La Suisse remporte la Coupe des nations de La Baule, la France 3ème

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L’équipe Suisse sir la plus haute marche du podium. © FEI/Martin Dokoupil

Le CSIO de France de La Baule a ouvert cette année le bal des Coupes des nations pour la ligue d’Europe de l’Ouest. Ce rendez-vous attendu a tenu toutes ses promesses avec huit équipes engagées dont le Canada et le Brésil. Mais ce sont deux petits pays par la géographie mais deux grandes nations par l’équitation qui ont donné le tempo. La Suisse emmenée par Steve Guerdat mais sous la houlette du chef d’équipe Andy Kistler s’est imposée avec 4 points, devant la Belgique deuxième avec 5 points. La France troisième avec 8 points n’a pas à rougir. Ses cavaliers ont répondu présent et de belle manière.

La Baule, il faut encore le rappeler n’est pas un concours comme les autres. Une immense piste en herbe, l’air frais de la mer à deux pas et des tribunes bondées. Pourtant, dans une époque marquée par la pollution sonore et l’incivilité des foules, La Baule c’est en plus du cadre, une ambiance sonore unique. Un terrain où lorsqu’un concurrent passe, on retient son souffle offrant ainsi un silence inattendu juste interrompu par les barres qui tombent, le sol qui résonne sous les sabots des chevaux et leur respiration, haletante et forte. Ce n’est pas le gigantisme d’Aix-la-Chapelle, mais un temple du saut d’obstacles à taille humaine.

Après une décennie de disette, les Dieux du stade cette année était suisses. La Confédération avait aligné une équipe classique (Guerdat, Rutschi, Esterman) renforcée par le jeune Bryan Balsinger (21 ans) venu faire ses armes dans le grand bain avec Clouzot de Lassus. Logiquement ce sont les aînés qui ont fait l’essentiel du travail. Notamment Steve Guerdat (Albführen’s Bianca) et Niklaus Rutschi (Cardano CH) tous deux auteurs d’un double sans-faute. Impressionnant Niklaus Rutschi qui sans être encore le parfait alter égo de Steve Guerdat confirme sa maturité de compétiteur et le potentiel de Cardano arrivé poulain dans ses écuries. L’expérimenté Paul Estermann (Lord Pepsi) a également largement concouru à la victoire avec 4 points de pénalité dans la première manche et un score vierge dans la deuxième.

La Belgique, équipe de cœur de Philippe Guerdat, peut avoir un peu d’amertume puisqu’un seul point la sépare des vainqueurs mais finalement s’en sort bien puisque talonnée à son tour par la France, trois petits points derrière.

Thierry Rozier of France on Venezia D'Ecaussinnes

Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussinnes. © FEI/Martin Dokoupil

Chez les Bleus justement, le sentiment ce soir était au soulagement tant pour le nouveau sélectionneur national, Thierry Pomel, que pour l’équipe alignée qui a su se serrer les coudes. Nicolas Delmotte (Ilex VP) et Pénélope Leprevost (Vancouver de Lanlore) signent tous les deux un tour à 4 points suivi d’un sans-faute en deuxième manche. Alexis Deroubaix (Timon d’Aure) doit se contenter d’un 4 + 4, score compensé par le très beau double sans-faute de Thierry Rozier aux rênes d’une Vénézia d’Ecaussinnes particulièrement aérienne.

L’ensemble des résultats ici.

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Publié le 17 mai 2019, dans Coupe des Nations. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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