Archives de Catégorie: A suivre

Saxo de la Cour change de mains ….et de cavalier

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Saxo de la Cour sous la selle de Cédric Angot aura été l’un des piliers de l’équipe de France.

Coup de tonnerre dans le ciel équestre hexagonal. Cédric Angot a annoncé ce jour sur sa page Facebook la vente et le départ de ses écuries de Saxo de la Cour. Le sulfureux homme d’affaires et milliardaire ukrainien Alexander Onyshchenko est désormais l’heureux propriétaire de l’alezan qui est singulièrement monté en puissance ces derniers mois. Reste à savoir qui sera le cavalier qui succèdera à Cédric Angot. On pense naturellement à Pénélope Leprevost qui a entamé depuis sa rupture avec le Haras de Clarbec une collaboration avec Alexander Onyshchenko.

Saxo de la Cour né chez Jean-François Couetil était jusqu’alors la propriété non seulement de Cédric Angot mais également de Benjamin Meyer, de Sandrine Schuwer et du Haras de Reux. Le montant de la transaction n’a pas été révélé mais au regard des dernières prestations du fils de Tlaloc M, il est vraisemblable que la somme est conséquente. Saxo qui s’est particulièrement illustré cette année lors de la Coupe des nations de Calgary mais également dernièrement lors de la finale des Coupe des nations de Barcelone est assurément à 12 ans un cheval d’avenir. On pense naturellement aux Jeux Olympiques de Tokyo où il pourrait être une pièce maîtresse de l’équipe de France. A condition de rester sous une selle tricolore…

Le communiqué de Cédric Angot ne lève pas ces interrogations mais rend hommage à un partenaire de talent auquel on ne peut que souhaiter de continuer sa progression au plus haut niveau.

Le communiqué intégral de Cédric Angot: « C’est avec beaucoup d’émotions que je vous annonce le départ de Saxo de la Cour. Saxo était notre motivation quotidienne, et j’ai le sentiment que nous étions au bord de réaliser une grande performance. Évidemment, c’est toujours triste de vendre des chevaux qui sont dans une forme incroyable et qui marquent notre carrière. Cependant, mon métier de cavalier m’oblige à accepter certaines propositions financières qui me permettent de pérenniser mon système. Je tiens à remercier mon équipe qui m’a été d’une aide inestimable pour garder ce crack cheval en pleine santé physique et mentale ! Je souhaite bonne route à son nouveau propriétaire : Alexander Onyshchenko ».

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Les confessions tardives de Bertram Allen

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Cela fait partie des blessures intimes qui laissent des traces. Longtemps. Très longtemps. Jeune, doué et bien équipé, Bertram Allen offrait en 2016 par ses résultats une place à l’Irlande en individuel pour les Jeux Olympiques de Rio. A la surprise générale, le sélectionneur national de l’époque, Robert Splaine, dévoilait en juillet 2016 que ce sésame était attribué par la fédération équestre irlandaise à un autre cavalier : Greg Broderick associé à MHS Going Global. Dans un entretien accordé au site irlandais Independant.ie, le très réservé Bertram Allen revient sur cet épisode douloureux pour mieux en tourner la page et tresser des louanges au nouveau sélectionneur national. Un certain Rodrigo Pessoa.

Il s’en rappelle bien le gamin (20 ans à l’époque). C’était en juin 2016. Le téléphone sonne. C’est Robert Splaine au bout du fil qui lui annonce abruptement qu’il n’ira pas à Rio. Comment a-t-il réagi ? Par un silence sans doute. Car pour lui, ce n’est pas vraiment une surprise même si la déception est énorme. Le jeune pilote n’en dira pas plus. Sa revanche il va la prendre sur les terrains de concours. Deux jours plus tard, il remporte une épreuve dans le Global Champions Tour de Cannes. « Il s’agissait de ne pas baisser la tête, de continuer et de leur montrer qu’ils avaient pris la mauvaise décision » confie le jeune prodige.

Contraint à regarder les JO sur depuis son salon sur la TV Bertram Allen a beaucoup ressassé avec une question obsédante : comment se fait-il qu’une nation comme l’Irlande, forte de cavaliers de premier plan n’ait pas réussi à qualifier une équipe pour Rio ? Sans livrer son analyse, Bertram Allen note surtout que l’arrivée de Rodrigo Pessoa comme nouveau sélectionneur a tout changé. A commencer par l’émergence d’une émulation saine et d’un esprit d’équipe, celui qui fait déplacer des montagnes et gagner des titres. A l’image de cette médaille d’or par équipe aux championnats d’Europe en août 2017 à Göteborg.

Ce week-end, devant leur public, à Dublin, les fils de la verte Irlande auront à cœur de bien figurer dans la Coupe des Nations, Bertram Allen le premier. A 23 ans seulement, l’avenir est devant lui.

Création française, Horsealot poursuit son développement à l’international et offre de nouvelles fonctionnalités

horsealot-logoCocorico. Nos jeunes ont du talent. A l’image d’Alexandra Martel qui, pas encore majeure à l’époque, lançait en 2015 Horsealot, le premier réseau social des cavaliers. Trois années plus tard, le pari est réussi. Fort de plus de 200 000 membres et d’une implantation internationale, Horsealot passe la seconde avec une nouvelle version (2.0) et trois grands axes : découvertes, partages et rencontres. Et tant pis si au passage la langue de Molière prend du plomb dans l’aile. Nos jeunes entrepreneurs ont pour les USA les yeux de Chimène et ont adopté ses expressions comme en témoignent les réponses que nous a apporté très spontanément (et de façon très professionnelle) Alexandra Martel.

-Alexandra Martel, vous êtes la fondatrice et CEO de Horsealot. Pouvez-vous expliquer en quelques mots l’origine du projet et les nouveautés de Horsealot 2.0 ?

Je crois que notre passion est le moteur principal pour former notre personnalité au fil de notre vie, et que le fait de la partager permet de l’inspirer à évoluer. J’ai commencé à travailler sur Horsealot pendant ma première année d’université quand j’avais 17-18 ans. Je ressentais le besoin d’échanger avec de nouveaux cavaliers pour partager et m’inspirer de leur expérience, surtout ceux de pays éloignés. C’est de là que le projet est né.

Aujourd’hui Horsealot rassemble 200,000 membres à travers le monde, aux personnalités fondamentalement bienveillantes, sensibles et authentiques. Ils apprennent tous les jours les uns des autres.

Avec Horsealot 2.0 nous voulions upgrader (valoriser ndlr) leur expérience sur la plate-forme pour la rendre encore meilleure, et introduire des nouveaux concepts qui répondent aux feedbacks (retours ndlr) qu’ils nous transmettent.

L’objectif était de créer une « marque » autour de notre communauté, d’y apporter du lifestyle et une approche du cheval artistique, ouverte, qui intrigue.

La particularité du monde du cheval est qu’il en inspire de nombreux autres mondes (mode, art…), nous commençons maintenant à attirer des non cavaliers, qui sont séduits par le lifestyle équestre en général. Notre prochaine étape est de réussir à ouvrir le milieu du cheval et de l’enrichir de nouveaux univers.

-Parlez-nous un peu de cette communauté, vous avez développé de nouvelles rubriques notamment In The Eyes of, le Meet Riders et les Inspirations. Pouvez-vous les présenter en quelques mots ?

Nous sommes très excités du lancement de Horsealot 2.0, et de l’accueil reçu pour ces nouveaux modules. Le In The Eyes of rejoint l’objectif que je décrivais précédemment : ouvrir le milieu du cheval à d’autres univers. In The Eyes of partage à nos membres le point de vue d’une célébrité sur l’univers du cheval. Des businessmen, acteurs ou encore architectes reconnus expliquent en quoi le cheval les inspire dans leur carrière, et donnent leur propre vision pour le futur de l’industrie (le design d’une écurie du futur par exemple). L’acteur Alex Lutz est notre parrain pour ce concept.

Le Meet Riders était une demande forte de nos membres, il leur permet d’avoir des suggestions de profils de cavaliers avec lesquels se connecter, et voir les cavaliers autour d’eux pour les rencontrer. De là, ils peuvent échanger en privé facilement pour faire connaissance de manière plus personnelle.

Enfin les inspirations répondent à notre besoin d’amener du lifestyle et de la créativité dans l’univers de Horsealot. On partage chaque jour une sélection de 8 à 10 visuels qui abordent le cheval sous un nouveau regard, en racontant une histoire. Les thématiques sont très originales et valent la peine d’être découvertes, elles permettent aussi de sensibiliser des non cavaliers au monde équestre dans sa globalité.

L’objectif est d’intriguer, de surprendre et de faire découvrir le cheval avec un nouveau regard.

-En quelques mots, pourquoi rejoindre Horsealot ?

Pour les cavaliers qui y sont et l’esprit qu’ils y cultivent. Nos membres donnent cet univers de bienveillance et de passion qui est unique à Horsealot depuis ses débuts. Chaque nouveau membre se sent rapidement intégré et enthousiaste de se connecter avec des personnalités agréables, tout aussi passionnées que lui. En rejoignant Horsealot on rejoint une communauté forte.

-On fait comment pour devenir membre, c’est gratuit ?

Horsealot est gratuit pour nos membres, vous pouvez téléchargez l’application mobile pour iOS (https://itunes.apple.com/us/app/horsealot/id1112149151?mt=8) ou Android (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.horsealot.app&hl=en_US), ou vous inscrire facilement sur le web (www.horsealot.com).

Interrogations et crispations autour de la prestation d’Admara

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Carlos Enrique Lopez et Admara

C’est du rarement vu en conférence de presse d’après épreuve. Alors que Beezie Madden, Harrie Smolders, Henrik von Eckermann et Kevin Staut étaient venus répondre aux questions des journalistes sur leurs prestations respectives, la surprise pour ne pas dire le quasi-malaise est venu de la bouche de Susanna Cottica.

La journaliste italienne a pointé « l’anormalité » des sauts effectués par Admara sous la selle du Colombien Carlos Enrique Lopez. Susanna Cottica a souligné l’étonnement du public marqué par des « Ho » et des « Ha » face à un hongre qui dégageait tellement fort ses postérieurs qu’on avait l’impression qu’elle allait passer cul par-dessus tête. Un étonnement partagé par de nombreux professionnels car Admara est depuis plusieurs années dans le circuit, précédement sous la selle d’Emanuele Gaudiano, et n’a jamais eu un style aussi marqué.

La raison est en fait toute simple. Elle est liée à la présence de guêtres postérieures qui, utilisées d’une certaine façon, notamment par un serrage fort, peut notamment conduire à un dégagement réflexe disproportionné. Le problème, car il y en a bien un, c’est que l’utilisation de ces guêtres fait normalement l’objet d’un contrôle par les stewards avant l’entrée de piste. De toute évidence celui-ci s’est révèlé insuffisant.

La FEI, puisque c’est à elle que se pose en fait la question a répondu par la voix de John Roche, en charge du saut d’obstacles : “Vous aurez noté que la décision a été prise par la FEI d’interdire totalement les guêtres postérieures d’ici 2021. Si nous ne l’avons pas fait jusqu’alors, c’est parce que nous ne pouvons pas appliquer un tel règlement en période de qualification olympique. Concernant ce que nous avons vu ce soir, nous pouvons considérer que c’était complètement exagéré, et nous prendrons les mesures nécessaires avec le cavalier en question.

On attend donc la réaction éventuelle de Carlos Enrique Lopez mais de toute évidence, les temps ont changé. Le respect du bien-être animal est aujourd’hui largement partagé et répond à une demande forte du public. Les pratiques d’hier marquées parfois par un usage légitimé de la violence doivent s’effacer. Les enjeux financiers liés aux épreuves contribuent toutefois à les faire perdurer. L’histoire est un éternel recommencement. En 393, l’Empereur romain Théodose Ier, s’était résolu à décrèter l’interdiction des premiers Jeux Olympiques fortement altérés par la triche d’athlètes devenu « professionnels ».

Pour aller plus loin : l’excellent article de L’Eperon sur le sujet, c’est ici.

USA : Daniel Bluman dénonce un système qui rend le jumping inaccessible aux classes moyennes

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Daniel Bluman

Le « système » américain du jumping est malade. Miné par l’argent, il n’est plus en capacité de faire émerger des cavaliers de talent. Ce constat et le débat qu’il génère traverse le milieu équestre aux États-Unis même si finalement, beaucoup s’en accommodent. Katie Prudent avec une incroyable franchise a été l’une des premières il y a quelques années à mettre les pieds dans le plat, sans aucune fioriture. « C’est juste devenu un sport pour les gens riches et sans talent » se désolait-elle une nouvelle fois dans les colonnes du site The Chronicle of the Horse en 2017. A l’occasion d’une table-ronde organisée à Wellington le 27 mars dernier pour discuter de l’avenir du saut d’obstacles, le même site rapporte que Daniel Bluman est revenu sur le sujet pour pointer le fait que « le jumping est devenu en Amérique du Nord quelque chose qui est hors de portée des enfants qui ne sont pas vraiment bien nantis« .  Dépassant le simple constat, le cavalier Israélo-Colombien a proposé une solution : mettre en place un système de parrainages permettant à des jeunes cavaliers prometteurs mais peu fortunés de percer.

