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Katie Dinan : « J’aime tout en Sydney Une Prince »

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Katie Dinan

C’est bon pour le commerce extérieur, un peu moins pour l’équipe de France et le classement mondial des cavaliers concernés. La vente de Sydney Une Prince suivie de celle de Soleil de Cornu CH a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel équestre hexagonal qui avait perdu l’habitude de voir partir ses meilleurs éléments chez des cavaliers fortunés ou épaulés par des sponsors généreux. Dura lex ced lex. La loi est dure mais c’est la loi. Surtout celle de l’argent qui coule à flots au sein du très haut niveau. Et après tout, on pourrait presque s’en féliciter, même si on ne croit pas à la théorie du ruissellement, parce que finalement le système a toujours fonctionné ainsi. Seules ses proportions se sont renforcées sous le poids de la mondialisation et l’émergence d’une caste d’ultra-riches.

Sur un plan purement sportif, voilà donc la belle Sydney Une Prince, billet en poche qui traverse l’atlantique pour venir faire le bonheur de sa nouvelle cavalière, la très réservée mais sympathique Katie Dinan. On passera donc sur le fait que Katie est la fille de James Dinan dont la fortune personnelle en 2018 est évaluée à 1,94 milliard $. On retiendra surtout que cette jeune fille bien née de 24 ans outre des études brillantes à Harvard à le cheval dans le sang depuis son plus jeune âge puisque c’est dès ses 4 ans qu’elle a commencé à user ses fonds de culottes sur le dos d’un équidé avec un premier concours à seulement 5 ans.

La suite est marquée par une progression linéaire avec à ses yeux deux temps forts dans sa jeune carrière. Une victoire personnelle dans le GP 5* de Lexington (USA) en 2013 ainsi qu’une victoire collective et si particulière avec l’équipe nationale dans la Coupe des Nations de Dublin la même année. Des performances réalisées avec son inséparable Nougat du Vallet, son fidèle compagnon qu’elle décrit comme son « super cheval » mais qui fête ses 17 printemps cette année.

Ses écuries son loin d’être désertes mais un crack cheval ne se trouve pas sous la première pierre. Il fallait donc commencer à réfléchir à la retraite progressive de Nougat et à son remplacement. Judicieusement conseillée par son coach, le Suisse Beat Mändli, le choix s’est donc porté sur Sydney Une Prince, pleinement opérationnelle à 12 ans, dont le propriétaire François Badel a toujours affiché la volonté de la commercialiser.

Touché, mais pas coulé, Roger-Yves Bost a fait part de son émotion à voir partir une jument brillante qui restera associée dans sa mémoire à la médaille d’or par équipe décrochée à Rio. Et puis le champion Français peut se consoler en constatant que sa belle alezane sera dans de bonnes mains, dans une bonne maison.

Contactée par Planète cso, Katie Dinan a indiqué être très heureuse d’accueillir Sydney dans ses écuries. « J’aime tout en elle.  Sydney et Bosty ont constitué un formidable couple. Je ferai de mon mieux pour poursuivre sa carrière dans le sport de haut niveau« . C’est bien tout le mal qu’on peut leur souhaiter.

LGCT Mexico : Martin Fuchs s’impose à l’issue d’une formule peu convaincante

Champagne célébration

Martin Fuchs, célèbre sa victoire. Crédit Stefano Grasso/LGCT

Certes. Il y a bien eu du beau sport sur l’immense pelouse de Mexico mais, il faut bien reconnaître que la victoire de Martin Fuchs dans le Grand Prix laisse sur sa faim. Non que les acteurs n’aient pas été bons mais parce que le scénario (le nouveau format du lGCT) dans lequel ils ont déroulé leur prestation était tortueux et presque ennuyeux.

Jan Tops aurait-il abusé des stupéfiants dont son pays a légalisé l’usage ? A moins qu’il n’ait forcé sur le champagne lorsqu’il a fêté son pacte contre-nature signé à la FEI ?? Toujours est-il que le patron du LGCT se permet bien des libertés avec les règles traditionnelles du sport et que cela peut être parfois contre-productif.

Passons sur les tenues vestimentaires imposées, les couleurs criardes, les vestes recoupées et leur surprenants cols mao sans oublier les noms d’équipe digne des animations du camping de Palavas-les-flots. Mais les règles de la compétition… quand même. Quel étonnant contre-sens de la part d’un homme d’affaires d’ordinaire si avisé. Que le LGCT veuille faire de l’argent, c’est son droit (même si le système des pay cards est interdit par l’article 115 du règlement de la FEI) mais, les actionnaires de ce circuit pensent-ils vraiment qu’ils vont faire de l’audience avec un règlement incompréhensible mêlant un pâle ersatz de Coupe des Nations à des qualificatives pour le Grand Prix ? Hallucinante conception où le respect des chevaux est secondaire face au nombre de tours à boucler ? Et que dire d’un Grand Prix où entre deux manches on peut changer de cheval comme l’a fait Simon Delestre, passant d’Hermès Ryan à Cheesall Zimequest ?

Non décidément cette première à Mexico, pays de contrastes entre ultra-riches et méga-pauvres, avait des allures d’extrencités de millionnaires. Il est temps de revenir au sport, le vrai. Avec un peu moins de paillettes et beaucoup plus de simplicité et de sérieux.

Le classement du GP, ici.

Destination Mexico

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Le site militaire de Campo Marte, au coeur du parc urbain Chapultepec, a accueilli en 1968, à l’occasion des Jeux Olympiques, les épreuves de jumping et de dressage. Credit photo LGCT/Stefano Grasso.

Bienvenidos. A 3 heures de vol de Miami, le Longines Global Champions Tour (LGCT) pose cette semaine ses valises à Mexico. Après l’Asie et le Moyen-Orient, c’est une nouvelle région du monde qui vient compléter le carnet de destinations du LGCT. Un choix qui ne relève pas tout à fait du hasard. L’Asie, les USA et l’Amérique du Sud sont considérées comme des cibles à fort potentiel en termes d’audience TV et donc de recettes.

Loin de ces considérations bassement mercantiles, le LGCT par les importantes dotations de ses épreuves a réussi à attirer du beau monde dans un nouveau site d’exception au coeur de la mégalopole mexicaine. On n’attire pas les mouches avec du vinaigre ! Les deux seuls tricolores présents, Bosty et Kevin Statut défendront crânement leurs chances dans le Grand Prix qui se disputera samedi soir à 22h, heure française (15 heures locales). A l’inverse du terrain rikiki du Miami, les belles dimensions du superbe terrain en herbe sur fond de gratte-ciels de Campo Marte, constituera un superbe écrin pour du beau sport.

Diffusion en direct sur Equidia à 21h50 et en streaming live sur le site du LGCT.

La liste complète des engagés, c’est ici.