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Un cadeau de Noël nommé Ryan

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Simon Delestre et Ryan des Hayettes

On se souvient du forfait de Ryan des Hayettes aux Jeux olympiques de Rio, courant août. Le cheval de tête de Simon Delestre s’était fait une micro fracture à la pointe du jarret, le plus bêtement possible dans son boxe sur les installations équestres de Deodoro. Incroyable mais vrai. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis. De l’encre également. Mais ce coup du sort a été en partie effacé par l’incroyable saison de Chesall, véritable machine à sans faute. Et désormais Simon Delestre va pouvoir aborder l’année 2017 avec encore plus de sérénité puisque son petit crack recommence à sauter. Le numéro 2 mondial l’a annoncé sur sa page Facebook, vidéo à l’appui. 53 000 fans l’ont déjà regardé.

« C’est un peu Noël avant l’heure pour mon équipe et moi » a commenté Simon Delestre. On veut bien le croire.

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Le faux pas de Simon Delestre

 

Simon Delestre et Ryan des Hayettes (archives)

Simon Delestre et Ryan des Hayettes (archives)

La mauvaise nouvelle, tant redoutée, est tombée en fin d’après-midi, à l’issue d’un examen clinique poussé. Ryan des Hayettes, victime d’une micro-fracture à la pointe du jarret, dans des circonstances qui restent à éclaircir pour un cheval sur-protégé, ne pourra pas disputer les épreuves de CSO des JO. Stupeur et effondrement du côté français. Simon Delestre, numéro 2 mondial est contraint de jeter l’éponge et de se déclarer forfait avant même le début des épreuves. Deuxième coup de tonnerre dans ce ciel déjà noir, le Lorrain, officiellement trop dévasté annonce qu’il rentre en France en fin de journée. Quoi qu’en dise le staff de l’équipe de France et ses coéquipiers trop bienveillants, cette décision est un grave erreur, un vrai faux pas. On ne lâche pas son équipe dans la tourmente.

J’ai conscience en écrivant ces mots de la dureté du propos et des critiques vives qu’à leur tour ils susciteront mais la décision prise par le numéro 1 Français est contraire à l’esprit olympique. On n’est pas dans une épreuve poneys où lorsque le jouet est cassé on rentre de dépit à la maison par le premier taxi venu en laissant tout en plan. On parle de Jeux Olympiques et d’esprit d’équipe.

Certes, Simon Delestre était l’un des atouts dans le jeu de carte du sélectionneur français. Mais la magie des Jeux c’est aussi que ceux qui ne sont pas forcément les favoris trouvent la capacité à se surpasser et à renverser des hiérarchies mondiales bien établies. Autrement dit, et ce n’est pas faire insulte au champion Français en le disant, en sport comme ailleurs, les cimetières sont remplis de personnes a priori indispensables.

Philippe Guerdat l’avait dit. Il voulait un groupe et pas uniquement une addition de personnalités. Un groupe dans lequel le réserviste aurait sa place, toute sa place. En acceptant de faire partie de la sélection française, les cavaliers ont signé un contrat moral : aller au bout de la démarche, faire corps, s’entraîner, se motiver mutuellement et rester unis comme les cinq doigts de la main.

Simon Delestre va cruellement manquer sur le terrain mais à défaut sa place restait entière, à pied, au regard de son expérience et de son talent.

Loin de l’image véhiculée hier par l’équipe de complet, c’est une bien mauvais signal qui est envoyé. Au final, l’équipe de CSO se retrouve doublement fragilisée. Par l’absence de Ryan d’une part et, par ce qui ressemble à un abandon en rase campagne de Simon Delestre d’autre part.

Le Français a-t-il craqué nerveusement ? Sans doute, on le comprend aisément. Submergé peut être par l’émotion, il a fait au final un choix contraire à se premières déclarations dans lesquelles il annonçait « Je vais soutenir mes coéquipiers de l’Equipe de France jusqu’au bout de ces Jeux olympiques. » 

Les décisions à chaud sont souvent peu judicieuses. Une journée ou deux de retrait avant de revenir aux cotés de l’équipe aurait sans doute été plus pertinent. L’avenir nous le dira.

Ce qui est fait est fait. Il convient désormais de dédramatiser et d’arrêter de surenchérir sur un fait qui hélas est fréquent dans le jumping.  Patrice Delaveau le sait bien, poursuivi par la malchance à de multiples reprises. C’est d’ailleurs l’une des particularités de ce sport, l’une de ses exigences aussi puisqu’il réunit deux athlètes qui doivent être simultanément au top de leur forme.

Après le psychodrame, place au sport. L’équipe de France de Jumping reste une belle équipe qui aura, n’en doutons pas un seul instant, à coeur de briller, à briser une malédiction qui n’existe pas. A rebondir tout simplement. Alors avec ou sans Simon : Allez les Bleus !

