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Papillon Z fait valoir ses droits à la retraite

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Papillon Z en action sous la selle de Jérôme Guery

Un battement d’aile et puis s’en va. Ça finit toujours par arriver, même aux meilleurs. Papillon Z ne foulera plus les terrains de concours. Son sympathique cavalier, Jérôme Guery, a indiqué sur les réseaux sociaux qu’à 16 ans, le  beau gris fils de Perhaps allait désormais gouter une retraite bien méritée. « C’est avec beaucoup d’émotions que la famille Woitrin et moi-même avons décidé d’offrir une retraite bien méritée à notre Papillon.Papillon m’a permis de gagner mes premiers GP 5 étoiles, me faire entrer dans les 30 meilleurs cavaliers mondiaux et nous a également ouvert une place aux Jeux Olympiques de Rio.Papillon est un cheval qui a une place très particulière dans ma carrière mais aussi dans le cœur de tous ceux qui s’en sont occupé ….Aussi, nous sommes tous très heureux de pouvoir lui permettre de vieillir à nos côtés au sein de nos écuries, dans nos prairies… entre la piste dans laquelle il s’est tant de fois entraîné et les prairies où grandissent nos jeunes espoirs… »

Il s’agit bien d’une vraie retraite pour Papillon qui contrairement à beaucoup de ses homologues ne va pas commencer une seconde carrière comme reproducteur… puisqu’il a été castré durant sa carrière sportive en raison d’un caractère un peu trop marqué. Malgré tout le talent de Grégory Wathelet, c’est sous la selle de son compatriote Jérôme Guery que ce cheval atypique a révélé tout son potentiel. Le courant est immédiatement passé entre les deux, suffisamment bien pour permettre au couple de remporter deux mois seulement après leur association le Grand Prix 5* de Lummen puis dans la foulée celui de Knokke et le CSI 4* de Mons. Cette relation forte et particulière débouchera un peu plus tard sur le rêve de tout cavalier, une qualification pour le Jeux Olympiques. Rio en l’occurence.

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Papillon Z et Jérôme Guery. Un vrai couple.

Papillon quitte la scène internationale sur la pointe des sabots en douceur, sans passer par l’étape déclassement dans les épreuves. « C’est un cheval de Grand Prix » explique Jérôme Guery, pas d’épreuves intermédiaires « au rabais » donc. C’est donc comme tel qu’il aborde son nouveau statut de retraité avec l’immense respect de ses propriétaires et de son cavalier.

Jérôme Guery a vendu Grand Cru van de Rozenberg

Jérôme Guery et Grand Cru victorieux dans le prestigieux GP de La Baule

On ne sait pas s’il a sorti son mouchoir blanc pour lui dire adieu mais le coeur de Jérôme Guery a bien du avoir le coeur serré en voyant partir Grand Cru van de Rozenberg, son cheval de tête à l’oeil bleu caractéristique, pour les écuries de l’Espagnole Pilar Cordon.

Le namurois a souhaité sur sa page Facebook bon vent à son ex monture :

« Je remercie la vie d’avoir mis sur mon chemin ce cheval vraiment fantastique qui m’a apporté ainsi qu’à toute mon équipe, tellement de joies et de bonheurs…… Merci à toi, merci à vous tous qui avez été présents durant cette magnifique aventure.

Grand Cru part vers d’autres horizons sous la selle de Pilar Cordon, qui, j’en suis certain, saura lui donner toute l’affection et la compréhension qu’il mérite.

Grand cru nous a offert des moments inoubliables notamment ses victoires dans le GP de la Baule et Miami, la finale des Jeux Olympiques de Rio, 11e des championnats d’Europe …..et beaucoup d’autres résultats fantastiques. Tous ces moments on été possibles grâce à lui mais aussi grâce a beaucoup d’autres personnes qui nous ont soutenu, aidé et qui ont pris soins de lui dans le but de vivre et partager tous ces moments de vie incroyable tous ensemble.

Merci à vous tous du fond du cœur.

Merci Grand Cru, nous te souhaitons de continuer à faire rayonner la joie et le bonheur autour de toi».

Ce fair-play s’explique par le fait qu’à la base Grand Cru avait été acheté par Jérôme Guery et Alex Oncea pour faire un coup de commerce et que même s’il a formidablement évolué et permis à son cavalier de remporter des GP 5* mais aussi de participer aux championnats d’Europe et aux Jeux Olympiques, l’objectif de sa commercialisation n’a jamais été abandonné. Le cheval est donc vendu à l’âge de 12 ans soit un moment opportun pour les vendeurs en termes de plus-value. Agée de 44 ans, Pilar Cordon est installée en Belgique où elle bénéficie du coaching d’Eric van der Vleuten.

Göteborg : Olivier Philippaerts out, Jérôme Guery in

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Jérôme Guery

Les grands championnats offrent souvent leurs lots de rebondissements ponctués de petits drames et de grandes joies. Les championnats d’Europe de Göteborg qui ont débuté cette semaine n’échappent pas à cette loi d’airain. La première victime en l’espèce est Olivier Philippaerts. Le cavalier belge de 24 ans n’aura même pas eu la chance de débuter la compétition. Mardi, lors de la warm-up, il est tombé suite à un refus de sa jument H&M Legend of Love sur la rivière. La chute aurait pu être sans gravité mais le jeune compétiteur est mal tombé et s’est déboîté l’épaule. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, Jérome Guéry (37 ans) et Grand Cru van Rozenberg sortent donc de leur place de réservistes pour devenir titulaires de l’équipe belge aux côtés de Grégory Wathelet (Corée), Niels Bryunseels (Cas de Liberté Z) et Pieter Devos (Espoir).

