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Eric Lamaze au bout de son rêve à Calgary

B02T9468 Eric Lamaze (archives)

Ça aurait pu être le rêve d’un enfant atteint d’une maladie grave. C’était celui d’un champion olympique frappé par le destin à 51 ans, une tumeur au cerveau, et qui se bat depuis 18 mois pour sa survie. Eric Lamaze puisque c’est de lui qu’il s’agit est allé au bout de son rêve en remportant samedi le GP 5* de Calgary au Canada, coiffant sur le poteau son fidèle ami Steve Guerdat, heureux pour une fois de lui voir échapper une victoire. Question coiffure justement le Lion Lamaze a perdu sa crinière mais conservé un coeur énorme et cette capacité rarissime non seulement de gravir des montagnes mais d’emmener dans ce périple beaucoup de monde. A croire que le terme de sympathie, souffrir avec, a été créé pour le Canadien. Nous sommes beaucoup à être touchés par son combat contre cette maladie insidieuse qui vient ronger une icône du Jumping qui a fait chaviré à tant de reprises les foules par son talent et le couple qu’il formait avec l’incroyable Hickstead. Sa capacité à surmonter sa fatigue et à aller au-delà de ses forces et de lui même laisse sans voix.

On dit à juste titre que l’équitation est une école de la vie. Celle d’Eric Lamaze est une terrible mais profonde leçon de vie. Sur le plan sportif bien sûr mais au-delà sur le plan humain en général. Il existe des personnes lunaires, le Carribou comme on le surnomme affectueusement est plutôt du genre solaire par l’extraordinaire magnétisme qu’il partage. Un magnétisme qui flottait lors de la conférence de presse lorsque le vainqueur a déclaré :« En me levant ce matin, je ne pensais pas que cela serait possible, ça montre que les chevaux peuvent tout faire pour vous … surtout quand vous êtes pas au meilleur de votre forme, ils le font pour vous! Je chérirai toujours cette victoire ! Monter à cheval est une véritable thérapie. Quand vous n’avez pas la force de lutter, ils se battent pour vous. C’est l’une des victoires que je chérirai toute ma vie. La maladie est un combat sans fin pour moi. Aujourd’hui est un cadeau. »

Pour autant, il serait profondément injuste de reprocher aux autres malades de ne pas avoir le ressort d’Eric Lamaze. Son cas est unique. Comme si à travers Hickstead et à travers lui le message qui nous était envoyé était aussi ancien que le carpe diem d’Horace. Une ode au simple plaisir d’exister en tant que tel et un émerveillement permanent d’être vivant. Quel champion, quel homme.

La grosse boulette de Ouest-France sur Eric Lamaze

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Eric Lamaze (archives) au temps d’une époque, pas si lointaine, marquée par les sourires et l’insouciance.

Disons-le d’entrée pour éviter toute incompréhension, la presse quotidienne régionale (PQR), on lui tire notre chapeau. Elle fait un travail formidable et a connu ces dernières années un saut qualitatif qu’il faut saluer. Mais quand elle fait une bourde et que prévenue elle ne corrige pas, ça a légèrement tendance à nous agacer. Ouest-France est ainsi un quotidien sérieux qui a toujours bien couvert le jumping de La Baule. Une grosse coquille s’est néanmoins glissée dans l’édition du 20 juin, les pages du lundi revenant bien naturellement sur l’activité sportive du week-end et donc du jumping de la Baule. La raison de notre courroux ce sont 10 petites lignes issues de la rubrique Les secrets de paddock. Un petit encart au titre en gras qui interpelle : « Eric le fantôme ».

Spontanément on pressent le pire et on a raison. « Si le numéro 1 mondial Steve Guerdat s’est montré à son avantage durant les quatre jours du Jumping, le champion olympique de Pékin 2008, le Canadien Eric Lamaze, n’a guère brillé. Le plus souvent caché derrière des lunettes noires, emmitouflé sous un bonnet et une écharpe, le Canadien a presque traversé le concours comme un fantôme » est-il écrit sous une photo légendé « Eric Lamaze a passé son week-end en discrétion ».

