Ethique et protection des animaux : la Fédération Suisse prend le taureau par les cornes

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Charles Trolliet, Président de la FFSE. © FFSE

Réunie en Conférence des présidents le 21 février 2018 à Berne, la Fédération Suisse des Sports Equestres (FSSE), s’est interrogée  longuement sur l’éthique et la protection des animaux dans le sport équestre. Nos amis Helvètes ont arrêté une stratégie pragmatique et proactive.

Cheville ouvrière de cette volonté de s’engager de façon déterminée dans le bien-être animal, on retrouve Charles Trolliet, vétérinaire et président de la FSSE depuis 2009. La structuration fédérale suisse est éloignée de sa cousine française mais on retiendra que l’élaboration et le suivi avec le Comité des stratégies et des visions à court, à moyen et à long terme font partie des tâches principales qui relèvent du Président. De façon plus concrète il s’agit comme le confiait l’intéressé lui-même sur le site de la FSSE de déterminer de façon collective « la direction que le développement du sport équestre peut, veut, devrait et quelquefois doit prendre en Suisse. Il est également important de reconnaître à temps les problèmes afin de les aborder et de leur trouver des solutions. « . 

Charles Trolliet l’a rappelé, la Fédération Suisse des Sports Equestres prend l’éthique et la protection des animaux très au sérieux car ce sujet est particulièrement important pour l’avenir du sport équestre. Dans un premier temps, la FSSE va compiler les règles d’éthique correspondantes, comme cela a déjà été fait par exemple par la fédération allemande.

Peter Christen, membre du Comité et responsable du sport de compétition a enfoncé le clou : «Notre devise ici est: agir au lieu de réagir!». La FSSE veut fixer les règles avec les sportifs équestres avant que des organes ou des organisations externes, qui ne disposent peut-être pas du même savoir, ne le fassent. Les dirigeants de la FSSE ont en mémoire l’émoi suscité par la médiatisation de chevaux blessés ou brutalisés lors de compétitions.

La FSSE prévoit donc à l’introduction d’un article au sein de son Règlement Général visant à rendre obligatoire l’examen par un vétérinaire d’un cheval dès lors  qu’il présente une blessure lors d’une manifestation et qu’il saigne. Selon la cause de la blessure, le couple pourra  être disqualifié.

Sur un autre sujet également très polémique, les guêtres postérieures, la FSSE a fait part de son intention d’avancer plus rapidement que la FEI qui préconise une adaptation progressive sur plusieurs années. Enfin, une nouvelle commission spécialisée, composée de formateurs, de personnes issues de différentes disciplines et de vétérinaires, devrait se pencher sur l’utilisation des diverses brides et embouchures. Sur ce dernier point les avis divergent fortement,  a constaté Peter Christen qui indique toutefois que le but n’est pas de trouver une solution après une seule séance.

 

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Publié le 22 mars 2018, dans Actualités, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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