Archives de Catégorie: Longines Global Champions Tour

Ben Maher fait fortune sur le Global Champions Tour

Ben Maher (GBR) thanks Explosion W for his performance

Merci cheval. Ben Maher et Explosion W. Crédit : Stefano Grasso/LGCT

Et de 4. Ben Maher a remporté samedi après-midi à Doha son 4ème Grand Prix sur le circuit du Global champions Tour. Une nouvelle victoire acquise avec son formidable Explosion W, un hongre KWPN par Chacco Blue et Baloubet du Rouet de seulement 9 ans. Peder Fredericson (Hansson WL) et Harrie Smolders (Don VHP Z) complètent le podium. Avec Doha se clôture l’édition 2018 du Global Champions Tour sur lequel le britannique de 35 ans aura gagné cette saison plus de 845 000 € !

Ben Maher, champion olympique par équipes aux Jeux olympiques à Londres en 2012, peut voir venir les fêtes de fin d’année avec sérénité. Son compte en banque a été largement renfloué par ses seuls succès sur le circuit de Jan Tops. Pour ce seul week-end le richissime hollandais et ses associés ont dû faire un chèque de 417 000€ au britannique : 123 000 € pour avoir avoir remporté l’étape de Doha complétés par 294 000 € au titre de 1erau classement général du circuit. Préalablement et sur les seuls Grand Prix du LGCT, Ben Maher avait déjà encaissé 428 000 € de gains : Rome (99 000 €), Madrid (100 000 €), Saint-Tropez (99 000 €), Shangai (122 000 €) et Chantilly (18 000 €).

Le classement du GP de Doha, ici.

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Sameh El Dahan, un Egyptien à Paris

The podium of the LGCT Grand Prix of Paris: 1st Sameh El Dahan (EGY), 2nd Bertram Allen (IRL) and 3rd Harrie Smolders (NED)

crédit : Stefano Grasso/LGCT

Pour ceux qui en doutaient encore, Paris est une ville cosmopolite et le Global Champions Tour un circuit ouvert aux riches cavaliers du monde entier. La victoire de l’Egyptien Sameh El Dahan (Suma’s Zorro) sur le Champs de Mars dans une épreuve des plus prestigieuses au monde, le Paris Eiffel, constitue une (bonne) surprise de taille. La mondialisation du jumping est une réalité, occultée par la domination européenne.

Même réduit à 35 participants, le Grand Prix de samedi soir, temps fort de quelques jours de très beau sport, offrait un plateau remarquable à l’image de l’organisation parfaite de cette édition 2018 du Paris Eiffel. On attendait Ben Maher. Très en forme, le Britannique a réalisé sous le ciel parisien son come-back sur le devant de la scène grâce à une monture à la hauteur de son talent. Le bien nommé Explosion W. On avait presque raison. Le sujet de sa gracieuse majesté a frisé l’exploit. Il se classe 4èmeà l’issue d’un double sans faute.

Sameh El Dahan on Suma's Zorro

Sameh El Dahan. Crédit : Stefano Grasso/LGCT

Un Français alors peut-être ?  C’est encore un peu tôt pour Pénélope Leprevost qui a signé sur Gain Line, ancienne monture de Simon Delestre, son grand retour en 5* après la fin de sa collaboration avec la famille Megret. 12 points. Pas une catastrophe mais, on ne revient pas comme ça dans le grand bain. La championne doit trouver ses marques. Déception également pour Kevin Staut et Lorenzo, contraints à l’abandon avec le sentiment étrange d’une certaine lassitude pour un formidable pilote qui a peut-être besoin d’une pause pour se régénérer. Simon Delestre et son formidable Ryan alors ? Une faute aura suffi à priver le couple de barrage. C’est finalement Philippe Rozier et Cristallo A qui auront sauvé l’honneur. Seuls représentants français au barrage leurs 12 points de pénalités les renvoient à la 11èmeplace du classement.

C’est de la jeunesse de Bertram Allen et de son inséparable Molly Malone que l’on pensait à tort un brin élimé qu’est venu le tempo. Jusqu’au dernier moment le jeune Irlandais pensait la victoire acquise mais la soif de victoire de Sameh El Dahan (33 ans) était plus forte. El Dahan premier, Allen deuxième, la troisième marche du podium est revenue à Harrie Smolders (Don VHP) qui confirme et conforte son statut de n°1mondial. « Avec mon chronomètre, c’était le classement le plus haut que je pouvais obtenir, donc je suis déjà très content» confiait à l’issue, le Néerlandais.

Le classement complet, ici.

Simon Delestre sur la troisième marche à Cannes

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Simon Delestre et Hermès Ryan voient une nouvelle fois le GP de Cannes leur échapper pour une poignée de centièmes. Copyright : Sportfot

Sur la côte d’Azur, on n’est pas du genre couche-tôt. L’étape Cannoise du Global Champions Tour s’est pliée aux us et coutumes locales en programmant son moment phare, le Grand Prix, à un horaire inhabituel : 21h45. Pas de quoi pourtant troubler les 33 partants de l’épreuve qui ont dû mettre tout leur talent à profit pour tenter de sortir sans trop d’encombres du parcours difficile et délicat dessiné une nouvelle fois de main de maître par Uliano Vezziani.

Restait pour les 7 heureux sans faute à récidiver dans le barrage avec le meilleur temps possible. A ce jeu-là, Peder Fredricson a été magistral. En selle sur Hansson XL, le Suédois s’est offert le luxe de coiffer sur le poteau d’arrivée dans une sérénité olympienne, l’actuel numéro 1 mondial Harrie Smolders associé à son facétieux Emerald (X Diamant de Sémilly). A domicile, la France sauve l’honneur. Simon Delestre avait sorti sa meilleure cartouche mais Hermès Ryan malgré sa rapidité au sol et son grand cœur s’est trouvé impuissant face à ses concurrents. Le Tricolore le confiera a posteriori : « Je suis allé aussi vite que j’ai pu avec Ryan, mais à la fin ils étaient plus rapides que moi et je ne pouvais pas faire grand-chose de plus. »

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Le stade des Hespèrides a offert un bel écrin à l’étape Cannoise du LGCT. Copyright : Sportfot

La petite histoire ne dit pas si le champagne servi dans les loges était bon mais les organisateurs peuvent être satisfaits de cette édition 2018 dans un stade des Hespérides rénové propice au beau sport en raison d’une grande piste qui tranche avec les « bacs à sable » de plus en plus habituels au plus haut-niveau.

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Peder Fredricson et Hansson. Copyright : Sportfot

Satisfaction également du côté de Peder Fredricson qui peut se féliciter de l’évolution de Hansson son nouveau crack qui vient désormais épauler All In son cheval de tête dont la convalescence s’achève. Le champion d’Europe affichait donc un large sourire avec une victoire signée devant sa famille venue apprécier les charmes de la Rivieira. « J’ai eu des sensations fantastiques, j’ai pris un vrai plaisir à disputer cette épreuve ! La piste est grande, le tour était très intéressant et nous étions un nombre parfait au barrage. Nous avions tous des chevaux rapides, j’ai peut-être pris un peu plus de risques ? Je suis ravi, c’est une belle victoire et je pense déjà à la grande finale de Prague que j’espère disputer avec Hansson » a confié le vice-champion olympique de Rio de 46 ans.

Le classement complet ici.

 

Ben Maher à l’heure Madrilène

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Ben Maher (archives)

Surprise surprise pour l’étape Madrilène du Global Champions Tour qui s’est disputée ce samedi dans les magnifiques installations de Campo Villa. C’est un ex numéro 1 mondial qui est revenu sur le devant d’une scène dont il s’était durablement éloigné. Ben Maher, en effet, champion olympique par équipes aux Jeux olympiques à Londres en 2012 et vice-champion d’Europe en individuel en 2013, semble de retour après avoir déjà pointé le bout de son nez il y a quelques semaines à Shanghaï (deuxième du Grand Prix).

En terres ibériques cette fois, le Britannique ne s’est pas contenté d’un accessit. Il s’impose dans le Grand Prix avec Explosion W, un cheval tout en muscles et en rondeurs qui semble avoir pris une nouvelle dimension cette saison. Ben Maher sur son hongre de 9 ans par Chacco Blue, devance le Belge Nicola Philippaerts et l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar ex-aequo à la deuxième place en raison d’un chronomètre strictement identique.

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Ben Maher et Explosion W. Crédit photo Stefano Grasso /LGCT.

Du côté des tricolores, peu présents, on retiendra la contre-performance de Simon Delestre. Pourtant associé à Hermès Ryan, le Lorrain sort de piste pénalisé de douze points de pénalité concédés à l’issue d’un tour difficile. Simple baisse de forme ou problème physique ? Les prochaines prestations du couple seront à suivre de près.

Le classement complet, ici.

 

 

Danielle Goldstein crée la surprise à Estoril

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Danielle Goldstein (archives)

« Ayez la volonté et la persévérance, et vous ferez des merveilles » écrivait Benjamin Franklin en 1733. De volonté, elle ne manque pas. Danielle Goldstein, « Dani » pour ses amis, a franchi une marche de plus dans la réalisation de son rêve. La cavalière de 32 ans, américaine de naissance, naturalisée Israélienne en 2010, a remporté samedi le Grand Prix d’Estoril, étape portugaise du Longines Global Champions Tour.

Une victoire surprise pour la plupart des habitués du jumping mondial car Dani pointe seulement au 360ème rang mondial. Mais la cavalière des écuries Starwyn Farms LLC, basées en Floride réalise cette performance associée à Lizziemary jument de 11 ans par Cabri d’Elle, acquise en janvier de cette année, qui évoluait préalablement sous la selle de l’Irlandais Billy Twomey.