Oups. On se pince pour le croire mais c’est écrit. De toute évidence, l’auteur anonyme de ces lignes ignore que le grand sportif a qui il taille aujourd’hui des croupières est malheureusement atteint d’une tumeur au cerveau et livre un combat contre la maladie. Que ce sportif attachant s’accroche à la vie par les chevaux et l’amitié que lui témoigne ses amis du circuit au premier rang desquels Steve Guerdat. Qu’en décembre dernier, à la veille des CSI5* de Lyon et Paris, mais aussi lors du CHI de Genève la fatigue l’a contraint à jeter l’éponge et à déclarer forfait. Alors revoir Eric Lamaze aujourd’hui en compétition, même en mode « fantôme » est déjà pour nous un plaisir à la saveur particulière.

Errare humanum est, perseverare diabolicum nous enseigne la locution latine. Qu’un journaliste tire des conclusions hâtives faute de disposer de toutes les informations et de poser les bonnes questions aux bonnes personnes cela peut arriver. Certes Eric Lamaze a la réputation d’être un bon vivant mais la fatigue affichée à La Baule n’était pas le fruit de fêtes un peu poussées. Hélas, mille fois hélas.

Certes, il y a peu de chance que l’intéressé ait parcouru ces lignes mais le public Baulois qui a toujours marqué son affection pour le Canadien ne méritait pas cette bévue. Un rectificatif discret dans l’édition du week-end semblerait un minimum. On ose le demander et l’attendre.

Mise à jour le 23 Mai – 21h23 : La rédaction Nantaise de Ouest-France devrait faire un article sur le sujet dans son édition du vendredi 24 Mai.

Merci à Kamel Boudra (RMC Sport 3) pour ce moment d’émotion.

Wellington : la lune de miel se poursuit entre Eric Lamaze et Fine Lady 5

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Eric Lamaze et Fine Lady 5 (archives). Cliquer pour agrandir.

Rien n’arrête plus Eric Lamaze. Sa relation fusionnelle avec Fine Lady 5 place le couple sur un petit nuage depuis les JO de Rio. Rapidité, respect  des barres du coté de la jument, talent et expérience à revendre du côté du pilote, le duo se construit peu à peu outre-atlantique la réputation d’être imbattable. Jeudi 9 février, le canadien s’est mis dans la poche l’épreuve Ruby et Violette du CSI 5* de Wellington et le chèque de 42 900 $ qui allait avec. Une victoire qui fait suite à celle du 28 janvier dans le Grand Prix Adequan du CSI 3*, toujours avec la petite fille de For Pleasure.

«Après les Jeux olympiques, nous lui avons accordé deux mois de congé où elle n’a absolument rien fait puis je suis allé à Paris et à Genève en indoor », a expliqué le champion olympique de 2008 qui a posé ses valise pour l’hiver en Floride. Courant avril, il devrait retourner en Belgique, son point de chute pour le théâtre européen. Fine Lady 5 est une jument Hanovrienne de 14 ans (Forsyth x Drosselklang II), propriété d’Andy et Carlene Ziegler d’Artisan Farms.

Le classement de l’épreuve ici.

Eric Lamaze et Fine Lady 5 toujours au top

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Eric Lamaze et Fine Lady 5

Vainqueur du Top 10 lors du CHI de Genève en décembre 2016 avec Fine Lady 5, Eric Lamaze continue sur sa lancée cette fois outre-atlantique. Installé pour l’hiver à Wellington en Floride, le canadien, médaille de bronze à Rio toujours sur sa jument Hanovrienne de 14 ans s’est offert un beau week-end à Palm Beach en remportant deux épreuves dont le Grand Prix CSI3* pour la troisième semaine du Winter Equestrian Festival (WEF). A 14 ans, Fine Lady 5, au départ considérée comme un cheval de vitesse, est incontestablement à l’apogée de sa forme.

