Madrid : et à la fin, c’est toujours Epaillard qui gagne !

Julien Epaillard, grand habitué des tours d’honneur. Copyright FEI / Nacho Olano

S’il est un adverbe qui revient en boucle chez nos amis anglo-saxons, à propos de Julien Epaillard, c’est « again ». Le mangeur de grenouilles a volé une nouvelle fois vers la victoire cette fois sous les cieux madrilènes aux commandes de son exceptionnelle Caracole de la Roque. Le Normand devance l’Allemand Daniel Deusser (Bingo Sainte Hermelle) et son compatriote Simon Delestre (Cayman Jolly Jumper). Séquence excellente pour la France puisque Kevin Staut (Visconti du Telman) et Grégory Cottard (Bibici) également au barrage, se classent respectivement 7ème et 11ème.

Marié une espagnole, Susana, Julien Epaillard avait à coeur de réussir sa prestation en terres ibériques. Le cavalier du haras de la Bosquetterie n’a pas eu à trop forcer son talent pour cela. Tout restait pourtant à faire dans ce barrage délicat à 15 participants. Partir en deuxième aurait dû être un handicap mais Julien Epaillard bouscule les repères de la normalité. On s’attendait à le voir démarrer poignée en coin, au lieu de cela Julien Epaillard boucle son barrage avec un très relative nonchalance, sans prise de risque manifeste. On pense alors que le chronomètre va vite descendre mais ô surprise, les fautes s’accumulent chez les participants suivants, bien en peine d’améliorer le temps de référence. La précision et la fluidité du Français, sa confiance totale partagée avec Caracole, placent le couple sur un nuage. « Je suis très fier d’elle. Elle a sauté deux Coupes du monde et elle a gagné deux Coupes du monde, et elle a remporté les sept dernières épreuves qu’elle a faites – c’est une jument extraordinaire ! » a déclaré le vainqueur, en anglais, svp !

A ce niveau de maestria, les autres cavaliers savent bien que comme sous l’orage, il faut savoir baisser la tête et attendre que la roue tourne. A l’inverse, dans le camp tricolore, on partage le mot de la mère de Napoléon à propos de son impérial rejeton : « pourvu que ça dure ! »

Le classement complet, ici.

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