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Roger-Yves Bost remporte le GP Coupe du Monde de Madrid

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Roger-Yves Bost et Sydney Une Prince (archives)

Notre Bosty national est au jumping ce qu’Ayrton Senna était à la Formule 1 : toujours pied au plancher. Et quand ça passe, le Barbizonnais est tout simplement imbattable. Le champion olympique par équipe en a fait une nouvelle fois la démonstration samedi soir dans le Grand Prix 5* du Mardi Horse Week. Le Français en selle sur Sydney Une Prince devance le Belge Niels Bruynseels deuxième sur Cas de Liberté et l’Irlandais Mark McAuley, révélation de cette fin d’année, troisième, associé à Miebello.

Avec 18 qualifiés pour le barrage (sur 40 partants), le droit à l’erreur n’existait pas. Ça tombe bien,  la main de Bosty n’a pas tremblé. Le Français signe un parcours intelligent sans mettre pour autant sa jument olympique dans le rouge. Idem pour son compatriote Aldrick Cheronnet (Tanael des Bonnes) qui malgré une expérience moins importante à ce niveau réalise un barrage de grande qualité qui lui donne accès, en dépit d’une concurrence féroce, à une belle sixième place.

Le classement intégral du GP ici.

Bosty : de Lausanne à Barcelone

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Roger-Yves Bost et Sydney Une Prince (archives)

Il est le tricolore en forme du moment. Roger-Yves Bost pour l’état-civil, Bosty pour le milieu équestre, est revenu au meilleur de sa forme en s’adjugeant dimanche la deuxième place du Grand Prix Longines du CSI 5* de Lausanne, en Suisse. Une trajectoire ascendante qui a fait du couple olympique qu’il forme avec sa jument Sydney Une Prince*Treize les remplaçants évidents pour la finale de la Coupe des Nations à Barcelone (28 -30 septembre) de Mathieu Billot contraint au forfait à la suite de la blessure de Shiva d’Amaury.

Au final, outre le cavalier du Haras des Brulys, l’équipe de France présente en Espagne sera composée de Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise*HDC), Pénélope Leprévost (Vagabond de la Pomme), Edward Levy (Sirius Black) et Olivier Robert (Eros).

Sydney Une Prince fait sa Maline(s)

Roger Yves Bost et Sydney Une Princes (archives). Cliquer pour agrandir.

Roger Yves Bost et Sydney Une Princes (archives). Cliquer pour agrandir.

Du grand Roger-Yves Bost. Le champion olympique termine 2016 de la plus belle des façons en faisant retentir la Marseillaise comme clap de fin de l’ultime Grand Prix Coupe du Monde de l’année qui se disputait vendredi après-midi à Malines (Mechelen en Flamand). Une performance réalisée avec Sydney Une Prince, sa monture de Rio. Le Barbizonnais, dernier à s’élancer, se révèle le meilleur des 12 barragistes. Il prive de la joie de la victoire Jos Verlooy (Caracas), local de l’étape, qui pensait bien être irrattrapable. Un terme qui ne doit pas exister dans le vocabulaire de Bosty qui s’offre le luxe d’améliorer le temps du jeune Belge de 85 centièmes. Inconnu en France, Holger Wulschner (BSC Skipper),  monte sur la troisième marche du podium après avoir remporté la grosse épreuve de la veille. Il faudra garder cet Allemand à l’oeil.

Moins de succès en revanche du côté des autres Tricolores. Kevin Saut était parti pour (très) bien faire au barrage mais une incompréhension sur un oxer avec Ayade de Septon HDC a fait mordre la poussière au leader au classement général de la Ligue Ouest Européenne. Surpris dans le parcours, Vagabond de la Pomme est l’auteur d’une inhabituel refus qui prive Pénélope Leprevost de barrage. Simon Delestre de son côté, sur son fidèle Qlassic Bois Margot, est pénalisé de 4 points sur le triple alors que Mathieu Billot, plus à la peine avec Radja des Fontaines, sort de piste avec 13 points au compteur.

Le classement intégral ici.

Bosty consolide sa candidature pour Rio

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Roger-Yves Bost et Qoud’Coeur de la Loge (archives).

Tous les feux semblent se mettre au vert pour une sélection de Roger-Yves Bost pour les Jeux Olympiques de Rio. Le champion d’Europe 2013 a la chance de pouvoir s’appuyer sur un quatuor de chevaux de premier choix constitué dans une parfaite parité de deux gars et de deux filles (Qoud’Coeur de la Loge, Pégase du Murier, Sangria du Coty, Sydney Une Prince). Les résultats s’enchaînent, avec régularité. Ce week-end le Francilien réalise la meilleure performance tricolore au LGCT de Madrid (CSI 5*) avec Qoud’Coeur en prenant une huitième place une nouvelle fois convaincante.

