Archives de Catégorie: WEF

Pour ses 60 ans Margie Engle s’offre un GP 5* et une Rolex

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Margie Engle. Crédit : Sportfot

« Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie », déclarait avec naturel et « intelligence » le communicant Jacques Séguéla en 2009. Margie Engle peut donc être rassurée, même avec dix années de retard. L’Américaine s’est en effet mis dans la poche le dernier et très richement doté Grand Prix 5* de Wellington (Floride). Cette épreuve, très convoitée (40 partants) car dotée de 500 000 $ par le généreux sponsor Rolex, venait conclure les 12 semaines de concours du Winter Equestrian Festival (WEF).

Margie Goldstein-Engle, d’un gabarit plutôt frêle (1m55- 48 kg), réalise cette performance associée à Royce, un étalon de 14 ans très puissant, fils de Café au lait sous sa selle depuis 8 ans. Autant dire que le couple se connaît parfaitement. Peu connu du public français il a néanmoins porté à plusieurs reprises les couleurs nationales en Coupe des nations dont une participation à l’édition de La Baule en 2016.  Margie Engle et Royce s’imposent à l’issue d’un barrage à six concurrents. Modeste, l’heureuse sexagénaire explique sa victoire par la fraîcheur de sa monture qui a bénéficié d’un repos forcé pendant le WEF en raison de l’état de santé de sa cavalière, malade plusieurs semaines. L’inarrêtable Maggie comme on la surnomme outre-Atlantique s’illustre par une volonté de fer. Malgré de nombreuses chutes et fractures au cours de sa carrière (vidéo) elle est toujours une compétitrice déterminée de premier plan.

Le classement complet de l’épreuve, ici.

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Le bout du tunnel pour Ben Maher ?

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Ben Maher et Sarena (archives)

Ben Maher a remporté samedi 2 avril le Grand Prix (CSI 5*) de clôture des douze semaines de compétition du WEF à Wellington en Floride.

Face à un plateau relevé et à la suite d’un barrage à sept, le britannique s’est imposé dans ce GP 1m60 qui se courait en nocturne. Cette victoire signée avec Sarena, constitue une bouffée d’oxygène pour l’ex-numéro 1 mondial en panne de résultats ces derniers mois.

Sarena (ex Sixtine de Vains) une jument SF (Calvaro Z x Damoiseau d’Or) de 10 ans est arrivée dans les écuries de Ben Maher depuis un peu plus d’un an après être passée dans les mains de différents cavaliers suisses dont Pius Schwizer.

La jument semble aujourd’hui avoir passé un cap. Son cavalier n’a pas manqué d’ailleurs de remercier la propriétaire, Jane Clark, de sa patience face au long travail accompli qui porte enfin ses fruits.

Le classement intégral du GP ici.

WEF : Éric Lamaze sinon rien

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L’heure des récompenses pour Eric Lamaze et Fine Lady 5 – © Sportfot

Et de 5. Éric Lamaze (CAN) a signé une cinquième victoire à Wellington en Floride dans la 11ème semaine du Winter Equestrian Festival (WEF) en remportant jeudi soir le Grand Prix Ruby et Violette du CSI4* sur Fine Lady 5. On retrouvera le sympathique Canadien et Fine Lady 5 à Miami début avril pour l’étape américaine du Longines Global Champions Tour. Entre Rosana du Park, Zigali PS et Fine Lady 5, Éric Lamaze peut compter, et c’est justice, sur un piquet de rêve.

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Eric Lamaze et Fine Lady 5 – © Sportfot

La Floride, terre de résurrection pour Meredith Michaels-Beerbaum

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Meredith Michaels-Beerbaum et Fibonacci (Archives LAOHS). Cliquer pour agrandir

Meredith Michaels-Beerbaum a remporté samedi soir à Wellington le Grand Prix du CSI 5* qui se courait dans le cadre du Winter Equestrian Festival. L’épouse de Markus Beerbaum et belle-sœur de Ludger Beerbaum, s’est imposée sur Fibonacci 17, un hongre gris de 10 ans, considéré comme très prometteur, avec lequel elle pourrait renouer avec le sommet de l’équitation mondiale. Car Meredith Michaels-Beerbaum ce n’est pas seulement un brushing toujours impeccable et un sourire hollywoodien en toutes circonstances, c’est une redoutable compétitrice de 45 ans à l’incroyable palmarès. Outre le fait d’avoir été la première cavalière à gagner 3 fois, dont deux de suite, la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles avec Shutterfly (2005, 2008 et 2009), Meredith est à ce jour la seule femme a avoir été n°1 mondial (2004). Avec sa victoire en Floride, Meredith Michaels-Beerbaum ferme la parenthèse d’un passage à vide puisqu’elle n’avait pas gagné de Grand Prix cinq étoiles depuis 5 ans.