A 28 ans, Daniel Bluman est un cavalier comblé. Beau, jeune, fortuné et doué à cheval. Il n’a qu’un seul défaut pourraient relever les jeunes filles, c’est d’être marié. Le parcours particulier de sa famille, avec un grand-père survivant de l’Holocauste venu s’installer installé en Colombie après la libération continue de le marquer profondément. Il a finalement accepté d’adopter la nationalité israélienne pour permettre la constitution d’une équipe en vue des Jeux Mondiaux et surtout des Jeux Olympiques mais surtout, Daniel et son épouse Ariel sont très engagés dans le soutien à diverses organisations caritatives.

Colombien naturalisé Israélien, Daniel Bluman vit aux États-Unis, pays pour lequel il a beaucoup de reconnaissance. Pourtant ce globe-trotter constate qu’il n’y a pas de pays où le jumping  est plus inaccessible qu’aux USA, même en Colombie où il a grandi. Et c’est bien dommage à ses yeux car beaucoup de passionnés renoncent finalement à travailler dans ce secteur lorsqu’ils se cassent le nez sur le mur de l’argent. Double peine, l’accès aux spectacles sportifs est également très sélectif en raison des tarifs d’entrée pratiqués ce qui prive le jumping d’une vraie assise populaire.

Sans critiquer la présence de l’argent, Daniel Bluman prône la mise en place d’un correctif qui permette aux non fortunés de percer. Un système de bourses d’études et de parrainages où des professionnels de premier plan, cavaliers et entraîneurs, seraient prêts à consacrer un peu de temps à des jeunes cavaliers pour les conseillers, les encadrer et créer les conditions nécessaires au déclic qui leur permettra de réussir.

Daniel Bluman relève que la dérive du système américain est relativement récente et que des cavaliers comme Laura Kraut, Todd Minikus et beaucoup d’autres ne sont pas issus des milieux les plus aisés. « Ils ont gravi les échelons et ont fini par faire du sport de haut niveau » souligne-t-il avant d’ajouter : « Si nous ne faisons pas quelque chose au sujet de ce qui se passe actuellement, cela n’arrivera plus. Les prochaines générations vont toutes être – et seulement être – des gens qui ont grandi dans la richesse. Il n’y a rien de mal à cela. J’ai eu une bonne éducation. J’ai eu beaucoup de chance que je m’en sorte bien, et que mon père soit un important homme d’affaires. Je ne dis pas que ça devrait avoir quelque chose à voir avec l’argent. Je dis qu’il devrait y avoir des chances pour tout le monde ».

Daniel Bluman a bien réfléchi à l’organisation qu’il souhaite mettre en place. Elle s’appuiera notamment sur les réseaux sociaux qui permettront de susciter un fort engouement mais aussi de sélectionner les candidats. 20, 30 ou 50 selon les capacités d’encadrement. Les choses ont bien commencé. Sur sa page Facebook, Daniel Bluman remercie ceux qui lui ont fait un retour sur ses propositions et annonce la mise en place prochaine d’un site web dédié à son programme de parrainages.

 

Émeric Georges 4ème à Arezzo : « une belle performance pour Chopin »

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Émeric George et Chopin des Hayettes (archives)

Les superbes installations d’Arezzo (Italie) accueillaient cette semaine un CSI 4* auquel participaient différents cavaliers tricolores. Dans le Grand Prix dominical, la victoire est revenue à l’Italien Bruno Chimirri (Tower Mouche).  Arrivés dans le même temps, l’Irlandais Conor Swail (Domino van de Valhoeve) et le Polonais Krzysztof Ludwiczak (Stalando 2) doivent se partager la deuxième place.  Émeric George signe la meilleure performance française sur son fidèle Chopin des Hayettes mais échoue au pied du podium (4ème). Marc Dilasser et Cliffton Belesbat se classent 9èmes.

Interrogé par Planète CSO sur les difficultés de ce Grand Prix en deux manches, Émeric George évoque « un gros parcours, et surtout assez fin dans le tracé et les choix de contrats de foulée ».

Le Picard se révèle satisfait de sa performance : « La 4ème  place c’est toujours un peu rageant, surtout que la tête n’était qu’à une seconde. Mais j’ai rajouté une foulée sur le dernier vertical et avec une telle concurrence on ne peut pas espérer gagner si on ne prend pas 100% des risques. Je n’ai pas osé le faire, donc je prends cette 4ème place sans amertume ! Ça reste une belle performance pour Chopin qui commence à 10 ans sa deuxième saison à haut niveau. Ça montre aussi qu’il a bien encaissé la saison dernière où il a passé un vrai cap, et je le sens plus mûr et sûr de lui cette année, c’est positif ! »

Commentateur sportif à ses heures perdues (on le retrouve désormais sur SFR Sport aux côtés de Kamel Boudra) Émeric Georges, malgré son statut de « semi-professionnel« , souhaite poursuivre son ascension dans le haut niveau et se projette déjà sur quelques grands rendez-vous : « Je n’ai pas encore parlé de la suite du programme avec Philippe Guerdat et Thierry Pomel, mais j’aimerais participer au CSIO de La Baule cette année pour poursuivre ma progression et celle de mes chevaux. Je suis aussi inscrit sur la liste nominative (10 cavaliers) pour les Jeux Méditerranéens à Barcelone fin juin, ce qui serait aussi un bel objectif avec l’équipe de France ». A suivre donc.

Le classement complet du Grand Prix, ici.

Razzia Harold Boisset à Arezzo

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Harold Boisset et Quolita Z (archives)

Révélé au grand public à l’occasion de l’année 2016 (vidéo 1) avec ses premières participations en 5* et en Coupes des nations, Harold Boisset à la réputation d’être un redoutable compétiteur. En terres italiennes, à l’occasion du CSI 3* d’Arezzo, le Montpelliérain l’a prouvé une nouvelle fois. Il termine la semaine avec un palmarès éloquent : 5 victoires, 2 secondes places et quelques classements dont une 9ème place dans le Grand Prix dominical avec Quolita Z. Difficile de faire mieux !

Interrogé par PlanèteCSO, Harold Boisset évoque « un top concours » avec « une piste en herbe absolument incroyable tant au niveau de la qualité du sol que des dimensions » (vidéo 2). « Ça donne des chevaux qui développent leurs moyens » précise le trentenaire avec une pointe de gourmandise.

Quand on pose la question à l’intéressé de savoir s’il existe « un secret de fabrique »  pour récolter une telle moisson, le cavalier du centre équestre de Grammont livre sa méthode. « Je dois mes résultats essentiellement à la qualité de mes chevaux et à mon envie d’aller toujours plus vite en piste. Après, ayant beaucoup de chevaux à monter au quotidien et n’étant pas toujours là en raison des concours, j’attribue mes chevaux à des personnes fixes comme mon épouse, Marie, mais aussi de jeunes élèves (Amanda Jacucci-Merle, Ambre Fernandez et Chloé Ribot). C’est gagnant-gagnant. Mes chevaux sont aux petits soins et mes élèves montent de super chevaux ! »

Le Tricolore n’a pas encore dit son dernier mot. Son séjour en Toscane se prolonge cette semaine toujours à Arezzo pour cette fois un concours 4*. A suivre de près donc.

L’interrogation London

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London sous la selle de Gerco Schröder (archives)

La vie de London (ex Carambar de Muze) est digne d’un roman, ponctuée de multiples rebondissements. L’étalon BWP s’est illustré sous la selle du cavalier néerlandais Gerco Schröder avec lequel il décroche une médaille d’argent en individuel lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012. Les difficultés financières de la société Eurocommerce partenaire principal de Gerco Schröder et propriétaire de la plupart de ses chevaux conduisent en 2014 à la saisie du cheval dans des conditions rocambolesques et à son placement temporaire dans les écuries de Ben Maher. Le 7 avril 2014 il est vendu aux enchères. Le milliardaire autrichien Gaston Glock devient son nouveau propriétaire après avoir déboursé la somme recorde de 8 600 000 €. Le fils de Nabab de Rêve reste sous la selle de son pilote néerlandais mais change de nom. Adieu Eurocommerce London, bonjour Glock’s London.

Une succession de blessures rendent néanmoins rare sa présence au plus haut niveau. Début décembre 2017 pourtant, le couple s’impose en Autriche dans le CSI 4* de Salzbourg (vidéo) et signe sa première victoire en Grand Prix depuis 2013. Gerco Schröder fait alors part de sa joie : « Je suis particulièrement heureux de ce succès parce que Londres a bien sauté après sa longue pause pour blessure et se sentait bien au-dessus des sauts« .

Âgé désormais de 16 ans l’étalon belge fait l’objet d’un programme aménagé pour préserver au maximum son intégrité physique. Il sera présent du 22 au 25 mars à Mexico à l’occasion de la première étape 2018 du Global Champions Tour. L’immense pelouse de Campo Marte offrira un écrin de choix pour voir évoluer un cheval de légende et mesurer si celui-ci fait encore parti du club très fermé des meilleurs chevaux de saut d’obstacles au monde.

m.a.j à le 21/03 à 20h10

Karen Polle fait son entrée dans le club des cavaliers-partenaires Hermès

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Karen Polle à l’occasion de l’édition 2018 du Saut Hermès

À l’occasion de la neuvième édition du Saut Hermès au Grand Palais, Hermès, a fait part de l’arrivée de Karen Polle (Japon) dans l’équipe de ses cavaliers partenaires, désormais au nombre de vingt.

Née à Tokyo d’une mère japonaise et d’un père américain Karen Polle (25 ans) a grandi aux États-Unis où elle s’est passionnée pour l’équitation dès son plus jeune âge. Diplômée de la prestigieuse université de Yale, elle a su conjuguer études supérieures et équitation au plus haut niveau.

En 2017, elle remporte son premier Grand Prix CSI 5* à Wellington (Floride) et devient ainsi l’une des meilleures cavalières japonaises. Elle décide toutefois la même année de venir se confronter au circuit européen, le plus relevé au monde. Le public français la découvre notamment à l’occasion du CSI 5* du Château de Versailles et lors du CSIO de La Baule.

Basée entre les États-Unis et l’Europe, Karen Polle est entraînée depuis un an par Rodrigo Pessoa, médaille d’or aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, et cavalier partenaire historique de la maison Hermès.

« Karen est précise et extrêmement concentrée, indique Rodrigo Pessoa. Quand elle n’est pas en selle, elle travaille dur, décrypte autant de parcours que possible pour apprendre des meilleurs.» Le temps presse car la jeune cavalière s’est assignée pour objectif de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Aujourd’hui elle s’appuie sur un piquet de 4 chevaux dont With Wings qui l’a emmené des épreuves 1,20 m aux Grands Prix des CSI 5* à 1,60 m.

« Nous sommes heureux d’accueillir Karen Polle, notre première cavalière partenaire japonaise, déclare Marion Larochette, directrice de l’équitation chez Hermès. Elle rejoint une équipe de cavaliers talentueux et passionnés qui partagent les valeurs d’excellence, d’exigence et de qualité de la maison. Bienvenue à elle et cap vers les Jeux olympiques de Tokyo 2020 ! »

Avec communiqué.

Aldrick Cheronnet : « surtout ne pas se prendre la tête et la grosse tête »

Aldrick Cheronnet et Tanael des Bonnes (archives)

Installé à Saint Nicolas de la Grave, entre Agen et Montauban, Aldrick Cheronnet se revendique comme un cavalier du Sud-Ouest bien qu’aucun accent ne vienne colorer sa voix. Son « pays » peut néanmoins être fier de lui. A Göteborg, dans les lointaines terres suédoises, Aldrick a signé la meilleure performance française dans la très disputée dernière étape du circuit Coupe du Monde. A défaut d’arracher sa qualification pour les finales Coupe du Monde de Paris ce cavalier pas tout à fait comme les autres méritait bien d’être passé sous un feu roulant de questions.

Aldrick Cheronnet, vous n’êtes pas un nouveau venu dans le milieu du saut d’obstacles. Ca fait une trentaine d’année que vous écumez les terrains de concours avec une participation régulière dans les internationaux jusqu’en 4*. Le 5* c’est vraiment différent ?

Oui, c’est tout à fait différent. Déjà le 4* c’est un palier, c’est une évidence par rapport au 3*. Au niveau de la concurrence ce sont des épreuves qui se courent beaucoup plus vite avec des cavaliers qui sont vraiment expérimentés.

Le grand public vous découvre essentiellement depuis un an, grâce notamment à vos participations dans le circuit Coupe du Monde et à la forte médiatisation de celui-ci. Est-ce que cette nouvelle notoriété à des incidences sur votre vie professionnelle ? Les regards qui se posent sur vous sont-ils aujourd’hui différents ? Est-ce que cela vous ouvre de nouvelles portes ?

