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Guêtres postérieures : Luciana Diniz relance le débat

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Luciana Diniz

Décidément, « l’affaire Admara » n’en finit pas de faire couler beaucoup d’encre et de susciter de multiples réactions. La très posée Luciana Diniz, que l’on classera plutôt dans le camp des cavaliers adeptes de la méthode douce et de la recherche de connexion avec leur monture, vient de remettre une pièce dans le juke-box. Et c’est une nouvelle fois par les réseaux sociaux que ça se passe. La Brésilienne naturalisée Portugaise a choisi Instagram pour poster lundi la vidéo d’une victoire à Eschweiler (Allemagne) avec Camargo 2, le fils de sa championne Fit For Fun, assortie du commentaire qui va bien. « Même sans « les fameuses guêtres postérieures », il est possible de gagner ! Maintenant plus que jamais, la FEI devrait réagir et pas seulement après les Jeux Olympiques » souligne l’amazone préférée d’Edouard de Rothschild. Avec déjà plus de 25 000 vues, le message n’est pas passé inaperçu.

Alors que les arrière-boutiques de cavaliers, mais aussi et c’est plus surprenant de journalistes hippiques, bruissent de courses à la signature pour faire pression sur la FEI, tout ce petit monde ne serait-il pas en train de se défausser sans le savoir d’une partie de ses responsabilités personnelles ?

Et si, comme on pouvait le lire sur le fil des commentaires de la page Facebook des « Indignés de la politique fédérale de la FFE » chers à Hervé Godignon, les cavaliers pour une fois prenaient les devants et s’engageaient à travers une charte ratifiée nominativement à ne pas utiliser ces fameuses guêtres ? Ceux qui continueraient seraient vite placés sous le regard réprobateur des spectateurs et autres compétiteurs et l’on assisterait (peut-être) à une forme d’autorégulation.

Voilà en tout cas un sujet qui pourrait être mis à l’ordre du jour des discussions de l’association internationale des cavaliers de saut d’obstacles (IJRC) présidée depuis le 10 décembre 2017 par Kevin Staut.

Mystérieuse allergie pour Winningmood

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Winningmood sous la selle de Luciana Diniz en novembre 2015.

Mais qu’arrive-t-il à Winningmood ? Le superbe étalon BWP (Darco x Cassini) propriété d’Edouard de Rothschild n’est plus que l’ombre de lui-même. Le cheval de tête et de coeur de Luciana Diniz est victime d’une impressionnante allergie qui l’éloigne des terrains de concours depuis le mois de mars. Sa dernière grande victoire remonte à septembre 2015 dans le GP de l’étape Viennoise du LGCT.

Face à l’impuissance des meilleurs vétérinaires à diagnostiquer les origines du problème, la cavalière portugaise, en désespoir de cause a publié des photos sur les réseaux sociaux, à la recherche de l’internaute qui aurait connu le même problème … et un début de solution.

Winningmood fin mai 2016. Photo : Luciana Diniz

Winningmood fin mai 2016. Photo : Luciana Diniz

Il faudrait d’ailleurs que celle-ci arrive vite car à 17 ans les mois d’arrêt comptent double pour celui que sa cavalière surnomme affectueusement Winni. Plus de 300 avis et conseils ont été postés sur Facebook. Il ne reste plus qu’à la championne et à son entourage de les décortiquer en espérant tomber sur la pépite qui mettra fin au cauchemar du beau gris.

Le sourire et la joie de Luciana

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Pour notre plus grand plaisir, la FEI a décidé de relancer son magazine officiel, FEI Focus, disponible uniquement sous forme numérique dont une application Apple. Pour illustrer ce numéro 1 de l’ère Ingmar De Vos (le nouveau Président de la FEI), le choix iconographique s’est porté sur Luciana Diniz. Cette Brésilienne de naissance qui court sous les couleurs du Portugal depuis 2006 est assurément l’une des plus gracieuses et des plus souriantes du circuit. Cavalière rayonnante Luciana Diniz s’illustre par une monte aussi fine et légère que déterminée. Très proche de ses chevaux, elle sort rarement de piste sans avoir généreusement récompensé en caresses sa monture.

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Après l’effort le réconfort pour Cassius 56 qui semble apprécier cette délicate attention de sa cavalière, Luciana Diniz.

Week-end gagnant à Bâle pour Luciana Diniz

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Luciana Diniz et Fit For Fun (CSI Lyon)

Bien que n’étant pas une étape du circuit Coupe du monde, le CSI de Bâle avec ses 5 étoiles réunissait ce week-end l’élite de l’équitation mondiale. L’épreuve phare, le Grand Prix dominical, a été remporté par une Luciana Diniz avec Fit For Fun 13 après s’être adjugée la veille  la grosse épreuve du jour en selle sur Winningmood . La Portugaise, d’origine brésilienne de 44 ans, a devancé le Brésilien Marlon Modolo Zanotelli (Extra van Essene) et le Britannique Scott Brash (Hello Sanctos). Grégory Wathelet (Conrad de Hus) a pris la 4e place.

Philippe Rozier est une nouvelle fois le meilleur français (7ème) sur son étalon Rahotep de Toscane. Pénélope Leprevost, accroche la 11ème place avec Vagabond de la Pomme.

Le classement complet ici.

Quand Lady Lindenhof s’appelait Nangaye de Kergane

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Crédit photo : Stefano Grasso/Longines Global Champions Tour

Luciana Diniz a remporté jeudi soir sur Lady Lindenhof le Prix FFE French Tour Generali (1m50) dans le cadre du Longines Global Champions Tour de Cannes. Lady Lindenhof ?? Si cette jument de 13 ans signe avec la cavalière portugaise sa première victoire internationale, elle n’est pas une inconnue notamment en France où, sous le nom de Nangaye de Kergane et sous la selle de Kevin Staut elle a évolué au plus haut niveau.

Jeudi soir, Luciana Diniz était une cavalière comblée par sa belle jument aux crins lavés. « C’était un parcours très intéressant et j’ai dit à une amie avant cette épreuve que j’allais certainement la gagner. J’avais un bon feeling. J’avais confiance, quand j’ai reconnu le parcours à pied, je me suis dit que c’était une épreuve pour Lady. C’était une bonne intuition. Lady aime Cannes : chaque fois qu’elle vient ici, elle fait de bons classements. Elle aime ce concours et moi aussi, c’était évident que nous devions gagner un jour ici. »

C’est en juin 2012 que Luciana Diniz est devenue la cavalière de Nangaye de Kergane rebaptisée “Lady Lindenhof” par son nouveau propriétaire, le Haras de Meautry (Edouard de Rothschild).

Née à Saint Brieuc de Mauron (à mi-chemin entre Dinard et Vannes) chez Roseline et Louis Mercier (élevage de Kergane), Nangaye est une fille de Grand chef bleus par Je viens de Kerganne. Débutée par Alexandra Rantet elle évolue par la suite jusqu’en CSI5*avec Kevin Staut avant d’être achetée par Edouard de Rothschild.

Rendons donc à César ce qui appartient à César en adressant toutes nos félicitations à l’élevage de Kergane.