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Danielle Goldstein et Lizziemary. Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

Danielle Goldstein signe donc sa première victoire internationale dans un GP 5*. Un succès de bon augure dans son rêve fou de constituer une équipe Israélienne de saut d’obstacles pour les prochaines grandes échéances, les Jeux Equestres Mondiaux de  Tryon (USA) en 2018 et surtout les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

For Joy, pour le plaisir de Kevin Staut

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Kevin Staut et For Joy van’t Zorgvliet*HDC (archives)

Il y aurait beaucoup à dire de l’atypique étape monégasque du Global Champions Tour, notamment sur ce bac à sable de luxe qualifié de terrain de concours. Mais ils sont forts nos champions. Et notamment Kevin Staut, troisième du Grand Prix associé à For Joy van’t Zorgvliet*HDC. Le Normand signe sa meilleure performance de la saison avec ce fils de For Pleasure qui effectuait son premier Grand Prix 5* depuis 6 mois.

Le classement de l’épreuve ici.

Sergio Alvarez Moya remporte l’étape Cannoise du LGCT

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Sergio Alvarez Moya et Arrayan (archives). Cliquer pour agrandir.

Ce n’est pas une palme d’or mais ça y ressemble. L’Espagnol Sergio Alvarez Moya, associé à Arrayan a remporté samedi soir le Grand Prix du Longines Global Champions Tour de Cannes. Une victoire serrée en raison de la belle performance de Simon Delestre sur un Hermès Ryan retrouvé qui voit la victoire lui échapper pour une poignée de centièmes.

Aux petits soins. Marine, la groom de Simon Delestre veille précieusement sur Hermès Ryan des Hayettes. Crédit photo Stefano Grosso/LGCT

L’imperturbable Daniel Deusser complète le podium à la troisième place sur SX Hidalgo v. A retenir également la belle prestation de Roger-Yves Bost qui après avoir décroché sa qualification sur Pégase du Murier se qualifie au barrage avec Sydney Une Prince et se classe finalement 6ème (sur 10 barragistes) en raison d’un 4 points.

Le classement intégral du GP, ici.

Dernier Grand Prix et dernière victoire pour Casall

Casall

Casall en action (archives). Cliquer pour agrandir.

Casallissime. Jusqu’au dernier instant de sa carrière sportive, Casall Ask sera resté un cheval d’exception. Beau, excellent reproducteur et compétiteur hors norme, le cheval de tête et de cœur de Rolf-Goran Bengtsson a signé à Hambourg un nouvel exploit en remportant à 18 ans le Grand Prix LGCT de Hambourg, 6 ans après l’avoir déjà gagné. Le Holsteiner signe là sa 10ème victoire sur le circuit de Jan Tops.

Dans un scenario qui n’a rien à envier à Hollywood, une image furtive saisie par les caméras à elle seule résume le sentiment qui dominait dans les tribunes : un t-shirt blanc avec pour inscription « I love Casall« . Même Harrie Smolders, leader provisoire au barrage soudainement relégué à la deuxième place a semblé heureux de ce dénouement et de ce bouquet final offert par le fils de Caretino 2 avec une prestation marquée par une qualité de saut intacte malgré le poids des ans.

Dernier à s’élancer dans le barrage à cinq participants, la main de Rolf-Goran Bengtsson n’a pas tremblé. Aucune barre non plus. Casall a déroulé son tour avec une facilité déconcertante et un chronomètre abaissé de plus de deux secondes par rapport à celui d’Harrie Smolders. Surréaliste. Rolf-Goran Bengtsson peut avoir le cœur moins lourd. Il a offert la plus belle sortie de scène possible à son fidèle compagnon.

Le classement du GP, ici.

Kent Farrington, n°1 mondial et à Madrid aussi

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Gazelle et Kent Farrington. Crédit photo : Stefano Grasso / LGCT

Malin comme un singe et rapide comme une gazelle*, Kent Farrington qui rêvait dans sa jeunesse d’être jockey, a mis dimanche dans sa poche le superbe Grand Prix de l’étape Madrilène du Longines Global Champions Tour (LGCT).

A l’issue de l’épreuve qualificative et du Grand Prix en une manche, l’américain, numéro 1 mondial, s’est imposé au barrages sur Gazelle, jument de 11 ans par Kashmir van Schuttershof et Indoctro, devant Marcus Ehning (Prêt à tout) et Maikel van der Vleuten (VDL Groep Verdi).

A noter la très belle prestation d’Armitages Boy, 4ème sous la selle du cavalier de Lorenzo de Luca. L’Oldenbourg de désormais 15 ans semble connaître une nouvelle jeunesse depuis son arrivée dans les écuries Stephex. La monte toute en finesse de son pilote italien correspond parfaitement à l’étalon qui enchaîne les performances.

Côte tricolore, Julien Epaillard et Quatrin de la Roque réalisent la meilleure performance, avec un 4 points certes rapide mais qui les relèguent à la 14ème place.

*Le nom féminin gazelle est issu du mot Persan ghazâl, qui signifie « élégante et rapide ».

Le classement intégral du GP, ici.

LGCT Mexico : Martin Fuchs s’impose à l’issue d’une formule peu convaincante

Champagne célébration

Martin Fuchs, célèbre sa victoire. Crédit Stefano Grasso/LGCT

Certes. Il y a bien eu du beau sport sur l’immense pelouse de Mexico mais, il faut bien reconnaître que la victoire de Martin Fuchs dans le Grand Prix laisse sur sa faim. Non que les acteurs n’aient pas été bons mais parce que le scénario (le nouveau format du lGCT) dans lequel ils ont déroulé leur prestation était tortueux et presque ennuyeux.

Jan Tops aurait-il abusé des stupéfiants dont son pays a légalisé l’usage ? A moins qu’il n’ait forcé sur le champagne lorsqu’il a fêté son pacte contre-nature signé à la FEI ?? Toujours est-il que le patron du LGCT se permet bien des libertés avec les règles traditionnelles du sport et que cela peut être parfois contre-productif.

Passons sur les tenues vestimentaires imposées, les couleurs criardes, les vestes recoupées et leur surprenants cols mao sans oublier les noms d’équipe digne des animations du camping de Palavas-les-flots. Mais les règles de la compétition… quand même. Quel étonnant contre-sens de la part d’un homme d’affaires d’ordinaire si avisé. Que le LGCT veuille faire de l’argent, c’est son droit (même si le système des pay cards est interdit par l’article 115 du règlement de la FEI) mais, les actionnaires de ce circuit pensent-ils vraiment qu’ils vont faire de l’audience avec un règlement incompréhensible mêlant un pâle ersatz de Coupe des Nations à des qualificatives pour le Grand Prix ? Hallucinante conception où le respect des chevaux est secondaire face au nombre de tours à boucler ? Et que dire d’un Grand Prix où entre deux manches on peut changer de cheval comme l’a fait Simon Delestre, passant d’Hermès Ryan à Cheesall Zimequest ?

Non décidément cette première à Mexico, pays de contrastes entre ultra-riches et méga-pauvres, avait des allures d’extrencités de millionnaires. Il est temps de revenir au sport, le vrai. Avec un peu moins de paillettes et beaucoup plus de simplicité et de sérieux.

Le classement du GP, ici.

Reed Kessler : « En Europe vous n’avez pas besoin d’être millionnaire pour réussir »

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Reed Kessler

Ce n’est plus une vague, c’est un tsunami. Le petit monde du jumping international est entré en ébullition. La goute d’eau qui a fait déborder le vase est incontestablement l’annonce de la FEI de vouloir harmoniser le prix des engagement en Europe sur ceux des Etats-Unis, à la hausse, bien évidement. Trop c’est trop pour les cavaliers internationaux qui, les uns après les autres, de façon unanime, expriment leur désapprobation. Après NoelleFloyd.com, c’est un autre site anglophone de référence, worldofshowjumping.com, qui entre dans la danse pour se faire le porte-voix des cavaliers. Et l’opinion de Reed Kessler mérite qu’on s’y attarde d’autant plus que c’est son père, Murray, qui est depuis le mois de janvier à la tête de la fédération américaine des sports équestres (USEF).

Malgré ses 22 ans et son mètre soixante-cinq, Reed Kessler n’est pas la caricature d’une jeune américaine plus ou moins écervelée que des parents fortunés ont choisi d’occuper dans une activité bon chic, bon genre. Certes son père, a fait fortune dans l’industrie du tabac, suffisamment pour se retirer des affaires à 57 ans et se consacrer bénévolement à la passion de sa vie, l’équitation. Mais avec sa femme Teri, ils ont été des cavaliers amateurs passionnés et on transmis à leur fille la rigueur dans le travail, le sens de l’effort et de l’argent. Sans doute parce qu’ils sont issus eux-mêmes d’un milieu modeste.

Comme d’autres jeunes américaines Reed a fait le choix courageux de quitter très jeune sa famille, son pays et ses premiers coach, Katie et Henri Prudent, pour venir apprendre le métier en Europe, auprès des meilleurs, Marcus Ehning notamment. Depuis la jeune femme est restée. Elle s’est installée aux Pays-Bas même si elle continue à faire de nombreux aller-retour avec les USA.

Membre de l’équipe olympique de 2012, Reed Kessler a quitté ces dernières années le Top 30. Elle est actuellement 121ème au classement mondial. La fortune de son père pourrait lui permettre d’avoir un regard distancié sur la barrière financière qui se met en place dans le jumping de haut niveau. Et pourtant, rien de cela. Reed Kessler développe une approche lucide sur l’évolution de son sport. Elle considère notamment que le nouveau système mis en place par le Global Champions Tour constitue une menace pour l’intégrité de sa discipline en instaurant un cercle vicieux au profit des 15 meilleurs mondiaux. Reed Kessler est ouvertement critique sur le système américain que la FEI souhaite étendre à l’Europe. La jeune femme relève à titre d’exemple que l’an passé, malgré deux victoires dans deux épreuves qualificatives de niveau 5* à Wellington, elle est repartie du Winter Equestrian Frestival avec un bilan financier négatif.

Reed Kessler souligne que le jumping est notoirement plus accessible en Europe qu’aux USA et que c’est ce qu’elle aime, qu’il n’y a pas besoin d’être millionnaire pour réussir mais que la modification des droits d’engagement constitue une menace sur le caractère accessible de ce sport. « C’est un sport couteux, mais il doit rester ouvert à tous et il devrait y avoir des règles du jeu équitables. La personne qui part après moi dans le Grand Prix a la même chance que moi en dépit de son âge de son sexe, de sa situation financière. Nous sautons le même parcours et nous avons le même accès aux mêmes épreuves. Revenir là-dessus, c’est enlever tout ce qui fait le sport ».

