Archives du blog

Benoît Cernin remporte le Grand Prix 2* de Vichy

BC77

Benoît Cernin à la remise des prix

Rude métier que celui de cavalier. Monter sous une température caniculaire n’a rien d’une sinécure. Les visages fatigués des cavaliers à la remise des prix témoignait de l’effort accompli pour glaner un accessit. Benoît Cernin est-il plus endurant que les autres ? Pas sûr mais le cavalier de Saône et Loire était l’un des rares à avoir conservé la veste tant sur le premier tour qu’au barrage. Et c’est lui qui s’impose au final sur Unamour du Suyer à l’issue d’un barrage à 15 où tout restait à faire. Olivier Perreau signe une belle deuxième place associé à avec Venizia d’Aiguilly (Diamant de Semilly) alors qu’Alexandre Fontanelle doit se contenter de la troisième place avec Prime Time des Vagues (Diners Time).

Les organisateurs de la SHF pouvaient souffler dimanche soir. La renaissance du concours de Vichy, le plus ancien de France (122ème édition !) est bien engagé. Adieu l’herbe, bonjour le sable. La révolution culturelle était osée, elle est réussie. La nouvelle piste s’est juste avérée parfaite, propice à un spectacle de grande qualité tout au long des trois jours. Le sens de la décoration des organisateurs à fait le reste. Vichy n’a rien perdu de son cachet avec un sol parfait mis en valeur par un écrin de verdure et les fameuses tribunes Eiffel. Par précaution, la SHF avait dégradé son concours en se contentant d’une labellisation à 2*. La réussite de l’édition 2018 devrait en toute logique relancer un jumping jusqu’alors vieillissant et retrouver son attractivité notamment auprès des meilleurs mondiaux.

BC33

Unamour du Suyer sous la selle de Benoît Cernin

Il y avait néanmoins de belles gâchettes cette année à Vichy. Jean-François Gourdin, le chef de piste, avait semble-t-il mésestimé la qualité du plateau présent. 15 barragistes sous les conditions météo précédemment évoquées, c’est beaucoup, surtout pour les chevaux. L’homme de l’art peut néanmoins se satisfaire de n’avoir mis aucun cheval dans le rouge ni engendré aucune casse. Et finalement la hiérarchie a été respectée puisque c’est le cavalier le plus en vue et à la trajectoire ascendante qui s’est imposé.

Fidèle du CSI de Vichy, le « petit Benoît » (29 ans quand même) a accompli un sacré chemin ces dernières années, avec notamment une montée en puissance remarquée en 2017, on parle de révélation, qui s’est traduite par une accession en CSIO. Le cavalier de Genelard (Saône et Loire) a de toute évidence trouvé une méthode de travail et une organisation qui portent leurs fruits. Avec Nicolas Delmotte qui le conseille pour le CSO et Alizée, son épouse, cavalière de dressage de haut niveau qui lui apporte de la stabilité et de précieux conseils. Un beau vainqueur somme toute qu’on aura plaisir à suivre les prochains mois et les prochaines années.

Le classement complet, ici.

Le Grand Prix de Vichy pour Timothée Anciaume

lib2

Timothée Anciaume sur Olympique Libellule

La victoire du Grand Prix CSI3* de Vichy est revenue ce dimanche à Timothée Anciaume sur Olympique Libellule. Le haut-normand s’est imposé devant l’Espagnol Santiago Nunez Riva (Vidar) et l’Irlandais Michael Kelly (Ringwood Glen) sur un tracé dessiné par Jean-François Gourdin.

Sous les yeux de Philippe Guerdat, très attentif et satisfait, Timothée Anciaume signe donc un retour convaincant à la compétition après un mois d’arrêt pour cause de problèmes de dos. La veille déjà, il avait confirmé son appétit en s’octroyant la cinquième place de la grosse épreuve du jour (1m50) avec Padock du Plessis. Une réelle performance pour un cavalier qui n’avait eu droit de rechausser les étriers que deux jours avant le concours et qui retrouvera les CSI5* dès la semaine prochaine.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

VICHY153DA 061

Timothée Anciaume vainqueur du GP de Vichy 2015

CSI 3* de Vichy : George Morris en vedette américaine

VICHY15D1A 075

George Morris (à gauche) et Andrew Ramsay (à droite). Cliquer pour agrandir.