Mise à jour : Communiqué de le FFE du 11/08 diffusé à 21h21

« La Fédération Française d’Equitation informe que Ryan des Hayettes*Hermès-JO/JEM, propriété de son cavalier et de Philippe Berthol, est actuellement toujours à Rio, entouré de sa Groom Marine Pujot Pourret et de son vétérinaire Jerome Thévenot, également vétérinaire fédéral. Son état s’améliore doucement, son retour anticipé est prévu le 18 août avec les chevaux de Dressage.

Sur place, Sophie Dubourg, Directrice Technique Nationale et Philippe Guerdat, Sélectionneur national, ont décidé de permettre à Simon Delestre, particulièrement affecté, de rejoindre sa famille. Cette décision a été appréciée par ses quatre co-équipiers que sont Roger Yves Bost, Penelope Leprévost, Philippe Rozier et Kevin Staut. Simon reste très attaché au succès de son équipe et a déjà témoigné de son soutien par ses encouragements depuis la France ».

 

CSI de Vérone : la victoire en Ryan de Simon Delestre

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Simon Delestre et Ryan des Hayettes (archives).

Après Pénélope Leprevost à Oslo et à Lyon, c’est Simon Delestre qui a fait résonner la Marseillaise ce week-end en Coupe du Monde. Une performance signée avec le bondissant Ryan des Hayettes, rebaptisé depuis peu Hermès Ryan, qui permet au Français d’être d’ores et déjà qualifié pour la finale de Göteborg en Mars prochain. C’était d’ailleurs l’un des objectifs que s’était assigné le cavalier français au micro d’Equidia Life avant que ne débute l’épreuve : se qualifier rapidement pour avoir le plus d’air pour la suite. La suite ce sont bien sûr les Jeux Olympiques de Rio en 2016. Une échéance majeure qui devra être abordée avec des chevaux soigneusement préparés, au top de leur forme sans être pour autant entamés physiquement. Tout un challenge.

A noter que les points de la victoire à Vérone additionnés à ceux recueillis à Oslo et à Lyon permettent au cavalier Lorrain de prendre la tête du classement provisoire de la Ligue d’Europe de l’Ouest devant sa compatriote Pénélope Leprevost. La bagarre pour le titre de numéro 1 français est lancée. Pour notre plus grand plaisir.

Le classement de l’épreuve ici.

Ryan des Hayettes fait rimer atypique et fantastique

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Un vrai couple. Simon Delestre et Ryan des Hayettes en action. Cliquer pour agrandir.

Il est le coup de cœur de Philippe Guerdat et la révélation de ces championnats d’Europe qui viennent de s’achever. Ryan des Hayettes, petit par la taille mais grand par le talent a tout pour entrer dans la légende équestre.

Auteur d’une saison qualifiée à juste titre de « fantastique«  par son cavalier, Ryan était déjà, comme aime le rappeler Simon Delestre, auteur d’un triple sans faute à Aix-la-Chapelle le 31 mai dernier dans le Grand Prix …qu’il remportait brillamment.

Or, gagner à Aix n’est jamais anodin. Face à des tribunes immenses, 45 000 personnes qui vous scrutent, retiennent leur souffle, parfois apostrophent, toujours expriment leur joie… il faut avoir les nerfs solides. Et ce qui est vrai pour les cavaliers l’est également pour les chevaux. Les athlètes à quatre pattes n’échappent pas à l’atmosphère particulière des lieux. « Ici, certains chevaux grandissent et d’autres rapetissent de 10 centimètres« , confie en habitué le cavalier allemand Christian Ahlmann. Avant le baptême du feu, il est donc difficile de savoir si l’herbe sacrée qui va être foulée est celle du Walhalla ou celle de l’enfer.

Ryan des Hayettes, en bon petit-fils du génial anglo-arabe Ryon d’Anzex, ne s’en est pas laissé compter. Avec son mètre soixante, il n’était pas question d’abaisser le garrot de quelques centimètres. Bien au contraire. A peine était-il un peu plus tendu sur le premier parcours de ces championnats avouait son premier fan et pilote, Simon Delestre,  pour mieux relever l’une des qualités du cheval à savoir, sa capacité à se livrer progressivement sur les tours et à sauter de mieux en mieux.