Source : Worldofshowjumping.com

LGCT Doha : Bengtsson se fait une place au soleil

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Rolf-Goran Bengtsson et Casall (archives)

C’est son circuit préféré. Rolf-Göran Bengtsson a un faible pour le Global Champions Tour, son organisation parfaite et ses dotations records. Une nouvelle fois, le Suédois décroche la timbale grâce à son inoxydable Casall, incroyablement performant à17 ans. Un bonheur n’arrivant rarement seul, le scandinave réussit le doublé. Il remporte le Grand Prix de Doha et le circuit 2016 du LGCT. Outre les honneurs et l’arrosage au champagne, Rolf-Göran Bengtsson repartira des Emirats avec un joli chèque dans la poche. Les 148 500 € de dotation du GP (pour les faux frais) auxquels il faut ajouter le bonus de 1million € comme vainqueur de l’édition 2016 du circuit LGCT.

Le classement du GP ici.

Marcus Ehning, s’impose à Vienne

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Marcus Ehning et Comme il faut (archives)

A défaut d’un bal des conscrits, le Grand Prix Longines Global Champions Tour ce week-end à Vienne a tourné au bal des forfaits de Rio. Marcus Ehning en tête, associé à Comme Il Faut. Simon Delestre, sur un Chesall à la régularité de coucou suisse, monte sur la troisième marche du podium. Il est devancé par la surprenante Janne-Friederike Meyer sur Goja.

Il y a des choses plus importantes que l’équitation et le jumping. La famille par exemple. Depuis ce début septembre où il est devenu papa pour la quatrième fois, Marcus Ehning est sur un petit nuage. En bon père de famille, l’Allemand a ramené de quoi faire chauffer la marmite familiale en remportant les 99 000 € de gains alloués au vainqueur. Une victoire acquise une nouvelle fois sous la forme d’une démonstration d’équitation au barrage sur Comme Il Faut. On ne peut pas dire que l’étalon de 11 ans (Cornet Obolensky x Ratina Z) était sur le papier le favori. Ce n’était pas en tout cas celui qui en avait le plus sous le sabot en termes de puissance. Une carence amplement corrigée par un pilote d’exception qui permet à cet étalon Westphalien arrivé en 2013 dans les écuries de Marcus Ehning réaliser la meilleure performance de sa carrière internationale débutée avec l’Allemand.

Question marmite toujours, Janne Friederike Meyer (35 ans) devrait également être à l’abri des petites fringales. Les 60 000 € de dotation liés à sa deuxième place viennent s’ajouter aux gains glanés à l’occasion de sa troisième dans le Grand Prix 5* de Bruxelles début septembre sur Goja 27. Pas mal pour une cavalière qui pointe seulement au 77ème rang du classement mondial.

Accroché ces derniers temps aux podiums comme une moule à son rocher Simon Delestre n’a pas à rougir de son barrage. Premier des 11 barragistes à s’élancer, le Tricolore a mis d’entrée la pression sur ses concurrents par un tour rapide et sans pénalités, ce qui a mis la pression sur les autres cavaliers, les poussant parfois à la faute comme dans le cas de Rolf-Goran Bengtsson victime d’un inhabituel refus de Casall. Le Lorrain n’a toutefois, à juste titre, pas souhaité mettre dans le rouge Chesall. Un choix tactique raisonné qui le relègue à la troisième place.

LGCT of Vienna - Champagne celebrations: Marcus Ehning, Janne Friederike Meyer and Simon Delestre

Le podium de Vienne. Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

Autre Tricolore en lice, Kevin Staut sur Estoy Aqui de Muze HDC, prend une belle septième (une faute au barrage).

Le classement intégral du GP ici.

Harold Boisset toujours plus haut

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Harold Boisset et Quolita Z

Décidément il est bien l’une des principales valeurs montantes du jumping Tricolore. On se plaignait de ne pas voir poindre la relève dans le haut niveau mais celle-ci a désormais un nom et un visage : Harold Boisset. On ne reviendra pas sur le parcours atypique du Montpelliérain. En revanche il convient de s’attarder et de saluer sa réussite dans le grand bain.

Un grand bain des plus sympathiques puisqu’il s’agit du Longines Paris Eiffel Jumping dont la première et peut être dernière édition dans la plaine de Bagatelle aura été un grand cru. Pas de quoi émouvoir Harold Boisset à l’aise comme un poisson dans l’eau parmi l’élite mondiale. Dans un Grand Prix à 1,60m le cavalier du Centre Equestre de Montpellier-Grammont signe avec Quolita Z un sans faute en première manche puis, une barre et un refus dans la seconde. Pas mal du tout donc pour un début à ce niveau d’autant qu’il est sanctionné par une prometteuse 15ème place.

Un résultat des plus encourageant qu’il n’est pas isolé. Préalablement à l’épreuve phare du samedi, Harold Boisset a donné le ton dès le vendredi avec une victoire puis, une 4ème place le samedi à chaque fois dans une épreuve de vitesse à 145-150 sur T’Obetty du Domaine. Philippe Guerdat ne s’y est pas trompé. Ce client là est à suivre de près.

Interview les pieds dans l’eau pour Simon Delestre

Simon Delestre

Simon Delestre

Chapeau bas à Simon Delestre. Il est souvent difficile pour les athlètes français de sortir sans difficultés du périlleux exercice d’un entretien avec un média anglo-saxon. Et bien notre ex (mais peut-être futur) numéro 1 mondial l’a fait. Décontracté, en polo, les pieds dans l’eau et sur un fond de carte postale, notre cavalier lorrain préféré a démontré sa parfaite maîtrise de la langue de Shakespeare pendant plus de 7 minutes d’échange avec la chaîne You Tube du LGCT.

En résumé notre champion évoque bien sûr la « spécial atmosphère » qui sied aux grands rendez-vous dans l’hexagone. Evacuant la question de redevenir numéro 1 Simon Delestre a logiquement affirmé que son objectif premier et immédiat, ce sont les Jeux de Rio. le français pourra s’appuyer sur un piquet de choix avec certes Ryan et Qlassic, deux machines à sans faute, mais aussi sur Chesall qui bien que moins expérimenté a connu une très belle progression et qui est aujourd’hui très compétitif.

« I am a fighter » (pas besoin de traduction) lâche Simon Delestre au tournant d’une phrase mais derrière le combattant redoutable se cache un cavalier pudique dont l’entourage familial constitue la force. La « french riding star » n’a pas manqué de saluer ses talentueux camarades et l’émulation qui règnent chez chez les tricolores qui contribue à faire de la France une nation forte en équitation.

Festival Scott Brash à Cannes

Scott Brash et Hello Forever. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT.

Scott Brash et Hello Forever. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT.

En équitation, c’est un peu comme en politique tant qu’on est en vie , on n’est jamais fini. Scott Brash l’a démontré samedi soir dans le GP LGCT de Cannes. L’ex numéro 1 mondial a certes reculé dans le classement mondial (5ème) mais son génie n’est en rien altéré comme aurait pu le laisser croire son absence des podiums ces derniers mois. En selle sur Hello Forever (tout un programme), l’Ecossais s’impose dans l’une des étapes les plus courues du Global en signant le barrage le plus rapide devant Edwina Tops-Alexander (Lintea Tequila) et Daniel Deusser (Equita), 3ème.  

Bosty confirme sa régularité en réalisant la meilleure performance tricolore (0+0+0) sur Sangria du Coty (4ème). Privé de barrage, Kevin Staut (For Joy HDC) n’est pas bien loin. Il prend la 7ème place. Petite contreperformance pour Simon Delestre sanctionné de 8 points dans la première manche sur Chesall alors que Fabrice Dumartin confirme le potentiel de Cannavaro et sa place en CSI 5* avec un petit 4 points, toujours en première manche.

Le classement complet ici.

Simon Delestre ne lâche rien

Simon Delestre on Chesall Zimequest

Simon Delestre à l’issue de son tour sur Chesall Zimequest. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT

Engagé ce week-end à l’autre bout de la planète dans le LGCT de Shangaï, Simon Delestre a démontré toute sa détermination à ne rien lâcher tant dans son statut de numéro 1 mondial que dans celui de prétendant naturel à une médaille en individuel aux Jeux Olympiques de Rio qui se dérouleront désormais dans moins de cent jours.

Déçu de sa dixième place dans le Grand Prix majeur du samedi soir liée à une petite touchette des postérieurs de Chesall Zimequest en fin de parcours, le Lorrain a remis les pendules à l’heure dès le lendemain en remportant avec le même cheval le Prix de la ville de Shangaï (épreuve 1,50-1,55m avec barrage).

Riche de trois chevaux très compétitifs, Simon Delestre a dévoilé son plan de bataille à nos confrères de l’Eperon. Sans surprise Qlassic et de Ryan bénéficieront d’un programme sur mesure destiné à les amener dans la meilleure condition possible à Rio. A Chesall  du coup d’assurer les grosses épreuves sur le lucratif circuit du Global Champions Tour. Quatrième cartouche, Stardust se consacrera aux épreuves intermédiaires.

LGCT Anvers : Simon Delestre et Qlassic en mode démonstration

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Simon Delestre et Qlassic Bois Margot (archives)

Vainqueur l’an passé du Grand Prix avec Ryan des Hayettes, Simon Delestre promu entre temps numéro 1 mondial a fait parlé ses galons dans la grosse épreuve (1m50-1m55) de fin de soirée de ce vendredi au Longines Global Champions Tour d’Anvers. Le Lorrain en selle sur un Qlassic Bois Margot aussi bondissant que respectueux s’est montré le plus véloce des 10 barragistes. Très en forme également, Pénélope Leprevost et Vagabond de la Pomme prennent la deuxième place qu’ils partagent avec Bertram Allen et Romanov arrivés dans le même centième.