Je ne me rends pas vraiment compte si le regard des gens a changé. Moi, je sais d’où je viens. C’est quelque chose d’assez difficile aujourd’hui. Tout est compliqué. Il suffit de la perte d’un cheval pour revenir dans un sport différent dans de la re-préparation et ainsi de suite. Je suis bien conscient de ces choses pour avoir eu moi-même des passages où l’on fait de beaux concours et après être revenu en arrière. Donc voilà, je continue mon chemin en préparant des chevaux pour essayer de rester au plus haut-niveau. Mais au niveau des retombées, ce n’est pas très simple. Je pense qu’elles se font lorsqu’on intègre les 50 meilleurs mondiaux. Aujourd’hui même lorsqu’on est dans un classement qui est bien il faut continuer à se battre pour essayer d’avoir des sponsors et séduire des partenaires pour améliorer son écurie.

La dernière étape qui vient de se courir à Göteborg ce week-end marque la fin d’un cycle. Ce rendez-vous historique du circuit Coupe du Monde semble vous porter chance. Il y a un an vous y avez signé votre première victoire en 5* dans le Grand Prix de la ville de Göteborg  Tout au long de l’année 2017 vous avez connu une formidable ascension au sein du classement mondial. Vous êtes ainsi passé du 292ème rang mondial au 99ème en fin d’année. A ce jour vous pointez à la 95ème place. Quel regard portez-vous sur cette année écoulée ?

C’était un peu mon objectif en 2017 d’intégrer les 100 meilleurs mondiaux. Je suis assez fier d’y avoir accédé. Maintenant j’ai pu arriver à rentrer dans ce classement et je suis satisfait parce que mes chevaux physiquement sont vraiment au top. Ce n’est pas toujours le cas quand on n’a pas une grosse écurie, un gros piquet de chevaux pour prendre des points pour la ranking. Jusque là, j’ai pu emmener mes chevaux dans ce classement avec des chevaux dans une très bonne santé et un âge qui est plutôt chouette et assez jeune par rapport à d’autres écuries.

Ça va être difficile d’améliorer le classement cette année, c’est évident. Il faut bien choisir les concours. D’une année sur l’autre il ya des points à perdre. Ca devient la course aux points. Il faut donc avoir une bonne stratégie car ça peut devenir « mortel ». Je ne voudrais pas que les chevaux subissent des problèmes de santé. C’est donc à moi de bien gérer tout ça pour pouvoir accéder à un meilleur classement.

Avez-vous amélioré des choses dans votre organisation ou la préparation de vos chevaux ?

Oui, j’ai changé beaucoup de choses. J’ai été un peu dur dans mon choix de chevaux. J’avais beaucoup de chevaux assez jeunes qui sautaient des épreuves 140-145.  Il a fallu que je prenne des décisions et que j’en vende pas mal dans l’incertitude qu’ils puissent faire des grosses épreuves. J’ai préféré les vendre de façon à avoir une trésorerie qui me permette de me consacrer un peu plus à mes chevaux de tête, à tort ou à raison. On va voir si ça va payer. J’en gardé quand même un par génération afin de me constituer une relève. Maintenant j’ai la chance d’avoir comme propriétaire Guy Belooussof, les écuries du Herrin, avec un réservoir assez important de jeunes chevaux. Je m’occupe aussi de Valentine, la fille de Guy, qui commence à accéder à un très bon niveau qu’il faut donc aussi fournir en chevaux. Je suis donc toujours à la recherche de propriétaires, de nouveaux chevaux.

Vous ratez de très peu votre qualification pour les finales Coupes du Monde de Paris mais de belle manière en décrochant une superbe 5ème place. Vous n’êtes pas trop déçu ?

On peut toujours être déçu, et me dire il manque un point ! C’est un petit 4 points ici ou là. Je me dis que c’est bien dommage. Maintenant je suis extrêmement satisfait de la saison que le cheval m’a procuré. C’est la première fois que je cours ce circuit. J’ai beaucoup de chance que Philippe Guerdat m’ait mis dans ces Coupes du Monde et m’ait fait confiance. J’ai pris de beaucoup d’expérience. Je ne perds pas espoir d’une finale. Il peu y avoir des rebondissements. Je me dis aussi tu as fait des fautes qu’à ce niveau on ne doit pas se permettre. Il faut arriver à être un peu plus serein dès le premier jour. Des petites choses. Si je n’y suis pas c’est parce que c’était un peu trop tôt. Aujourd’hui, je n’en tire que du positif.

Aldrick Cheronnet et Tanael des Bonnes (archives)

A bientôt 48 ans (son anniversaire est le 14 mars) vous êtes un homme et un cavalier mûr. Après un mini passage à vide de 2-3 concours vous avez rectifié le tir en décrochant un classement sans céder à la pression liée aux enjeux de qualification, sans prendre tous les risques notamment de mettre Tanael dans le rouge. Avec le recul vous pensez avoir fait le bon choix ?

Non, pas de regrets. Le premier jour j’avais mis le cheval dans une petite épreuve et il a très bien sauté. Le lendemain je l’avais mis dans la qualificative. Je ne sais pas trop l’expliquer, est-ce que c’est lui est-ce que c’est nous deux, il était assez chaud, à la limite trop dans la puissance, assez dur dans la bouche. Assez compliqué et pas assez dans la concentration. J’ai préféré m’arrêter et faire deux fois une volte. Beaucoup de personnes ont dit c’est fini, trop de pression, mais en sortant de piste j’ai dit à Philippe Guerdat « dimanche ça va aller, je le sens, ça va aller« . J’avais un gros pressentiment à ce niveau là mais je connais bien mon cheval. Je suis content parce qu’il a démontré que ce n’était pas une contre-performance, qu’il est en forme et qu’il est là. Il fallait rentrer dans les 5, je n’ai pas pris tous les risques. Ça n’a pas marché. Il me manque un point pour être qualifié mais je préfère être double sans faute que d’avoir fait 4 points. Là, pour le coût, j’aurais eu beaucoup de regrets.

L’anecdote rapporte que Tanael hennit souvent avant de rentrer en piste et que c’est plutôt bon signe. Il l’a fait à Göteborg ce week-end ?

Il ne l’a pas fait le premier jour, pas plus le deuxième. Il ne l’a pas fait pas non plus en entrant en piste pour le premier parcours Coupe du Monde donc je l’ai monté avec beaucoup de détermination (vidéo 1). Il l’a senti et était très à l’écoute même s’il a fallu que je le mette à l’effort deux ou trois fois pour le rendre vigilant. Par contre pour le barrage, en entrant, il s’est mis de nouveau à hennir et à je me suis dit, « on est au vert« . Et quand on regarde la vidéo du barrage, il a beaucoup mieux sauté car on s’est retrouvé complètement. C’était beaucoup plus fluide et moins à l’effort.

Parlez-nous de ce fils de Watch me Hoy. Il du genre facile ou compliqué ?

C’est un cheval qui est facile d’une certaine manière mais qui a besoin de se sentir en confiance avec son cavalier. Il a besoin de travailler dans la gaieté. On est tous les deux du genre instinctifs. On a nos codes. On est un petit peu du sud tous les deux puisqu’il a un courant de sang anglo dans la mère. On s’est un peu fabriqué comme ça. Mes autres chevaux ne fonctionnent pas du tout de la même manière. C’est notre sauce à nous deux.

Votre piquet de tête est également constitué d’Uris de la Roque et d’Atlantis. Ils se situent comment par rapport à Tanael ?

Valentine m’a confié Ioriot car elle a beaucoup de chevaux en ce moment. Un cheval remarquable avec beaucoup de potentiel mais un peu délicat. Il se rajoute à mon piquet pour une période de formation. Donc j’ai 4 chevaux plus ma jument Ciska (Van Paemel Z) qui va reprendre la compétition dans un mois et demi. Donc quand la saison extérieure va réellement débuter je vais faire deux lots de chevaux de façon à pouvoir faire des rotations sans les fatiguer.

Que faut-il vous souhaitez pour cette année 2018 ? Quel est votre objectif ?

L’objectif, c’est le plus haut ! Continuer à avancer, à rester humble et dans la normalité, surtout ne pas se prendre la tête et la grosse tête. Je reste de mon tracé où j’essaie de profiter au maximum de ce qui se présente, de mes chevaux, des beaux concours. De démontrer aussi qu’on a tous notre chance et qu’au travers de mes résultats il y a beaucoup de personnes qui peuvent s’identifier, se dire « il l’a fait à sa manière et on peut le faire aussi ». On a la chance d’avoir un sélectionneur qui ouvre énormément et qui donne sa chance à beaucoup de cavaliers donc il faut savoir la saisir et continuer à avancer.

Propos recueillis par Henry Moreigne

Patrice Delaveau victorieux à Hong Kong : pourvu que ça dure !

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Patrice Delaveau et Aquila HDC (archives)

On l’attendait, on l’espérait. Patrice Delaveau est de retour par la grande porte. Le Normand a signé ce week-end, à l’autre bout du monde, une victoire rassurante et prometteuse. En remportant le Masters de Hong Kong avec Aquila HDC, le vice-champion du monde 2014 se rappelle au bon souvenir du très haut niveau, où tout passage à vide se paye cash en termes de notoriété.

Dans cette discipline ingrate et difficile, les galères mais aussi les joies et les victoires sont une affaire de couple. La forme retrouvée d’Aquila, après six mois d’absence des terrains de concours, alliée à la soif de résultats de l’un des cavaliers les plus doués du circuit mondial est une promesse de beau sport.

« Pourvu que cela dure » disait avec son accent corse Letizia Bonaparte, la mère de Napoléon en évoquant les victoires de son rejeton. C’est bien tout le mal que l’on peut souhaiter au discret Patrice Delaveau, trop souvent pénalisé par un mauvais sort collé à ses bottes comme le sparadrap au doigt du capitaine Haddock.

Lors du Grand Prix du CSI 5* de Dinard en août 2017, Aquila HDC s’était blessé. « Une blessure sans gravité » avait alors indiqué le Haras des Coudrettes qui, soucieux d’assurer une monture de tête 100% opérationnelle à son cavalier en 2018, annonçait une convalescence de 4 mois.

Remis en route fin janvier au jumping de Nantes, le KWPN de 13 ans avait rassuré tout le monde en bouclant deux parcours parfaits, sans pénalités. Interrogé sur la forme de son crack, Patrice Delaveau avait alors fait part au magazine L’Eperon de sa confiance dans l’état de santé et la préparation d’Aquila : « Il n’y a pas de raisons qu’il ne revienne pas au meilleur de sa forme. Ceci-dit, je ne me mets pas de pression. J’ai évidemment les Jeux équestres mondiaux en ligne de mire avec lui, mais je préfère sentir comment il revient, m’adapter à lui et être à l’écoute de mon cheval ».

Tout à la joie de sa victoire, Patrice Delaveau n’a pas manqué de remercier toute l’équipe du Haras des Coudrettes qui a permis « ce formidable come back ». Ses propriétaires en tête, Emmanuelle et Armand Perron-Pette, mais aussi les, hommes et femmes de l’ombre indispensables dans cette réussite.

On attend la suite avec impatience. En croisant les doigts.

NB : Les Jeux équestres mondiaux 2018 se dérouleront à Tryon (USA) du 10 au 23 septembre.

Le classement du GP, ici.

2018, année charnière pour Michael Jung

Jung

Michael Jung et FischerChelsea

A 35 ans, Michael Jung est une superstar. En concours complet il l’est depuis belle lurette. Une outrageuse domination de cette discipline depuis une dizaine d’année lui permet de posséder un palmarès long comme un jour sans fin avec, sur le dessus du panier, de multiples titres olympiques.  L’Allemand a-t-il fait le tour de sa discipline ? On peut le penser. C’est donc du côté du concours hippique que « Michi » baptisé également « Super Michi », vient chercher de nouvelles sensations. Et force est de constater que le bougre progresse sacrément vite.

L’édition 2018 du jumping de Bordeaux qui vient de s’achever permet de mesurer le chemin accompli. De simple engagé en 5* que l’on regarde avec curiosité, Michael Jung devient un compétiteur performant. Habitué des classements en 1&2*, il commence à faire des plaques en 5*.  Dimanche à Bordeaux, celui que ses fans présentent déjà comme le meilleur cavalier de tous les temps, a fait un très beau podium dans une épreuve à difficultés progressives avec joker (1,50m). Associé à FischerChelsea, le complétiste est monté sur la 3ème marche du podium. Juste derrière un certain Simon Delestre (2ème) et le très rapide irlandais, Mark McAuley, révélation de la saison.

Un résultat de très bon augure pour Michael Jung qui intègre cette année l’équipe allemande de sauts d’obstacles. Sélectionné par Otto Becker, il défendra les couleurs nationales lors de la Coupe des Nations d’Abou Dabi à la mi-février.

