1, 4 millions d’euros à Torrey Pines Stable, les écuries du Canadien Eric Lamaze.

Ce changement de mains n’est pas vraiment une surprise en raison des mauvaises relations qui s’était établies depuis plusieurs mois entre les propriétaires du cheval et son cavalier, Ben Maher. Celles-ci ont pris une tournure judiciaire. Le numéro 2 mondial est en effet accusé par les époux Phillips depuis la fin de l’année 2013 d’avoir réalisé des profits illégaux sur la vente de certains chevaux. En clair d’avoir annoncé des prix de ventes réalisées en deçà de la valeur réelle de la transaction.

Le mystère demeure sur les intentions du nouveau propriétaire canadien. Trois hypothèses sont envisageables à ce jour. Soit en faire un cheval de tête pour Eric Lamaze en vue des JEM, soit, le confier dans le même objectif à Tiffany Foster.  Autre piste, une revente rapide dans l’espoir de réaliser une facile plus-value en raison de son prix initial d’achat considéré comme relativement bas pour un cheval de ce niveau.

 

 

Ben Maher marque de son empreinte le WEF 2014

7I4A9851Avec 5 victoires en Grand Prix et près d’un million de dollars de gains sur le Winter Equestrian Festival (WEF), Ben Maher actuel n°2 mondial a signé au cours de son séjour aux USA une très grande performance sportive. Le patron à Wellington c’était bien lui-même si son insolente domination ne s’est pas confirmée dans le Grand Prix 5* de clôture où une faute avec Cella sur l’avant dernier obstacle l’aura privé d’entrer dans la légende de l’équitation.

Tout a une fin même le Winter Equestrian Festival. Le WEF, c’est vraiment unique au monde : douze semaines de compétition à Wellington (comté de Palm Beach) en Floride dont un Grand Prix Coupe du monde, un Grand Prix 4* et en bouquet final, un Grand Prix 5* doté de 500 000$.

Programmée le samedi en soirée, l’épreuve a dû être reportée au dimanche en début d’après-midi en raison des très mauvaises conditions météorologiques dont le climat de Floride a parfois le secret.

Cet imprévu a contribué à faire monter un suspense déjà important en raison de la qualité des 39 cavaliers engagés dont l’élite de l’équitation américaine (Audrey Coulter, Jessica Springsteen, Beezie Madden, Laura Kraut, Kent Farrington …), l’équipe canadienne au grand complet (Éric Lamaze, Tiffany Foster, Ian Millar, Ben Asselin et Yann Candele), les redoutables sud-américains Rodrigo Pessoa et Alvaro de Miranda, sans oublier les fines cravaches européenne (Scott Brash n°1 mondial, Ben Maher n°2 mondial, Daniel Deusser, Meredith Michaels-Beerbaum).

Tous les regards étaient tournés vers Ben Maher qui avait l’avantage de partir en 33ème position mais une simple barre a écarté le favori d’un barrage restreint à 7 participants dont, bonne surprise, une Française, Marie Hécart sur Myself de Brève malheureusement pénalisée par la suite de 2 barres qui la relègueront à la 7ème place.

Au final la logique du classement mondial aura été respectée. Scott Brash (Hellos Sanctos) remporte le GP devant Richie Moloney et Jessica Sprinsteen. (Tout le classement ici). Ce qui faisait dire à Mark Bellissimo sur le ton de la plaisanterie « qu’en raison de Scott et de Ben, il n’y a plus qu’à rebaptiser le WEF en British Equestrian Festival (BEF) »

 

A la rencontre de Ben Maher

7I4A9842A 31 ans Ben(jamin) Maher a déjà un palmarès dont beaucoup se satisferaient. Champion d’Europe par équipe à poney en 1997 et 1998, il débute sa carrière séniore après avoir successivement travaillé avec Liz Edgar puis chez Beat Mandli avant de monter sa propre écurie en Angleterre.

En 2005, Il devient le plus jeune cavalier à remporter le prestigieux Derby et le Speed Derby d’Hickstead. Dès 2006, il participe à ses premières Coupes des Nations. En 2008, il est sélectionné pour les Jeux olympiques de Hong Kong, puis pour les Championnats d’Europe de Windsor.

En 2011, il remporte la médaille de bronze par équipes aux Championnats d’Europe de Madrid avec Tripple X, cheval avec lequel il gagne son premier Grand Prix 5* de l’étape Coupe du monde de Londres en décembre 2011.