Dernier à s’élancer au barrage, Patrice Delaveau, pénalisé d’une faute de Léontine Ledimar Z*HDC prend la septième place. Victime d’une incompréhension inhabituelle avec sa toute bonne Fine Lady 5, Eric Lamaze contraint à l’abandon au barrage termine 10ème.

La suite demain samedi à un horaire atypique (18h45) pour le Grand Prix retransmis en direct sur Equidia et en streaming sur le site internet du LGCT.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

La FEI ne renonce pas à interdire la Global Champions League

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Jan Tops, fondateur du Global Champions Tour en compagnie de son épouse, Edwina Tops-Alexander

En novembre dernier, le bureau de la FEI avait fait part de sa détermination à utiliser tous les moyens légaux dans le bras de fer qui l’oppose au Global Champions Tour de Jan Tops dans l’organisation d’épreuves par équipe. Les instances internationales sont passées à l’acte après le déroulement des deux premières épreuves de la Global Champions League qui se sont déroulée dernièrement à Miami et Mexico. Un chef de piste et un juge ont été suspendus pour six mois, conformément à la mise en garde qui avait été adressée à tous les officiels de la FEI.

Rob Jansen et Rogier van Lersel sont sanctionnés pour avoir officiés lors d’un événement non autorisé par la FEI après avoir demandé une dérogation qui leur a été refusée. Le litige ne devrait pas en rester là. Il viendra grossir l’épais dossier du contentieux FEI-LGCT qui devrait connaître des rebonds devant la Belgian Competition Authority (BCA).

La parade mise en œuvre par la FEI pour tenter de conserver son exclusivité sur le format des épreuves par équipe peut toutefois apparaître comme bancale sur deux points. Le premier est que seuls les officiels ont été sanctionnés alors que les cavaliers et leurs chevaux ont été autorisés. Le deuxième porte sur la motivation de la FEI à savoir, « assurer le bien-être des chevaux et des athlètes ».

Juridiquement, la FEI assoit sa décision sur le fait que si la Cour d’Appel de Bruxelles a effectivement confirmé, la suspension de la clause d’exclusivité de la FEI par autorités belges de la concurrence de Bruxelles (à la suite d’une plainte du LGCT), il n’y aurait pas eu en revanche d’examen au fond de l’affaire et que, la décision de ne serait pas applicable en dehors de la Belgique.

Il convient par ailleurs de rappeler que différentes fédérations sportives internationale ont demandé un arbitrage à la Commission européenne, gardienne du principe de concurrence libre et non faussée sur lequel s’appuient les organisateurs du LGCT. La question de fond étant de savoir l’étendue des atteintes possibles à ce principe en matière de sport.

La Global Champions League se déroule dans le cadre des 15 étapes du Longines Global Champions Tour, forte de 12 équipes dont les couleurs sont défendues à chaque fois par deux cavaliers. Ce nouveau format d’épreuve a été décliné pour la première fois le 10 avril, sur la plage de Miami. Pour rendre le dispositif attractif, le LGCT a cassé sa tirelire : 7,5 millions d’euros entre la dotation des épreuves et le classement général. A titre d’exemple l’épreuve de Miami était dotée à hauteur de 200 000 € dont 60 000 € au duo vainqueur (40 000 € aux deuxièmes, 26 000 € aux troisièmes …)

LGCT : Mexico City rime avec Bosty

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Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

Derrière sa fausse nonchalance et son style si particulier, notre Roger-Yves Bost national est un redoutable compétiteur. Sa longévité au plus haut niveau, son palmarès parlent pour lui. Et si des jeunots, la goutte de lait au bout de nez, en doutaient un peu, le cavalier de Barbizon en remportant le premier Grand Prix LGCT de Mexico l’a rappelé de la plus belle des manières. Il devance dans l’ordre Jos Verlooy (Caracas), Bertram Allen (Hector van d’Abdijhoeve) et  Christian Ahlmann (Epleasure van’t Heike).

 A quelques mois des jeux de Rio, Bosty et son cheval de tête de 12 ans, Quoud’Coeur de la Loge, nous ont plus que rassuré. Ils ont confirmé un formidable potentiel, mis en valeur par une piste superbe, … aux dimensions olympiques.

Car la victoire du Français s’est faite sur la distance. Deux manches et un barrage, il fallait en avoir un peu sous les sabots et sous la bombe. Non seulement les prestations de Bosty et de Quoud’Coeur ont gagné en fluidité et en aisance au fil des tours mais le champion d’Europe 2013 s’est révélé fin stratège au barrage dans son choix de foulées et dans ses prises de risque.

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Comme un petit air de Bostymania flotté sur Mexico à l’issue de la victoire du Tricolore. Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

Omniprésent ces derniers temps dans les classements, Christian Ahlmann échoue cette fois au pied du podium mais glane au passage suffisamment de points pour devenir selon toute vraisemblance le nouveau numéro 1 mondial dès le mois prochain.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

Destination Mexico

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Le site militaire de Campo Marte, au coeur du parc urbain Chapultepec, a accueilli en 1968, à l’occasion des Jeux Olympiques, les épreuves de jumping et de dressage. Credit photo LGCT/Stefano Grasso.

Bienvenidos. A 3 heures de vol de Miami, le Longines Global Champions Tour (LGCT) pose cette semaine ses valises à Mexico. Après l’Asie et le Moyen-Orient, c’est une nouvelle région du monde qui vient compléter le carnet de destinations du LGCT. Un choix qui ne relève pas tout à fait du hasard. L’Asie, les USA et l’Amérique du Sud sont considérées comme des cibles à fort potentiel en termes d’audience TV et donc de recettes.

Loin de ces considérations bassement mercantiles, le LGCT par les importantes dotations de ses épreuves a réussi à attirer du beau monde dans un nouveau site d’exception au coeur de la mégalopole mexicaine. On n’attire pas les mouches avec du vinaigre ! Les deux seuls tricolores présents, Bosty et Kevin Statut défendront crânement leurs chances dans le Grand Prix qui se disputera samedi soir à 22h, heure française (15 heures locales). A l’inverse du terrain rikiki du Miami, les belles dimensions du superbe terrain en herbe sur fond de gratte-ciels de Campo Marte, constituera un superbe écrin pour du beau sport.

Diffusion en direct sur Equidia à 21h50 et en streaming live sur le site du LGCT.

La liste complète des engagés, c’est ici.

 

 

Miami : la victoire pour Edwina, l’espoir pour McLain Ward

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Edwina Tops-Alexander et Lintea Tequila. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT

Décalage horaire oblige, il fallait être patient et motivé samedi soir pour suivre en direct l’étape américaine du Longines Global Champions Tour. Le cadre exceptionnel de l’événement, la plage et le soleil de Miami, il est vrai incitaient à un petit effort. Au-delà de l’exotisme de la destination et de la victoire d’Edwina Tops Alexander, on retiendra surtout la prestation de HH Azur, la jument de McLain Ward (2ème) et la régularité de Christian Ahlmann encore et toujours au prix (3ème), cette fois associé à Epleasure.

N’attendez pas d’Edwina Tops-Alexander qu’elle regrette les dimensions étriquées de la piste. Non seulement elle est l’épouse de l’organisateur mais ce format a parfaitement réussi à Lintea Tequila, sa jument de 12 ans avec laquelle elle aura été l’auteur du plus rapide des six double sans faute.

Il faut dire que l’Australienne en soif de victoire n’a pas ménagé sa peine. Elle réussit à devancer Mclain Ward qui pensait bien avoir mis le Grand Prix dans sa poche après un superbe barrage sur HH Azur. L’Américain peut toutefois garder le sourire. Il a sous sa selle une jument exceptionnelle susceptible de l’emmener très, très loin.

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McLain Ward et HH Azur. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT

Médaillé d’or par équipe aux Jeux Olympiques de 2004 et 2008, McLain Ward, pense à juste titre avoir enfin trouvé, avec HH Azur, une digne héritière à Sapphire. Rothchild lui a permis de rester au plus haut-niveau et d’engranger de beaux résultats (dont une 5ème place aux JEM de Normandie) mais le hongre à 15 ans est désormais sur une pente descendante. En mai 2015 McLain fait l’acquisition d’Azur Garden’s Horse. La jument belge de 9 ans à l’époque née chez Nathalie Beaufort est rebaptisée HH Azur, la signature de son sponsor, Hunter Harrison, le propriétaire de Double H Farm. En toute logique HH Azur et McLain Ward devraient défendre les couleurs américaines à Rio avec l’espoir avoué de ramener une médaille.

Du côté des Tricolores, seuls deux d’entre eux avaient fait le déplacement pour la Floride. Kevin Staut, pénalisé d’une barre dans la première manche sur Elky van het Indihof HDC,une jument de 12 ans par Toulon, rectifie le tir de belle et convaincante manière dans la deuxième. Son sans faute aussi propre que très rapide lui permet d’accéder à la 7ème place. Jour sans en revanche pour Roger-Yves Bost et Qoud’Coeur de la Loge sanctionnés de 13 points dans la première manche.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

La mondialisation de l’équitation, façon Jan Tops

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Jan Tops et son épouse, Edwina Tops-Alexander

Les requins chassent en meute. L’entrée au capital (50%) du Global Champions Tour du milliardaire américain Franck McCourt à l’été 2014 n’avait pas vraiment l’allure d’une action caritative sinon désintéressée. Ce duo de choc entre un redoutable homme d’affaires américain et un très futé marchand et organisateur Batave de concours sentait le souffre. Et c’est la FEI, la première qui vient de s’y bruler les doigts. Habilement amenée sur le terrain miné du respect de la libre concurrence, la fédération sportive, véritable fossile juridique dans le monde des affaires, a été déboutée sur ce qui constitue la pierre angulaire du mouvement sportif : la clause d’exclusivité sur les licenciés.

Les organisateurs du Global Champions Tour, circuit de CSO le plus doté au monde, ont annoncé dans un communiqué en date du 22 octobre que la Cour d’Appel de Bruxelles a confirmé la décision des autorités belges de la concurrence qui autorise le Global Champions Tour à lancer en 2016 une nouvelle formule par équipe, la Global Champions League, en dépit de la clause d’exclusivité revendiquée par la Fédération équestre internationale.