Eric Lamaze fin prêt pour Rio

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Eric Lamaze et Fine Lady 5 (archives)

La semaine n’est pas encore finie à Aix-la-Chapelle mais Eric Lamaze a déjà fait ses emplettes, associé à Fine Lady 5 cheval avec lequel il disputera prochainement les JO. Après avoir remporté le GP du premier jour, « le Caribou sautant » s’est également imposé dans l’épreuve majeure du vendredi. Très satisfait de sa jument, le canadien a choisi de la préserver pour la suite. « Ce sera ma monture aux J. O., elle a tout donné, on reste là-dessus » a déclaré le champion olympique de 2008 qui participera au GP Rolex dominical avec Chacco Kid.

Eric Lamaze sur la route des JO en selle sur Fine Lady 5

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Eric Lamaze et Fine Lady 5

Eric Lamaze a fait connaître le choix du cheval avec lequel il défendra ses chances aux Jeux Olympiques de Rio. Ce sera Fine Lady 5.« Chaque fois que je lui ai demandé de hausser son niveau, elle l’a toujours fait aisément », a déclaré au sujet de son choix le canadien qui a donc écarté Coco Bongo et Check Picobello Z.

A 48 ans, le médaillé d’or en individuel et d’argent au concours par équipe aux Jeux de Pékin en 2008 avec Hickstead tentera à Rio de conquérir une nouvelle médaille. En raison de sa grande expérience et de son talent, le Montréalais figurera parmi les favoris.

Eric Lamaze est entré dans l’histoire du Canada comme le premier athlète à remporter une médaille d’or individuelle en sports équestres. À la fin de la saison 2008, il occupait le premier rang du classement mondial de saut d’obstacles, un exploit qu’il a répété en 2010 et 2011. En juillet 2015, « le Caribou » remportait avec son équipe nationale les Jeux Panaméricains de Toronto avec Coco Bongo. A suivre de près donc.

Eric Lamaze continue sa moisson à Wellington

Eric Lamaze et Fine Lady 5 (archives)

Le Winter Equestrian Festival  qui se déroule pendant 3 mois à Wellington en Floride offre une succession ininterrompue d’épreuves et de Grand Prix. Pour la 9ème semaine de concours Eric Lamaze associé à son excellente jument SF, Rosana du Park a engrangé une nouvelle victoire (la 6ème depuis le début du WEF) cette fois dans le championnat Jumper Classic (1m50) qui se disputait le 13 mars.

Le champion olympique s’est imposé devant deux autres cavaliers réputés pour leur célérité Kent Farrington, 2ème avec Arons S et Olivier Robert 3ème, avec Quenelle du Py. La jument de tête du cavalier girondin a intégré le groupe JO/JEM début février.

Eric Lamaze, roi de Floride

Eric Lamaze et Rosana du Park (archives)

Eric Lamaze et Rosana du Park (archives)

On peut être canadien et aimer le soleil et les palmiers. C’est le cas d’Eric Lamaze qui a fait de la Floride son petit jardin. Le champion olympique a signé jeudi 26 février en selle sur Fine Lady 5, sa cinquième victoire dans la septième semaine de concours du Winter Equestrian Festival de Wellington. Eric Lamaze peut s’appuyer sur un piquet de très grande qualité composé outre de Fine Lady 5 de Rosana du Park et de Check Picobello Z. Sans oublier Powerplay, Coco Bongo et Melody des Hayettes Z …

WEF : Éric Lamaze sinon rien

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L’heure des récompenses pour Eric Lamaze et Fine Lady 5 – © Sportfot

Et de 5. Éric Lamaze (CAN) a signé une cinquième victoire à Wellington en Floride dans la 11ème semaine du Winter Equestrian Festival (WEF) en remportant jeudi soir le Grand Prix Ruby et Violette du CSI4* sur Fine Lady 5. On retrouvera le sympathique Canadien et Fine Lady 5 à Miami début avril pour l’étape américaine du Longines Global Champions Tour. Entre Rosana du Park, Zigali PS et Fine Lady 5, Éric Lamaze peut compter, et c’est justice, sur un piquet de rêve.

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Eric Lamaze et Fine Lady 5 – © Sportfot

Éric Lamaze, nouveau duc de Wellington

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Eric Lamaze et Fine Lady 5 (3ème du Jumping LGCT de Chantilly 2014) Cliquer pour agrandir.