Delestre Simon, (FRA), Ryan Des Hayettes Individual Final Competition FEI European Championships - Aachen 2015 © Hippo Foto - Dirk Caremans 23/08/15

Simon Delestre Simon et Ryan Des Hayettes lors de la finale individuelle des Championnats d’Europe. Crédit photo : FEI/© Hippo Foto – Dirk Caremans

Laurent Elias, ancien sélectionneur national, soulignait dans la semaine dans les colonnes de Grand Prix Replay ce qui sur le papier aurait du constituer un handicap pour le petit alezan : « Ryan a explosé cet hiver en indoor mais il manque de gros parcours à l’extérieur ». L’analyse est juste mais les élèves doués apprennent vite. D’autant que Ryan est un cheval atypique.

Sur le site Studforlife Simon Delestre décrypte ainsi des choix techniques qui a priori peuvent surprendre. « Ryan a une action tellement particulière que je ne soucie pas de ce que les autres font. Je ne veux pas me polluer avec l’avis des autres. Lorsque je marche la piste, j’essaie d’imprimer ce qu’il me faut pour lui mais je ne regarde pas les autres, je le connais et je ne commence pas à me dire « les autres font 6 foulées, je veux en faire 7 … Non, je connais mon cheval, j’ai fait des contrats de foulées que je suis le seul à avoir fait aujourd’hui. Je savais par exemple que pour le triple en première manche, il fallait que je rentre en huit foulées en le fermant un peu et certainement pas en sept en le laissant un peu ouvert. Chaque cavalier doit savoir ce qui est le meilleur pour son cheval. J’ai réussi à adapter au mieux les contraintes des parcours à Ryan tout au long de ce championnat et même le faute que nous faisons vendredi, je ne changerai rien à mon contrat de foulée. Le sentiment que j’ai eu vendredi était super. J’avais fait 7 foulées pour rentrer dans le triple et je n’y changerais rien si je devais le refaire aujourd’hui. La barre est tombée, c’est le sport« .

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Beaucoup de chemin a été parcouru depuis le CSI 3* deVichy en 2013. Cliquer pour agrandir.

« C’est une grosse performance pour Simon avec un cheval qui disputait son premier grand championnat« , a commenté de son côté à l’AFP le successeur de Laurent Elias, Philippe Guerdat, légitimement satisfait de la capacité de rebond de ses cavaliers dans la finale individuelle. Avant d’ajouter avec un sourire retrouvé et son délicieux accent suisse « Les trois ont été impériaux. Ils étaient au fond du trou après l’épreuve par équipes (5e) et ils ont su se transcender ».

Entre Ryan et Flora de Mariposa, les troupes françaises disposent de solides cartouches. Comme le bon vin, elles devraient se bonifier avec le temps. Tel un joueur d’échecs, Philippe Guerdat a dévoilé une part de sa stratégie. « L’Euro n’était pas une priorité mais un passage obligé et l’occasion d’aguerrir Flora (de Mariposa) et Ryan (des Hayettes). A nous de corriger les petites fautes avant Rio. » A onze mois des Jeux Olympiques, tous les rêves sont possibles.

Bon vent Ryan.

Belle 3ème place à Aix-la-Chapelle pour Simon Delestre associé à Ryan des Hayettes

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Ryan des Hayettes et Simon Delestre (archives). Cliquer pour agrandir.

Si Scott Brash, sur Hello Sanctos, a remporté le Grand Prix du concours de saut (CHIO) d’Aix-la-Chapelle, devant l’Allemand Daniel Deusser (2ème sur Cornet d’Amour), on retiendra surtout la très belle 3ème place de Simon Delestre associé à Ryan des Hayettes.

Il s’agit d’une véritable performance pour le couple Français auteur d’un triple sans faute dans un Grand Prix très relevé (40 engagés, 18 qualifiés pour la 2ème manche et 7 au barrage), dessiné par Frank Rothenberger et particulièrement éprouvant pour les chevaux.

Le classement intégral ici.

LGCT Anvers : un diamant nommé Ryan

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Avec cette première victoire en GP LGCT, Ryan des Hayettes (archives) confirme son entrée, malgré sa petite taille, dans la cour des grands chevaux de CSO. Cliquer pour agrandir.

Simon Delestre a remporté ce samedi 25 avril sur Ryan des Hayettes le Grand Prix LGCT de Anvers (Belgique), deuxième étape du Longines Global Champions Tour. A l’issue de deux manches, le Français s’est imposé dans un barrage à six. Simon Delestre a su être le plus rapide des trois seuls sans fautes. Il réussit la performance d’être plus véloce que Hans-Dieter Dreher sur son redoutable étalon Embassy II (2ème) et grille la politesse à Edwina Tops-Alexander (3ème), particulièrement bien équipée avec Lintea Tequila.

Simon Delestre on Ryan Des Hayettes

Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

De son côté, Kevin Staut accroche une belle 7ème place avec une nouvelle jument très prometteuse, Elky van het Indihof, une fille de Toulon de 11 ans.

Le classement intégral ici.