La Cour d’Appel de Bruxelles appuie sa décision sur le fait que la FEI n’aurait pas réussi à démontrer que la suspension de cette clause peut lui cause un préjudice grave et irréparable et donc que son respect est indispensable. L’affaire est-elle close juridiquement ? On attend impatiemment la réaction de la FEI.

A cet égard, le témoignage de Pierre Durand dans les colonnes de Grand Prix Replay apporte un éclairage intéressant au dossier. L’ancien président de la FFE et candidat l’an passé à la tête de la FEI (où il a été battu par le belge Ingmar de Vos) y fait part de son hostilité à l’offensive du GCT.  » Je suis tout à fait d’accord avec l’action menée contre le Global Champions Tour qui souhaite créer un circuit avec un système d’équipes privées. C’est un circuit qui prendrait beaucoup trop de place face aux concours mettant en valeur les sélections nationales qui sont, à mon avis, primordiales dans ce sport » indique l’ancien champion olympique. En effet, dans la formule à la sauce hollandaise proposée par le GCT, les cavaliers ne seraient plus regroupés par pays (comme pour les Coupes des Nations) mais par équipes de 4 cavaliers aux couleurs d’un partenaire.

Effacement des nations, affaiblissement des Fédérations, dérégulation, le monde de l’équitation semble rattrapé par la mondialisation. Ce phénomène si décrié et soit disant irréversible qui partage les individus en deux camps. Ceux qui y gagnent et, ceux qui y perdent.

3ème place pour Kevin Statut et Silvana HDC au GCT de Vienne

Kevin Staut on Silvana HDC

Kevin Staut et Silvana HDC. Crédit photo Stefano Grasso/LGCT

La très austère ville de Vienne avait pris quelques couleurs ce week-end avec l’étape du Global Champions Tour. A défaut d’école espagnole, c’est l’école portugaise qui a assuré le spectacle. A l’issue d’un barrage à trois, Luciana Diniz en selle sur Winningmood s’est révélée la meilleure avec un sans faute plus rapide que celui d’Harrie Smolders Harrie associé à Don VHP Z. Premiers à s’élancer et donc contraints à prendre tous les risques, Kevin Staut et Silvana HDC, pénalisés de deux barres montent sur la troisième marche du podium.

Concours pluvieux, concours heureux. Malgré une pluie froide et insistante cette étape autrichienne aura fait beaucoup d’heureux, notamment dans le trio de tête. A son habitude, Luciana Diniz est sortie de piste avec un grand sourire et en envoyant des baisers à la volée à un public peu habitué à l’exubérance latine mais aussi à Édouard de Rothschild, heureux propriétaire de l’étalon fils de Darco.

Kevin Staut avait également la tête des bons jours. Au four et au moulin pour marquer les points nécessaires pour rester dans le top 20 des meilleurs cavaliers mondiaux, l’ex numéro 1 français a réalisé son objectif. Le résultat est acquis qui plus est grâce à sa jument fétiche qui semble aujourd’hui avoir renoué avec la plénitude de ses moyens.

Le classement intégral du GP ici.

Simon Delestre au Tops de sa forme

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Simon Delestre et Qlassic Bois Margot (archives). Cliquer pour agrandir.

15/08/2015. De bon augure. Simon Delestre a signé ce samedi sur Qlassic Bois Margot une prometteuse deuxième place dans le Grand Prix LGCT du CSI 5* de Valkenswaard. Le nom est imprononçable et peu parlant pour des Français pas toujours très forts en géographie. On retiendra donc plutôt que cette 12ème étape du Global Champions Tour se déroulait aux Pays-Bas dans le jardin du fondateur et grand organisateur du Global Champions Tour, Jan Tops.

Dans des conditions climatiques difficiles, une pluie diluvienne, la victoire est revenue à l’Allemand Marco Kutscher, sur son étalon bai de 13 ans Van Gogh. Le podium est complété par le Qatari Bassem Hassan Mohammed sur sa jument Eurocommerce California.

Tout semble sourire à Simon Delestre ces derniers mois. Tous frais numéro 1 français, le Lorrain avec cette deuxième place abordera les épreuves d’obstacles du Championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle dans quelques jours avec un mental gonflé à bloc. Il fera donc parti des cavaliers à suivre au même titre que Kevin Staut, très déterminé, sans oublier Pénélope Leprevost particulièrement affûtée. De quoi susciter une belle et saine émulation au sein d’une équipe de France dont on attend beaucoup.

Les résultats complets du Grand Prix ici.

Simon Delestre sur la 3ème marche du podium à Londres

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Simon Delestre et Qlassic Bois Margot (archives). Cliquer pour agrandir.

On ne l’attendait plus mais finalement c’est Rolf Göran Bengtsson qui, en vieux renard expérimenté, a remporté le Global Champions Tour de Londres sur son cheval de tête vieillissant mais toujours vaillant, Casall Ask (16 ans). Le Suédois, malheureux quatrième lors des Jeux Équestres Mondiaux en Normandie avec cheval le même s’impose devant John Whitaker (Argento) et Simon Delestre en selle sur Qlassic Bois Margot dans un barrage à 12 concurrents. 2015 est décidément un bon cru pour le cavalier Lorrain qui enchaîne les performances cette saison dont une victoire au Global champions Tour d’Anvers et une première place dans le prestigieux GP d’Aix-la-Chapelle avec Ryan des Hayettes.

Côté Tricolore, on notera également les prestations porteuses d’espoir de Pénélope Leprevost 8ème sur sa quasi-poneytte (1,57m) Ratina d’la Rousserie, et la 13ème place d’Orient Express HDC auteur d’une faute en 1ère manche mais particulièrement bondissant et énergique.

Le classement intégral ici.

Silvana*HDC et Kevin Staut ouvrent le bal au Global de Londres

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Kevin Staut et Silvana HDC (archives)

Kevin Staut sur sa fidèle Silvana*HDC s’est imposé ce vendredi dans la grosse épreuve de la journée (1,50m) de l’étape londonienne du Global Champions Tour (CSI 5*). Sous une pluie battante très britannique le Français a signé le chrono le plus rapide des 12 barragistes sur les 47 partants. Voir flotter les couleurs tricolores dans la capitale anglaise est toujours un plaisir. Merci à la belle grise et à son pilote. Patrice Delaveau également en forme prend la 3ème marche du podium avec Carinjo HDC alors que Pénélope Leprevost se classe 10ème associée à Nice Stéphanie.

Le classement complet de l’épreuve ici.

Conrad de Hus et Gregory Wathelet à l’honneur à Chantilly

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Gregory Wathelet et Conrad de Hus (archives). Cliquer pour agrandir.

Gregory Wathelet a remporté samedi le Grand Prix du Longines Global Champions Tour de Chantilly sur Conrad de Hus, son étalon de 10 ans par Con Air. Le Belge s’est imposé dans un barrage à trois face à Abdelkebir Ouaddar, 2ème sur Quickly de Kreisker et, Pénélope Leprévost, 3ème, en selle sur Vagabond de la Pomme.

Ce succès est le bienvenu pour Gregry Wathelet, champion de Belgique 2013, à un mois de l’Euro d’Aix-la-Chapelle, où l’équipe belge tentera de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio.

Le classement complet ici.

CSI5* de Monaco : John Whitaker, l’inoxydable

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Victoire arrosée pour Scott Brash (au centre) grâce à John Whitaker (à gauche) et Emanuele Gaudiano (à droite). Crédit photo Stefano Grasso/LGCT.

Ça finirait presque par être lassant. Un peu comme en Formule 1 quand une écurie et un pilote dominent outrageusement tous les autres. Du suspens, il y en a eu pourtant pour l’étape Monégasque du Longines Global Champions Tour de ce week-end. Enfin, jusqu’à l’entrée en piste de Scott Brash. L’Ecossais semble abonné aux podiums … comme une moule accrochée à son rocher. Le numéro 1 mondial, pied au plancher, surclasse les 9 autres barragistes sur un cheval moins connu du grand public : Hello M’Lady, une jument de 9 ans par Indoctro et Baloubet du Rouet. La deuxième et troisième place respectivement de John Whitaker (Argento) et de l’Italien Emanuele Gaudiano (Admara 2) constituent en revanche une bonne surprise. Kevin Staut se classe 10ème avec une Elky van het Indihof*HDC très à l’aise.

John Withaker, c’est plus qu’un nom générique de champions et un palmarès plus long qu’un jour sans fin. C’est une personnalité atypique à la bière facile, qui fêtera ses 60 ans le 5 août prochain mais, qui n’en reste pas moins un redoutable compétiteur. L’ancien cavalier de Milton, rival légendaire de Jappeloup, affiche une incroyable longévité au plus haut-niveau avec plus de quatre décennies de carrière. Depuis un an, avec un piquet de chevaux renouvelé, il signe un retour remarqué dans les plus belles épreuves malgré une grave accident vasculaire cérébral survenu en 2000 et qui l’aura tenu éloigné des concours pendant une année.

 » Je pense que plus le temps passe et plus je ressens du stress » déclarait dernièrement l’ainé de la fratrie Whitaker. « Quand j’étais plus jeune, cela m’importait peu, mais aujourd’hui, il y a beaucoup plus de pression car on m’attend au tournant ». Heureusement, les pressions et les courbes serrées figurent parmi les spécialités du cavalier Britannique.

Le classement intégral du GP ici.

Festival Leprevost au CSI de Cannes

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Pénélope Leprevost et Ratina d’la Rousserie. Crédit photo : Stefano Grasso / LGCT

Pénélope Leprevost est montée sur la plus haute marche du podium ce week-end à Cannes. En selle sur Ratina d’la Rousserie, la Normande s’est imposée dans le Grand Prix de la sixième étape du Longines Global Champions Tour devant Rolf Göran Bengtsson (Casall Ask) et Luciana Diniz (Fit For Fun). Dans le camp Tricolore, Simon Delestre confirme sa forme du moment en accrochant la 7ème place avec Qlassic Bois Margot.