La semaine précédente, à La Baule, pour son grand retour en Coupe des Nations après un blanc d’une quinzaine d’années, Bosty, associé à Sydney Une Prince a fait le job (4/1) contribuant ainsi à la place de la France sur la troisième marche du podium.

Sympathique et toujours abordable, des qualités pas toujours partagées dans ce milieu, le quinquagénaire a depuis longtemps conquis le coeur du public et de ses pairs. Ses cheveux poivre et sel et sa démarche parfois chaloupée contribuent à son image de vieux Grognard du circuit. Comme un soldat de l’Empereur qui a été de toutes les campagnes, il a le calme des vieilles troupes. Roger-Yves Bost comme on le résume souvent, c’est certes un style unique au monde mais c’est surtout trois décennies ininterrompues de présence au haut-niveau qui lui confère un capital-expérience des plus précieux notamment en vue d’une échéance aussi atypique que celle des Jeux Olympiques.

« J’aime bien le par équipes et je peux tenir la pression. Mais je ne veux pas aller à Rio en étant moyen » déclarait Bosty au quotidien Le Parisien à l’occasion de La Baule. La bonhomie du personnage est trompeuse. Compétiteur dans l’âme, le cavalier du haras des Brulys craint plus que tout un bégaiement de l’histoire. A savoir participer aux Jeux de Rio en réserviste, soit la plus mauvaise place. En homme d’expérience, il sait que les fenêtres pour entrer dans l’histoire du sport sont rares. Les Jeux pour Bosty, c’est maintenant. Sa détermination à en être tout autant que son génie sont ses meilleurs alliés pour décrocher le précieux sésame. Patience, la composition de l’équipe de France sera dévoilée par Philippe Guerdat à l’issue du CHIO de Rotterdam (23-26 juin).

LGCT : Mexico City rime avec Bosty

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Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

Derrière sa fausse nonchalance et son style si particulier, notre Roger-Yves Bost national est un redoutable compétiteur. Sa longévité au plus haut niveau, son palmarès parlent pour lui. Et si des jeunots, la goutte de lait au bout de nez, en doutaient un peu, le cavalier de Barbizon en remportant le premier Grand Prix LGCT de Mexico l’a rappelé de la plus belle des manières. Il devance dans l’ordre Jos Verlooy (Caracas), Bertram Allen (Hector van d’Abdijhoeve) et  Christian Ahlmann (Epleasure van’t Heike).

 A quelques mois des jeux de Rio, Bosty et son cheval de tête de 12 ans, Quoud’Coeur de la Loge, nous ont plus que rassuré. Ils ont confirmé un formidable potentiel, mis en valeur par une piste superbe, … aux dimensions olympiques.

Car la victoire du Français s’est faite sur la distance. Deux manches et un barrage, il fallait en avoir un peu sous les sabots et sous la bombe. Non seulement les prestations de Bosty et de Quoud’Coeur ont gagné en fluidité et en aisance au fil des tours mais le champion d’Europe 2013 s’est révélé fin stratège au barrage dans son choix de foulées et dans ses prises de risque.

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Comme un petit air de Bostymania flotté sur Mexico à l’issue de la victoire du Tricolore. Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

Omniprésent ces derniers temps dans les classements, Christian Ahlmann échoue cette fois au pied du podium mais glane au passage suffisamment de points pour devenir selon toute vraisemblance le nouveau numéro 1 mondial dès le mois prochain.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

La photo du jour

BostyDiscussion au sommet entre Roger-Yves Bost et Ludger Beerbaum.

Pégase passera-t-il le cap ?

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Pégase du Mûrier ici sous la selle de Bosty à Bordeaux impressionne par la marge qu’il met, même à 1m60.

Il fait partie des chevaux que l’on remarque, obligatoirement. C’est d’ailleurs lui qui a été choisi pour illustrer l’affiche de l’édition 2016 du Jumping de Bordeaux. Cheval atypique, Pégase du Mûrier est un diamant mais, un diamant encore un peu trop brut au goût de son cavalier Roger-Yves Bost. A 50 ans, dont près de 30 au plus haut-niveau, le champion d’Europe 2013 a le coup d’œil pour dénicher les cracks.