Superstar un jour, superstar toujours. 2015 année Lamaze ? Peut-être. A l’issue de quatre semaines de compétition, le champion canadien qu’on ne présente plus signe quatre victoires de rang (une performance inégalée depuis 20 ans) dans la Ruby et Violette Challenge Cup du WEF (Winter Equestrian Festival), sous les palmiers de Floride.

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Tout sourire. Eric Lamaze en grande discussion avec Cameron Hanley lors des JEM.

Deux victoires avec Rosana du Park puis deux autres avec Fine Lady 5. « Parfois vous avez besoin d’un peu de chance » lâche Éric Lamaze. La modestie affichée cache un vrai professionnalisme. Le champion olympique de 2008 porte surtout une grande attention au planning des compétitions et au choix des chevaux de son piquet en fonction des compétitions privilégiant celui le plus en forme. Un luxe certain mais déterminant permis par des investisseurs fidèles.

« Elle est compétitive et aime se battre » dit son cavalier de Fine Lady 5 qui n’hésite pas à rappeler que la jument gagnait déjà avant de lui être confiée. Peu importe. Fort de la confiance de ses propriétaires, Éric Lamaze est aujourd’hui revenu au premier plan de l’équitation mondiale avec une envie et un plaisir de gagner totalement retrouvés. Et ça se voit. Cet homme-là n’a pas fini de nous surprendre.

Débuts en fanfare pour Éric Lamaze à Wellington

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Eric Lamaze et Rosana du Park – LGCT de Chantillt – Cliquer pour agrandir

Le Winter Equestrian Festival de (WEF) 2015 ne pouvait mieux débuter pour Éric Lamaze. Le champion olympique a remporté la première épreuve du premier jour (1m45) au Palm Beach International Equestrian Center (PBIEC) à Wellington, en Floride sur Check Picobello Z, un cheval très prometteur, très intelligent et doté d’une grande personnalité à écouter son cavalier.

Le canadien a récidivé le lendemain jeudi en s’adjugeant l’épreuve Ruby et Violette Challenge Cup Round 1sur Rosana du Park.

Rosana du parc, est une jument Selle Français de dix ans jument (x Kannan), montée un temps par Edouard Couperie puis Carly Anthony, en laquelle Eric Lamaze fonde également de grands espoirs.

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Eric Lamaze, Rosana du Park credit photo : © Sportfot

Le WEF se déroule sur 12 semaines soit jusqu’au 29 Mars 2015 avec plus de 8,2 millions de dollars de dotations au total.

JEM : waiting for Éric (en attendant Éric)

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La Fédération équestre Canadienne a rendu public ce mercredi 13 août, la composition de l’équipe de saut d’obstacles qui représentera le pays à la feuille d’érable lors des Jeux Equestres de Normandie. Le talentueux Éric Lamaze sera du voyage pour le plus grand bonheur des spectateurs qui auront le privilège d’assister aux épreuves dans le stade d’Ornano à Caen.

Les cavaliers qui formeront l’équipe sont, par ordre alphabétique:
Yann Candele (Showgirl), Tiffany Foster (Verdi III ), Éric Lamaze (Zigali ),l’inoxydable Ian Millar (Dixson) et Chris Sorensen (Bobby).

Calendrier provisoire
2 septembre – Épreuve de vitesse
3 septembre – Épreuve de qualification en individuel et en équipe
4 septembre – Épreuve de qualification en individuel et finale en équipe
6 septembre – Troisième épreuve de qualification en individuel
7 septembre – Finale à 4 (finale des quatre meilleurs athlètes en individuel)

Vidéo 1 : CHI de Genève, décembre 2013

Vidéo 2 : La Baule 2014

Éric Lamaze, l’extra-équestre

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Eric Lamaze -Powerplay Barcelone 2013

Bis repetita placent. Après La Baule avec Powerplay, Eric Lamaze a remporté ce week-end le Grand Prix du CSIO de Rome sur Zigali, un hongre de 10 ans par Kigali. Ces deux victoires d’affilée en GP 5* avec deux montures différentes confirment que le brillant retour du Canadien n’est pas un feu de paille et qu’il faudra compter avec lui dans les grandes échéances à venir . Du côté des Tricolores, le salut est venu des femmes avec les belles prestations de Marie Hécart sur Myself de Brève (cinquième) et de Pénélope Leprevost associée à Flora de Mariposa (dixième).