C’est la très belle surprise de l’édition 2015 du CSI de Vichy. George Morris, légende vivante du CSO aux Etats-Unis est venu fouler le terrain du Sichon. Non en compétiteur bien sûr mais en coach d’Andrew Ramsay.

A 77 ans George H Morris n’est pas seulement un homme charmant aux manières exquises. C’est au-delà de l’homme de cheval, un puits de science et le père de l’équitation américaine de saut d’obstacles. Icône des cavaliers américains il est  assurément le plus grand coach outre-Atlantique, reconnu et quasi vénéré comme tel.

Dans sa jeunesse il a été un excellent compétiteur. Il remporte à 14 ans seulement deux grandes finales de hunter aux États-Unis. Membre de l’équipe nationale de jumping, il remporte la médaille d’or par équipe aux Jeux panaméricains de 1959, puis la médaille d’argent par équipe aux Jeux olympiques de Rome en 1960. Entre 1958 et 1960, George Morris fait huit fois partie des équipes gagnantes en Coupe du monde.

« Autant que l’équitation est mon premier amour, autant l’enseignement est mon deuxième amour » a déclaré un jour George Morris qui a été pendant de nombreuses années le chef de l’équipe américaine de CSO.

Sébastien Duplant et Pégase du Mûrier remportent le GP du CSI3* de Vichy

Vichy14GP 076

La valeur n’attend pas le nombre des années et le courage non plus. Car du courage, il en fallait pour prendre le départ du Grand Prix de Vichy en raison d’une météo détestable. 50 qualifiés pour le GP dominical mais seulement une trentaine de partants et parmi eux le vainqueur. Sébastien Duplant (25 ans) et Pégase du Mûrier, victorieux de la première épreuve qualificative du vendredi remportent l’édition 2014 du GP de Vichy, succédant ainsi, excusez du peu, à Quickly de Kreisker et Abdelkebir Ouaddar.

Ce week-end, sur le stade équestre en herbe du Sichon, plus ancien concours hippique de France créé en 1887, un couple appelé au plus bel avenir équestre est né. Dernier à s’élancer au barrage parmi les 4 sans faute, Sébastien et Pégase s’imposent facilement devant le bourguignon Benoît Cernin (2e) et le hollandais Edwin Smits (3e). L’italien Simone Coata, 4e, repart avec le trophée de Meilleur Cavalier du concours.

La trajectoire ascendante de ce couple sur ces deux dernières années est remarquable, tout autant que la simplicité du cavalier qui loin d’avoir pris la grosse tête reste d’une modestie et d’une discrétion qui se doivent d’être saluées. Et pourtant, la facilité avec laquelle ce duo formé depuis seulement trois ans domine son élément est bien le signe de qualités respectives hors normes. « C’est notre premier succès de ce niveau » s’est sobrement contenté de relever Sébastien Duplant, ravi de la performance de son étalon gris.

Car ce Grand Prix n’était malgré la météo, un GP au rabais. Jean-François Gourdin, le chef de piste tenait à le rappeler à l’issue de l’épreuve. L’homme de l’art a su habilement jouer avec le terrain pour donner un vrai spectacle aux très nombreux spectateurs présents sans jamais mettre les chevaux dans le rouge ou provoquer de casse malgré des verticaux entre 1m50 et 1m55.

« Le spectacle a de nouveau été à la hauteur de nos espérances » témoignait Guillaume de Thoré, directeur de la SHF à l’issue de l’épreuve. « Les meilleurs cavaliers restent fidèles à l’événement, tout comme le public, et ce malgré la météo de ce week-end. » La SHF peut s’appuyer, cela mérite d’être souligné, sur le soutien fidèle de la communauté d’agglomération de Vichy qui ne mégotte pas sur les investissements, le dernier en date étant un puissant éclairage pour les nocturnes.

Cette édition 2014 très contrastée aura malheureusement été entachée par le dramatique décès au cours du GP d’un spectateur, victime d’un malaise cardiaque, malgré la promptitude et l’affairement des secours.

Vichy14GP 062