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Pieter Devos, cavalier « Apart »

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copyright FEI / Lukasz Kowalski

Comme un air de déjà vu. Pieter Devos a remporté dimanche 17 novembre la prestigieuse étape Coupe du monde de Stuttgart. Un bis repetita pour le Belge qui avait remporte l’édition 2018 avec le même cheval, son hongre de 14 ans, Apart.

A 33 ans, le Brabançon n’est pas dans le club très fermé des chouchous du public. Il n’en est pas moins un compétiteur redoutable et redouté pour sa rapidité et son efficacité dans le barrages. Il s’offre pour l’occasion le luxe de coiffer sur le poteau d’arrivée les deux plus fortes gâchettes du moment : Steve Guerdat (Venard de Cerisy) contraint de se contenter de la deuxième place et Scott Brash (Hello Senator) de retour depuis quelques semaines sur le devant de la scène hippique.

Les deux larrons qui pensaient l’affaire faite se font distancer par un semi-professionnel. Car c’est bien la particularité de ce cavalier de haut niveau, c’est d’avoir un autre métier à plein temps dans la très prospère affaire familiale. « Piet » comme on l’appelle communément est un directeur commercial qui réussit également très bien puisqu’en une dizaine d’années l’entreprise d’import-export de fruits qu’il co-dirige est devenue l’une des plus importantes de Belgique.

Deux métiers à plein temps donc et une volonté de participer à toutes les compétitions puisque l’on retrouve Pieter Devos sur différents circuits : Coupe du monde, Global Champions Tour ou Coupe des nations. Pour courir tous ces lièvres à la fois, le vainqueur de Stuttgart peut s’appuyer sur piquet solide (Claire Z, Espoir, Jade vd Bisschop). En avril de cette année, lors de la finale Coupe du monde qui se déroulait à Göteborg il avait signé une contre-performance en étant éliminé avec Apart le deuxième jour de compétition. 2020 sera-t-elle l’année de la revanche ? C’est fort possible. Cet enfant du plat pays ne partage pas la devise de Pierre de Coubertin. Comme beaucoup de ses congénères participer compte peu. Le goût de la victoire ne s’oublie pas et demeure insatiable.

Le classement complet, ici.

Bordeaux : Pieter Devos, homme pressé, cavalier comblé

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Pieter Devos et Espoir

Sa nervosité tranche avec le calme olympien des Staut ou Guerdat. A peine apparente, bien contenue. Pieter Devos est un homme pressé sur la piste ou lorsqu’il accorde un entretien à un journaliste. Mais c’est avant tout un professionnel impeccable aussi bien dans les affaires que dans le milieu professionnel du jumping. L’homme a du sang mais toujours maîtrisé. Une vraie qualité donc, de celles qui permettent de s’imposer dans un barrage d’étape Coupe du Monde. Samedi soir à Bordeaux, le Belge associé à Espoir était le meilleur et surtout le plus rapide à l’issue d’une galopade de folie dans une interminable ligne droite conduisant sur le dernier obstacle (photo). Au final, Pieter Devos s’est imposé dans un barrage à neuf devant le Maître Marcus Ehning (Cornado NRW) et la surprise du week-end, l’Espagnol Manuel Fernandez Saro (Carnavaro 9), 107e mondial…

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Pieter Devos, heureux vainqueur de l’étape CdM de Bordeaux

Malgré un important contingent, les forces française de l’équitation sont passées à côté de l’épreuve. Roger-Yves Bost a néanmoins sauvé l’honneur en décrochant une belle 7ème place dans une osmose parfaite avec la belle Sydney Une Prince. Les choses se cont beaucoup moins bien passées pour les autres tricolores. Pas de contre-performance pour Kevin Staut (4 points avec Rêveur de Hurtebise) mais 8 pour Simon Delestre (Teavanta) et Pénélope Leprevost (Vagabond de la Pomme) et une Quenelle du Py beaucoup trop délicate même dans les mains expérimentées d’Olivier Robert pour permettre à ce dernier d’exceller sur ses terres.

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Flying Bosty sur Sydney Une Prince a signé la meilleure performance française

Le Grand Prix dominical devrait néanmoins offrir aux déçus du samedi soir de repartir avec le sourire aux lèvres. Ou pas.

Le classement de l’épreuve ici.

CSI Bordeaux : session de rattrapage réussie pour Pieter Devos

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Pieter Devos et Apart, vainqueurs du GP Land Rover. Cliquer pour agrandir.

Dites 32. Ils étaient seulement 32 engagés dans le Grand Prix ce dimanche à Bordeaux. Un plateau réduit, certes, mains incontestablement de qualité. Uliano Vezzani le chef de piste italien ne s’y est pas trompé. Critiqué la veille pour avoir monté une première manche de l’épreuve Coupe du Monde pas assez sélective, l’homme de l’art a paradoxalement monté le niveau dans une épreuve moins difficile sur le papier, en proposant un parcours particulièrement technique qui a ravi un public toujours aussi nombreux. Au final 7 cavaliers se sont affranchis de tous les pièges pour se qualifier pour le barrage. Et une nouvelle fois, c’est un outsider qui s’impose : le Belge Pieter Devos (Apart) devant Bertram Allen (Izzy by Picobello) et Ludger Beerbaum (Chaman).

Pour sa première participation au Jumping de Bordeaux, Pieter Devos n’était pas venu avec des intentions touristiques. Mécontent de sa prestation dans l’épreuve Coupe du Monde, un petit 4 points pourtant, le champion en titre de Belgique a réussi sa session de rattrapage le lendemain.

« Je suis content de mon cheval. Il a très bien sauté, d’autant que c’est l’une de ses premières épreuves de ce niveau. Je ne savais pas comment il allait réagir au barrage. Il a été avec moi jusqu’au bout et nous avons gagné ! Tout le barrage, j’ai réussi à avoir la  première distance. C’est ma femme qui montait Apart avant. Je l’ai repris l’an passé. Cette année, nous ferons sûrement des Grands Prix du Global Champions Tour ou des Coupes des nations, si mon sélectionneur est d’accord » a déclaré le vainqueur à l’issue de l’épreuve.

A bientôt 31 ans, Pieter Devos incarne cette insolente nouvelle génération Belge à qui tout semble réussir. A titre d’illustration, quelques heures avant, c’est son compatriote, le jeune Nicola Philippaerts qui s’était imposé dans l’épreuve du matin.

Du côté des Français, après le feu d’artifice de Rio et la bonne surprise Epaillard la veille, le bleu était un peu pâlichon. Au creux de la vague depuis l’épopée Brésilienne, Pénélope Leprevost a puisé dans son caractère trempé pour donner le coup de rein salutaire. On dit que le cheval est le miroir de son cavalier. L’amazone, sur sa trépidante et énergique Ratina d’la Rousserie, est la seule Tricolore présente au barrage où elle signe un nouveau sans faute rapide. La Normande termine finalement quatrième, au pied du podium. Simon Delestre, auteur du 4 points le plus rapide en première manche, se classe 9ème, associé à Chadino (vainqueur de l’épreuve du vendredi). Le Lorrain peut avoir le sourire. Il peut s’appuyer sur un sacré piquet de chevaux de Grand Prix.

Le classement complet du GP ici.