Les succès s’enchaînent pour une année 2012 exceptionnelle avec une victoire en Grand Prix Global Champions Tour, puis une médaille d’or par équipe et une  9e place en individuel aux Jeux olympiques de Londres.  En décembre de la même année, il remporte 4 épreuves lors du CSIW-5* de Londres.

En juin 2013, Ben et Cella s’octroient l’étape londonienne du Global Champions Tour. C’est avec cette jument que Ben participe aux Championnats d’Europe de Herning où l’équipe britannique obtienne la médaille d’or. En individuel Ben Maher et Cella remportent la médaille d’argent, en ne commettant qu’une faute sur les cinq parcours du championnat. Ces deux médailles permettent à Ben Maher de devenir Numéro 1 mondial pour la première fois de sa carrière. A ce jour il figure à la 2ème place de la Longines Ranking List, classement mondial des cavaliers.

Photo : Ben Maher et Cella (Gucci Masters de Paris)

De Paris à Doha : à la fin c’est toujours un Allemand qui gagne

Bordeaux W 293Le programme de la FEI était particulièrement chargé ce week-end. Le chic à la française contre le choc des pétrodollars mais aussi, un énième Grand Prix à Wellington en Floride. La fine fleur du jumping avait l’embarras du choix pour cette date du calendrier.

Cette concurrence aura privé le public parisien d’un plateau exceptionnel. Et c’est dommage. Parce qu’Hermès avait mis les petits plats dans les grands. Mais pas assez. Même si le Grand Palais a confirmé qu’il est un extraordinaire écrin pour les sports équestres, l’appel des dotations a été le plus fort pour une bonne part de l’élite des cavaliers mondiaux qui a fait le choix de la modernité et de la dotation Qatarie. Quand le Grand Prix parisien de ce dimanche était doté de 400.000 euros, Doha en mettait  650.000 sur la table pour son épreuve-phare. Cette course folle aux dotations n’est pas sans rappeler le football, discipline dans laquelle les hommes des sables ont également un chéquier d’avance.

C’est ainsi, au jeu du plus riche, on trouve parfois plus fort que soi. La leçon devra être méditée pour les organisateurs français un peu trop sûrs parfois de leur fait. Le plateau de l’édition 2014 du Saut Hermès aura été objectivement un cran en dessous de 2013.

Des américains absents (à l’exception notable de Reed Kessler), Steve Guerdat et Ludger Beerbaum partis cette année dans le Golfe et un Ben Maher demeuré une semaine de plus aux USA… ça fait un trou parmi les stars.

Fait rarissime tous ces cavaliers ont fait un choix qui s’est révélé pertinent.  Steve Guerdat a remporté deux épreuves à Doha où c’est Ludger Berbaum qui fait main basse sur le Grand Prix et l’énorme cagnotte (214 500 €). Ben Maher  de son côté s’adjuge le GP CSI3* de Wellington. Reed Kessler n’aura pas fait non plus le déplacement pour rien dans la capitale Française puisqu’elle se classe 5ème du Saut Hermès. Un GP dont le vainqueur n’est autre que l’Allemand du moment : Marcus Ehning qui semble enfin avoir trouvé avec Cornado une arme de guerre à la mesure de son génie.

Ne manquent dans ce tableau d’honneur aux allures d’école des fans que les Français. Ils sont bien là. A Bordeaux Marcus avait devancé de 2 centièmes Bosty, à Paris il refait le coup (cf vidéo) pour 3 centièmes à un Patrice Delaveau (Lacrimoso) pas du tout rancunier. Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise, pénalisés d’une faute, terminent sixième. Roger-Yves Bost absent du GP aura néanmoins réjoui son public en remportant le matin le prix de la ville de Paris alors que dans l’épreuve mixte du samedi, c’est le couple franco-allemand Leprevost-Kutcher qui s’est imposé.

Heureux comme Dieu en France, Marcus Ehning  s’est montré taquin en déclarant après sa victoire « Je suis désolé si quelques bons cavaliers ont choisi d’aller à Doha ce week-end, c’est de ma faute : c’est parce qu’ils savaient que je venais ici et qu’ils n’avaient aucune chance. »  Désormais sur une trajectoire ascendante, il sera l’homme à surveiller lors de la finale Coupe du Monde à Lyon en avril. Il est à parier que, piqués au vif, ses petits camarades  lui donneront bien du fil à retordre. Du beau sport en perspective.

Photo : Marcus Ehning et Cornado au Jumping de Bordeaux 2014