Le dimanche à Chantilly, c’est Guéry

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Jérôme Guéry et Papillon Z (archives)

A défaut d’arracher sa qualification pour le Grand Prix Longines du samedi, Jérôme Guéry a pris sa revanche dès le lendemain en remportant sur Papillon Z la grosse épreuve dominicale (1m50-1m55). Le Belge s’impose au barrage  devant Lorenzo de Luca (Milestone Grey), deuxième et l’Américaine Laura Kraut (Whitney), troisième. Marc Dilasser (Cliffton Belesbat) termine au pied du podium à la 4ème place.

Etrangement, de nombreuses pointures dont les Français Kevin Staut, Simon Delestre, Patrice Delaveau et Pénélope Leprévost ont préféré faire l’impasse sur cette épreuve qui n’a réuni que 32 partants. La faute peut être à la dotation : 62 000 € « seulement » le dimanche face aux 300 000 € dans le GP du samedi.

Le classement intégral, ici.

CSIO La Baule : Jérôme Guéry tout en volonté

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Jérôme Guéry sur Grand Cru van Rozenberg.

Quand on lui demande où il habite, Jérôme Guéry aime à répondre à ses interlocuteurs français : en Belgique dans un petit village à côté de Waterloo. Le vainqueur du Grand Prix de La Baule sur Grand Cru van Rozenberg à la boutade facile. Il ne faut pas s’y tromper. Derrière le sourire, compagnon habituel des athlètes couronnés des lauriers de la gloire, se cache une volonté de fer. Car de la ressource il en faut quand son cheval de tête (Papillon Z en l’occurence) signe une contre-performance le vendredi dans la Coupe des nations, pour finalement s’imposer dans un Grand Prix relevé le dimanche avec un cheval sans expérience, et en coiffant au passage le duo supersonique du moment, Pénélope Leprevost-Flora de Mariposa.

50 couples au départ, et pas des moindres. En cette année olympique, le plateau présent à La Baule était des plus relevés. Autant dire que gagner cette édition n’était pas chose aisée et que son lauréat est promis à un bel avenir. Question futur, Jérôme Guéry verrait bien le sien du côté de Rio. Le Comité Olympique Belge doit attribuer prochainement les deux places décrochées à titre individuel par les cavaliers du Plat Pays au regards  des résultats de Gregory Wathelet et de Jérôme Guère. Ce dernier devrait donc en toute logique faire partie de l’aventure brésilienne. Une chose est sûr c’est que mentalement, le brabançon est prêt. Même chose pour les dames venues l’encadrer sur le podium. Pénélope (on ne la présente plus) sur la deuxième marche et Meredith Michaels-Beerbaum sur la troisième. Toujours aussi classe, l’américaine naturalisée allemande espère légitimement défendre les couleurs de son pays d’adoption aux JO. Son cheval de tête Fibonacci 17 a une nouvelle fois démontré toute sa puissance et désormais sa capacité, sur grand terrain, à ne pas être (trop) à la traîne sur un barrage.

gueryLes résultats sont en regagne mitigés pour les autres français. Cédric Angot (Saxo de la Cour) et Kevin Staut (Elky) figurent parmi les onze barragiste. Avec respectivement 4 et 8 points ils terminent 10 et 11ème. Simon Delestre se trouve pour sa part privé de barrage pour un petit 4 points de Qlassic. Trois barres en revanche pour Orient Express HDC. Le fidèle compagnon de Patrice Delaveau de retour à la compétition en 5* a encore besoin de quelques petits réglages. La piste de La Baule, très fautive cette année, n’a pas fait dans la demi-mesure. Les jeunes au travail sur la piste entre le ramassage des barres et le rebouche des trous gouteront avec plaisir une semaine de repos.

Le classement intégral du GP ici.

En vue : Jérôme Guéry

Tour d'honneur au jumping de Bordeaux pour Jérôme Guéry et Ginnis Van't Geyzeven

Tour d’honneur au jumping de Bordeaux pour Jérôme Guéry et Ginnis Van’t Geyzeven

Passionné et miraculé. Jérôme Guéry, 35 ans et 34ème au classement mondial, est un peu un OVNI dans le monde du jumping. Installé dans le petit village de Sart-Dames-Avelines, dans le Brabant wallon, à 12 km de Waterloo et 35 km de Bruxelles, le cavalier belge n’est ni le fils de professionnels ni celui de milliardaires en quête d’une activité socialement acceptable pour leur progéniture. Son succès et son ascension dans la hiérarchie mondiale il ne la doit qu’à la force de ses poignets.

Après un mauvais passage lié à un cancer le Namurois a vu son talent révélé par l’arrivé dans ses écuries en mars 2015 de l’étalon Papillon Z. Ce fils de Perhaps par Cassini désormais âgé de 14 ans lui a ouvert la porte des CSI 5* et au-delà lui a permis de décrocher le graal de tout cavalier : un billet pour les JO de Rio.

A défaut de qualification de l’équipe nationale, ils seront deux à porter les couleurs du plat pays en terres brésiliennes. En toute logique, le choix revient au comité olympique belge, ce devrait être Grégory Wathelet et Jérôme Guéry.

La RTBF ne s’y est pas trompée en consacrant le week-end dernier un reportage sur ce dernier. Façon de parler car Jérôme Guéry n’entend pas aller à Rio juste pour écouter un air de samba. Ce cavalier émérite qui confie qui à propos de Papillon Z  « il y a vraiment quelque chose de spécial entre lui et moi » vise a minima une participation à la finale et pourquoi pas, une médaille. C’est bien tout le mal qu’on peut lui souhaiter.