A l’issue de la première manche, seuls 10 couples avaient réussi à sortir sans pénalité du parcours esquissé par le chef de piste Uliano Vezzani. La seconde manche a permis à Éric Lamaze de faire la démonstration de toute sa maestria pour ne pas dire de son génie.

Le champion olympique de 2008 semble depuis le début de la saison extérieure comme touché par la grâce tant il survole avec une aisance déconcertante le sujet.

Certes au chronomètre de la Piazza di Siena seuls deux petits centièmes le séparent du second Michael Whitaker (Viking) mais pour les spectateurs, outre son aptitude à électriser l’assistance, Éric Lamaze à cette capacité si propre aux grands champions de donner le sentiment de ralentir ou de suspendre le temps. A croire que l’ancien cavalier d’Hisckstead s’attache à démontrer la pertinence de la phrase de Friedrich Nietzsche : «Tout ce qui ne tue pas rend plus fort».

Tout le classement ici

Vidéo : se rendre à 3’15

La Baule : Le Lamaze Power retrouvé

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Eric Lamaze en selle sur Powerplay à Barcelone en septembre 2013

Assurément, l’édition 2014 du jumping de la Baule est à marquer d’une pierre blanche. Des conditions météorologiques et une organisation parfaites, du beau sport et encore et toujours de l’émotion. Après les larmes de Pénélope Leprévost hier, Éric Lamaze n’a pu retenir les siennes aujourd’hui à l’issue d’un Grand Prix qu’il aura survolé au sens propre et figuré sur Powerplay.

A l’issue d’une première manche très technique dessinée par Frédéric Cottier rendue particulièrement délicate par un chronomètre très serré, seul neuf cavaliers étaient au barrage dont quatre Tricolores : Simon Delestre (Qlassic Bois Margot), Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise HDC), Pénélope Leprévost (Dame Blanche van Arenberg) et Patrice Delaveau (Carinjo HDC). Un solide carré de Français auquel venaient s’agréger le le Belge Jos Verloy (benjamin de l’épreuve à seulement 18 ans), le Suisse Paul Estermann, le Britannique Joe Clee, le Marocain Abdelkebir Ouaddar sans oublier, le sympathique Canadien Eric Lamaze.

Neuf vrais pilotes pour un barrage de folie. A ce jeu-là, Abdelkebir Ouaddar en vrai outsider réussissait l’exploit d’être plus rapide que Patrice Delaveau. Mais en équitation, le génie est supérieur à la folie. Dernier à s’élancer avec un cheval que l’on considérait a priori comme pas particulièrement rapide, Éric Lamaze s’avérait pourtant encore plus véloce, raccourcissant le temps du Marocain de près de deux secondes…

En conférence de presse le Canadien est revenu sur les circonstances de sa victoire. «  La Baule est définitivement l’un des meilleurs concours du monde. Le terrain, les obstacles, les parcours, l’accueil, et surtout le public sont vraiment extraordinaires. Il suffit de voir toute la foule restée pour la remise des prix, et encore pour regarder le Grand Prix du CSI 1*. Ils connaissent les cavaliers, nous encouragent. Je n’ai jamais vu ça de ma vie. C’est ma première victoire en Grand Prix CSI 5* depuis la tragédie d’Hickstead. Après ma pause, j’ai repris avec des chevaux plus ou moins jeunes. Ça m’a pris un peu de temps pour les construire. À un moment donné, on a envie de gagner un Grand Prix. Jusqu’ici, je n’avais jamais demandé à Powerplay d’aller vraiment vite dans un barrage. Il a un très grand respect des obstacles. Je le construis dans l’optique des Jeux équestres mondiaux. J’ai pris mon temps pour bien le connaître. J’avais vraiment envie de gagner ici. Tout s’est bien présenté. Tout était parfait. Quand j’ai vu le barrage de Kevin, je me suis dit que ça allait déjà très vite. Je croyais qu’il gagnerait, puis c’est allé de plus en plus vite. Aujourd’hui, j’avais vraiment envie de faire de mon mieux, mais à un moment, je me suis dit que ça allait vraiment trop vite. Comme il n’y avait que des sans-faute rapides, j’ai tenté ma chance. J’ai vu que tout le monde avait fait huit foulées entre les deux premiers obstacles du barrage. Moi, je l’ai tenté en sept en profitant de la grande action du cheval, et de son respect. Je me suis dit: « Si ça passe, je tente ma chance jusqu’au bout ». C’est passé. Ensuite, j’ai réussi un très bon virage et tout s’est bien enchaîné. »