 

Lucy Davis pose ses valises chez Old Salem Farm

Davis

Lucy Davis

Adieu l’Europe. Lucy Davis va retraverser l’Atlantique avec son piquet de chevaux pour s’installer quelques temps dans les superbes installations d’Old Salem Farm situées à moins d’une heure au nord de New York.

Originaire de Los Angeles, Lucy Davis fait partie de l’équipe américaine de jumping médaillée d’argent aux Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. Comme de nombreuses jeunes riches américaines, elle était venue en Europe travailler avec les meilleurs, notamment Markus Beerbaum, pour apprendre son métier de cavalière professionnelle. Parallèlement elle a menée avec succès des études à l’Université de Stanford où elle a décroché un diplôme en design architectural.

La Californienne de 25 ans se préparera à la compétition dans les installations équestres ultra-modernes d’Old Salem Farm qui accueillent de nombreuses épreuves de haut-niveau toute l’année et où, elle encadrera également des stages. La jeune femme a également indiqué qu’elle allait se consacrer au développement de PonyApp, une application de gestion d’écuries et de soins aux chevaux dont elle est co-fondatrice.

Kevin Staut en lice pour le Top 10 Rolex-IJRC

Kevin Staut et For Joy van’t Zorgvliet HDC

Rendez-vous à Palexpo. Kevin Staut sera le seul Français à disputer le Top 10 Rolex qui se déroulera le 9 décembre prochain dans le cadre du CHI de Genève. Pour la seizième année consécutive, cette épreuve créée  par l’Association Internationale des Cavaliers de saut d’obstacles (IJRC) sacrera le roi des rois.

Les 10 cavaliers présents sont ceux qui chevauchent en tête de la ranking list de novembre, le classement permanent mondial, à l’exception de Steve Guerdat, 11ème, qui bénéficier du forfait de McLain Ward (2ème mondial). Pas de problème de ticket d’entrée pour Kevin Staut, numéro 3 mondial, qui a son rond de serviette à Palexpo. Le Normand s’apprête à disputer sa septième participation au Top 10 depuis 2009, témoignage de sa constance au plus haut niveau.

Modeste, Kevin Staut n’explique pas cet exploit par ses qualités de cavaliers mais par les conditions de travail dont il bénéficie ainsi que par sa passion pour la compétition.

C’est ce qu’il avait expliqué dans les colonnes du Figaro.fr en juin de cette année : « Aujourd’hui, si vous prenez les 200 meilleurs mondiaux, je ne pense pas que ce soit la technique pure qui fasse la différence. Il y a bien sûr le facteur mental, qui est essentiel. Mais, au-delà des capacités à résister à la pression, il faut avoir l’esprit d’un champion de haut niveau. C’est un sacrifice énorme et beaucoup de très bons cavaliers se rendent compte qu’ils ne sont plus prêts à partir en compétition chaque semaine, loin de leur famille, et qu’ils ont envie d’autre chose. Moi, j’adore monter à cheval et je suis dingue de compétition ! J’ai la chance d’avoir une organisation optimale autour de moi qui me permet de me concentrer totalement sur mon sport. Et, bien sûr, il faut être soutenu par des propriétaires tels qu’Armand et Emmanuèle Perron-Pette qui croient en vous et investissent de leur temps et de leur argent pour vous confier de très bons chevaux. Même si vous êtes le meilleur cavalier d’un point de vue technique, pratique et mental, vous ne pouvez pas vous maintenir au plus haut niveau sans cela. J’ai aussi une situation familiale propice puisque je ne suis pas marié et que je n’ai pas d’enfants ».

Cornado de retour dans le grand bain

Cornado NRW sous la selle de Marcus Ehning

C’est un retour au plus haut niveau aux allures d’arlésienne. Il faudrait être plus que difficile pour ne pas aimer Cornado NRW, le magnifique étalon gris de de Marcus Ehning. A l’image de Simon Delestre, le Centaure allemand avait dû déclarer forfait lors des JO de Rio suite à une blessure probablement contractée pendant la séance d’échauffement. En mars dernier, le retour du crack était annoncé pour fin avril-début mai. Las, on ne revient pas comme cela au plus haut niveau. Cornado n’a guère enchaîné de concours cette année. A peine 4 et encore deux CSI 2* et deux CSI 3* sur des hauteurs ne dépassant pas au mieux 1m50. C’est seulement ce week-end à l’occasion du Jumping de Vérone (Italie), un bon vieux 5* que l’on pourra se rendre compte de la forme , retrouvée ou pas, du fils de Cornet Obolensky.

Edward Levy s’installe au plus haut niveau

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Edward Levy

C’est un nom dont la sonorité est désormais familière. 22 ans seulement pour l’état civil mais déjà un beau palmarès et un piquet qui permet de se projeter sereinement vers l’avenir. Membre de l’équipe de France, Edward Levy a été ce week-end, aux commandes de Sirius Black (4+0) un artisan de la victoire de la France (Kevin Staut, Gregory Cottard, Nicolas Delmotte) dans la Coupe des Nations de Gijon (Espagne). Retour sur l’ascension d’un surdoué.

Surdoué à cheval mais aussi à l’école avec un bac décroché à 16 ans. Et puis très vite un choix intelligent de mettre à profit cette avance pour tester sa capacité à réussir dans le difficile milieu professionnel du saut d’obstacles. Intelligence toujours en se donnant les moyens de travailler avec les meilleurs. Ce sera Patrice Delaveau puis, Ludger Beerbaum et enfin, en octobre 2015,  la jeune américaine Brianne Goutal qui lui ouvre les portes de l’Amérique. Les deux facettes du métier somme toute : la monte et le business.

Et ça marche. En 2012, le titre de champion de France jeunes cavaliers remporté avec Belle Rock vient constituer la première ligne d’un palmarès qui ne demande qu’à s’étoffer. En septembre 2013, à 18 ans, il remporte à Fontainebleau le championnat des 7 ans associé à Starlette de la Roque.

En 2016, Edward Levy via la société Show Jump international étoffe son piquet et bénéficie début 2017 de l’arrivée de Sirius Black. Lors du Saut Hermès 2017, Edward Levy confie au micro de L’Eperon qu’il croit beaucoup dans cet entier de 11 ans qui devrait lui permettre de passer un cap. La suite a démontré qu’il ne s’était pas trompé.

Luciana Diniz en guest star du CSI 3* de Vichy

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Ce n’est pas une étape du Global Champions Tour, les dotations sont plus modestes et les paillettes absentes mais, le CSI 3* de Vichy demeure au fil des ans un rendez-vous prisé des cavaliers internationaux. Malgré un positionnement en recul au classement mondial permanent des cavaliers de saut d’obstacles, Luciana Diniz (46 ans) sera bien l’une des têtes d’affiches du Jumping international de Vichy qui se déroulera sur les mythiques installations du Sichon du 29 juin au 2 juillet.

Fille d’un joueur de polo et d’une cavalière renommée de dressage, Luciana Diniz a hérité de ses géniteurs agilité, précision et une grande légèreté dans sa monte sans oublier, une étroite complicité avec ses montures. Des qualités qui ne sont pas passées inaperçu du public qui en a fait l’une de ses cavalières préférées mais également d’Edouard de Rothschild. L’homme d’affaires, cavalier lui-même, est devenu l’un de ses principaux mécènes et ami, n’hésitant pas à lui confier des chevaux de classe internationale.

Brésilienne de naissance, Luciana a opté pour la nationalité Portuguaise en 2006 et porte depuis très haut les couleurs de ce pays dans les plus grands rendez-vous hippiques internationaux comme aux jeux olympiques de Rio qu’elle a disputé sur Fit for Fun (cf vidéo).

Le public Vichyssois aura par conséquent le plaisir d’observer tout au long du week-end les parcours de cette cavalière expérimentée qui, pour ne rien gâcher, maîtrise parfaitement la langue de Molière.

Saxo de la Cour, nouveau pilier de l’équipe de France

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Cédric Angot et Saxo de la Cour (archives).

Après Lummen (Belgique), Cédric Angot et Saxo de la Cour figurent sur la liste des cinq couples qui défendront les couleurs françaises dans la Coupe des Nations de La Baule, deuxième des huit étapes de la Division 1 du circuit FEI Ligue Européenne, le 12 mai prochain.

A, 11 ans, Saxo de la Cour, après s’être endurci sur les grosses épreuves et notamment les CSI5* est désormais arrivé à l’âge de la maturité. Depuis bientôt 4 ans, il évolue sous la selle de Cédric Angot, cavalier d’expérience de 46 ans, qui le décrit comme un cheval avec beaucoup de force et de respect avec comme seul point faible d’être un peu sur l’oeil.

A Lummen, le couple s’est révélé performant puisqu’il a signé un sans faute dans la première manche et un petit 4 points dans la seconde. L’an dernier à la Baule (cf vidéo), Saxo de la Cour se voyait récompensé du prix SHF du meilleur cheval Français du Jumping. Autant dire que la prochaine prestation de Cédric Angot et de Saxo de la Cour sera suivie avec beaucoup d’attention mais aussi d’exigences dans la qualité des résultats.

 

 

Nick Skelton va publier ses mémoires

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Nick Skelton et Big Star, couple olympique.

Nick Skelton est entré définitivement dans la légende des sports équestres en devenant, à 59 ans sur Big Star, champion olympique de saut d’obstacles, en individuel, à Rio en 2016. Devant son fidèle public, et devant la famille royale qui l’a élevé le 25 avril 2017 au rang de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique, ce vétéran souriant prendra sa retraite sportive, ainsi que Big Star, à l’issue du CHI 5* du Royal Windsor Horse Show le 14 mai prochain. Une page va se tourner mais d’autres vont s’écrire. Nick Skelton publiera en effet ses mémoires (une autobiographie) cet automne. La sortie du livre est annoncée pour le 17 octobre en Grande-Bretagne.

Depuis ses 18 mois, première fois où il est monté à poney, le cavalier de Bedworth n’a jamais cessé d’user ses fonds de culotte sur des quadrupèdes de toutes sortes. Si on y ajoute pratiquement un demi-siècle de compétition (participation à 170 Coupe des Nations, 16 médailles en championnats seniors, plus de 60 victoires en Grand Prix), ce sujet de sa gracieuse majesté a plus d’un souvenir à raconter. Les victoires, les défaites, les blessures et l’évolution d’un sport totalement remodelé par l’intrusion de l’argent. Au plus haut-niveau depuis 30 ans, Nick Skelton est un homme attachant, considéré, à juste titre comme l’un des meilleurs cavaliers au monde. Autant dire que l’on se plongera avec délectation dans ses mémoires avec un attrait renforcé par le caractère « exotique » du personnage, nationalité britannique oblige.

Wellington : la lune de miel se poursuit entre Eric Lamaze et Fine Lady 5

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Eric Lamaze et Fine Lady 5 (archives). Cliquer pour agrandir.

Rien n’arrête plus Eric Lamaze. Sa relation fusionnelle avec Fine Lady 5 place le couple sur un petit nuage depuis les JO de Rio. Rapidité, respect  des barres du coté de la jument, talent et expérience à revendre du côté du pilote, le duo se construit peu à peu outre-atlantique la réputation d’être imbattable. Jeudi 9 février, le canadien s’est mis dans la poche l’épreuve Ruby et Violette du CSI 5* de Wellington et le chèque de 42 900 $ qui allait avec. Une victoire qui fait suite à celle du 28 janvier dans le Grand Prix Adequan du CSI 3*, toujours avec la petite fille de For Pleasure.

«Après les Jeux olympiques, nous lui avons accordé deux mois de congé où elle n’a absolument rien fait puis je suis allé à Paris et à Genève en indoor », a expliqué le champion olympique de 2008 qui a posé ses valise pour l’hiver en Floride. Courant avril, il devrait retourner en Belgique, son point de chute pour le théâtre européen. Fine Lady 5 est une jument Hanovrienne de 14 ans (Forsyth x Drosselklang II), propriété d’Andy et Carlene Ziegler d’Artisan Farms.

Le classement de l’épreuve ici.

Retour à la compétition réussi pour Hermès Ryan

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Hermès Ryan et Simon Delestre. Cliquer pour agrandir.

Retour reporté mais retour réussi pour Hermès Ryan. Annoncé au début à Zurich, le joyau du piquet de Simon Delestre a finalement fait son retour à la compétition une semaine plus tard au Jumping de Bordeaux.

Il l’avoue ouvertement, Simon Delestre était anxieux à l’approche de ce rendez-vous décisif. « Ce sera pour moi un temps fort, une séquence émotion » prévenait-il à J-1.Toutes les précautions avaient été prises pour que les choses se passent bien. Bandes de polo bordeaux aux postérieurs le fils d’Hugo Gesmeray s‘est baladé dans les épreuves intermédiaires dans lesquelles il était engagé, sautant « magnifiquement » de la bouche même de son pilote.