L'heure des récompenses pour Meredith Michaels Beerbaum ey Fibonacci 17. Crédit photo : Sportfot

L’heure des récompenses pour Meredith Michaels Beerbaum ey Fibonacci 17. Crédit photo : Sportfot

Remarqué pour sa puissance Fibonacci, cheval suédois issu d’un père Allemand et d’une mère Néerlandaise, pourrait être le digne successeur de Shutterrfly et de Checkmate. « Il a un style différent de la plupart des chevaux » reconnait sa cavalière. « Je pense qu’il a remporté le prix du saut en hauteur sur la plupart des obstacles ce soir » a-t-elle rajouté en reconnaissant que ce n’est pas des plus confortables pour le cavalier.

Première victoire en Grand Prix 5* pour Marie Hécart à Wellington

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Marie Hécart et Myself de Breve (LGCT de Chantilly)

Marie Hécart de France et Myself de Breve ont remporté samedi 31 janvier le Grand Prix Coupe du Monde (1,60m) du CSI-W 5*de Wellington. A bientôt 35 ans, la cavalière bas-normande signe sa première victoire dans une compétition majeure 5* devant les médaillés olympiques Ben Maher 2ème du Diva II et l’incroyable Éric Lamaze, de nouveau sur le podium avec Fine Lady 5.

45 cavaliers engagés, 10 barragistes et seuls deux double sans faute. La bataille a été rude pour s’adjuger la victoire samedi soir à Palm Beach et déjouer les pièges du chef de piste brésilien, Guilherme Jorge. La française, sixième à s’élancer au barrage signe un barrage suffisamment rapide pour remporter l’épreuve. Très satisfait de la prestation de sa jument Diva II, revenue au meilleur niveau, Ben Maher avec le fair-play qui le caractérise s’est déclaré « heureux pour Marie ».

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Credit: Photos © Sportfot

Sous la selle de Marie Hécart depuis ses 4 ans, Myself, aujourd’hui âgée de 15 ans, constitue avec sa cavalière un couple qui se connait sur le bout des doigts. Cette petite jument par la taille mais au grand cœur est bien née. « Elle aime la foule, le bruit, et la nuit » a déclaré en parlant d’elle Marie Hécart qui n’a pas manqué d’associer toute son équipe à sa victoire.
Le classement :

  1. Marie Hécart – Myself de Breve
  2. Ben Maher – Diva II
  3. Eric Lamaze – Fine lady 5
  4. Kent Farrington – Willow
  5. Ali Wolff – Casall
  6. Pablo Barrios – Antares
  7. Ramiro Quintana – Versus
  8. Harrie Smolders – Don VHP Z
  9. Paris Sellon – Cornet
  10. Kirsten Coe – Baronez
  11. Rodrigo Pessoa – Status
  12. Meredith Michaels Beerbaum – Fibonacci

Avec communiqué

Éric Lamaze, nouveau duc de Wellington

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Eric Lamaze et Fine Lady 5 (3ème du Jumping LGCT de Chantilly 2014) Cliquer pour agrandir.

Superstar un jour, superstar toujours. 2015 année Lamaze ? Peut-être. A l’issue de quatre semaines de compétition, le champion canadien qu’on ne présente plus signe quatre victoires de rang (une performance inégalée depuis 20 ans) dans la Ruby et Violette Challenge Cup du WEF (Winter Equestrian Festival), sous les palmiers de Floride.

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Tout sourire. Eric Lamaze en grande discussion avec Cameron Hanley lors des JEM.

Deux victoires avec Rosana du Park puis deux autres avec Fine Lady 5. « Parfois vous avez besoin d’un peu de chance » lâche Éric Lamaze. La modestie affichée cache un vrai professionnalisme. Le champion olympique de 2008 porte surtout une grande attention au planning des compétitions et au choix des chevaux de son piquet en fonction des compétitions privilégiant celui le plus en forme. Un luxe certain mais déterminant permis par des investisseurs fidèles.

« Elle est compétitive et aime se battre » dit son cavalier de Fine Lady 5 qui n’hésite pas à rappeler que la jument gagnait déjà avant de lui être confiée. Peu importe. Fort de la confiance de ses propriétaires, Éric Lamaze est aujourd’hui revenu au premier plan de l’équitation mondiale avec une envie et un plaisir de gagner totalement retrouvés. Et ça se voit. Cet homme-là n’a pas fini de nous surprendre.

Débuts en fanfare pour Éric Lamaze à Wellington

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Eric Lamaze et Rosana du Park – LGCT de Chantillt – Cliquer pour agrandir

Le Winter Equestrian Festival de (WEF) 2015 ne pouvait mieux débuter pour Éric Lamaze. Le champion olympique a remporté la première épreuve du premier jour (1m45) au Palm Beach International Equestrian Center (PBIEC) à Wellington, en Floride sur Check Picobello Z, un cheval très prometteur, très intelligent et doté d’une grande personnalité à écouter son cavalier.