Très affecté par la disparition d’Hickstead foudroyé en plein concours à Vérone (Italie) d’une rupture de l’aorte, Éric Lamaze avait alors mis sa carrière entre parenthèses pendant une année avant de revenir sur la scène internationale à l’occasion de la finale de la Coupe de Nations de Barcelone en septembre 2013 (photo) où il signait un superbe sans faute avec Powerplay, un hongre de 10 ans par Casall acheté au Suisse Pius Schwizer.

A 46 ans le canadien champion olympique individuel en 2008 semble avoir pleinement repris goût dans la compétition. Éric Lamaze avait déjà gagné le Grand Prix de La Baule en 2011, sur Hickstead. La boucle est désormais bouclée, le temps du deuil est achevé. Éric Lamaze est définitivement de retour, il l’a avoué lui-même : « Avec Hickstead, j’abordais tous les Grands Prix en me disant que je pouvais les gagner. Avec Powerplay, je me sens bien, prêt. Ç’a été une vraie joie de revenir au sport, mais c’en est une autre de me retrouver à nouveau avec un cheval capable de tout gagner. Nous faisons vraiment couple, maintenant. J’espère qu’il va y avoir d’autres barrages comme celui-là ».

Le classement du GP : 1. Lamaze (Can. Powerplay) 35 »84. 2. Ouaddar (Mar., Quickly de Kreisker) 37 »53. 3. Delaveau (Carinjo HDC) 37 »60. 4. Leprévost (Dame Blanche van Arenberg) 37 »99. 5. J. Verlooy (Bel. Domino) 38 »67. 6. Staut (Rêveur de Hurtebise HDC) 38 »79. 7. Delestre (Qlassic Bois Margot) 41 ». 8. Clee (GB, Utamaro d’Ecaussines) 41 »73. 9. Estermann (Sui., Castelfield Eclipse) ab. Avant barrage : 10. Wathelet (Bel. Sea Coast Forlap) 4 pts.

A Wellington, la victoire du « Lamaze spirit »

Barcelone2 042Esquissé à Barcelone avec un magnifique sans faute sur Powerplay , Eric Lamaze a confirmé ce week-end dans la Coupe de Nations de Wellington son vrai et grand retour sur la scène équestre internationale. Un bonheur.

En novembre 2011, alors qu’il est le numéro 1 du classement mondial FEI, son cheval de tête, Hickstead, meurt d’une rupture de l’aorte à l’issue de son parcours à Vérone en Italie. Le choc est immense. Pour le canadien qui formait un couple mythique et fusionnel avec le cheval mais au-delà, pour de nombreux passionnés d’équitation. Le buzz est immédiat sur les réseaux sociaux mondiaux où les messages de sympathie se multiplient (la vidéo du drame sera vue plus d’un million de fois sur Internet). Les cavaliers présents à Vérone, une première, choisissent de cesser la compétition et de  respecter une minute de silence.