Rassuré son cavalier a indiqué que le crack renouera prochainement avec les grosses épreuves à Göteborg notamment. Pas d’affolement. Dans un entretien accordé à l’Equipe le 4 février dernier, le Lorrain a précisé la nature de la blessure qui a éloigné l’alezan des terrains pendant plusieurs mois. « Aux Jeux, on avait d’abord cru à une micro fracture de la pointe du jarret , mais on n’avait pas assez d’imageries et d’examens à Rio. En fait, c’était un peu plus haut, au niveau de la cuisse, du trochanter (protubérance de la tête du fémur). Il avait déjà eu ça à Miami, il était parti un peu fort à la longe, et il était tombé, et s’était fait une micro-fracture. Et qui s’était bien remise en un mois. On pense qu’aux Jeux, il est retombé ou s’est remis un choc au même endroit. Ce n’est pas quelque chose de très grave, en soi mais c’est très douloureux. Le côté positif de cet incident, c’est que ce n’est pas une partie du corps qui est soumis à l’effort pendant le saut. On ne va pas repartir sur les barres en se disant que ça va être un risque ».

Fin d’année sur une victoire pour Sultan du Château

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Sultan du Château et Simon Delestre (archives)

Sultan du Château, Selle Français de 10 ans (Kannan x Galoubet) continue son petit bonhomme de chemin sous la selle de Simon Delestre. Mercredi au CSI 5* de Malines (Belgique) le cheval s’est adjugé la grosse épreuve du jour, un Grand Prix 1,50 m. Son cavalier qui ne le monte que depuis le mois d’octobre s’est félicité de son évolution. « On augmente la difficulté au fur et à mesure et il répond toujours présent » a confié le numéro 2 mondial au site l’Eperon.fr.

Respectueuse, l’ancienne monture de Laurent Guillet est également rapide, une qualité indispensable à ce niveau d’épreuve. Il le fallait pour coiffer sur le poteau (de 28 centièmes d’avance) le très véloce Belge Jérôme Guéry sur Papillon Z.

Le classement intégral ici.

La nouvelle vie d’Armitages boy

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Armitages Boy sous la selle de Lorenzo de Luca

C’est un nouveau couple des plus en vue du moment. Lorenzo de Luca et Armitages boy semblent promis à un bel avenir. Depuis son arrivée aux écuries Stephex et sous la selle du cavalier italien, l’étalon Oldenbourg semble avoir retrouvé une nouvelle jeunesse et du plaisir à sauter. Ce petit cheval atypique associé à un pilote des plus talentueux, voilà qui devrait faire craquer plus d’un spectateur dans les mois qui viennent.

Étrange destin que celui d’Armitages. Découvert et mis en valeur par Aymeric de Ponnat depuis 2010, l’étalon aurait du partir on ne sait trop où à l’occasion d’une vente aux enchères en ligne. Faute d’acheteur pour un prix de réserve trop haut (une offre à 2,8 millions a été refusée), ses propriétaires se sont résolus à en confier la commercialisation au marchand belge, Stephan Conter. Chez Stephex, Armitages intègre le piquet Lorenzo de Luca, deuxième cavalier de l’écurie, juste derrière Daniel Deusser.

Le Belge ne s’est pas trompé. Le couple s’apprivoise mutuellement très rapidement. « Nous commençons à avoir une belle relation lui et moi » confie après Equita Lyon de Luca avant d’ajouter dans un entretien accordé à Grand Prix Replay  » J’en suis totalement amoureux ! C’est un vrai génie. Je crois qu’il est capable de courir tous les Grands Prix. J’ai seulement besoin de le connaître un peu mieux sur les plus grosses épreuves. Il voit où sont les difficultés, et il me fait maintenant totalement confiance. J’ai toujours le sourire avec lui, il a le don de me procurer de magnifiques sensations sur la piste. »

A Stuttgart l’étalon de 13 ans signe son retour dans le grand bain. Une véritable démonstration et au final une 7ème place dans le Grand Prix Coupe du Monde. Une belle histoire qui ne fait que commencer.

Objectif Top 10 pour Lorenzo de Luca

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Lorenzo de Luca et Ensor de Litrange LXII lors du GP de Lyon.

Troisième du Grand Prix Coupe du monde de Lyon à Eurexpo sur Ensor de Litrange LXII, Lorenzo de Luca restera s’affirme comme l’une des révélations de l’année 2016.

Arrivé en janvier 2015 dans les écuries Stephex en Belgique, l’Italien de 28 ans a trouvé chez Stephan Conter une structure professionnelle de très haut niveau, un piquet de grande qualité et des camarades d’écurie aux conseils précieux à l’image de Daniel Deusser.

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Dans l’équipe Stephex on est solidaire. A l’image de Jonna Ekberg présente en bord de piste lors du barrage.

Les résultats on vite suivi. Notamment avec une victoire dans le GP de Dublin en juillet une troisième place à Calgary et des performances en Coupe des Nations dans l’équipe nationale transalpine. Très influencé par avec Henk Nooren avec lequel il a travaillé, de Luca a la réputation d’être un garçon au sourire contagieux et l’optimisme désarmant.

Depuis quelques mois il a récupéré dans son piquet Armitages Boy mais c’est avec Ensor de Litrange LXII ce fils de Nabab de Rêve de 12 ans qui évoluait jusqu’en 2015 sous la selle de Jos Lansink que le sympathique italien signe ses meilleurs résultats et aspire à rentrer dans le top 10 mondial.

Lorenzo de Luca et Gangster de Longchamps

Lorenzo de Luca et Gangster de Longchamps

Le rêve américain d’Olivier Robert

Olivier Robert et Quenelle du Py à l'assaut du GP d'Equita'Lyon

Olivier Robert et Quenelle du Py à l’assaut du GP d’Equita’Lyon

On ne présente plus Olivier Robert. Il y a belle lurette que le cavalier girondin s’est fait un prénom. Il n’est pas facile de pousser à l’ombre des grands arbres mais, le cavalier de Pompignac est du genre travailleur et tenace. La cinquième place acquise dans le Grand Prix Coupe du Monde Lyon avec Quenelle du Py en est la meilleur preuve. Elle constitue à la fois un aboutissement dans les réglages mais aussi, le début peut être d’une très belle aventure de ce couple au plus haut niveau.

On prête à Théocrite la formule « En persévérant on arrive à tout ». La formule colle à la peau du cavalier du Sud Ouest qui a toujours cru dans sa jument alezane de 12 ans. Une relation fusionnelle et une modestie dans le savoir sont les clés de la performance de ce dimanche à Equita’Lyon. Un très beau résultat puisqu’il constitue la meilleure performance française dans le Grand Prix.

Equita, c’est un peu une affaire de Robert même si le patronyme cache une absence de parenté. Il y a Sylvie l’organisatrice mais aussi Michel (67 ans) la légende vivante et Olivier (40 ans), désormais le challenger.

En équitation comme dans la vie, mieux vaut s’attacher à la trajectoire qu’à l’instant présent. A cette égard, celle dessinée par Olivier Robert et Quenelle du Py est incontestablement ascendante même si cette progression n’est pas toujours aussi rapide que le souhaiterait son cavalier. En début d’année le rêve d’Olivier c’était de participer aux JO, même en cinquième homme. Mais, tirer sur les plantes ne les fait pas pousser plus vite. Il faut laisser du temps au temps et savoir attendre les chevaux.

Ce n’est pas du côté de Bordeaux qu’on dira le contraire. Avant de déguster un bon cru, il faut travailler la vigne. C’est ingrat mais ça finit par payer. Singulièrement, c’est vers un ascète que s’est tourné pour progresser Olivier Robert. Michel Robert, c’est un puits de science alliée à une hygiène et une philosophie de vie. Pas un gourou mais un mentor au bon sens du terme qui su donner les clés pour permettre à Quenelle et à son pilote d’atteindre l’osmose et la performance.

Bon garçon mais aussi bon soldat toujours appliqué dans le respect des consignes, Olivier Robert à l’issue du Grand Prix n’a pas manqué de faire part de sa reconnaissance à l’égard du « sorcier Rhône-Alpin » mais aussi de Philippe Guerdat, le sélectionneur national, qui lui a donné sa chance sur le circuit Coupe du Monde.

Même aux anges du fait de son résultat, le petit Robert (par la taille) garde les pieds sur terre et avoue spontanément que le plus dur reste à faire : confirmer.

Debriefer, analyser, travailler… les prochaines semaines s’annoncent courtes mais bien remplies dans l’objectif de l’étape Coupe du Monde de Stuttgart (16-20 novembre). Ce rendez-vous s’annonce déterminant pour la suite. Notamment pour continuer sur le circuit dans la perspective de décrocher son ticket pour la finale qui se disputera du 29 avril au 3 mars à Omaha, aux Etats-Unis. Ce n’est pas Rio mais c’est quand même l’Amérique.

Harrie Smolders continue sur sa lancée

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Harrie Smolders et Don VHP Z (archives)

Tout va bien pour Harrie Smolders. Après une victoire la semaine dernière dans le Grand Prix du Global Champions Tour en escale à Rome, le néerlandais a récidivé à Vienne mais cette fois ci dans le petit GP dominical, toujours associé à Don VHP Z.

A 36 ans, Harrie Smolders a une réputation. Celle d’être un fin jockey et depuis quelques années d’être aussi un bon entraîneur. C’est l’une des raisons qui a conduit Audrey Coulter à venir poser ses valises chez Axel Verlooy (EuroHorse) en Belgique. Un partenariat gagnant-gagnant. Il y a un an, la famille Coulter faisait l’acquisition de Domino le cheval de tête de Jos Verlooy dans l’objectif d’une éventuelle sélection olympique d’Audrey. Trois mois plus tard, Copernicus Stables la société de gestion des activités équestres de la famille Coulter cédait des parts de Don VHP Z à Harrie Smolders.

Tout comme l’excellent Emerald, la monture de tête de Harrie, Don VHP Z est un fils de Diamant de Semilly. C’est à croire que le Batave a réussi à trouver la pédale d’accélérateur car jusqu’à présent, l’étalon de 12 ans avait la réputation d’un cheval lent. Même acquise dans des conditions particulières la victoire dans le Grand Prix de Rome avait été une réelle surprise. En remportant l’épreuve de clôture de Vienne, un GP à 1,55m en deux manches, Don VHP Z confirme que le frein à main est bien desserré.

On retrouvera Harrie Smolders ce week-end à Barcelone pour la finale de la Coupe des Nations mais cette fois associé à Emerald.

Et maintenant place au paradressage

logo_jo_dete_-_rio_2016_paralympiques-svgIls ne sautent pas, ils dressent. Céline Gerny, Louise Stüder, Thibaut Stoclin et José Letarte composent l’équipe de paradressage qui représente la France aux Jeux paralympiques de Rio. Pour mesurer leur degré de motivation, il suffit d’écouter leur entraîneur, le capitaine Philippe Celerier lorsqu’il annonce clairement l’objectif : « on ne va pas là bas pour herser les carrières ! On a une vraie belle équipe qui peut figurer à la 8ème place. J’aimerais aussi que les 4 cavaliers accèdent à la finale ce qui implique qu’ils soient dans les 7 meilleurs de leur grade ».

Le paradressage a été intégré dans les disciplines paralympiques en 1996 où il constitue la seule discipline équestre. En France, sa gestion relève conjointement de la FFE et de la Fédération Française Handisport.

Les athlètes handicapés sont-ils des compétiteurs comme les autres ? Oui et non. Oui, si l’on considère qu’ils sont sans pitié en compétition, qu’ils peuvent tricher ou jalouser leurs adversaires. Non, car la performance n’a peut-être pas exactement le même sens que dans le monde du sport valide. Tout d’abord parce qu’il est difficile de la faire rentrer dans une grille classique d’appréciation et parce que leur capacité à se dépasser à surmonter un handicap est, là aussi, difficilement évaluable. De toute façon,  comme le dit si bien le pyschologue du sport Hubert Ripoll, « en partageant les émotions et les valeurs de celles et ceux qui nous représentent sur les stades, c’est à la rencontre de nous-mêmes valides que nous allons ».

La double tutelle FFE-FFH est révélatrice de cette dualité. A la FFE le côté sportif classique, à la FFH l’aspect résilience par le sport. L’objectif premier de la Fédération Française Handisport est de rendre accessible au plus grand nombre le sport pour les personnes accidentées de la vie, quel que soit le handicap. Et il y a du travail quand on sait que 12 millions de Français sont touchés par un handicap.

Pour le paradressage, les athlètes sont classés selon leur type de handicap, selon des grades allant de I à 4. Le grade de chaque cavalier est déterminé par des médecins et kinésithérapeutes, formés et désignés par la FEI, au moyen d’un examen spécifique. Après quoi, les présentations de Dressage varient en fonction du grade du participant :
• Grade I (a ou b) : Pas seulement ou pas et trot
• Grade II : Pas et trot
• Grade III : Pas, trot et galop
• Grade IV : Pas, trot et galop avec des mouvements latéraux

Les cavaliers des Jeux Paralympiques exécuteront trois reprises. Une épreuve par équipe (avec un participant relevant obligatoirement du degré I ou II), une épreuve individuelle et enfin, une reprise libre en musique, montrant leur contrôle du cheval restreinte aux sept meilleurs cavaliers.