A l’automne 2014, suite à la mise à la retraite de plusieurs de ses chevaux dont Myrtille Paulois, Bosty doit reconstituer son piquet. Epaulé par son sponsor franco-canadien Equiblue qui sort pour l’occasion le carnet de chèque, il fait l’acquisition de Pégase du Mûrier (EQUIBLUE pour99%, l’E.u.r.l. BOSTY JUMP pour le 1% restant). Il faut dire que depuis deux saisons, l’étalon gris, fils d’Adlefos et Fol Amour du Mûrier (Le Tot de Semilly) s’est constitué sous la selle de son jeune cavalier, Sébastien Duplant, une solide réputation dans les CSI 2 et 3*.

Reste à reconstituer un couple et à emmener Pégase au plus haut-niveau. Le talent de Bosty n’est pas à démontrer. En revanche, l’étalon révèle très vite un fort caractère. Sensible, il se pique vite sur une reprise, notamment à main droite. Le potentiel est bien là par contre, énorme. Mais pour l’instant, c’est presque un handicap. Le cheval saute trop fort. Avec un peu plus d’une année de recul, Bosty reconnait avoir été un peu trop vite avec sa nouvelle monture en 2015. « Le cheval est entré à la grande école à 12 ans quand les autres commencent à 9 ou 10 ans » confiait-il  dernièrement à la presse.

Les mois passent et l’échéance des JO se rapproche mais Bosty reste confiant. Tour après tour, concours après concours, la complicité et la confiance commencent à voir le jour. A Bordeaux, le couple s’est classé 3ème dans la grosse épreuve du vendredi (1,50m) et termine 10ème du Grand Prix dominical (1,60), pénalisé d’une petite faute qui le prive de barrage. Mais c’est surtout à l’extérieur que le gris devra faire ses preuves. Le fils d’Adelfos devra démontrer qu’il est devenu un compétiteur fiable. Un beau challenge pour Bosty qui confie avec des étoiles dans les yeux que Pégase est l’un des tous meilleurs chevaux qu’il ait eu, en talent pur.

 

CHI de Genève : Bosty annonce la couleur

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Roger-Yves Bost

Roger-Yves Bost a frappé. Le cavalier du Haras des Brulys a braqué la banque jeudi soir, en remportant le Grand Prix Crédit Suisse sur Sydney Une Prince, une épreuve à 1m55 qualificative pour le GP de dimanche (1m60) et très disputée. Le Français s’est révélé le plus rapide des 16 qualifiés pour le barrage. Il devance notamment Abdelkebir Ouaddar (Quickly de Kreisker) et Eric Lamaze (Fine Lady 5).

Dans un style plus épuré que d’habitude, Bosty a plié l’épreuve de belle manière, sans acrobatie, devant trois autres Tricolores également au barrage : Patrice Delaveau (Ornella Mail HDC), Kevin Staut (For Joy) et Simon Delestre (Qlassic Bois Margot) respectivement 6ème, 9ème et 12ème.

A noter, la belle 4ème place de Ben Maher. Après un long passage à vide, l’ex numéro 1 mondial s’est révélé très convaincant sur une Diva II particulièrement démonstrative. A l’inverse, Emanuele Gaudiano ne semble pas avoir résolu l’appréhension de Casper sur les verticaux de palanques. Victime d’une incompréhension la semaine dernière à Paris dans le GP des Longines Masters de Paris, l’Italien s’est retrouvé éliminé du GP Crédit Suisse à l’issue de deux refus là encore sur des palanques.

Le classement intégral ici.

Les Français à l’honneur à Madrid

Madrid Horse Week 2015

Bosty et Pégase du Murier, victorieux dans l’épreuve d’ouverture du CSI5* de Madrid. Crédit photo Manuel Queimadelos / Oxer Sport.

Les cavaliers français engagés au CSI5* de Madrid (Madrid Horse Week) ont eu à cœur de briller vendredi 27 novembre, une date du calendrier un peu spéciale puisqu’elle correspondait à la journée d’hommage national aux victimes des attentats parisiens.

Roger-Yves Bost tout d’abord a remporté l’épreuve d’ouverture (1m45) sur Pégase du Murier (Adelfos x Le Tot de Semilly) avant que Simon Delestre dans la soirée lui emboîte le pas avec Chesall (Casall x Concerto II) dans la grosse épreuve du jour (1m55).

Deux Marseillaise qui seront, on l’espère, suivies d’une troisième dans le week-end pourquoi pas dans le Grand Prix programmé dimanche à 13 heures.