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Edward Levy s’installe au plus haut niveau

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Edward Levy

C’est un nom dont la sonorité est désormais familière. 22 ans seulement pour l’état civil mais déjà un beau palmarès et un piquet qui permet de se projeter sereinement vers l’avenir. Membre de l’équipe de France, Edward Levy a été ce week-end, aux commandes de Sirius Black (4+0) un artisan de la victoire de la France (Kevin Staut, Gregory Cottard, Nicolas Delmotte) dans la Coupe des Nations de Gijon (Espagne). Retour sur l’ascension d’un surdoué.

Surdoué à cheval mais aussi à l’école avec un bac décroché à 16 ans. Et puis très vite un choix intelligent de mettre à profit cette avance pour tester sa capacité à réussir dans le difficile milieu professionnel du saut d’obstacles. Intelligence toujours en se donnant les moyens de travailler avec les meilleurs. Ce sera Patrice Delaveau puis, Ludger Beerbaum et enfin, en octobre 2015,  la jeune américaine Brianne Goutal qui lui ouvre les portes de l’Amérique. Les deux facettes du métier somme toute : la monte et le business.

Et ça marche. En 2012, le titre de champion de France jeunes cavaliers remporté avec Belle Rock vient constituer la première ligne d’un palmarès qui ne demande qu’à s’étoffer. En septembre 2013, à 18 ans, il remporte à Fontainebleau le championnat des 7 ans associé à Starlette de la Roque.

En 2016, Edward Levy via la société Show Jump international étoffe son piquet et bénéficie début 2017 de l’arrivée de Sirius Black. Lors du Saut Hermès 2017, Edward Levy confie au micro de L’Eperon qu’il croit beaucoup dans cet entier de 11 ans qui devrait lui permettre de passer un cap. La suite a démontré qu’il ne s’était pas trompé.

CSI 3* de Vichy : le Grand Prix pour Carlos Lopez

Carlos Lopez et Cuplandra

Carlos Lopez et Cuplandra

L’Amérique latine était à l’honneur pour la 120 ème édition du Jumping de Vichy (03), traditionnellement organisé par la Société Hippique Française. C’est en effet Carlos Enrique Lopez associé à Cuplandra qui s’est révélé le meilleur du Grand Prix dominical. Le Colombien installé au Haras des Grillons près de Valence dans la Drôme s’impose devant le Français Edward Levy (Starlette de la Roque) et la Suissesse Nadja Peter-Steiner (Capuera II).

Avec 42 partants mais seulement 4 barragistes, le Grand Prix monté par le chef de piste Jean-François Gourdin a laissé un peu sur sa fin. Mais il faut avouer que cette édition 2016 a été largement perturbé par le changement de date de ce concours calé d’habitude sur le 14 juillet. Si on y ajoute une année olympique et une dotation sans doute à revoir on comprend mieux pourquoi nombre de têtes d’affiche brillaient par leur absence. La SHF avait pourtant bien fait en apportant des améliorations conséquentes aux installations. Gageons que ces efforts seront récompensés l’année prochaine. En attendant JF Gourdin n’a pas construit un GP au rabais. Suffisamment technique, le tour a permis de séparer le bon grain de l’ivraie avec trois heureux élus qui non seulement méritaient amplement leur place sur le podium mais qui sont bien des cavaliers en forme du moment. Point positif, on notera l’excellente performance des jeunes pousses françaises. Certes le talent d’Edward Levy n’est plus à confirmer, mais il frôle de quelques centièmes une victoire qui aurait été amplement méritée avec une fluidité d’équitation à souligner. Jean Xhemal ( Reine de Maucourt) en revanche, à seulement 18 ans, gagne ses galons de valeur montante.

Remis des prix pourCuplandra et Carlos Lopez

Remis des prix pourCuplandra et Carlos Lopez

A l’issue de sa victoire Carlos Lopez confiait : « J’ai eu la chance de partir en dernier, de voir ce que les autres ont fait et où on pouvait gagner un peu de temps. Je ne voulais pas être à la limite de la jument non plus car elle est vraiment très très bonne. Elle tourne déjà en 5* mais comme deuxième cheval. Je l’ai amené ici pour qu’elle prenne encore un peu d’expérience. Elle a 9 ans c’est une petit bébé ! Mon objectif avec ce cheval c’est d’en faire mon cheval de tête pour l’année prochaine puis les championnats du monde dans deux ans. Je suis déjà venu 4 ou 5 fois à Vichy car j’adore l’environnement et l’ambiance des vieux concours français. Malheureusement il commence à y en avoir de moins en moins. Tous les terrains passent en sable, moi, je les appelle les bacs à sable. Il y a peu de concours où ils sont en herbe. Pour préparer un cheval de qualité à de grands événements, l’environnement de Vichy est parfait ».

Le classement intégral du GP ici.