Vainqueur du Grand Prix 3* de Gorla Minore, Thierry Rozier poursuit sa route vers Tokyo 2020

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Thierry Rozier à la remise des prix. Crédit : SASSOFOTOGRAFIE.it Gianluca Sasso.

Il la voulait, il l’attendait, il la désirait si fort. Aujourd’hui, c’est fait. Thierry Rozier à remporté dimanche 31 mars, en Italie, à proximité de Milan, le Grand Prix du CSI 3* de Gorla Minore. Une victoire au goût particulier pour ce jeune cavalier de 54 ans. Non pas pour avoir eu le plaisir de faire résonner la Marseillaise dans le ciel transalpin, il en a vu d’autres, mais parce que cette première place sur un podium complété par Scott Brash et Marc Houtzager a été acquise grâce à sa complice de 14 ans, Vénézia d’Ecaussines.

Pourquoi tant de bruit pour « une simple » victoire dans un 3* se demanderont certains ? Parce que, s’il est bien un cavalier atypique sur le circuit international c’est ce rejeton de la tribu des Rozier. A l’ombre des champions poussent aussi de belles personnalités. Différentes certes, mais d’autant plus intéressantes. Thierry Rozier appartient à cette catégorie. Au fil des ans il a su faire de sa sensibilité une force. Ce qui surprend c’est que, depuis le temps qu’il baigne dans le monde du cheval et du haut niveau, il ne soit pas blasé par tout cela. Son côté touche-à-tout et son passage dans les courses n’y sont sans doute pas étrangers. Mais quand même, revenir au haut niveau plus de 30 ans après l’avoir quitté n’est pas permis à tout le monde.

Il aura fallu pour cela une rencontre. Une belle rencontre. Celle de Vénézia d’Ecaussines. Cette jument belge « hors norme » à écouter son cavalier qui lui a donné cette envie folle de voir son nom en haut de l’affiche. Car c’est bien d’une histoire (classique) d’amour entre un cheval et son cavalier dont il s’agit. Une rencontre fusionnelle où l’homme et l’animal se rejoignent pour devenir Centaure. Et voilà Thierry Rozier, le frère cadet de Philippe qui se met à rêver de décrocher à son tour l’or olympique à Tokyo en 2020. Comme son père en 1976. Comme son frère, en 2016…

Un rêve fou ? Pas tant que ça. Thierry et Vénézia ont fait leurs preuves. Leur place de réserviste dans l’équipe de France présente aux jeux Mondiaux de Tryon à l’automne 2018 en atteste. Certains l’auraient vu comme un aboutissement, une reconnaissance. Pas Thierry qui au contraire considère cette sélection comme une simple étape avant quelque chose de plus sérieux.

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Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussines dans le GP 5* de Lyon

Facétieux, bon vivant, l’homme qui avoue être un écorché vif, n’en est pas moins cérébral et connaît sa destination finale : la capitale du Japon. De la tête il va falloir en avoir pour gérer Vénézia non pas qu’elle soit compliquée mais parce qu’avec un seul pour les grosses épreuves il faut à la fois avoir des résultats pour rester dans les petits papiers du sélectionneur et préserver l’intégrité physique de sa monture.

Sur cette longue route, le couple vient de cocher une case supplémentaire. Il débute cette nouvelle année 2019 de belle manière. On ne peut que leur souhaiter bon vent pour la suite qui passera peut-être par les championnats d’Europe 2019. Une affaire à suivre …

Le classement complet, ici.

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Publié le 1 avril 2019, dans A suivre, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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