Le canadien a récidivé le lendemain jeudi en s’adjugeant l’épreuve Ruby et Violette Challenge Cup Round 1sur Rosana du Park.

Rosana du parc, est une jument Selle Français de dix ans jument (x Kannan), montée un temps par Edouard Couperie puis Carly Anthony, en laquelle Eric Lamaze fonde également de grands espoirs.

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Eric Lamaze, Rosana du Park credit photo : © Sportfot

Le WEF se déroule sur 12 semaines soit jusqu’au 29 Mars 2015 avec plus de 8,2 millions de dollars de dotations au total.

Laura Kraut ouvre le bal du Winter Equestrian Festival en Floride

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Laura Kraut

Laura Kraut (USA) sur son fidèle Cedric (17 ans) a remporté ce dimanche le premier Grand Prix (CSI2*) de la longue série des épreuves internationales qui vont se courir jusqu’en mars en Floride.

Le Trump Invitational Grand Prix (125 000$), présenté par Rolex s’est déroulé sur la propriété du richissime Donald Trump,au Mar-a-Lago Club, à Palm Beach. Le podium était complété par l’Irlandais Darragh Kenny sur Fantasy et la franco-américaine Brianne Goutal en selle sur sa jument Belge Ballade van het Indihof.

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Laura Kraut et Cedric. Crédit photo : © Sportfot

35 couples étaient engagés dans l’épreuve. Onze on su déjouer les subtilités du parcours dessiné par le chef de piste Anthony D’Ambrosio sur un fond de soleil et de palmiers. Sur les 13 couples qualifiés pour le barrage, 7 auront réussi à signer un double sans faute. Kent Farrington, vainqueur de l’édition 2014 sur Blue Angel signe le chronomètre le plus rapide mais, une faute le relègue à la 9ème place. Beezie Madden également engagée dans cette compétition se classe 5ème avec Vanilla.

« Il a 17 ans, mais il se sent mieux que jamais » a déclaré, très heureuse, Laura Kraut à propos de Cedric.

Les résultats complets ici

 

 

Ben Maher marque de son empreinte le WEF 2014

7I4A9851Avec 5 victoires en Grand Prix et près d’un million de dollars de gains sur le Winter Equestrian Festival (WEF), Ben Maher actuel n°2 mondial a signé au cours de son séjour aux USA une très grande performance sportive. Le patron à Wellington c’était bien lui-même si son insolente domination ne s’est pas confirmée dans le Grand Prix 5* de clôture où une faute avec Cella sur l’avant dernier obstacle l’aura privé d’entrer dans la légende de l’équitation.

Tout a une fin même le Winter Equestrian Festival. Le WEF, c’est vraiment unique au monde : douze semaines de compétition à Wellington (comté de Palm Beach) en Floride dont un Grand Prix Coupe du monde, un Grand Prix 4* et en bouquet final, un Grand Prix 5* doté de 500 000$.

Programmée le samedi en soirée, l’épreuve a dû être reportée au dimanche en début d’après-midi en raison des très mauvaises conditions météorologiques dont le climat de Floride a parfois le secret.

Cet imprévu a contribué à faire monter un suspense déjà important en raison de la qualité des 39 cavaliers engagés dont l’élite de l’équitation américaine (Audrey Coulter, Jessica Springsteen, Beezie Madden, Laura Kraut, Kent Farrington …), l’équipe canadienne au grand complet (Éric Lamaze, Tiffany Foster, Ian Millar, Ben Asselin et Yann Candele), les redoutables sud-américains Rodrigo Pessoa et Alvaro de Miranda, sans oublier les fines cravaches européenne (Scott Brash n°1 mondial, Ben Maher n°2 mondial, Daniel Deusser, Meredith Michaels-Beerbaum).

Tous les regards étaient tournés vers Ben Maher qui avait l’avantage de partir en 33ème position mais une simple barre a écarté le favori d’un barrage restreint à 7 participants dont, bonne surprise, une Française, Marie Hécart sur Myself de Brève malheureusement pénalisée par la suite de 2 barres qui la relègueront à la 7ème place.

Au final la logique du classement mondial aura été respectée. Scott Brash (Hellos Sanctos) remporte le GP devant Richie Moloney et Jessica Sprinsteen. (Tout le classement ici). Ce qui faisait dire à Mark Bellissimo sur le ton de la plaisanterie « qu’en raison de Scott et de Ben, il n’y a plus qu’à rebaptiser le WEF en British Equestrian Festival (BEF) »