C’est bien d’une victoire surprise qu’il faut parler puisque Pénélope Leprevost confiait à l’issue de la compétition qu’elle n’avait pas prévu initialement de venir à Cannes et qu’elle a changé d’avis à la dernière minute. Belle intuition féminine en tout cas car peu auraient misé sur une victoire de la Française. A dix ans, Ratina d’la Rousserie, une petite (1,57 m) jument très bondissante et d’une grande action, disputait à Cannes son quatrième Grand Prix 5*. « Je ne suis jamais allée aussi vite avec elle. Il faut dire qu’elle est assez chaude et que mon travail consiste à la calmer et là, je crois que j’ai cassé tout mon travail ! » a avoué en souriant sa cavalière.

Double sans faute le week-end dernier à Saint-Tropez, Ratina d’la Rousserie une fille de Quaprice Bois Margot, propriété de Geneviève Mégret, aura crevé l’écran à Cannes en signant une victoire acquise après un triple sans faute.

Le classement intégral ici.

Ben Maher, pour le plaisir des yeux

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Ben Maher et Aristo Z. Crédit photo : Stefano Grasso /LGCT

Il est des victoires qui font particulièrement plaisir. C’est le cas de celle de Ben Maher qui s’est imposé avec Aristo Z dans l’épreuve de clôture (1m50) de la deuxième journée du l’étape cannoise du Longines Global Champions Tour. L’ex numéro 1 mondial ne pointe plus aujourd’hui qu’au 36ème rang mondial. Cette mauvaise passe est-elle en train de se refermer ? C’est tout ce qu’on peut espérer pour le Britannique qui, après avoir signé hier une 5ème place dans la grosse épreuve du jour, à réussi ce soir, et la performance n’est pas des moindres, de devancer d’une seconde au barrage son compatriote Scott Brash sur son cheval de tête, Hello Annie. A noter côté Tricolore la belle 3ème place ex-aequo de Pénélope Leprevost et de Nice Stéphanie qui bouclent le barrage dans un temps strictement identique à celui de Christian Ahlmann (Reavnir).  La promenade des Anglais va-t-elle se poursuivre pour la dernière journée de compétition ? Réponse demain !

Le classement intégral ici.

Ben Maher on Aristo Z

Ben Maher on Aristo Z – Crédit photo : Stefano Grasso /LGCT

LGCT de Shanghaï : Harrie Smolders mène le GP à la baguette

Harry Smolders celebrates his victory in Shangai Longines Global Champions Tour

Crédit photo : Stefano Grasso LGCT

Harrie Smolders s’est imposé ce week-end à Shanghaï dans le Grand Prix de l’étape chinoise du Longines Global Champions Tour. Le Néerlandais en selle sur Regina Z, une jument de 15 ans, a remporté l’épreuve phare devant Pius Schwizer (Caretina de Joter) et Michael Whitaker (Viking). Déception en revanche dans le camp tricolore où aucun des trois cavaliers qui avaient fait le (long) déplacement (Kevin Staut/ Qurack de Falaise, Simon Delestre/Stardust Quinhon, et Alexis Borrin/ Marlou des Etisses) ne s’est qualifié pour la seconde manche.

Harrie Smolders on Regina Z

Harrie Smolders et Regina Z – crédit photo Stefano Grasso/LGCT

Le classement intégral du GP ici.

LGCT de Madrid : Philippe Rozier s’invite sur le podium

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Philippe Rozier et Rahotep de Toscane (archives). Cliquer pour agrandir

Si Luciana Diniz a remporté sur son fidèle Winningmood l’étape Madrilène du Longines Global Champions Tour en signant le seul double sans faute, la vraie surprise et performance est venue de Philippe Rozier sur Rahotep de Toscane. Bénéficiaire d’une wild card le Français s’est emparé de la deuxième place sur son étalon de 10 ans par Quidam de Revel.

Très régulier dans sa progression Rahotep de Toscane, sous la selle de Philippe Rozier depuis l’âge de 5 ans, confirme son tout son potentiel dans une épreuve particulièrement sélective en raison d’un plateau de cavaliers et de chevaux particulièrement relevé (1ère manche en vidéo ci-dessous). A l’issue de l’épreuve, le cavalier Bois-le-Roi, tout heureux, confiait avoir le sentiment de vivre un rêve et d’avoir retrouvé ses 20 ans.

Le classement intégral ici

LGCT Anvers : un diamant nommé Ryan

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Avec cette première victoire en GP LGCT, Ryan des Hayettes (archives) confirme son entrée, malgré sa petite taille, dans la cour des grands chevaux de CSO. Cliquer pour agrandir.

Simon Delestre a remporté ce samedi 25 avril sur Ryan des Hayettes le Grand Prix LGCT de Anvers (Belgique), deuxième étape du Longines Global Champions Tour. A l’issue de deux manches, le Français s’est imposé dans un barrage à six. Simon Delestre a su être le plus rapide des trois seuls sans fautes. Il réussit la performance d’être plus véloce que Hans-Dieter Dreher sur son redoutable étalon Embassy II (2ème) et grille la politesse à Edwina Tops-Alexander (3ème), particulièrement bien équipée avec Lintea Tequila.

Simon Delestre on Ryan Des Hayettes

Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

De son côté, Kevin Staut accroche une belle 7ème place avec une nouvelle jument très prometteuse, Elky van het Indihof, une fille de Toulon de 11 ans.

Le classement intégral ici.

Week-end de rêve à Miami avec le Global Champions Tour

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Crédit photo : Stefano Grasso / LGCT

Le Global Champions Tour, circuit le mieux doté au monde, fait étape cette semaine, du 2 au 4 avril, à Miami (Floride). Plus précisément sur la plage de Miami. Un plateau sportif toujours aussi alléchant et un cadre exceptionnel, rien ne devrait manquer pour le plaisir des yeux. Stefano Grasso, le maître photographe italien attitré du circuit a déjà commencé à réaliser de superbes clichés.  Les épreuves, et notamment le Grand Prix de dimanche, seront retransmises par Eurosport et Bein Sport. Pour tous les autres, le site internet du Global offrira une diffusion en streaming.

Scott Brash remporte in extremis l’édition 2014 du Global Champions Tour

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Scott Brash, heureux vainqueur du circuit LGCT 2014 – (Photo: Stefano Grasso/LGCT)

A égalité de points avec Rolf-Göran Bengtsson (242) Sott Brash a été déclaré vainqueur de l’édition 2014 du LGCT par son nombre de victoires sur le circuit. Troisième, Ludger Beerbaum, n’est séparé du duo de tête que d’un seul petit point. Autant dire que tout s’est joué dans un mouchoir.

Si l’Écossais et numéro 1 mondial fait main basse sur la cagnotte de 294 500 euros, celui qui aura marqué les esprits par sa performance et sa trajectoire ascendante, c’est incontestablement Rolf-Göran Bengtsson sur son fidèle Casall As . On disait le couple en forme, ils l’ont prouvé de la plus belle des manières en remportant haut la main le très relevé Grand Prix de Doha (le classement complet ici) à l’issue d’un triple sans faute en terres Qataries.

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Actuel 13ème au classement mondial permanent, Rolf-Göran Bengtsson est sans conteste l’homme fort de la fin de saison 2014

Dans cette épreuve ô combien sélective deux chevaux ont fait sensation. Fit For Fun 13 d’une part, l’agile et bondissante de la Portugaise Luciana Diniz, a révélé des qualités qu’on ne soupçonnait pas et qui laisse présager d’un bel avenir. 

Qoud’Coeur de la Loge, d’autre part, sous la selle de Bosty a confirmé que sa victoire dans le GP Coupe du Monde de Lyon n’était pas un accident et que l’étalon pourrait bien constituer une digne relève de Myrtille Paulois. Avec un parcours sans pénalité dans la première manche et une petite barre dans la seconde, le couple s’empare de la 9ème place et signe la meilleur performance tricolore.

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Bosty et Qoud’Coeur de la Loge (Photo: Stefano Grasso/LGCT)

Casall Ask, meilleur cheval de la finale du Global Champions Tour ?

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Rolf-Goran Bengtsson et Casall Ask – JEM 2014 –

Doha accueille ce week-end la quatorzième et dernière étape de l’édition 2014 du Longines Global Champions Tour, circuit de CSO le plus doté au monde avec 1,7 millions d’euros à répartir entre les dix-huit meilleurs. Arithmétiquement, le vainqueur sera issu du trio de tête du classement provisoire à savoir Ludger Beerbaum (1er), Rolf-Goran Bengtsson (2ème )et Scott Brash (3ème).

Dans un entretien accordé aux organisateurs (GCT), les trois prétendants au titre 2014 ont livré leur sentiment avant l’affrontement final. Suite à un épisode de coliques, Ludger Beerbaum a fait le choix de ne pas monter Chiara 222, sa jument de tête, et de se rabattre sur Zinedine, un cheval qu’il estime d’un niveau inférieur à Hello Sanctos, la monture olympique de Scott Brash et surtout à Casall Ask dont la prestation aux JEM a été selon l’allemand « incroyable ».

Scott Brash vainqueur du GCT 2013 juge qu’en dépit de son relatif handicap, « Ludger est l’homme à battre« . Le britannique souligne également la très grande qualité d’un Casall Ask au sommet de sa forme.

Echaudé peut être par une quatrième place sans lauriers à Caen, Rolf-Goran Bengtsson joue les modestes. Le suédois reconnaît que son étalon Holsteiner de 15 ans est un cheval expérimenté au mieux de sa forme suite à une pause après les JEM, plus à l’aise sur les grandes pistes comme à Doha. Prudent, Bengtsson ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué : « nous allons simplement essayer de faire sans faute dans le premier tour du Grand Prix et nous verrons comment ça se passe.  » Réponse samedi.