Avant de s’envoler pour Rio, les athlètes et le staff de l’équipe de paradressage a organisé un point presse le 31 août dernier à la Garde républicaine de Saint-Germain en Laye. Une manifestation bien sympathique en présence de nombreuses personnalités dont notamment Serge Lecomte, le président de la FFE, mais aussi Olivier Klein Président de l’IFCE. Véronique Jannot, marraine de l’équipe de France était naturellement de la partie accompagnée de Chantal Jouanno, sénatrice de Paris et ancienne athlète de haut niveau (en karaté).

Cavalière passionnée comme Véronique Jannot, l’ex ministre des Sports interrogée dernièrement confiait : « Les athlètes handicapés sont des ‘super-athlètes’. Quand vous les regardez évoluer à cheval, vous oubliez complètement leur handicap. La performance est au sens propre ‘extra-ordinaire’ quand on connaît la difficulté du dressage, discipline d’excellence et de perfection. La résilience par le sport s’applique à tous. Se dépasser, s’engager par l’excellence, viser le plus haut de soi apportent des bienfaits, bienfaits encore plus forts avec un cheval, qui que l’on soit ».

Malheureusement, il ne faudra pas compter regarder les épreuves de paradressage à la TV. Comme l’explique en détail Equidia, « le comité d’organisation des Jeux paralympiques n’a pas disposé de moyens de production sur la discipline équestre »...

Le programme :
– 10 Septembre 2016 : Visite vétérinaire
– 11 Septembre 2016 : Épreuve par équipe Grade III et Grade Ib
– 12 Septembre 2016 : Épreuve par équipe Grade IV
– 13, 14, 15 Septembre 2016 : Épreuve Individuelle Grades III, Ib, IV
– 26 Septembre 2016 : Reprise libre en musique Grades III, Ib, IV

Bianca fait son show aux Stephex Maters

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Steve Guerdat et Bianca dans le GP Rolex des Stephex Masters. Crédit : Scoopdyga

Si les lauriers de la victoire sont revenus au belge Niels Bruynseels sur Cas de Liberté dans le Grand Prix du Brussels Stephex Masters le week-end dernier, c’est bien la jument de Steve Guerdat qui a marqué les esprits. Le Suisse se classe deuxième à l’issue d’un double sans faute avec Bianca, une jument très prometteuse qui pourtant n’a débuté les GP qu’au printemps de cette année.

Le Jurassien n’est pas du genre à se contenter d’une deuxième place. Et pourtant, étrangement il avait le sourire à l’issue de son barrage, conscient de la qualité de la monture sous sa selle.
« C’est fantastique d’avoir un cheval comme ça. J’ai toujours cru dans cette jument, mais quand vous amenez un nouveau cheval jusqu’au niveau Grand Prix il y a toujours de nouvelles questions pour lesquelles vous ne connaissez pas les réponses. Elle a sauté incroyable toute la semaine. Mon sentiment dessus est encore meilleur qu’il n’y paraît » a déclaré le champion olympique de Londres visiblement satisfait à l’issue de l’épreuve.

Douzième dans la grosse épreuve du jeudi (1m50), troisième dans l’épreuve du vendredi soir (toujours 1m50), Bianca réalise la performance de n’avoir fait tomber aucune barre sur toute la durée du concours.

A seulement 10 ans, cette fille de Balou du Rouet semble avoir un bel avenir devant elle. «Elle était déjà très bien au CSI 5* de Saint-Moritz la semaine dernière, où nous avons participé à des épreuves à 1,40m. Aujourd’hui, elle était double sans-faute et sautait de mieux en mieux. J’ai toujours su que c’était une excellente jument. Je pense qu’elle pourra être encore meilleure et plus rapide dans quelques mois » a prévenu son cavalier.

Le classement du GP ici.

C’est reparti comme en 14 pour Simon Delestre

Simon Delestre et Chesall Zimequest (archives)

Simon Delestre et Chesall Zimequest (archives)

Simon Delestre a refermé ce jour la parenthèse douloureuse des Jeux Olympiques. Pour sa première sortie post-Rio, le numéro 1 Français associé à Chesall Zimequest s’est imposé dans le Grand Prix du CSI 4* de Valence.

Même si les cavaliers étrangers avaient pour la plupart fait l’impasse – essentiellement pour des raisons de calendrier – sur cette deuxième édition de ce très beau CSI proposé par le Haras des Grillons, les Français en revanche s’étaient déplacés en masse en terres drômoises, logiquement attirés par une organisation et une logistique de très haut niveau.

Au final, la hiérarchie hexagonale, à quelques ajustements près, a bien été respectée puisque Simon Delestre s’est retrouvé sur le podium encadré par Kevin Staut, 2ème avec For Joy van’t Zorgvliet*HDC et Roger-Yves Bost, 3ème sur Sangria du Coty.

Ce faisant, le Lorrain réalise un beau pied de nez à l’égard d’un destin olympique avorté. « On passe du tout au rien en un instant, et il faut réussir à encaisser les victoires comme les défaites. Après ce qu’il m’est arrivé, c’est bien d’avoir retrouvé un bon sentiment aussi rapidement et ma compétitivité sur le premier concours en rebondissant avec une victoire » a sobrement déclaré le cavalier de Solgne à l’issue de l’épreuve  .

La roue de la chance semble désormais tourner dans un sens favorable pour Simon Delestre qui devrait avoir à coeur de reconquérir sa place de numéro 1 mondial dans les mois qui viennent. Voilà Christian Ahlmann prévenu.

Dans un article que lui avait consacré Le Monde en 2013, Sylvie Chayette voyait dans le champion « un cavalier pur sang« . On connait la fragilité mais aussi la qualité de cette race de chevaux. Interrogé Kevin Staut décrivait alors son ami comme un compétiteur doté « d’un esprit combatif extraordinaire » avant d’ajouter « Certains croient que c’est une grande gueule, c’est sa manière de se motiver. Mais il assume tout, ses qualités et ses défauts. Ses erreurs et ses succès. »

Le classement intégral du GP ici.

Concours complet : l’Éperon avait raison

l'eperonC’est toujours un grand plaisir de tenir en main et de lire L’Éperon. De belles photos et des articles de fond, voilà qui tranche avec la presse ligne souvent condamnée à une course effrénée à l’actualité. Juste avant de passer, sous la pression économique, à une nouvelle formule trimestrielle, ce magazine de référence des sports équestres et de l’élevage, traite largement et logiquement des Jeux Olympiques dans son dernier numéro (août). Dans ce cadre, il faut rendre à César ce qui revient à César. Et de saluer le titre prémonitoire retenu par Marie-Paule Retru pour son article consacré à l’équipe de France de complet : « Et si la France était en or ?« 

 Le pari était osé mais il était fondé sur une parfaite connaissance des protagonistes. « Tous se connaissent aujourd’hui bien et s’apprécient. La compétition entre eux est saine et chacun peut prétendre à une médaille. En additionnant les individualités, l’équipe a donc une chance et une vraie chance » concluait Marie-Paule Retru. Bien vu par la journaliste qui relevait que, pour les Français c’était maintenant ou jamais. On connaît la suite, c’était bien maintenant.

Dieu merci, la presse en ligne n’a pas que des défauts. Yeleen Ravier pour Grand Prix Replay nous permet ainsi d’apprendre que Pénélope Leprevost a assisté aux épreuves du triathlon équestre et qu’elle est la première fan de l’équipe de France de Concours Complet. « Cette équipe de France est formidable, franchement. Ce sont quatre garçons motivés, positifs et plein d’énergie. C’était vraiment chouette et leur médaille était méritée. Je suis très contente pour eux. Moi, j’adore le complet ! » déclare ainsi la Normande. Là, il s’agit bien d’une groupie avec un « e » et c’est plutôt sympa.

 Et la suite ? Elodie Mas, toujours pour L’Éperon nous fait partager un long entretien avec Roger-Yves Bost. Le cavalier de Sydney Une Prince a été retenu par la rédaction pour illustrer la couverture du magazine sous l’accroche : « Bosty, la force de l’expérience ». Est-ce là aussi prémonitoire d’un podium ?? Réponse dans quelques jours.

 

Orient Express ressuscité

Patrice Delaveau et Orient Express HDC au sommet de sa forme lors des JEM 2014

Patrice Delaveau et Orient Express HDC au sommet de sa forme lors des JEM 2014

Les trains n’arrivent pas toujours à l’heure même quand ils s’appellent Orient Express. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Patrice Delaveau pour notre plus grand plaisir a fait étalage de tout son talent au CSI 4* de La Corogne (Espagne) en s’imposant dans le très disputé (48 partants) Grand Prix dominical avec son étalon fils de Quick Star. A 14 ans, Orient Express HDC en a encore sous le sabot. Il y a une vie en dehors de Rio. C’est bon parfois de le rappeler.

Dans un entretien accordé début juillet à l’hebdomadaire Normand Le Pays d’Auge dont le siège est à Lisieux, le vice-champion du Monde 2014, sans amertume avait livré le fond de sa pensée suite à l’annonce par Philippe Guerdat que le cheval n’était pas prêt pour les JO. « On a pris la décision de ne pas l’emmener. Cela ne sert à rien d’aller s’écraser au Brésil. La pilule est difficile à avaler » confiait alors Patrice Delaveau. Et d’ajouter « des chevaux d’une telle valeur, on ne peut les abîmer. Le cheval n’a que 14 ans. Il a encore quelques beaux concours à faire« . On devrait notamment revoir Orient Express HDC sur des étapes du Longines Global Champions Tour.

Le classement intégral du GP ici.

La force Staut

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Rêveur de Hurtebise sous la selle de Kevin Staut lors de la Coupe des Nations de La Baule 2016

Et si à Rio, la surprise c’était lui ? Alors que Simon Delestre gère son statut de favori parmi les Tricolores, Kevin Staut, par la force de son mental et ses capacités de dépassement maintes fois démontrées, ne doit pas être sous-estimé.

Certes, Rêveur de Hurtebise n’a pas la flamboyance de Ryan des Hayettes ou de Flora de Mariposa. Mais c’est le cheval de coeur de Kevin Staut et ce dernier a par lui une affection que les échecs sportifs n’ont pas entamé. C’est un vrai couple qui s’est construit parfois dans la déception mais que les épreuves n’ont fait que consolider. Son cavalier a toujours cru en lui et il a bénéficié de la meilleure préparation possible avec une saison gérée au mieux.

L’expérience est aujourd’hui le point fort du couple. Comme Simon Delestre, Kevin Staut a tiré toutes les conclusions de l’échec des Jeux de Londres. A désormais 15 ans, Rêveur de son côté a notamment dans les pattes et dans la tête les Jeux Equestres de Normandie et les championnats d’Europe.

Soulagé d’avoir décroché sa sélection pour Rio, Kevin Staut est désormais totalement tourné vers Rio. Dernièrement, au micro de Solène Lavenu de Leperon.fr. le cavalier du team HDC s’est déclaré « motivé et impatient d’en découdre rapidement ». Et de prévenir : « La différence se fera en piste ».

A suivre …

Harold Boisset toujours plus haut

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Harold Boisset et Quolita Z

Décidément il est bien l’une des principales valeurs montantes du jumping Tricolore. On se plaignait de ne pas voir poindre la relève dans le haut niveau mais celle-ci a désormais un nom et un visage : Harold Boisset. On ne reviendra pas sur le parcours atypique du Montpelliérain. En revanche il convient de s’attarder et de saluer sa réussite dans le grand bain.

Un grand bain des plus sympathiques puisqu’il s’agit du Longines Paris Eiffel Jumping dont la première et peut être dernière édition dans la plaine de Bagatelle aura été un grand cru. Pas de quoi émouvoir Harold Boisset à l’aise comme un poisson dans l’eau parmi l’élite mondiale. Dans un Grand Prix à 1,60m le cavalier du Centre Equestre de Montpellier-Grammont signe avec Quolita Z un sans faute en première manche puis, une barre et un refus dans la seconde. Pas mal du tout donc pour un début à ce niveau d’autant qu’il est sanctionné par une prometteuse 15ème place.

Un résultat des plus encourageant qu’il n’est pas isolé. Préalablement à l’épreuve phare du samedi, Harold Boisset a donné le ton dès le vendredi avec une victoire puis, une 4ème place le samedi à chaque fois dans une épreuve de vitesse à 145-150 sur T’Obetty du Domaine. Philippe Guerdat ne s’y est pas trompé. Ce client là est à suivre de près.

Eric Lamaze sur la route des JO en selle sur Fine Lady 5

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Eric Lamaze et Fine Lady 5

Eric Lamaze a fait connaître le choix du cheval avec lequel il défendra ses chances aux Jeux Olympiques de Rio. Ce sera Fine Lady 5.« Chaque fois que je lui ai demandé de hausser son niveau, elle l’a toujours fait aisément », a déclaré au sujet de son choix le canadien qui a donc écarté Coco Bongo et Check Picobello Z.

