Daniel Deusser, cavalier de première classe

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Daniel Deusser sur HH Fyloe

« La décision de l’engager est la meilleure décision que j’ai prise ces deux dernières années pour notre écurie ». Cette phrase élogieuse est à mettre au crédit de Stephan Conter, le propriétaire des écuries Stephex, l’employeur de Daniel Deusser. Prononcée en 2014, elle demeure pleinement d’actualité si l’on se réfère aux résultats enregistrés par le cavalier allemand  depuis deux ans.

 Daniel Deusser, 35 ans, c’est une personnalité avenante et discrète. Accessoirement, et de façon totalement incompréhensible, c’est un compétiteur qui à ce jour n’est pas reconnu par grand public à sa juste mesure. Car le bougre a du talent. Un sacré talent.

 A 19 ans, il débute sa carrière professionnelle chez Siegfried Herröder. Une année plus tard, il monte pour Franke Sloothaak. Quelques années plus tard, il pose ses valises chez l’incontournable Jan Tops, aux Pays-Bas,  dont il repart en 2012 pour entamer une collaboration avec Stephan Conter en Belgique. Entre temps il s’est fait une place dans l’élite du jumping grâce notamment à Air Jordan Z avec lequel il termine à la 2e place de sa première Finale Coupe du Monde FEI en 2007.

Dans un cadre aussi favorable que les écuries Stephex, Daniel Deusser s’épanouit pleinement. En 2014, c’est une première consécration. Il remporte le titre de champion d’Allemagne et la Finale Coupe du Monde à Lyon. En 2015, il touche du doigt le Graal en devenant brièvement, pendant un mois,  numéro 1 mondial.

 2016 est placée sur la même courbe ascendante. Sa saison  est juste époustouflante. Une médaille de bronze par équipe à Rio, une médaille d’or à Barcelone pour la finale de la Coupe des Nations mais aussi de nombreux classement et des victoires en GP 5*. Après Air Jordan et son fabuleux gris Cornet d’Amour,  qui ont marqué sa carrière, c’est désormais avec First Class van Eeckelghem et Equita van’t Zorgvliet, que le compagnon de Caroline Wauters inscrit son nom sur les tablettes. La progression de cette jument de 12 ans formée préalablement par sa camarade d’écurie Jonna Ekberg  surprend son cavalier lui-même. Aux Los Angeles Masters, cette fille de Cassini I par Darco, pour sa première participation à un indoor, remportait le Grand Prix. Une performance rééditée il y a peu à Equita Lyon. Sur sa lancée Daniel Deusser à fait parler une nouvelle fois la poudre ce week-end à Doha cette fois avec First Class. Deuxième  du Grand Prix. Pas mal, non ?

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Daniel Deusser

On l’aura compris, Daniel Deusser à la régularité d’un métronome. Une belle mécanique, bien huilée certes, mais incarnée. « La chose la plus importante à retenir est de ne jamais abandonner » confiait-il dernièrement une énième fois au site Elverstar.com avant de compléter son propos par un conseil.  « Vous travaillez avec un animal et il est très difficile de surmonter la barrière de la langue. Dans ce sport en particulier, vous vivez beaucoup plus de déceptions que de succès. C’est un long chemin vers le haut, donc vous devez rester patient et être prêt à essayer encore et encore« . A retenir.

Travailleur, Daniel Deusser prend toutefois la précaution de ne pas émousser ses montures et veille à ce que ses chevaux prennent du plaisir dans leur travail. C’est peut être l’une des clés de son succès. Comme lorsqu’il a repris Cornet d’Amour derrière Pedro Veniss. Sa monte, peut-être moins contraignante, a permis au cheval d’exprimer tout son potentiel. A l’image de tous les grands professionnels, il aime la compétition, la gagne, mais aussi les chevaux et la construction d’une connexion avec eux, indispensable pour réussir au plus haut-niveau.

Étrangement, son modèle n’est pas allemand mais britannique.  « J’ai toujours été un grand fan de John Whitaker. J’étais fan même quand j’étais gamin. Je l’ai toujours aimé sur Milton » avoue-t-il, époustouflé par la longévité de l’aîné Whitaker à haut niveau. Quelques décennies plus tard  le gamin allemand du haut de son mètre 90 est lui même devenu un modèle.  « La sympathie et le talent » résumait le site Studforlife.com en 2014. Deux ans plus tard, rien n’a changé.

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Publié le 7 novembre 2016, dans Actualités, Focus, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Mon avis est qu’Ahlmann, Ehning et Deusser sont les 3 plus grands cavaliers du monde et depuis longtemps. Ca n’enlève rien au talent de Delestre, Bentgsson, scott Brash, Leprévost ou autre Tops Alexander mais si je dois établir une hiérarchie, je les mets devant et même dans cet ordre. Je pronostique que dans les 6 mois à venir ils occuperont les 3 premières places à la ranking… la meilleur illustration est ce que fait Marcus Ehning avec des chevaux qui ne sont pas des cracks, juste de bons chevaux…

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