Quatre jours après la mort de son cheval, Éric Lamaze, c’est aussi unique dans les annales de l’équitation, tient une conférence de presse à Toronto, retransmise en direct par la télévision canadienne, dans laquelle il déclare : « On choisit ce sport parce qu’on l’aime, mais on le choisit aussi parce qu’on aime les animaux. Quand ils meurent ce n’est pas comme briser un bâton de hockey ou une raquette de tennis. Il a changé ma carrière et il représentait tout pour moi. Beaucoup de gens disent que quand tu as un rapport très fort avec un cheval, tu deviens un peu comme lui ou que le cheval devient un peu comme toi. On avait un peu la même personnalité. On était deux gagnants, on avait la même énergie, qui se transformait en choses incroyables. En tout cas maintenant si on me demande pourquoi je l’aimais je répondrais tout simplement : Parce que c’était lui, parce que c’était moi, parce que c’était nous. »

Très affecté, démotivé, Éric Lamaze songe à se retirer définitivement de la compétition. Il s’en éloignera seulement, le virus du cheval étant le plus fort. Le grand public le redécouvre à Barcelone pour la finale de Coupe des Nations en septembre 2013 où il signe dans la grande finale un magnifique sans faute sur Powerplay salué par une ovation remarquée du public. Quelques mois plus tard au CSI de Genève, la petite flamme semble bien s’être rallumée dans les yeux du compétiteur.

A Wellington, une nouvelle fois en Coupe des Nations  le très attachant canadien signe encore un sans faute, toujours sur Powerplay, qui ouvre la voie du succès à son équipe. Au-delà de la victoire elle-même, beaucoup d’observateurs sont frappés, par l’atmosphère si  particulière qui flotte autour des cavaliers canadiens. Un mélange de décontraction, de bonne humeur, de sympathique camaraderie tout autant que d’une détermination  à gagner. Plus qu’un fighting spirit, un Lamaze spirit. Du sport comme on l’aime.

Photo : Eric Lamaze et Powerplay – Barcelone 2013-

Le Canada remporte la Coupe des Nations de Wellington

BhmDHlWIMAEZ3rWLe Canada a remporté vendredi soir devant la Grande-Bretagne et les Etats-Unis l’étape de la Coupe des Nations FEI Furusiyya qui se courait à Wellington (Floride). Seules les deux premières nations du circuit Nord-américain seront qualifiées pour la grande finale de Barcelone, en octobre 2014.

La très belle équipe du pays à la feuille d’érable était composée dun savant mélange entre les très expérimentés Éric Lamaze (Powerplay), Yann Candele (Showgirl),  l’inoxydable Ian Millar de 67 ans (Dixson), et la fraicheur de la belle trentenaire, Tiffany Foster (Victor).

Il faudra surveiller de près cette équipe lors des Jeux équestres mondiaux. « Nous avons aujourd’hui quatre formidables cavaliers et quatre formidables chevaux qui ont tous fait un super job ce soir » commentait d’ailleurs Mark Laskin, le chef d’équipe alors qu’Éric Lamaze n’a même pas eu à repartir dans la seconde manche.

Éric Lamaze, un formidable chef d’orchestre totalement remotivé, ramené au plus haut niveau par le soutien inconditionnel de ses sponsors, Carlene et Andy Ziegler (Artisan Farms),  qui lui ont permis d’acquérir en 2013 de nouveaux chevaux (Quelmec et Power Play) ainsi que pour Tiffany Foster (Verdi). Éric Lamaze toujours à l’origine également de l’acquisition et de la mise à disposition de la fabuleuse Showgirl, jument de 14 ans,  à son compatriote et ami Yann Candele.

Le triple champion de saut d’obstacles du Canada Yann Candele lui renvoyait d’ailleurs l’ascenseur hier soir en déclarant « Nous étions déjà présents à Barcelone l’an dernier pour la finale, raconte-t-il. Éric a vu la jument et a contacté le propriétaire pour me l’a confié. Car Éric n’est pas seulement un cavalier individuel, il travaille pour toute l’équipe. Je pense que le succès d’aujourd’hui est avant tout celui d’Éric et de son esprit d’équipe. Et bien sûr de Tiffany et de Ian. On va maintenant essayer d’aller de plus en plus haut. »

L’objectif, ils ne s’en cachent pas, c’est aussi celui assigné par leurs investisseurs, est de réaliser une très belle performance en France en 2014 pour les JEM. Sur cette terre normande chargée d’histoire et de souvenirs pour de nombreux nord-américains … et sur laquelle un certain Yann Candele a vu le jour.

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