A 48 ans, le médaillé d’or en individuel et d’argent au concours par équipe aux Jeux de Pékin en 2008 avec Hickstead tentera à Rio de conquérir une nouvelle médaille. En raison de sa grande expérience et de son talent, le Montréalais figurera parmi les favoris.

Eric Lamaze est entré dans l’histoire du Canada comme le premier athlète à remporter une médaille d’or individuelle en sports équestres. À la fin de la saison 2008, il occupait le premier rang du classement mondial de saut d’obstacles, un exploit qu’il a répété en 2010 et 2011. En juillet 2015, « le Caribou » remportait avec son équipe nationale les Jeux Panaméricains de Toronto avec Coco Bongo. A suivre de près donc.

Examen réussi pour Fabrice Dumartin en Coupe des Nations

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Fabrice Dumartin et Cannavaro (archives)

Mission accomplie pour l’équipe de France « B » au CSIO de Saint Gall (Suisse) ce week-end. Les vestes bleues ont fait le job en prenant une deuxième place ex-aequo dans la Coupe des Nations. « C’est notre 3e Coupe des Nations de l’année, notre 3ème podium et cette fois-ci nous avions des cavaliers ou des chevaux qui débutaient cette année à un tel niveau. Et on finit à une faute de la victoire, ça va dans le bon sens » a résumé, très satisfait, Philippe Guerdat.

Les mousquetaires français étaient composés de Cédric Angot / Saxo de la Cour (0+0), Timothy Anciaume / Kiamon (4+4), Roger-Yves Bost / Qoud’Coeur de la Loge (4 + 0) et, Fabrice Dumartin / Cannavaro (12+0).

Avec trois fautes dans la première manche, il y avait de quoi être inquiet pour ce dernier d’autant que son cheval avait semblé « en panne d’essence » en fin de tour. Le couple aura su se ressaisir sur son deuxième tour en signant un très convaincant sans faute. Cannavaro confirme ainsi la trajectoire ascendante dans laquelle il s’est inscrit depuis plusieurs mois.

Parallèlement, Fabrice Dumartin signe à 53 ans un retour remarqué en équipe de France. L’homme a de l’expérience et un solide palmarès dont notamment 23 Coupes des Nations et deux participations aux JO qui lui échappent de peu. Séoul tout d’abord avec Orion du Vaumicel, puis  d’Atlanta avec Trésor de Condé. A la fin des années 1990le Lorrain s’illustre avec Allegreto.

Dans le petit monde hexagonal du haut-niveau Fabrice Dumartin est un personnage atypique, qualifié par ses pairs « d’amateur éclairé ». Président du Groupe Les Arches Métropole, un opérateur d’immobilier commercial dont le siège est installé à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, il ne monte jamais à cheval la semaine et ce, depuis ses études. Aujourd’hui, il s’appuie sur sa groom et un cavalier pour s’occuper des chevaux.

Sa réussite dans les affaires aurait dû l’éloigner définitivement des terrains de concours. En 2013, il décide de raccrocher pour se consacrer à 100% à ses activités professionnelles. Mais le destin, après avoir été coquin avec lui sur le plan sportif (il perd par deux fois ses meilleures montures de coliques) en a décidé autrement.

Compétiteur un jour, compétiteur toujours. Début 2014, la passion est trop forte. Il rachète un cheval, puis trois autres. Parmi eux Cannavero. Le cheval est fantastique. Moyens, respect, sang, courage et envie de bien faire, toutes les qualités sont là. « Si je fais un bilan de tous les chevaux que j’ai eu, Cannavaro est le meilleur de toute ma carrière » avoue Fabrice Dumartin. Suffisamment pour redonner envie à son cavalier de revenir parmi l’élite. C’est aujourd’hui chose faite.

 

Cassionato à l’honneur

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Michael Whitaker et Cassionato

Ils forment un sacré couple. Côté bipède Michael Whitaker, 52 ans. Ce pilier de la dynastie Whitaker n’a rien à envier à John son frère aîné. Il partage avec lui l’amour de la bière et un solide tableau de chasse.

Première participation à un CSI à 16 ans et à 20 une victoire dans le légendaire derby d’Hickstead. Abonné de l’équipe nationale Britannique, ce médaillé d’argent par équipe aux jeux olympiques de Los Angeles de 1984 aimerait bien récidiver avec une nouvelle breloque à Rio en août prochain.

Michael Whitaker mise pour être retenu dans la sélection nationale sur Cassionato, un étalon Holsteiner de 11 ans, fils de Cassini avec une mère par Quidam de Revel. Si le cavalier a une sacrée personnalité, le quadrupède n’en manque pas non plus. « Il n’est pas méchant, juste coquin » s’en amuse Michael devant les caméras d’Equestrian Le Mag.

Si Cassionato est un cheval à fort caractère cela ne perturbe pas plus que cela son pilote qui ne tarit pas d’éloges à son égard saluant son respect, son énergie et son courage. « Vous savez, il peut tout sauter, peu importe la taille des obstacles » avance Michael Whitaker en vrai maquignon tellement désireux d’aller défendre ses chances aux Brésil.

Philippe Rozier de retour en Coupe des Nations

Philippe Rozier et Rahotep de Toscane à La Baule

Philippe Rozier et Rahotep de Toscane à La Baule

Après une absence d’une décennie, Philippe Rozier signe ce week-end au CSIO de Rome son grand retour en Coupe des Nations. « J’avais vraiment envie de refaire une Coupe des Nations » confiait-il y a peu le cavalier de Bois-le-Roi à Grand Prix-Replay. Ce voeu s’est trouvé concrétisé grâce à la forme retrouvée de Rahotep de Toscane. Ce fils de Quidam de Revel et de Fanny du Murier (par Laudanum) propriété de Christian Baillet avait connu une pause forcée à l’issue du CSI 5*-W de Lyon, en novembre dernier, en raison de petits problèmes de dos. C’est finalement à La Baule il y a peu que cet étalon est revenu dans le top niveau (CSI 5*) en signant un beau parcours à 4 points dans le Grand Prix.

Philippe Guerdat a sélectionné 5 couples pour cette étape italienne avec un double objectif : finaliser sa sélection pour les JO et glaner les points nécessaires à une qualification française pour la finale des Coupes des Nations. L’équipe de France à Rome sera donc constituée de Roger-Yves Bost / Sydney Une Prince, Simon Delestre /Ryan des Hayettes, Pénélope Leprevost / Vagabond de la Pomme, Kevin Staut / Rêveur de Hurtebise*HDC et Philippe Rozier / Rahotep de Toscane.

Mathieu Billot s’impose dans le CSI 4* de Bourg-en-Bresse

Mathieu Billot et Shiva d'Amaury (archives)

Mathieu Billot et Shiva d’Amaury (archives)

C’est pour l’instant le meilleur résultat de sa saison 2016 et de sa carrière. Mathieu Billot (30 ans) s’est adjugé ce dimanche le Grand Prix du CSI 4* de Bourg-en-Bresse (Ain) associé à son cheval de tête Shiva d’Amaury un étalon de 10 ans fils de For Pleasure, propriété de Serge Batailler.

Abonné aux classements et victoires depuis le plus jeune âge (il remporte son premier GP 1m50 à l’âge de 15 ans), ce Normand installé dans le Calvados ( à Saint Gatien des Bois) crève l’écran en 2012, quand il remporte le circuit du Grand National avec  son coéquipier Cédric Bellanger. Un circuit qui lui réussit puisqu’il le remporte de nouveau en 2015 cette fois-ci avec Edouard Mathé. Philippe Guerdat lui donne sa chance dès 2014 en lui ouvrant les portes de l’équipe de France et en lui permettant de participer à des CSI 5* et à des étapes Coupe du Monde.

Mathieu Billot est considéré aujourd’hui comme une valeur montante de l’équitation française. Et pour preuve, il était troisième du même GP de Bourg-en-Bresse l’an dernier avec Shiva.

Le classement du GP ici.

Flora de Mariposa, c’est peut être « sa » Jappeloup

Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa dans la Coupe des Nations de La Baule

Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa dans la Coupe des Nations de La Baule

Elle a ses détracteurs mais aussi beaucoup d’admirateurs. Pénélope Leprévost par ses résultats et son statut de première cavalière mondiale est aujourd’hui sur le devant de la scène sportive et médiatique. En prenant la deuxième place du Grand Prix de La Baule, la Normande confirme qu’elle forme avec Flora de Mariposa l’un des couples les plus performants du circuit. Lors de la traditionnelle conférence de presse qui se tient à l’issue de l’épreuve, la cavalière du Haras de Clarbec a rendu un hommage appuyé à une jument d’exception.

« Flora va vraiment très, très bien. Je n’ai pas bien monté la Coupe des Nations vendredi. Elle est pourtant double sans faute. Ça ne se voit pas parce qu’elle est fantastique. Je me suis rattrapée un peu là (dans le GP). C’est vraiment une sensation extraordinaire de monter cette jument. C’est le cheval d’une vie que chaque cavalier de haut-niveau rêve de rencontrer. C’est peut être ma Jappeloup ».

Pas rancunière pour un sou contre Jérôme Guéry pour lui avoir soufflé la victoire (comme avant lui Eric Lamaze en 2011 sur Hickstead), Pénélope Leprevost a indiqué ne pas avoir réussi à trouver la bonne distance sur le dernier obstacle et perdu la demi seconde fatale à ce moment là. « J’ai bricolé » a avoué la championne dans un sourire. Et quand on lui demande où son ses marges de progression avec Flora, la cinquième de la Longines ranking list a tout pris à sa charge : «Je pense que je dois être plus précise. La jument a présent maîtrise toutes ses gammes».

Reste la question majeure. Le pic de forme de Flora tiendra-t-il jusqu’à Rio au mois d’août ? Comme aime le dire Hervé Godignon avant l’heure, c’est pas l’heure. Et après l’heure, c’est plus l’heure. A l’inverse, Orient Express HDC et Patrice Delaveau qui semblent aujourd’hui un peu à la traîne pourraient nous livrer finalement une version moderne du lièvre et de la tortue de La Fontaine. Rien ne sert de courir. Il faut arriver à point.

Saxo de la Cour à l’honneur à La Baule

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Saxo de la Cour sous la selle de Cédric Angot

Le prix SHF du meilleur cheval Français du Jumping International de La Baule, est revenu ce week-end à Saxo de la Cour. Une récompense logique et méritée pour ce fils de 1o ans de Dollar de la Pierre et Folie de la Cour (par Jalisco B) né chez MM.Jean-François et Michel Couetil à Moyon (50). Sous la selle de son cavalier, Cédric Angot, le cheval s’est classé 10ème dans le Grand Prix dominical du CSIO 5* (0/4).

Depuis un an le couple est sur une trajectoire ascendante constante avec notamment une participation à la Coupe des Nations de Calgary en septembre dernier et une huitième place très remarquée en novembre dans le Grand Prix du CSI-W 5* de Stuttgart. A l’issue de celui-ci, le cavalier francilien confiait que Saxo manquait de dressage sur le plat, qu’il convenait de l’assouplir afin de pouvoir lui demander d’avancer un peu plus et de revenir très rapidement. Quelques mois plus tôt, en juin, Cédric Angot déclarait voir en Saxo un bon cheval en devenir dans lequel il disait croire beaucoup mais auquel il convenait de faire prendre de l’expérience.

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Une année quasiment plus tard, le travail a porté ses fruits. Le cheval a assurément passé un cap. La FFE ne s’y est pas trompée. Fin avril, elle annonçait que Saxo rejoignait le très convoité groupe JO/JEM qui réunit les cavaliers, les chevaux et leurs propriétaires dans le cadre d’un programme pour les prochaines grandes échéances, à commencer par les Jeux Olympiques de Rio 2016.

Laurent Guillet remporte le CSI3* d’Oliva

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Laurent Guillet et Sultan du Château (archives).

Laurent Guillet associé à Sultan du Château a remporté ce week-end le GP du CSI 3* d’Oliva (Espagne). Le couple confirme sa forme du moment puisqu’il s’était imposé la semaine dernière au même endroit mais dans une configuration CSI 2*.

Objectif Hong Kong pour Patrice Delaveau

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Patrice Delaveau et Lacrimoso 3*HDC

La date était soigneusement entourée depuis sa victoire aux Masters de Paris en décembre 2015. 19-21 février 2016 : Hong Kong. Non pas que Patrice Delaveau soit un fan absolu des longs voyages et de l’Asie mais parfois certains jeux en valent la chandelle. A défaut d’attirer les mouches avec du vinaigre, les organisateurs d’EEM ont sorti le carnet de chèque. Pas de monnaie de singe mais un bonus des 500.000 euros promis au vainqueur de deux étapes consécutives dans les Longines Masters. Patrice Delaveau et Lacrimoso 3* HDC ne sont pas assurés de faire sauter la banque mais un fric-frac à l’ancienne, façon Spaggiari, « sans arme, ni haine, ni violence », ne serait pas pour leur déplaire. Et malgré leur fortune personnelle, ce ne sont pas les propriétaires du Haras des Coudrettes qui verrait d’un mauvais œil un tel dénouement. Chez les Perron-Pette on aime le drapeau tricolore et les défis sportifs. « Mes propriétaires m’ont dit qu’on privilégiait le défi des Masters le plus possible » confie Patrice Delaveau au site belge Studforlife.com. Le programme de Lacrimoso 3* HDC a donc été établi dans cet objectif. Maintenant, il n’y a plus qu’à croiser les doigts.