Le Global Champions Tour prend la main sur la FEI

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Crédit photo : Stefano Grasso/Longines Global Champions Tour

A l’occasion de l’étape de Vienne, les organisateurs du Longines Global Champions Tour ont indiqué  que la saison 2015 du circuit sera marquée par l’introduction d’épreuves par équipes. Ce qui est bon pour l’audience et les retombées financières est-il bon pour les sports équestres ? Pas sûr. Cette annonce unilatérale place au pied du mur la FEI qui semble totalement dépassée par un organisateur privé qui, après avoir marginalisé les Coupes des Nations, édicte désormais dans son coin ses propres règles de compétition.

On ne connait pas encore dans le détail les règles des nouvelles épreuves que souhaite mettre en place les organisateurs du LGCT. Celles-ci devraient être rendues publiques lors de la finale du Longines Global Champions Tour 2014, à Doha du 13 au 15 novembre. On sait juste que le principe est inspiré du football, avec des équipes composées de quatre cavaliers issus du Top 30, sans lien avec une nationalité.

La référence au football, et à son argent qui coule à flots, n’est pas innocente. On comprend que les meilleurs cavaliers du moment s’en lèchent par avance les babines (vidéo) puisque les seules dotations de ces épreuves par équipe seraient de 7,5 millions d’euros par saison, ce qui porterait la dotation totale annuelle du LGCT à 20 millions de dollars.

La prise de contrôle de 50% des parts du LGCT (pour un montant resté confidentiel) par Frank McCourt en juin dernier fait donc sentir ses premiers effets. Le milliardaire s’était fait une très belle réputation outre-atlantique en 2012 en revendant l’équipe professionnelle de baseball les Los Angeles Dodgers pour la somme record de plus de 2,15 Mds$ soit, plus de cinq fois ce qu’il l’avait acheté huit ans plus tôt. Le nouvel actionnaire du LGCT avait justifié son investissement par le fait qu’il était persuadé que le jumping a une marge de progression très forte en termes d’audience tv.

La notion d’équipes appartenant à un propriétaire privé, comme les franchises de base-ball ou de basket-ball propres aux USA, est sans doute à mettre au crédit du financier américain. Reste à savoir si dans cette course aux dollars, l’esprit même du sport ne va pas perdre son âme avec un Top 30 en circuit fermé, composé uniquement de cavaliers et propriétaires a minima millionnaires. Entre le rêve et l’écœurement, la marge tend à devenir mince.

On peut espérer que le sujet sera abordé par les candidats à la présidence de la FEI dont les élections se dérouleront en décembre soit, seulement quelques semaines après le dévoilement à Doha des modalités précises du championnat par équipes du LGCT.

 

JEM : Scott Brash ou le handicap du favori

Scott Brash

Et une victoire de plus. L’Écossais Scott Brash, en selle sur Hello Sanctos, a remporté ce week-end le Grand Prix (classement intégral ici) de la 11e étape du circuit du Global Champions Tour, à Londres, dernière répétition avant les Jeux Équestres Mondiaux. Le numéro 1 mondial devance Ludger Beerbaum (Zinedine), et le Néerlandais Maikel Van der Vleuten (VDL Groep Verdi).

Ce nouveau succès confirme l’insolent leadership du Britannique sur le circuit mondial. Revers de la médaille, il en fait aussi « l’homme à battre ». Sur le papier, Scott Brash, va boucler ses valises pour la Normandie avec l’étiquette de favori, un statut lourd à porter mais aussi, trompeur.

Tout d’abord, parce que statistiquement, l’inespérée balade à la place de premier mondial est vouée à se terminer un jour. Et rien ne dit que la première semaine de septembre constituera l’apogée de l’exceptionnel parcours du cavalier d’Édimbourg.

Ensuite, parce qu’en focalisant le feu des projecteurs, Brash occulte d’autres compétiteurs particulièrement bien affûtés. A ce titre, l’étape Londonienne est riche d’enseignements. A commencer, par la trajectoire ascendante de l’inoxydable Ludger Beerbaum, véritable machine à sans faute, qui se classe deuxième sur un Zinedine pourtant pas au top mais, crédité à l’issue du GP de trois tours sans pénalités. Cavalier particulièrement expérimenté, il y a fort à parier que l’Allemand ira à Caen, le couteau entre les dents, déterminé à revenir avec la couronne de Champion du Monde.

Enfin, parce que les outsiders, sur des chevaux de très grande qualité sont légions. La timide Katie Dinan en a fait toute la démonstration à Londres. La jeune américaine ne fait pas partie de la sélection US pour les JEM mais, elle a démontré sur son extraordinaire Nougat du Vallet, malgré sa chute au barrage,  que des surprises sont toujours possibles. Attention également à ne pas sous estimer les Français, peut être moins bien équipés, mais qui, à quelques kilomètres seulement de leur foyer pour certains, auront à cœur de briller. A commencer par Pénélope Leprevost et sa surprenante Flora de Mariposa, qui devrait, selon toute vraisemblance, faire partie de la sélection Tricolore.

Beat Mändli, le retour

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Crédit photo : Stefano Grasso/LGCT

Beat Mändli a signé, à l’occasion de la première journée du Longines Global Champions Tour de Londres, son retour sur le devant de la scène équestre internationale. Le Suisse, désormais expatrié aux États-Unis pour coacher la jeune cavalière (20 ans) Katherine Dinan, s’est imposé dans la grosse épreuve du jour (1m50) sur un cheval, Antarès F, propriété de son élève.

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Antarès F et Beat Mändli au CSI 3* de Vichy en juillet 2014

Présent au CSI3* de Vichy à la mi-juillet, Beat Mändli s’était contenté avec Antarès F de peaufiner les réglages sur une épreuve à 1,35 m. Un mois plus tard, le couple démontre qu’il est pleinement opérationnel.

Le classement intégral de l’épreuve ici.

God save the King Scott Brash !

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(Photo: Alex Lentati/LGCT)

Il se passe toujours quelque chose avec le Global Champions Tour. La onzième étape qui se déroulera du 14 au 16 août à Londres s’annonce grandiose grâce au concours de quelques palaces, de la municipalité et des Qataris, très investis dans la capitale britannique. Suffisamment pour qu’en comparaison, le Paris Eiffel Jumping sur fond de tour Eiffel, paraisse d’une très grande sobriété.

L’évènement se déroulera en plein coeur de Londres, sur le Horse Guards Parade Ground. Faute de goût toutefois, la photo officielle retenue pour assurer la promotion de l’évènement, présente le numéro 1 mondial cheval en main sur le futur théâtre des opérations.  Or, si Scott Brash est bien sujet Britannique, il est surtout très fier et attaché à ses racines écossaises. Et justement, le 18 septembre prochain, l’Écosse (vieille nation amie de la France) sera amenée à se prononcer par référendum sur son indépendance…

 

GCT de Valkenswaard : Christian Ahlmann sur sa lancée

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Christian Ahlmann et Codex One – Crédit photo : Stefano Grasso – LGCT

Les écuries de Jan Tops (Valkenswaard aux Pays-Bas) accueillaient ce week-end la dixième étape du Global Champions Tour. Si Christian Ahlmann et Codex One se sont imposés dans le Grand Prix, Rolf-Göran Bengtsson, grâce à une dixième place, a repris la tête du classement général au détriment d’Edwina Tops-Alexander. De son côté, le duo Henrik von Eckermann – Ludger Beerbaum , respectivement 2ème et 3ème, fait preuve d’une belle régularité. Ils étaient 2ème et 4ème à Chantilly.

Malgré une date en concurrence avec les CSIO 5* de Gijón et Hickstead, 45 cavaliers sérieux étaient au départ de l’étape néerlandaise du LGCT. Treize sans-faute dans la première manche, huit dans la seconde, le chef de piste italien Uliano Vezzano avait parfaitement cerné son plateau. A l’issue d’un barrage donc à huit, Christian Ahlmann sur un Codex particulièrement frais s’est imposé, deux semaines seulement après leur victoire à Aix-la-Chapelle.

Henrik von Eckermann est décidément le cavalier en forme du moment. Il confirme cette saison tout son talent. A croire, que 2014 sera l’année des Suédois.  En bon élève, il se classe deuxième sur Gotha FRH, l’ancienne jument de son employeur Ludger Beerbaum (Chiara 222) qui monte sur la troisième marche du podium.

A noter la bonne prestation de l’oligarque Ukrainien Oleksandr Onyshchenko, récent acquéreur de Valentino Velvet, ancien cheval de Simon Delestre, qui se classe 8ème (0+0+6) pour sa première sortie.

GCT de Chantilly : Cameron Hanley ou la victoire de la volonté

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L’Irlandais Cameron Hanley a remporté le Prix de clôture Masters Airbus Group (1,50m) de la très belle édition 2014 du Global Champions Tour de Chantilly. Il devance l’Américain Kent Farrington , 2ème sur Gazelle, et la Suissesse Jane Richard Philips sur Dieudonné de Guldenboom. Philippe Rozier prend la quatrième place avec Rahotep de Toscane, le prometteur (9 ans) fils de de Quidam de Revel. Michel Hécart et Pasha du Gué terminent également à une belle sixième place.

Plus c’est long, plus c’est bon pour Cameron. Irréprochable depuis le début du concours, le chef de piste Italien Uliano Vezzani a péché par modestie en sous-estimant la valeur du plateau présent (22 barragistes dans une épreuve de 43 partants) en ne jouant peut être pas assez sur le chronomètre pour faire le tri. La répétition des sans faute a tué un peu le suspense et suscité l’agacement de certains cavaliers contraints de redemander des efforts à leur monture par forte chaleur sans garantie de décrocher un classement.

Au final, Cameron Hanley Hanley, en selle sur Antello Z, aura réussi la performance non seulement d’être le plus rapide mais de devancer Kent Farrington dont la vélocité est la marque de fabrique.