Pégase passera-t-il le cap ?

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Pégase du Mûrier ici sous la selle de Bosty à Bordeaux impressionne par la marge qu’il met, même à 1m60.

Il fait partie des chevaux que l’on remarque, obligatoirement. C’est d’ailleurs lui qui a été choisi pour illustrer l’affiche de l’édition 2016 du Jumping de Bordeaux. Cheval atypique, Pégase du Mûrier est un diamant mais, un diamant encore un peu trop brut au goût de son cavalier Roger-Yves Bost. A 50 ans, dont près de 30 au plus haut-niveau, le champion d’Europe 2013 a le coup d’œil pour dénicher les cracks.

A l’automne 2014, suite à la mise à la retraite de plusieurs de ses chevaux dont Myrtille Paulois, Bosty doit reconstituer son piquet. Epaulé par son sponsor franco-canadien Equiblue qui sort pour l’occasion le carnet de chèque, il fait l’acquisition de Pégase du Mûrier (EQUIBLUE pour99%, l’E.u.r.l. BOSTY JUMP pour le 1% restant). Il faut dire que depuis deux saisons, l’étalon gris, fils d’Adlefos et Fol Amour du Mûrier (Le Tot de Semilly) s’est constitué sous la selle de son jeune cavalier, Sébastien Duplant, une solide réputation dans les CSI 2 et 3*.

Reste à reconstituer un couple et à emmener Pégase au plus haut-niveau. Le talent de Bosty n’est pas à démontrer. En revanche, l’étalon révèle très vite un fort caractère. Sensible, il se pique vite sur une reprise, notamment à main droite. Le potentiel est bien là par contre, énorme. Mais pour l’instant, c’est presque un handicap. Le cheval saute trop fort. Avec un peu plus d’une année de recul, Bosty reconnait avoir été un peu trop vite avec sa nouvelle monture en 2015. « Le cheval est entré à la grande école à 12 ans quand les autres commencent à 9 ou 10 ans » confiait-il  dernièrement à la presse.

Les mois passent et l’échéance des JO se rapproche mais Bosty reste confiant. Tour après tour, concours après concours, la complicité et la confiance commencent à voir le jour. A Bordeaux, le couple s’est classé 3ème dans la grosse épreuve du vendredi (1,50m) et termine 10ème du Grand Prix dominical (1,60), pénalisé d’une petite faute qui le prive de barrage. Mais c’est surtout à l’extérieur que le gris devra faire ses preuves. Le fils d’Adelfos devra démontrer qu’il est devenu un compétiteur fiable. Un beau challenge pour Bosty qui confie avec des étoiles dans les yeux que Pégase est l’un des tous meilleurs chevaux qu’il ait eu, en talent pur.

 

Rio : La composition de l’équipe d’Allemagne de CSO se précise

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Sans surprise, Marcus Ehning et Cornado NRW figurent en bonne place pour intégrer la future sélection nationale allemande.

 

La fédération équestre allemande a rendu public mercredi 27 janvier, les contours de la future sélection nationale en saut d’obstacles pour les Jeux Olympiques qui se dérouleront à Rio du 7 au 19 août. Le vivier, particulièrement fourni, est constitué de deux sous-ensembles. Une liste A, composée des 10 meilleurs cavaliers du moment avec leurs chevaux de tête et, une liste B qui intègre 15 cavaliers considérés comme à haut-potentiel et d’un niveau très proche de la liste A.

Liste A : 
– Christian Ahlmann (Codex One, Taloubet Z et Epleaser van’t Heike)
– Ludger Beerbaum (Chiara et Casello)
– Daniel Deusser (Cornet d’Amour et First Class van Eeckelghem)
– Hans-Dieter Dreher (Embassy et Cool and Easy)
– Marcus Ehning (Cornado NRW et Comme Il Faut)
– Marco Kutscher (Van Gogh et Chaccorina)
– Janne Friederike Meyer (Goja)
– Meredith Michaels-Beerbaum (Fibonacci et Comanche)
– Mario Stevens (Brooklyn)
– Patrick Stühlmeyer (Lacan)

Liste B :
– Felix Hassmann (Horse Gym’s Balance et Horse Gym’s Balzaci)
– Denis Nielsen (DSP Cashmoaker)
– André Thieme (Conthendrix)
– Philipp Weishaupt (Liberty Son)
– David Will (Mic Mac du Tillard)
– Alexander Hinz (Campitello)
– Laura Klaphake (Silverstone G)
– Andreas Kreuzer (Calvilot)
– Niklas Krieg (Carella)
– Christian Kukuk (Carilot)
– Maximilian Lill (Capuccino)
–  Kaya Lüthi (Wilane)
– Marcel Marschall (Undercontract et Fenia van Klapscheut)
– Maurice Tebbel (Chacco’s Son)
– Jana Wargers (Caspar)

Ces papys de l’équitation qui font de la résistance

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«Ma motivation provient de mon amour des chevaux et de ma passion pour le sport »  Ian Millar et Dixson (archives).

A 69 ans, Ian Millar devrait participer cet été à Rio à ses onzièmes jeux olympiques. Un record. Pilier de l’équipe Canadienne de saut d’obstacles, sa longévité et son rôle clé dans les grands moments, lui ont valu le surnom de Captain Canada.

A ce titre ses supporters réclament qu’il soit le porte-drapeau de la délégation canadienne lors du défilé des athlètes qui se déroulera dans le stade olympique Maracanã. Un page Facebook a même spécialement été créé dans ce sens. «Ma motivation provient de mon amour des chevaux et de ma passion pour le sport » confie ce grand champion lorsqu’on l’interroge sur son insatiable appétit de compétitions.

En dépit des apparences l’athlète canadien pourrait ne pas être le doyen des cavaliers lors des Jeux. Hiroshi Hoketsu à 74 ans est en passe de décrocher son ticket en dressage pour le Japon. Hiroshi était déjà l’athlète le plus âgé aux Jeux de Pékin (2008) et de Londres (2012). Loin d’être ridicule, il avait obtenu dans la capitale britannique la note de 68,739% dans le Grand Prix (vidéo ci-dessous).

Ursula XII de retour sur les terrains de concours

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Ursula XII sous la selle de Scott Brash lors de la finale Coupe du Monde de Lyon. Cliquer pour agrandir.

Ursula XII, la jument de race écossaise de 15 ans avec laquelle Scott Brash avait remporté la médaille de bronze lors de la finale Coupe du Monde de Lyon en 2014 est de retour sur les terrains de concours. Blessée à la suite de cette performance, cette jument talentueuse est restée assez longuement privée de compétition. En octobre dernier, son cavalier l’avait ressorti lors du CSI 3* de Birmingham, où malheureusement elle s’était blessée de nouveau. Interrogé par la suite par le site Equnews.com, Scott Brash avait déclaré « J’espère qu’elle fera son retour dans un futur proche mais je veux vraiment prendre le temps qu’il lui faut car c’est une jument à laquelle je tiens beaucoup ».

Le moment est donc venu pour Ursula de revenir au premier plan. Elle disputera ce week-end le CSI 2* d’Oliva Nova (Mediterranean Equestrian Tour) en Espagne. Ses naisseurs écossais, Mary et John Turnbull n’en manqueront pas une miette.

Toscan de Sainte Hermelle vient étoffer le piquet de Grégory Wathelet

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Toscan de Sainte Hermelle lorsqu’il était encore le cheval de tête de Constant Van Paesschen

Consacré Cheval de l’Année 2014 en Belgique sous la selle de Constant Van Paesschen, Citizenguard Toscan de Sainte Hermelle sera désormais monté par Grégory Wathelet (info L’équimag.be). Toscan était sous la selle du fils de Stany Van Paesschen (médaille de bronze avec l’équipe belge de jumping aux JO de Montréal en 1976) depuis ses 8 ans.

Courant août, était annoncée la vente aux enchères via la plateforme en ligne en ligne hopa.be de quatre chevaux de Constant Van Paesschen : Citizenguard Cadjanine Z, Citizenguard Taalex, Citizenguard Million Dreams et Citizenguard Toscan de Sainte Hermelle.

Le propriétaire de l’étalon SBS de désormais 12 ans, Alain Van Campenhoudt PDG de la société de gardiennage belge CitizenGuard, précisait alors : «  Il ne s’agit nullement de la fin de ma collaboration avec la famille Van Paesschen! Au contraire, l’intention est de remplacer ces quatre chevaux par quelques jeunes talents qui pourront évoluer à leur tour vers le plus haut niveau. Nous avons choisi la plate-forme de vente aux enchères HOPA suite aux bonnes expériences d’autres vendeurs, et nous sommes confiants dans le succès de cette vente… »

Finalement c’est donc sous la selle de Gregory Wathelet mais avec le même propriétaire que l’étalon gris (ainsi que Citizenguard Taalex) va continuer sa carrière sportive en 2016 après quelques mois de pause.

Le sort d’Admara sera fixé en février

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Admara sous la selle d’Emanuele Gaudiano (archives). Cliquer pour agrandir.

On apprenait cette semaine, avec un peu de surprise, qu’Admara avait été vendu au Haras des Grillons … qui s’était séparé quelques jours plus tôt de Prince de la Mare au profit du milliardaire ukrainien Oleksandr Onyshchenko. Selon le règlement de la FEI, les chevaux qualifiables en vue des Jeux olympiques de Rio doivent en effet être enregistrés dans le pays pour lequel ils concourront avant le 15 janvier.

L’information de la vente a été donnée le 14 janvier par Kamel Boudra. Pourtant le même jour, Emanuele Gaudiano indiquait dans un entretien accordé au site internet italien Cavallo Magazine que rien n’était décidé, que Carlos Lopez (cavalier du Haras des Grillons) s’était seulement rendu co-propriétaire d’Admara lors du CSI de Bâle, une solution qui à l’avantage d’ouvrir la possibilité au cheval de courir les JO sous couleurs italiennes ou colombiennes.

Emmanuele Gaudiano, indique également qu’il devrait monter Caspar à Rio, un cheval selon lui plus « adapté » au format particulier des championnats et donc des Jeux qu’Admara. On devrait être fixé sur le sort de ce dernier courant février.

Admara, hongre KWPN de 11 ans, est un cheval particulièrement performant qui s’est brillamment illustré au plus haut niveau avec notamment une victoire dans le Grand Prix Coupe du Monde de Londres en décembre.

John Whitaker rêve de Rio

John Whitaker et Maximillian

John Whitaker et Maximillian

A 60 ans, John Whitaker a encore des rêves plein la tête dont un très partagé en cette fin d’année : concourir aux Jeux Olympiques de Rio l’été prochain. Si tel était le cas, l’inoxydable cavalier du Yorkshire vivrait sa sixième participation à des JO après Los Angeles, Barcelone, Atlanta, Sydney et Pékin.

Les mauvaises langues font remarquer que la dernière fois où l’ancien cavalier de Milton a aidé son pays à remporter une médaille c’était à Los Angeles (l’argent par équipe), il y a… 31 ans, à une époque où Scott Brash n’était pas encore né.

Peu importe. Les résultats parlent pour John Whitaker à commencer par sa 26ème place au classement mondial soit le deuxième rang pour un cavalier britannique après Scott Brash. Avec son étalon Argento et sa nouvelle jument très prometteuse Ornellaia fille de For Pleasure, la tête de série du clan Whitaker a en outre de sacrées cartouches dans sa besace. Si on y rajoute l’extraordinaire expérience du cavalier, on ne voit pas trop comment John Whitaker pourrait ne pas être du voyage à Rio.

Carton rouge à Douglas Lindelöw

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Douglas Lindelöw

Décrit par ses pairs comme un cavalier très prometteur mais aussi une personne à fort tempérament, Douglas Lindelöw vient d’ajouter une ligne peu reluisante à sa biographie. Le jeune homme de 23 ans vient d’être être suspendu par la fédération suédoise pour une période de deux mois soit, jusqu’au 24 janvier 2016. Douglas Lindelöw est accusé d’avoir eu un comportement brutal envers un cheval de sept ans en septembre dernier à l’occasion d’un concours national à Helsingborg. Dans un rapport de 9 pages, la fédération suédoise revient sur de nombreux témoignages de cavaliers, d’officiels et de spectateurs même si de son côté le cavalier oppose des témoignages à décharge. Une utilisation exagérée d’éperons plus longs que la longueur maximum autorisée est notamment pointée.

Douglas Lindelöw conteste les faits et a indiqué qu’il allait faire appel de la décision.