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Cameron qui rit, Jessica qui pleure. Cameron Hanley et ses proches ont sans doute longuement savouré cette victoire qui n’est pas uniquement sportive. En 2011, alors que le cavalier Irlandais était en pleine ascension avec Antello Z, Cameron a été victime d’un banal accident au genou qui s’est très vite compliqué en raison d’une maladie nosocomiale. Dix-sept opérations plus tard, la messe semblait dite : « On m’avait dit que je ne pourrai jamais remonter, ni peut-être jamais pouvoir bien remarcher. Aujourd’hui, je me sens mieux à cheval qu’à pied. Je ne peux plus courir. » Grâce à une volonté de fer et une lourde rééducation, Cameron a fait mentir les médecins même si au départ, il pensait ne jamais pouvoir refaire du CSO. Pour cette raison, il avait revendu la moitié d’Antello Z. Dans la difficulté, on compte ses amis. En mars 2013, Eleonore Paschoud et Yves Bouvier des propriétaires suisses, ont souhaité redonner une chance à l’Irlandais et rachète alors Antello Z qui avait été cédé à Michael Whitaker. Heureux, Cameron confiait hier à propos du cheval : « je confirme que c’est mon crack. Il revient tout simplement d’un mois de repos et je le prépare pour la Coupe des Nations de Dublin où je compte bien être sélectionné pour les Jeux Equestres Mondiaux. »

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Jessica Springsteen et Laura Kraut

Côté people, l’hippodrome de Chantilly était ce week-end « the place to be ». Jennifer Gates, Louise Rochefort, Jessica Springsteen mais aussi Guillaume Canet participaient au Jumping de Chantilly qui accueillait parallèlement au CSI5* un CSI* et **. En selle sur Zero, un KWPN gris de 10 ans par Metropole, la fille du boss, habituée du GCT,  a été victime d’une chute dans le prix Airbus, heureusement sans gravité. Quelques instants plus tard la jeune américaine, un peu dépité, a procédé à un débriefing au paddock avec sa coach, Laura Kraut.

Le classement intégral ici.

 

 

La photo du jour : le chouchou de ces dames

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Premier ex-aequo,  avec le japonais Eiken Sato ((Soory de l’hallali) dans la vitesse 1,45 du dimanche à Chantilly, Simon Delestre (Whisper) n’a en revanche pas partagé les jeunes officielles, très contentes de le féliciter.

Les Suédois font la loi au GCT de Chantilly

RG

Un Suédois peut en cacher un autre. Rolf-Göran Bengtsson, sur son fidèle Casall ASK, a remporté le Grand Prix de la 9ème étape du Longines Global Champions Tour qui se courait ce samedi à Chantilly. Le vieux briscard aura été un poil plus rapide que son jeune compatriote, Henrik Van Eckermann (Cantinero), l’élève du maître Ludger Beerbaum, 4ème et dernier barragiste malheureux qui échoue au pied du podium. Le Canadien et chouchou du public Éric Lamaze créé quant à lui la surprise en s’emparant de la 3ème place avec un nouveau cheval très prometteur (Fine Lady 5) une petite jument qu’il a sous sa selle seulement depuis le mois de mai.

Sur les 46 cavaliers au départ de ce Grand Prix 1,60m, seuls 15 sont sortis sans pénalité du tracé dessiné par le chef de piste italien Uliano Vezzani, dont 5 Français : Michel Hécart (Quatrin de la Roque), Pénélope Leprévost (Mylord Carthago HN), Patrice Delaveau (Carinjo HDC), Marie Hécart (Myself de Brève) et Timothée Anciaume (Padock du Plessis HN).

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Tour d’honneur trempé pour le vainqueur, non pour cause de chaleur mais, en raison d’un arrosage au champagne digne d’un GP de F1

Ce beau tir groupé s’est hélas cassé les dents sur la seconde manche où aucun couple n’a réalisé de sans faute. Avec 4 points dans un temps rapide, Timothée Anciaume termine néanmoins à la sixième place.

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Fine Lady 5, une nouvelle monture performante pour Eric Lamaze

Même pénalisé d’une faute sur la première manche, Kevin Staut peut néanmoins être satisfait de sa nouvelle jument de 8ans Ayade de Septon, très à l’aise sur l’ensemble du parcours.

Le classement intégral ici.

Quand soudain survint Brianne Goutal

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Brianne Gouttal, en route vers la victoire

Avec une fluidité et une aisance déconcertante l’Américaine Brianne Gouttal a remporté sur Zernike k l’épreuve de vitesse 1,45m de ce samedi, lors du CSI5* LGCT . Dernière à s’élancer dans l’épreuve, elle relègue à la deuxième place Simon Delestre (Whisper) qui pensait bien avoir « plié » l’épreuve. L’irlandais Shane Breen,(Calido Boy) ,longtemps en tête, termine sur la troisième marche du podium.

Brianne Goutal est la plus française des cavalière américaines. Elle est certes née à New York, il y a 26 ans, mais de père Français. Elle est d’ailleurs bien connue dans l’Hexagone où elle séjourne régulièrement. Cette année encore, elle loue pour quelques mois de la saison une partie des installations de la famille Perreau à Roanne.

Le classement intégral ici.

L’irlandais Darragh Kenny ouvre le bal à Chantilly

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Rien de mieux qu’une bonne épreuve de vitesse pour bien débuter un CSI5*. A ce jeu là, les irlandais sont de redoutables adversaires. Darragh Kenny, encore peu connu en France a fait parler la poudre sur Picolo, un fils de Diamant de Sémilly. Sa première participation à une étape du Longines Global Tour Champions commence de la plus belle des façons, puisqu’elle se conclut… par une victoire. La deuxième place est revenue au sympathique italien Luca Maria Moneta associé à Connery. Jane Richard Philips l’ambassadrice suisse de Longines termine 3ème avec Dieudonné de Guldenboom.

Seuls 9 concurrents sur les 45 engagés sont sortis sans faute du tour dessiné par le chef de piste transalpin Uliano Vezzani avec parmi eux trois Français : Michel Hécart, Timothé Anciaume et Philippe Rozier, classés respectivement 4ème, 5ème et 7ème ex-aequo.

Pour sa part, Bosty aura préféré préserver pour la suite du week-end les réglages de Nippon d’Elle. Le couple boucle le tour sans faire une faute mais avec 3 points de dépassement de temps. On verra dès demain samedi si cette stratégie est payante. Prestation mitigée revanche pour Pénélope Leprevost et Nice Stéphanie (deux barres).

Le classement intégral ici.

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Un italien heureux. Luca Moneta affichait un large sourire à l’issue de sa performance avec Connery.

La crème du jumping au GCT de Chantilly

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Warm up. Crédit photo : Stefano Grasso/Longines Global Champions Tour

La fin de semaine s’annonce maussade en termes de météo ? Peu importe ! Ce week-end, le décor du château de Chantilly accueille pour la 5ème fois une étape du Longines Global Champions Tour. La crème de la crème de l’équitation mondiale s’est donné rendez-vous en terres françaises pour un moment d’équitation  qui s’annonce superbe.

Cerise sur le gâteau, non seulement l’entrée est gratuite mais Equidia Life (le meilleur ami du cavalier après son cheval) retransmettra largement les plus belles épreuves. Pas de panique pour les autres, le GCT qui ne fait pas les choses à moitié, diffusera en direct sur son site internet toutes les épreuves. Et si le point d’orgue de ce prestigieux CSI5*, désormais associé par un partenariat de trois ans avec le Wellington Equestrian Festival (WEF), se déroulera le samedi après-midi, le Grand Prix  Airbus du dimanche sera tout sauf une épreuve au rabais et constituera une « manche retour » pour les cavaliers qui n’auraient pas pleinement brillé la veille.

Dire que les meilleurs seront présents ne relève pas d’une publicité mensongère : Scott Brash, Ben Maher pour la perfide Albion, Christian Ahlmann et Ludger Beerbaum pour la puissante Allemagne mais aussi Pieter Devos et Gregory Wathelet, Nicola Phillipaerts et Constant Van Paschen pour le Plat Pays sans oublier les enfants terribles de l’Oncle Sam : Kent Farrington, Jessica Springsteen et Laura Kraut mais aussi l’incroyable Eric Lamaze  pour le Canada ! Epouse de l’organisateur l’Australienne Edwina Tops-Alexander est évidemment du voyage tout comme une importante délégation Qatarie bien décidés à faire main basse sur l’un des plus prestigieux concours hippique au monde.

Les Français auront à cœur de briller devant leur public … et le sélectionneur national, JEM obligent. En tout état de cause les futurs représentants Tricolores aux JEM figurent dans l’importante délégation française. Que du beau sport en perspective donc.

Tous les cavaliers engagés ici.

Scott Brash, l’indétrônable

Crédit photo : Stéfano Grasso / Longines Global Champions Tour

Crédit photo : Stéfano Grasso / Longines Global Champions Tour

Discret, mais toujours là. Scott Brash est le numéro 1 mondial incontesté depuis décembre 2013. Sa victoire ce week-end sur son fidèle Hellos Sanctos dans le GP d’Estoril, étape Portugaise du Global Champions Tour, constitue une piqûre de rappel à ceux qui l’avaient oublié, notamment dans la perspective des Jeux Équestres Mondiaux.

Le classement intégral ici

Grégory Wathelet fait le show … et le buzz

Photo: Stefano Grasso/LGCT

Photo: Stefano Grasso/LGCT

On ne présente plus Grégory Wathelet. A 33 ans, le cavalier Belge présent dans le Top 30 mondial depuis 2005 est considéré, à juste titre, comme l’un des plus doués du circuit international. Il vient de le démontrer un peu contre son gré lors de l’étape parisienne du Global Champions Tour le week-end dernier.

Le vendredi à l’occasion du Prix du Qatar (1,50m), en selle sur Conrad de Hus, il perd à la 60′ seconde son filet quatre obstacles avant la fin de son parcours. Enfin pas complètement puisque le cheval conserve le mors en bouche. Pas de quoi déstabiliser le couple qui termine tranquillement son tour en signant un superbe sans faute.

L’habileté du cavalier belge a fait un extraordinaire buzz sur les réseaux sociaux, la vidéo a déjà été visionnée plus de 2 millions de fois. On ne sait pas pour autant si le groom s’est fait tirer les oreilles, ou pas … Pour les fans, on devrait retrouver Grégory Wathelet à l’occasion des Jeux Équestres Mondiaux en Normandie, début septembre.